Pokemon colosseum : Pika, pika !
Il ne fait désormais plus aucun doute que Pokémon a définitivement acquis ses lettres de noblesses au panthéon des jeux de rôle sur consoles portables....

L’union fait la force !
Germant dans un monde post-apocalyptique librement inspiré de Mad Max et des paysages arides de l’Arizona, le mode RPG de Colosseum s’adresse sans aucun doute à un public nettement plus mature et fin prêt à connaître le côté obscur de la force. La cinématique d’introduction nous plonge directement dans le vif du sujet et nous présente un mystérieux jeune homme qui prend son pied en "snatchant" –kidnappant pour les néophytes – les quelques rares Pokémon qui auront réussi à survivre à Rhode, une vaste étendue désertique qui n’est pas sans nous rappeler certains des plus grands films cultes hollywoodiens. Muni de son super-bras mécanique, le taciturne Michaël, accompagné de ses deux plus fidèles acolytes Mentali et Moctali, ne tarde pas à sauver une mystérieuse jeune fille, Emilie. Suivant la tradition des plus grands RPG japonais, ce soft vous permettra donc de contrôler plusieurs personnages à la fois, dont la très attachante Emilie qui, malgré son amnésie, se révèlera être d’une aide particulièrement précieuse pour identifier tous les Pokémon obscurs.


Chasseurs de vilains Pokémon
Ces derniers ont en effet été manipulés génétiquement par ces malfrats de la Team Snatch qui se sont jurés de les transformer en armes massives de destruction contre l’humanité. Comme vous pouvez vous en douter, nos héros ne l’entendront pas de cette oreille et redoubleront de bravoure pour rééduquer tous ceux qui se seront laissés envoûter par le côté obscur de la force et c’est là que vous interviendrez ! Muni de votre "snatcher", il vous faudra affronter les plus redoutables dresseurs pour mieux enrôler leurs meilleures recrues et les retourner contre leur maître. Néanmoins, votre tâche s’annonce particulièrement hardie étant donné qu’il vous faudra percer le mystère de ce Mal inconnu qui ronge l’âme des Pokémon, et ce tout en tentant de purifier leur aura obscure. Pour ce faire, il vous faudra mettre le doigt sur une précieuse relique tapie au plus profond de chaque âme corrompue, seule capable de renverser la vapeur...


Aussi bien, si ce n’est plus !
Réalisé par certains des plus grands noms du jeu de rôle, les développeurs de Genius Sonority pour ne pas les citer – à qui nous devons l’inoubliable Dragon Quest – Pokémon Colosseum se devait de faire aussi bien que les précédents opus, si ce n’est plus, en recréant un univers jusque-là inégalé qui plairait aux joueurs découvrant la saga pour la première fois. Pour parvenir à leurs fins, ils ont donc décidé d’inclure un nouveau mode RPG au cours duquel le joueur va pouvoir attraper nos adorables Pokémon et s’en donner à cœur joie. Comme vous l’aurez sans nul doute compris, le titre propose également un mode Combat et je ne pense pas qu’il soit démesuré de dire que Nintendo propose ainsi deux jeux en un. Et pour cause, il aura fallu près d’un an et quatre mois – et plus de cent quatre-vingts talents – pour animer une nouvelle fois nos créatures préférées sur le petit écran. Ce qui finalement me paraît assez peu quand on connaît un peu ce qui se fait actuellement sur le marché et, surtout, quand je constate du résultat obtenu !


Un jeu dans l’air du temps...
Parfaitement conscients qu’il fallait s’adresser à un public plus adulte, les développeurs ont ainsi fait appel à un célèbre dessinateur de mangas également spécialisé dans les comics américains pour peaufiner leur ouvrage. Des décors inquiétants aux vastes étendues désertiques, en passant par une atmosphère unique à la croisée de la science-fiction et de l’animation, tous les ingrédients sont donc réunis pour dépayser une bonne fois pour toute les plus grands amateurs de RPG. J’en veux pour preuve non seulement le mode Scénario particulièrement inventif et gorgé de rebondissements en tous genres, mais aussi le mode Combat qui bénéficie d’une connectivité quasi inégalée entre le Gamecube et son petit frère, le GameBoy Advance. En multijoueur, si un seul d’entre eux suffit pour contrôler son équipe avec sa manette, les autres participants (quatre tout au plus) pourront montrer de quoi ils sont capables via leur GBA et leur propre cartouche. Comprenez par là que chacun d’entre eux pourra contrôler ses recrues et choisir ses offensives dans la plus grande discrétion. En outre, ce second mode vous permettra d’apprécier encore plus la modélisation ultra-réaliste et l’animation 3D impressionnante des Pokémon. Et, cerise sur le gâteau, vous pourrez également importer vos plus vaillants participants des cartouches Rubis & Saphir et ainsi pulvériser plus facilement tous ceux qui se risqueront à entraver votre ascension...


Conclusion
Certaines mauvaises langues ont déjà clamé haut et fort que Pokémon Colosseum n’était qu’une version améliorée de Pokémon Stadium. Une fois de plus, j’ai préféré faire fi de leur avis avant de me replonger dans le monde merveilleux des Pokémon. Et, croyez-moi, je ne le regrette aucunement ! Certes, l’avancé graphique n’est que relative par rapport à ce qu’on attendait, mais le reste dépasse de loin tout ce que les fans de la première heure auraient pu imaginer. Avec des effets spéciaux encore plus ahurissants, un scénario captivant et digne des plus grandes fictions du moment, plus d’une trentaine d’heures de jeu, une connectivité particulièrement bien pensée et deux modes aussi réussis l’un que l’autre, Pokémon Colosseum brise non seulement les règles du genre, mais parvient aisément à s’imposer comme la nouvelle référence. À bon entendeur, salut !









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