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Test Puppeteer (PS3) : 8/10 sur JeuxVideo.fr



Sortie le 11 Septembre 2013 , PS3

Les +

  • Visuellement sublime
  • Environnement sonore savoureux
  • Level design ingénieux
  • Durée de vie honnête
  • Jouable seul ou à deux
  • Prix très honnête
  • 3D relief très efficace

Les -

  • Rythme perfectible
  • Intrigue pas forcément passionnante
  • Gestion des têtes perfectible
La note de jeuxvideo.fr
8.0
tres bon
La note des internautes
7.9

(20 votes)
Publiée le 13/09/2013 à 15:09, par Damien

Test de Puppeteer : le carton plein ?

Sony nous offre un jeu de plateformes esthétiquement éblouissant qui pourra captiver nombre de joueurs, aussi bien en solo qu’en multi.

Avec notamment les LittleBigPlanet et des titres multi-supports comme les derniers Rayman, la PS3 a offert quelques jeux de plateformes de grande qualité aux amateurs du genre. Alors que l’arrivée de la PS4 approche à grand pas, Sony leur propose un titre original nommé Puppeteer pour faire la transition en beauté. Mission réussie ? La réponse dans notre test.

Chasseur de têtesRetour au sommaire
Puppeteer preview top
À peine remis de notre claque prise sur Rayman Legends, voilà que nous avons déjà affaire avec un jeu du même genre, exclusif cette fois à la console de Sony. Fort heureusement, très vite, on se rend compte que Puppeteer témoigne d'une vraie personnalité qui en fait une expérience originale / savoureuse mêlant plateforme, action, énigmes et QTE. Pourtant, les bases de gameplay sont assez simples / communes voire même un brin trop redondantes au global : marche, saut, jet de projectiles, course-poursuite, combat contre des ennemis lambda ou des boss...

Cependant, il faut préciser que le jeu est suffisamment varié / dynamique pour ne pas lasser et que ces bases ont été largement revisitées par les développeurs afin de lui donner une réelle identité. Ainsi, le saut simple et la marche existent certes, mais on se déplacera aussi très souvent en découpant des éléments de décor avec le ciseau magique de notre héros Kutaro (il reste en l’air tant qu’il y a quelque chose à découper). Cet outil constitue en outre la pierre angulaire d'un gameplay qui se concentre sur les interactions avec les éléments du décor et nous propose des actions bien distinctes au même titre que le bouclier, la bombe et le grappin... Chaque accessoire ayant une fonction principale comme couper, exploser, protéger ou pousser, mais aussi quelques actions annexes notamment en combat (renvoyer une attaque, attirer un ennemi vers soi, etc.).

Puppeteer
Autre élément majeur et originalité de Puppeteer : le système de têtes. Kutaro a en effet aussi la possibilité de "s'équiper" d'une des têtes qui jonchent les niveaux (têtes de mort, de banane, de cadenas, d'hamburger...). Chacune d'elles peut débloquer une action ou un passage caché, dont la présence est suggérée par des apparitions fantomatiques reprenant la forme de la tête souhaitée (une araignée pour la tête araignée, etc.). À noter que le héros ne peut en avoir que 3 dans son inventaire, qui représentent aussi ses points de vie : on perd donc une tête en subissant un coup et c'est le game over s'il n'y a plus de têtes en stock. Une excellente idée, légitimée par le scénario quant à lui peu enthousiasmant, du moins pour les adultes. Il arrive cependant ponctuellement que l'on soit un peu frustré que notre face du moment, récemment acquise et qui était utilisable à quelques mètres de nous, soit automatiquement remplacée par une autre inutile ; la dernière tête acquise se substituant automatiquement à celle équipée. Ce qui nous oblige à revenir dans le niveau en prenant soin de garder la tronche adéquate.

Vidéo de gameplay maison en coop' à 2


Duo en solo ou en multiRetour au sommaire
Précisons au passage que le jeu n'est jamais bloquant ou vraiment difficile, mais il se complexifie tout de même sur la durée et nous offre un peu de tension sur certains passages (ceux nécessitant un timing assez précis notamment), avec quelques morts à la clé. Comme pour LBP, on se fait progressivement à l’inertie du héros et à l’amplitude relativement faible des sauts. A noter que cela ne concerne que le héros. En effet, le titre propose constamment deux personnages à l'écran, que l'on joue en solo ou en multi local ; sachant que les deux joueurs collaborent mais ne sont pas égaux : chacun a son rôle et ses capacités. L’acolyte de Kutaro est ainsi invincible tant que le héros reste en vie et peut - mais seulement en coop' avec un ami, pouvant se connecter à tout moment - attaquer les ennemis ou éléments nuisibles et récupérer des cristaux.

Puppeteer
Tout indiqué pour des joueurs moins à l’aise ou plus jeunes, cet allié n'est pas aussi intéressant à jouer qu’un véritable second héros. Il demeure néanmoins un personnage de soutien suffisamment actif pour être agréable et permet de soulager le joueur 1 de la tâche de farfouiller les arrières-plans afin de dénicher des bonus... Des tâches plus évidentes en duo que seul, où l’on contrôle d'un côté Kutaro avec le stick gauche ainsi que la plupart des touches du pad et de l'autre son acolyte avec le combo stick droit / R2. Revers de la médaille, on n’est un peu frustré de ne pas pouvoir tout récolter - du moins sur un seul passage - en jouant en solo, surtout après avoir tenté le multi. Les “complétistes” auront donc tout intérêt à être accompagnés pour arriver rapidement au bout de leur quête. Au global, l'expérience nous a semblé un peu plus agréable et aisée à deux même si cette dernière reste tout à fait plaisante en solo ; à noter que fouiller avec le second joueur est un peu plus rapide avec le PS Move.

« Du grand spectacle ! » (Virgile Rasera)Retour au sommaire
Attardons-nous aussi sur une des autres grandes forces du titre (la plus évidente vu de l'extérieur) : la qualité de sa mise en scène et de son design. Dès le menu principal, Puppeteer nous met dans une ambiance théâtrale feutrée, lorgnant parfois du côté de la comédie musicale, avec la voix d'un narrateur qui ne nous lâchera pas de toute l'épopée - ça pourra en saouler certains mais c'est raccord avec le trip -. Et s’il ne paie pas de mine au départ avec sa vue souvent à distance de l’action et ses quelques écrans fixes, Puppeteer reste un réel enchantement pour les yeux et les oreilles tant il témoigne d'une patte artistique raffinée.

Puppeteer
Visuellement, c'est juste sublime et judicieusement inspiré (par Tim Burton, Terry Gilliam, Georges Méliès, la culture nippone, les westerns, etc.), avec un gros soin apporté aux textures, de jolis jeux d'ombres et lumière, des animations de qualité et une interface léchée. Une franche réussite, surtout pour une console datant de bientôt 7 ans. Petit aparté pour les possesseurs de TV 3D, qui seront contents d'apprendre que le jeu a - chose rare - été pensé pour prendre parti de la 3D stéréoscopique et nous offrir une excellente dissociation des éléments sur différents plans et quelques surgissements qui font leur petit effet.

Le level design est quant à lui globalement très satisfaisant, avec des zones qui disposent toutes d'une personnalité propre et de petits à-côtés qui compensent une structure globalement très linéaire (malgré quelques embranchements multiples et niveaux bonus). On regrettera juste le manque criant de variété au niveau des ennemis lambda et la redondance cyclique (assez perceptible, surtout sur la fin de l’épopée) des actions à réaliser dans chaque acte. Mais inutile de faire la fine bouche car avec ses excellentes idées de game design, SCE Japan Studio nous invite sans cesse à aller de l’avant dans cette aventure où il propose une manière très originale de voir la plateforme, avec des parcours tantôt horizontaux tantôt verticaux, des passages qui défient les lois de la gravité ou des courses de vitesse assez grisantes.

« Avec des six eaux, on mettrait Paris en bouteilles »Retour au sommaire
Puppeteer
Côté son, même constat : les musiques sont particulièrement agréables pour ne pas dire divines, les bruitages - notamment ceux de la salle de théâtre - demeurent cohérents et apportent un vrai plus à l'immersion. Enfin, mention spéciale aux excellents doublages français, qui font honneur à des dialogues finement écrits. Fortement imprégnés d'humour, avec des jeux de mots abondants et quelques clins d’œil extrêmement savoureux, les textes de Puppeteer contiennent même quelques petits messages un peu philosophiques distillés par les développeurs.

Une volonté de bien faire et de donner du plaisir qui se retrouve aussi au niveau du contenu, plutôt généreux. En effet, la durée de vie nous paraît honnête car il faut environ 13-14 h pour terminer les 21 niveaux du jeu et qu'il est nécessaire / plaisant d'y revenir pour tout débloquer : des têtes, cristaux et même des livres qui offrent quelques éclaircissements sur l’histoire. Enfin précisons que Sony a également eu la bonne idée de vendre Puppeteer à prix doux (environ 40 euros, voire moins sur certaines boutiques).

Malgré des bases fondamentalement communes et un rythme perfectible, Puppeteer enchantera la plupart des amateurs de plateforme (auxquels il propose sa propre vision du genre) grâce à ses graphismes léchés, ses dialogues savoureux, son ambiance sonore immersive, ses excellentes idées de game design et au plaisir qu'il procure aussi bien en solo qu'à deux. Une des pépites de la PS3 à n'en pas douter.



Puppeteer
Puppeteer
Puppeteer
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Les avis des internautes

Note moyenne des internautes : 7.9
1 BONNE RAISON D'Y JOUER
L'avis de : Anonyme
Très bon
Original, enchanteur, une vrai réussite Une grande recherche dans ce jeu, on a l'impression d'être dans un comte. L'histoire est originale, les décors fourmilles de détail on retrouve un univers manga aussi Japonisant & ça fait du bien. Bravo aux développeurs & merci Sony pour nous sortir des jeux originaux indépendant & décalé cela est une de vos forces
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