Preview Prison Break : Scofield se fait voler la vedette par Paxton
Annoncé il y a quelques mois, le jeu vidéo Prison Break issu de la série éponyme commence à pointer doucement le bout de son nez. Voici nos premières impressions en Preview.
Annoncé il y a quelques mois, le jeu vidéo Prison Break issu de la série éponyme commence à pointer doucement le bout de son nez. On ne savait que très peu de choses sur le prochain titre de Koch Media, si ce n'est que l'on n'incarne pas le très connu Michael Scofield, mais un homme de l'ombre : Tom Paxton. Un homme envoyé dans le pénitencier de Fox River pour enquêter en secret. L'occasion nous a été donnée d'en voir un peu plus sur le contenu du jeu Prison Break : The Conspiracy. Une présentation qui permet de mieux cerner le contenu d'un titre à la fois attendu pour sa licence et redouté pour la déception qu'il pourrait engendrer s'il se cantonne à adapter maladroitement une série TV.
L'annonce d'un jeu vidéo dont l'intérêt réside principalement sur la licence d'une série télévisée populaire engendre deux types de réaction. L'enthousiasme de pouvoir vivre une nouvelle aventure dans un univers qui compte des millions de fans, et le scepticisme absolu. En effet, la pratique d'adapter un film ou une série en jeux vidéo n'est majoritairement pas une réussite et l'intérêt principal d'un éditeur est d'assurer une rentrée d'argent facile. Bref, rien à voir avec le plaisir et l'intérêt du joueur. Si Michael Scofield devait sortir de prison, Prison Break : The Conspiracy va devoir se sortir de cette vision plutôt négative de l'adaptation vidéoludique.
Pour réussir ce pari, le soft s'appuie la première saison de la série (considérée comme la meilleure par les fans), sans tomber dans le schéma classique de faire revivre au joueur les aventures du héros. Ici, on évolue dans un scénario parallèle qui se greffe aux évènements qui se déroulent dans le pénitencier de Fox River. Le « héros » sera un certain Tom Paxton, un agent engagé par le Cartel. Il devra enquêter sur les raisons qui poussent un ingénieur qualifié à braquer une banque pour se retrouver dans le même pénitencier que son frangin condamné à mort. Étant donné que la condamnation à mort est une manipulation du Cartel, il faut déterminer à quel point Michael Scofield est au courant de ce qu'il se trame, et s'assurer que Lincoln Burrows soit exécuté dans les délais.
Une fois les détails de votre mission mis au point, vous voilà dans le bus sécurisé qui vous amène à votre destination carcérale. Dès les premières minutes, on se sent inséré en plein cœur de la série avec un nouveau regard. Certaines scènes clés sont évidemment adaptées pour insérer cette nouvelle figure dans l'intrigue, mais elles restent majoritairement fidèles à la série et se contentent de changer simplement de point d'observation. Ce qui renforce l'immersion, c'est évidemment la présence d'avatars modélisés à partir des acteurs de la série. Ainsi on reconnaît facilement Wentworth Miller (Michael Scofield), Dominic Purcell (Burrows), Robert Knepper (T-Bag), Rockmond Dunbar (Franklin), etc. Dans la présentation, le Dr Sara Tancredi a été remplacée par une blonde anonyme... Il est donc possible que tous les personnages ne répondent pas à l'appel.
Ce qui saute aux yeux, c'est la finesse des visages. Ils s'avèrent finement retranscrits et les animations faciales sont très correctes. On retrouve très bien les expressions de joie, de colère ou de peur de chaque protagoniste. Ce qui semble moins bien travaillé par contre, c'est l'animation globale des corps : c'est un peu rigide et ça manque de naturel. Cependant, une fois dans le jeu, cela ne saute pas nécessairement aux yeux. Par contre, la retranscription des lieux à partir des décors et des plans imaginés par les créateurs de la série est bluffante. Les aficionados apprécieront de reconnaître les lieux de la série, les autres ne seront pas fâchés d'évoluer dans un univers relativement riche et ouvert (selon les circonstances, évidemment) malgré le fait de se trouver dans une prison.

Quelques-uns des personnages clés modélisés : Benjamin Franklin, Lincoln Burrows et Brad Bellick
Prison Break : The Conspiracy est un jeu à la troisième personne qui est majoritairement axé sur l'infiltration. Ainsi, pour ne pas générer d'incohérences avec le scénario, dans la plupart des cas se faire repérer équivaut à un game over (et un retour au dernier checkpoint). Il est vital de passer entre les différentes rondes et tours de garde des matons (détourner l'attention de ce fouineur de Bellick) ainsi que de ne pas se faire repérer par les caméras de surveillance ; le tout afin de pouvoir collecter un maximum de renseignements sur les différentes escapades de Scofield dans Fox River. Pour s'agripper un peu partout, il faut repérer les éléments interactifs (peints en jaune) et presser la touche d'action. Un surplus de facilité qui risque de nuire au challenge. En plus de l'infiltration, il est également question de baston. On peut même participer à des tournois dans les sous-sols de la prison pour se faire de l'argent. Avec, il est possible d'obtenir des informations ou des objets utiles pour la suite, mais également de se faire tatouer pour gagner en notoriété et disposer de plus de facilités dans ce monde de brutes en cage.
Les affrontements à mains nues se résument à trois actions : coup faible mais rapide, coup fort mais lent, et garde. Bien évidemment, déclencher sa garde au bon moment permet d'asséner un joli coup de contre-attaque. Un système basique qui permet à tout le monde de profiter d'un gameplay assez simple. Cependant, on note quelques bugs de collision (un poing qui s'enfonce de 10 cm dans un crâne) et quelques incohérences (un coup porté au torse qui fait bouger la tête). Aucune arme à feu ou arme blanche ne sont à signaler. Pour les premières, il s'agit d'une évidence : difficile de transformer le titre en jeu de tir sans entrer en totale contradiction avec l'histoire de la série. Pour les secondes, il s'agit de ne pas cumuler les cadavres, surtout au niveau des rôles clés.
Dans le jeu de Koch Media, on a aussi affaire à quelques Quick Time Events (actions contextuelles). Une petite combinaison de touches ou un matraquage de bouton, pour achever un adversaire mal en point ou se sortir d'une situation périlleuse. Certaines actions contextuelles devront être réussies sous peine de perdre de façon pure et simple. Un procédé qui permet de varier le gameplay comme dans de nombreux jeux d'action, mais aussi de profiter de la mise en scène propre à la série (mouvements de caméras, musiques, etc.). Un petit « plus » qui profite à l'immersion du joueur. Concernant la difficulté, on dispose de trois niveaux à régler en début de scénario. La rigueur influera sur votre vie (un système de sang à l'écran façon Kane & Lynch), et la complexité des manœuvres en QTE.
Cette présentation permet de déterminer précisément les points forts à venir du jeu, mais aussi les points faibles qu'il faudra améliorer d'ici la sortie du jeu, le 26 mars 2010. Profiter de l'ambiance de la série, du faciès et de la voix des acteurs est un bon point, mais qu'en est-il de la VF et donc des doublages officiels ? Si les anglophobes voient leurs vœux exaucés, devra-t-on se farcir le générique atroce spécifique à la diffusion en France ? Parce que, sincèrement, Faf Larage aurait mieux fait de ne pas avoir le temps... Plus sérieusement, le gameplay trop simplifié risque d'aseptiser le titre, et le moteur graphique mérite encore qu'on l'améliore. En réalité, la seule certitude actuellement c'est la présence de neuf chapitres d'une bonne heure chacun. Avec une durée de vie relativement légère, il faudra que l'expérience de jeu soit réellement mémorable lors de l'évasion virtuelle de Scofield.

Les portes du pénitencier

Pour réussir ce pari, le soft s'appuie la première saison de la série (considérée comme la meilleure par les fans), sans tomber dans le schéma classique de faire revivre au joueur les aventures du héros. Ici, on évolue dans un scénario parallèle qui se greffe aux évènements qui se déroulent dans le pénitencier de Fox River. Le « héros » sera un certain Tom Paxton, un agent engagé par le Cartel. Il devra enquêter sur les raisons qui poussent un ingénieur qualifié à braquer une banque pour se retrouver dans le même pénitencier que son frangin condamné à mort. Étant donné que la condamnation à mort est une manipulation du Cartel, il faut déterminer à quel point Michael Scofield est au courant de ce qu'il se trame, et s'assurer que Lincoln Burrows soit exécuté dans les délais.
« La retranscription des lieux à partir des décors et des plans imaginés par les créateurs de la série est bluffante »
Une fois les détails de votre mission mis au point, vous voilà dans le bus sécurisé qui vous amène à votre destination carcérale. Dès les premières minutes, on se sent inséré en plein cœur de la série avec un nouveau regard. Certaines scènes clés sont évidemment adaptées pour insérer cette nouvelle figure dans l'intrigue, mais elles restent majoritairement fidèles à la série et se contentent de changer simplement de point d'observation. Ce qui renforce l'immersion, c'est évidemment la présence d'avatars modélisés à partir des acteurs de la série. Ainsi on reconnaît facilement Wentworth Miller (Michael Scofield), Dominic Purcell (Burrows), Robert Knepper (T-Bag), Rockmond Dunbar (Franklin), etc. Dans la présentation, le Dr Sara Tancredi a été remplacée par une blonde anonyme... Il est donc possible que tous les personnages ne répondent pas à l'appel.
Ce qui saute aux yeux, c'est la finesse des visages. Ils s'avèrent finement retranscrits et les animations faciales sont très correctes. On retrouve très bien les expressions de joie, de colère ou de peur de chaque protagoniste. Ce qui semble moins bien travaillé par contre, c'est l'animation globale des corps : c'est un peu rigide et ça manque de naturel. Cependant, une fois dans le jeu, cela ne saute pas nécessairement aux yeux. Par contre, la retranscription des lieux à partir des décors et des plans imaginés par les créateurs de la série est bluffante. Les aficionados apprécieront de reconnaître les lieux de la série, les autres ne seront pas fâchés d'évoluer dans un univers relativement riche et ouvert (selon les circonstances, évidemment) malgré le fait de se trouver dans une prison.



Faire le mur et rosser du bagnard !
Prison Break : The Conspiracy est un jeu à la troisième personne qui est majoritairement axé sur l'infiltration. Ainsi, pour ne pas générer d'incohérences avec le scénario, dans la plupart des cas se faire repérer équivaut à un game over (et un retour au dernier checkpoint). Il est vital de passer entre les différentes rondes et tours de garde des matons (détourner l'attention de ce fouineur de Bellick) ainsi que de ne pas se faire repérer par les caméras de surveillance ; le tout afin de pouvoir collecter un maximum de renseignements sur les différentes escapades de Scofield dans Fox River. Pour s'agripper un peu partout, il faut repérer les éléments interactifs (peints en jaune) et presser la touche d'action. Un surplus de facilité qui risque de nuire au challenge. En plus de l'infiltration, il est également question de baston. On peut même participer à des tournois dans les sous-sols de la prison pour se faire de l'argent. Avec, il est possible d'obtenir des informations ou des objets utiles pour la suite, mais également de se faire tatouer pour gagner en notoriété et disposer de plus de facilités dans ce monde de brutes en cage.
Les affrontements à mains nues se résument à trois actions : coup faible mais rapide, coup fort mais lent, et garde. Bien évidemment, déclencher sa garde au bon moment permet d'asséner un joli coup de contre-attaque. Un système basique qui permet à tout le monde de profiter d'un gameplay assez simple. Cependant, on note quelques bugs de collision (un poing qui s'enfonce de 10 cm dans un crâne) et quelques incohérences (un coup porté au torse qui fait bouger la tête). Aucune arme à feu ou arme blanche ne sont à signaler. Pour les premières, il s'agit d'une évidence : difficile de transformer le titre en jeu de tir sans entrer en totale contradiction avec l'histoire de la série. Pour les secondes, il s'agit de ne pas cumuler les cadavres, surtout au niveau des rôles clés.
« Le gameplay trop simplifié risque d'aseptiser le titre, et le moteur physique mérite encore qu'on l'améliore »
Dans le jeu de Koch Media, on a aussi affaire à quelques Quick Time Events (actions contextuelles). Une petite combinaison de touches ou un matraquage de bouton, pour achever un adversaire mal en point ou se sortir d'une situation périlleuse. Certaines actions contextuelles devront être réussies sous peine de perdre de façon pure et simple. Un procédé qui permet de varier le gameplay comme dans de nombreux jeux d'action, mais aussi de profiter de la mise en scène propre à la série (mouvements de caméras, musiques, etc.). Un petit « plus » qui profite à l'immersion du joueur. Concernant la difficulté, on dispose de trois niveaux à régler en début de scénario. La rigueur influera sur votre vie (un système de sang à l'écran façon Kane & Lynch), et la complexité des manœuvres en QTE.
Cette présentation permet de déterminer précisément les points forts à venir du jeu, mais aussi les points faibles qu'il faudra améliorer d'ici la sortie du jeu, le 26 mars 2010. Profiter de l'ambiance de la série, du faciès et de la voix des acteurs est un bon point, mais qu'en est-il de la VF et donc des doublages officiels ? Si les anglophobes voient leurs vœux exaucés, devra-t-on se farcir le générique atroce spécifique à la diffusion en France ? Parce que, sincèrement, Faf Larage aurait mieux fait de ne pas avoir le temps... Plus sérieusement, le gameplay trop simplifié risque d'aseptiser le titre, et le moteur graphique mérite encore qu'on l'améliore. En réalité, la seule certitude actuellement c'est la présence de neuf chapitres d'une bonne heure chacun. Avec une durée de vie relativement légère, il faudra que l'expérience de jeu soit réellement mémorable lors de l'évasion virtuelle de Scofield.















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