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Test Crimson Dragon (Xbox One, Xbox 360) : 4/10 sur JeuxVideo.fr



Sortie le 22 Novembre 2013 , Xbox One

Les +

  • Dimension RPG bienvenue
  • Missions en binôme
  • La variété des dragons
  • Bande-son de qualité

Les -

  • Cadrage trop serré
  • Changement de cap imposés source de confusion
  • Dragons lourds à la manoeuvre
  • Esquives hasardeuses
  • Trop peu de niveaux différents
  • Réalisation pas au niveau de la One
La note de jeuxvideo.fr
4.0
bof
La note des internautes
4.1

(10 votes)
Publiée le 18/12/2013 à 16:12, par Virgile

Test de Crimson Dragon : la désolation de la One ?

Une suite spirituelle de Panzer Dragoon qui bat de l'aile. C'était facile...

Objet d'un amour fou de la part des plus fervents défenseurs du SEGA de la grande époque, Panzer Dragoon reposait jusqu'ici dans nos mémoires. Mais il a fallu que le nom célébré de cette série culte en soit exhumé pour servir de caution à un titre se réclamant de son héritage : Crimson Dragon. Initialement développé sur Xbox 360 et pensé pour tirer parti de Kinect, le titre chapeauté par Yukio Futatsugi, déjà aux commandes des trois Panzer Dragoon, n'a malheureusement pas la majesté de ces derniers.

Dragon les fans esseulésRetour au sommaire
Crimson Dragon
Et pourtant, vu de loin, on avait toutes les raisons d'espérer. Des dragons, du shoot, un univers onirique et une bande-son aux styles hybrides, on est en plein dedans non ? Pas loin. Sauf que la première déconvenue intervient manette en main et ce à peine le jeu lancé. Mais qu'est-ce que c'est que cette caméra placée n'importe comment ? Et ces manœuvres un peu empotées ? Et ces incessants changements de trajectoires imposés ! Et puis la rigidité des boutons de tranches qui ne facilite pas les barrell roll... Non vraiment, le premier envol est pénible ! Et malheureusement, les suivants sont du même tonneau.

A force de persévérance, pour ne pas dire d'acharnement, on parvient certes à voler avec un peu plus d'allure, mais quand il faut à ce point batailler avec les contrôles tout en se frappant un cadrage collé à l'arrière-train de notre monture et des tracés tout en arabesques malmenant nos repères, le plaisir de jeu a bien du mal à s'installer. Et n'oublions pas qu'à côté de tout ça il faut aussi arroser tout ce qui se présente histoire de ne pas misérablement calancher en plein vol. Tout à la fois, ça fait beaucoup de frustration, même pour les plus patients (ou aveugles).

Gameplay - Un dragon qui a du plomb dans l'aile !



Crimson Dragon
Pour ne rien arranger, l'action manque souvent de lisibilité. Dans les environnements clos, comme les grottes, ou à la végétation luxuriante, tel le niveau de la forêt, il y a tant d'éléments surgissant à notre passage qu'il est souvent difficile de bien comprendre ce qu'il s'y passe. Certaines créatures ennemies en deviennent alors difficiles à distinguer alors qu'il n'est pas rare de se manger un obstacle qu'on aura discerné un peu trop tard. Là encore nous sommes loin, très loin de la clarté d'un Panzer Dragoon Orta, pour ne citer que le dernier opus en date.

Dommage car la variété des ambiances de chacun des mondes explorés avait pourtant de quoi séduire. Si seulement on ne passait pas autant de temps à pester. Ceci étant, avec une petite poignée de niveaux à parcourir selon plusieurs cheminements on a bien vite fait le tour du paysage, aussi charmant soit-il au premier coup d’œil. Grounding Inc. l'a joué un peu paresseusement pour le coup. Et si nous précisons « pour le coup » c'est que, dans l'ensemble, le studio a mis en oeuvre quelques chouettes idées.

Attrapez-les tous !Retour au sommaire
Crimson Dragon
A commencer par la liberté offerte au joueur dans la manière d'aborder les niveaux. Tout d'abord, il est possible de se constituer un roster de dragons aux caractéristiques très variées, en termes de puissance, vélocité, types de tirs etc. Dragons qu'il s'agira ensuite de faire évoluer vers d'autres formes plus redoutables encore, façon Pokémon. A noter que les types de tirs mentionnés plus avant sont de différentes natures dont le jeu se garde malheureusement bien de nous préciser les avantages. Feu, lumière, vent et un simple blast pour finir, chacun aura une influence déterminante sur nos chances de survie dans la mesure où leur impact sur la faune rencontrée ne sera pas le même selon la mission.

Mieux encore, il est possible de recruter un allié volant à nos côtés parmi des profils bricolés par le studio ou mis en ligne par d'autres joueurs. Une aide d'autant plus précieuse que le titre n'y va pas de main morte question challenge (et nous ne parlons pas seulement des crispations relevées en début d'article). A l'aide de la croix directionnelle ou en lui en intimant l'ordre par commande vocale (solution rapidement mise de côté), notre acolyte peut aussi bien couvrir nos arrières que se projeter en première ligne. Cerise sur le gâteau, des attaques combinées dévastatrices achèvent de rendre ce soutien primordial.

Crimson Dragon
Seulement pour recruter un wingman dégourdi encore faut-il allonger la monnaie. Même chose pour à peu près tout ce qui peut se dénicher dans la boutique du jeu : vies matérialisées sous forme de gemmes (bien utiles pour ne pas avoir à repartir pour un tour complet), denrées riches en XP pour notre bestiole et autres améliorations (attaque et/ou défense) à usage unique. Là où le jeu se montre un tout petit peu fourbe c'est que l'argent ne s'encaisse pas en claquant des doigts, il faut pour cela remplir des objectifs de mission et, surtout, finir la dite mission. Or lorsqu'on se retrouve à buter sur l'une d'elles, sans devises pour recruter ni se payer une précieuse gemme, il ne reste plus qu'un moyen d'échange : un autre genre de gemmes, plus rares celles-là et proposées à l'achat, le vrai cette fois.

Admettez que, même pour un fan de la première heure, ça commence à faire beaucoup. Mais ne partez pas, nous n'avons pas encore abordé un dernier sujet de fâcherie, à savoir la réalisation. Comme nous le rappelions en introduction, Crimson Dragon était à l'origine prévu sur Xbox 360. Sans surprise, son report d'un an n'aura pas suffi à le métamorphoser en un rutilant system seller. Mais le plus gênant c'est que même sur Xbox 360, le titre n'aurait pas fait sensation. Pas vilain, Crimson Dragon se traîne un look old-gen marqué par le recours très premier degré à l'Unreal Engine 3. Reste malgré tout une bande-son qui, si elle n'a pas le souffle du score mémorable du premier Panzer Dragoon, brasse de nombreuses influences avec panache.

Il y a de grands noms qu'on ferait mieux de laisser à la postérité. Panzer Dragoon est peut-être de ceux-là puisque même le triumvirat à l'origine des trois volets de la série n'a pas été capable d'enfanter un digne héritier. En dépit de ses nombreuses et bonnes idées, insufflant une dimension RPG bienvenue et mettant l'accent sur le jeu en binôme, Crimson Dragoon a trop de plomb dans l'aile pour s'arracher à sa condition de portage tardif d'un jeu mal fagoté. Entre un cadrage trop serré de l'action, son cruel manque de lisibilité, les bifurcations récurrentes et intempestives du parcours qui nous est imposé, des esquives souvent délicates ou encore un dragon lourd à la manœuvre - même pour les plus élancés - on se prend beaucoup trop souvent les pieds dans les casseroles que Grounding Inc. a eu la négligence de laisser traîner. Triste.

Crimson Dragon
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Crimson Dragon
Crimson Dragon
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