Test de Red Dead Redemption : Undead Nightmare, 28 jours plus tard au pays des cow-boys
Red Dead Redemption se dote de son premier contenu additionnel pour le mode solo. La touche Rockstar : le far-west est désormais infesté de morts-vivants !


John Marston, de retour... d'entre les morts ?

Afin de sauver - une fois encore ! - ses proches, Marston part une nouvelle fois sur les pistes poussiéreuses, et désormais putrides, du far-west. Les premières rumeurs disent que ce fléau vient d'un œil de verre maudit récupéré par un fou, de fioles avariées vendues par un charlatan ou encore de l'immigration mexicaine. Des premières pistes qui vont donc mener à Seth Briars (le profanateur de tombes), Nigel West Dickens (le faux médecin) et bien d'autres personnages emblématiques de l'univers de Red Dead Redemption.



« L'avantage de faire ressurgir des tréfonds les défunts, c'est qu'on peut se permettre quelques pirouettes narratives histoire d'avoir un tableau complet de guest-stars »
Contrairement à The Lost And Damned et Ballad Of Gay Tony qui avaient offert un nouvel angle narratif à GTA IV, Undead Nightmare garde le protagoniste principal du jeu de base. Bien évidemment, c'est l'occasion de recroiser des têtes connues. Vivantes ou mortes d'ailleurs ! L'avantage de faire ressurgir des tréfonds les défunts, c'est qu'on peut se permettre quelques pirouettes narratives histoire d'avoir un tableau complet de guest-stars... Cependant, très peu de nouvelles têtes font leur apparition. En même temps, il est difficile de faire des rencontres vu que les gens décèdent en surnombre de Blackwater à Escalera.

Des cailloux dans la botte !

D'ailleurs, pour se déplacer rapidement et sauvegarder, il est vital d'être dans une zone libérée car on ne dispose plus de la possibilité d'acheter une planque ni d'accéder à une partie de la carte via un campement. Le joueur est contraint et forcé de perpétuellement sauver son prochain pour garder un minimum de confort : le procédé s'avère répétitif et longuet. À cause de cet agacement, le joueur est détourné de la contemplation d'un univers brillamment ravagé provoquant de belles angoisses. Un sentiment accentué par l'absence des zombies sur le radar.
« Il est donc naturel de toujours rester en mouvement »

Comme l'ami John est un peu mollasson au corps-à-corps (on en regrette parfois le lent et rigide, mais au moins très violent, Chuck Greene de Dead Rising 2), se retrouver bloqué quelques secondes s'avère régulièrement fatal. Beaucoup plus réjouissant, le nouveau mode multijoueurs « Cimetière » propose à quatre joueurs en ligne de repousser jusqu'à la mort des hordes successives de zombies. C'est nerveux, et ça oblige à coopérer intelligemment. On a néanmoins rien de plus à se mettre sous la dent en multi... Fichtre !
Conclusion :
L'ambiance lugubre est léchée (la voix-off du narrateur est d'ailleurs bien flippante), le scénario rudement bien travaillé, les grands espaces sont pesants et la crainte permanente. Rockstar a donné une seconde jeunesse à des personnages croustillants et les rebondissements sont très habiles avec de nombreuses fausses pistes narratives. Par contre, Undead Nightmare se prend littéralement les pieds dans un game design qui n'a pas été initialement conçu pour la chasse au zombie. Si ce contenu téléchargeable apporte beaucoup de fraîcheur au genre survival-horror, on regrette, entre deux sursauts, de pester contre de petits défauts trop récurrents. Cette nouvelle aventure dans l'univers de Red Dead Redemption apporte malgré tout une douzaine d'heures de jeu supplémentaires en compagnie de John Marston (quêtes bonus incluses) pour une somme raisonnable (environ 10 € le DLC), avec un excellent nouveau mode multijoueurs (même si c'est le seul) ! Ça n'en reste pas moins un adroit mélange des genre façon Rockstar, une expérience unique bien que légèrement maladroite.


















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