Pro evolution soccer 3 : Un aboutissement
C’est moins d’un an après la sortie de son prédécesseur que Pro Evolution Soccer 3 arrive sur PS2. Tout le monde connaît cette série déjà mythique, à tel...

Mise en cuisse
C’est un Pierluigi Collina plus intransigeant que jamais qui nous accueil sur la jaquette et nous invite à parcourir le livret. Ce dernier est tout en couleur et une fois encore d’une platitude assez navrante, aucun indice quant aux changements de jouabilité ou nouvelles équipes disponibles sont à trouver par ici. Mais au moins, il faut toujours le signaler, la traduction semble avoir été faite par des professionnels. Alors que le jeu se charge, première mauvaise nouvelle : on ne peut plus mettre le jeu en Italien ! Un détail ? Certes, mais je n’étais pas le seul à apprécier de mettre des commentaires dans le langage de l’équipe que j’avais choisi… Dommage, d’autant plus que ces commentaires étrangers nous faisaient un peu oublier à quel points les commentaires français étaient médiocres. La présentation du jeu est sympa, même si on regrette la pêche que la musique de Queen apportait à la version précédente.Le menu est sobre dans la grande tradition de la série. Commençons donc par un petit match amical. Les options sont toujours les même et les fans ne seront pas dépaysés. Les joueurs attendent dans le couloir, pénètrent sur le terrain et on voit le premier changement positif de ce PES3 : les graphismes tuent !


Chirurgie esthétique
Les joueurs sont d’une ressemblance frappante, des joueurs comme Crespo, Vieri, Henry ou Barthez sont ahurissants de réalisme. De plus, pour la première fois dans la série, les maillots ne ressemblent pas à des reliques délavées des années 70 : les couleurs sont vives et, joie intense, on retrouve même les fanions et sponsors officiels de quelques équipes italiennes. Une fois le match commencé on est frappé par le réalisme des mouvements des joueurs : tout a été revu, et la motion capture est de haute volée. Cela implique une réponse des joueurs un peu plus « molle » dû au réalisme des changements d’appui.


Un CPU en pleine forme !
Mais concentrons-nous sur le jeu : Diable que c’est dur ! II va vraiment falloir maîtriser sur le bout des doigts les différents dribbles disponibles. Personnellement je trouve que les feintes de frappe ne sont toujours pas assez efficaces. Par contre les dribbles « latéraux » (avec R2 et haut ou bas) sont bien pratiques. Niveau nouveauté, la roulette fait son apparition (1 quart de tour du pad analogique droit) ainsi que le coup du sombrero (bas et haut sur le pad droit). Jolis mais difficile à placer ! En effet, même en niveau 3 étoiles il faut vraiment s’accrocher pour se créer des occasions : les défenseurs ne vous lâchent pas et la surface de réparation est rapidement surpeuplée. Par contre les gardiens semblent moins efficaces, heureusement tant les possibilités de tir dans de bonnes conditions se font rares. En tout cas il va falloir beaucoup de temps pour maîtriser tout ça, car si PES 2 semblait parfois être un PES1,5, là la jouabilité est réellement remaniée. Tout en étant de plus en plus réaliste le jeu semble pouvoir permettre de mettre en place des actions plus spectaculaires. Le jeu à une touche de balle paraît plus aisé à utiliser.


Du plaisir à l'état pur.
Mais parlons un peu de cette jouabilité : les gars de konami ont incontestablement franchi un nouveau palier avec cette version. Tous les coups du football sont maintenant réalisables et ont des effets en parfaite adéquation avec la réalité : aucun style ne semble avoir été privilégié, aucun coup ne parait plus efficace qu’un autre, et les prises de risque s’avèrent cette fois ci réellement payantes. Un travail énorme semble donc avoir été fait à ce niveau pour procurer au joueur, quelque soit son style, un plaisir de jeu inégalé.


Nouvelle saison, vraiment ?
Du coté de l’environnement de jeu, le PES Shop fait son apparition : contre des crédits gagnés en match on peut débloquer des options. Le nombre de clubs a encore été augmenté et on trouve notamment quelques nouveaux clubs français (OL, AJA, Lens). La master league se complique encore avec l’apparition de 4 poules. On retrouve les coupes et ligues classiques, toujours accessibles uniquement avec les équipes nationales, et c’est bien dommage !Nouvelle saison annonce-t-on fièrement sur la jaquette ? On peut franchement en douter car contrairement à tout ce qui était annoncé, la plupart des effectifs sont ceux de la saison 2002 2003 ! Oh, bien sûr Beckham est maintenant au Real mais pas de Veron et Crespo à Chelsea, pas de Cruz à l’Inter, d’Albertini à la Lazio… (et tous ces transferts ont pourtant eu lieu avant le 31 août, passe encore pour l’absence de Makelele à Chelsea…) Bon sang, c’était quand même pas bien compliqué de mettre à jour ces équipes, non ?On peu débloquer une option permettant de mettre le jeu à jour de manière libre, mais elle coûte extrêmement cher et c’est après des heures passées avec les équipes nationales qu’on pourra jouer en club avec les effectifs 2003 2004.Bien sûr, certains noms de joueurs restent fantaisistes, on en a l’habitude. Mais, plus drôle, Davids ou Stankovic par exemple ont bien le droit de s’appeler « Davids » et « Stankovic » dans leur club, mais ils gagnent des sobriquets lorsqu’ils sont en équipe nationale…


Conclusion
J’ai insisté sur les points négatifs. Je concède que ce sont des détails pour la plupart, mais ils seraient tellement faciles à corriger que cela en est d’autant plus rageant ! Mais, il ne fait aucun doute que ce PES3 mérite d’être acheté même si on possède la version précédente tant les nouveautés sont nombreuses. Comme toujours, le jeu nécessite un certain investissement de temps avant de pouvoir en profiter pleinement.










( les afficher maintenant )