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Test R.A.W. : Realms Of Ancient War (Xbox 360, PS3) : 5/10 sur JeuxVideo.fr



Sortie le 19 Septembre 2012 , Xbox 360 , PS3 Sortie le 11 Octobre 2012 , Plus de tests sur PC

Les +

  • Visuellement travaillé
  • Quelques bonnes idées
  • Durée de vie

Les -

  • Intelligence artificielle
  • Bruitages horripilants
  • Interactivité inexistante
  • Commandes peu réactives
  • Équilibrages bancals
  • Butin peu consistant
  • Pas de sensation de puissance
  • etc.
La note de jeuxvideo.fr
5.0
moyen
La note des internautes
6.7

(28 votes)
Publiée le 25/09/2012 à 12:09, par Jean-Marc

R.A.W. : Realms Of Ancient War, le test qui cogne

R.A.W. : Realms Of Ancient War est un hack & slash rempli de bonnes intentions mais desservi par trop d'aspects frustrants et agaçants.

Diablo 3, Torchlight 2, Path Of Exile et R.A.W. : Realms Of Ancient War, sans parler de l’annonce faite d’un Sacred 3, le genre hack & slash est bel et bien de retour sur nos consoles et nos PC. Après une longue période de vaches maigres, nous avons enfin de quoi assouvir nos penchants dévastateurs. Procéder méthodiquement au génocide de monstres est toujours quelque chose qui procure un doux sentiment de puissance. Genre bien plus présent sur PC que sur console, c’est avec plaisir que nous avons accueilli l’annonce de ce R.A.W. Qu’en est-il maintenant ?

« Chérie, ça va trancher »Retour au sommaire
R.A.W. : Realms Of Ancient War
Le scénario n’est pas vraiment ce à quoi l’on s’attache en la matière, quoique certains apprécient un peu plus de profondeur en ce domaine (n’est-ce pas Nerces ?). Ici, quatre rois ont voulu conclure un accord de paix, tout n’a pas fonctionné comme prévu, trois d’entre eux ont perdu leur puissance, le dernier est emprisonné dans la glace. Son esprit nous conduit jusqu’à lui et, pour nous guider, vient cohabiter avec le nôtre. Notre mission, réactiver les portails des autres rois déchus pour restaurer l’ordre… ou pas. Voilà le prétexte pour éradiquer des monstres en pagaille.

Gameplay #3 - Le guerrier dans ses oeuvres


R.A.W. : Realms Of Ancient War
Un guerrier, un sorcier et une rôdeuse, sont les trois protagonistes proposés par les développeurs. Le premier est naturellement adepte du combat rapproché, le deuxième garde ses distances pour lancer ses sortilèges et la dernière combine ces deux aspects. Chacun d’entre eux est doté d’un arbre de compétences auquel on attribue un point à chaque montée de niveau. Nous affectons ces compétences aux quatre boutons de la manette (un deuxième panel est accessible via le stick droit) et utilisons les gâchettes droite et gauche pour utiliser les potions de soin et de mana. Une prise en mains très classique qui se révèle immédiate.

R.A.W. : Realms Of Ancient War
Tout commence bien pour R.A.W. et nos premiers pas dans cet univers nous font découvrir des environnements particulièrement travaillés avec de très nombreux détails, des effets de lumière bien étudiés et des couleurs harmonieuses. Cette qualité visuelle reste constante tout au long des vingt-cinq niveaux qui nous retiennent un bon moment devant notre écran. Le monde de R.A.W. est divisé en de multiples zones de taille variable qu’il faut entièrement traverser avant de voir sa progression sauvegardée. C’est l’un des premiers aspects – et la liste est malheureusement longue – qui chagrine. Les divers points de contrôle ne servent qu’à nous faire réapparaître en cas de décès. Impossible de quitter sa partie à tout moment sous peine de perdre ce que nous avons fait (progression, objets, expérience, tout…). Une fois un niveau commencé, il faut le terminer.

R.A.W. : Realms Of Ancient War
R.A.W. : Realms Of Ancient War
R.A.W. : Realms Of Ancient War

La mort, parlons-en justement. Notre héros peut posséder jusqu’à neuf pierres d’âme. Ces dernières servent à ressusciter au dernier checkpoint. Malheur à celui qui n’en possède plus, puisque c'est tout le niveau qu’il faut alors recommencer ! Heureusement, chaque niveau terminé nous en redonne. La consommation de ces pierres varie fortement selon la classe choisie. En effet, l’équilibrage n’est pas le fort de R.A.W. et les classes faibles au corps-à-corps l'apprennent à leurs dépens. Pour s’en sortir, il convient de bien utiliser les compétences assignées aux boutons et tout se passerait sans doute bien si les commandes répondaient présentes.

De l'art ou du cochon ?Retour au sommaire
R.A.W. : Realms Of Ancient War
Au cœur du combat, il faut être réactif et lancer ses pouvoirs au bon moment. C’est hélas ce que ne nous permet pas le jeu. On se retrouve à matraquer son bouton pour que l’action soit prise en compte. Face à des hordes d’ennemis, le moindre laps de temps perdu fait perdre du DPS et prendre plus de coups. Autre point noir lié à ce défaut majeur, les coups ‘Focus’ qui demandent une pression prolongée sur le bouton d’action. Comment savoir si on les réussit quand il n’est même pas certain que la pression sur le bouton est bien prise en compte ? Ces coups se révèlent quasiment inutilisables au cœur de la mêlée alors que bien souvent, c'est leur principal intérêt.

R.A.W. : Realms Of Ancient War
Si visuellement R.A.W. est très agréable, il est tout de même regrettable que la grande majorité des niveaux soient sombres. Ceci est d’autant plus gênant que nos adversaires sont ton sur ton avec les environnements ce qui les rend difficiles à distinguer. Les monstres sont d’une bêtise crasse et se contentent de nous foncer dessus, au risque de se prendre un élément du décor et de rester coincé dessus à gesticuler sans pouvoir s’en sortir. Et cela, sans compter les fois où ils courent sur place dans le vide. En dehors de quelques moments définis dans les niveaux, il leur arrive de surgir sans raison apparente, apparaissant juste devant nous ou derrière, alors que la zone avait été bien nettoyée. Bien trop souvent, les vagues ennemis nous foncent dessus sans aucune inspiration. En dehors de quelques boss et autres semi-boss, il n’y a aucune barre de vie visible pour la plus grande majorité d’entre eux. Enfin, il faut s’habituer à leur étrange comportement consistant à s’immobiliser en cours de combat, nous laissant croire que nous les avons éliminés, pour reprendre l’affrontement une seconde plus tard, seconde durant laquelle ils n’encaissent pas nos frappes.

R.A.W. : Realms Of Ancient War
Les coups que l’on donne, voici là un autre point de déception. Nous n’avons pas du tout l’impression de taper les ennemis, que ce soit par une représentation visuelle ou sonore. Les affrontements sont mous, aucun sentiment de puissance ne nous étreint. Ceci est d’autant plus étrange que même après amélioration de notre potentiel de dégâts par seconde, les adversaires tombent au sol en essuyant un nombre de coups identique ?! On ne se sent jamais vraiment « machine de guerre », un peu dommage sur un hack & slash. Une bonne idée, hélas mal exploitée, consiste à prendre possession de l’esprit de divers monstres pour les contrôler pendant un certain temps. Cette faculté se révèle finalement anecdotique tant la puissance de ces monstres est dérisoire face à la nôtre. Mieux vaut se débarrasser soi-même d’eux, c’est bien plus efficace.

R.A.W. : Realms Of Ancient War
R.A.W. : Realms Of Ancient War
R.A.W. : Realms Of Ancient War

R.A.W. est bourré de bonnes intentions, mais il est plombé par une multitude de petits défauts constants et permanents qui frustrent et agacent. Nous venons de détailler les principaux, nous allons simplement évoquer rapidement le reste d’entre eux. Si les décors sont travaillés, il n’y a aucune interaction avec, impossible de détruire toutes ces caisses et tonneaux qui n’attendent pourtant que ça. Chaque zone donne accès à un marchand, généralement bien pauvre en équipement, et à un ou deux donneurs de quête. Quête au singulier, car aucune mission annexe n’est présente. Les monstres lâchent du butin, mais c’est loin d’être l'orgie et il y a surtout de grosses incohérences dans la puissance indiquée et le niveau de l’objet : une arme de niveau 21 moins puissante qu’une autre de niveau inférieur : inutile de copier les pires aspects de Diablo 3 ! Les niveaux sont assez vastes, « couloirisés », et tout cela manque de grands espaces ainsi que d’une carte (mini ou en superposition).

R.A.W. : Realms Of Ancient War
De bons points tout de même avec la possibilité de profiter du relief pour se protéger de certaines attaques et l’indication, par simple pression du stick gauche, de la direction à suivre. On apprécie aussi l’alerte sonore en cas de vie faible et la régénération rapide de la santé et du mana. On regrette cependant un bestiaire qui manque cruellement de variété, des boss insignifiants et des demi-boss qui nous « oneshot » sans que l’on comprenne ce qu’il s’est passé et qui se font exploser la face à notre seconde tentative... toujours sans que l’on comprenne pourquoi. Terminons avec les musiques presque inaudibles tellement leur volume sonore est bas. Elles laissent la place aux bruitages horripilants et manquant de variété. Notre personnage et les ennemis se contentent d'émettre des borborygmes on ne peut plus énervant, donnant envie de jouer en coupant le son.

Gameplay #2 - Une forêt hostile


Pour sa première incursion dans le genre hack & slash avec R.A.W. : Realms Of Ancient War, Wizarbox était pétri de bonnes intentions et cela se voit et se sent tout au long de la progression. Mais ce que l’on retient malheureusement ce sont tous ces petits défauts agaçants et frustrants, peu contraignants individuellement, mais bien trop constants. R.A.W. est un titre qui se laisse jouer, il n’a rien d’insurmontable et ses moult imperfections ne sont pas rédhibitoires. Il lui manque toutefois la petite étincelle, celle qui l’aurait fait entrer dans la cour des grands au même titre que les Diablo, Sacred et autres Dungeon Siege.
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