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Test Phantasy Star Online 2 (Playstation Vita, iPhone, Android) : 8/10 sur JeuxVideo.fr



Les +

  • Gratuit !
  • Confort de jeu parfait
  • Aucune obligation de paiement
  • Parfaitement jouable en solo
  • Difficulté parfaitement calibrée

Les -

  • Les phases de dialogues
  • Répétitif, forcément
  • Connexion en ligne obligatoire, forcément
La note de jeuxvideo.fr
8.0
tres bon
La note des internautes
7.3

(18 votes)
Publiée le 29/03/2013 à 10:03, par Daniel

Test import de Phantasy Star Online 2 : Vers le gratuit et au-delà !

Jeu culte du tournant du siècle, Phantasy Star Online fait sa révolution pour exister dans un monde nouveau. La chasse est ouverte.

Autant l'avouer tout de suite, Phantasy Star Online incarne parfaitement la nostalgie du changement de siècle. Ceux qui ont connu les grandes heures du gros jeu en ligne sur Dreamcast vous en parleront encore avec des étoiles dans les yeux. Tuer son premier gros dragon à quatre, c'est des choses qui marquent comme un premier RPG. Les temps étaient différents. Jospin était encore Premier ministre, il y avait le modem téléphonique qui faisait son petit grésillement, le petit VMU plein de sauvegardes mais vidé de toute énergie le faisant supplier à chaque démarrage, tout un rituel qui peut paraître pénible aujourd'hui. Se mettre dans la peau d'un pionnier, c'est essayer de ne rien regretter.

Les Gardiens de la GalaxieRetour au sommaire
Phantasy star online 2
Douze ans plus tard, c'est presque un millénaire qui sépare Online 2 de son aîné. Tout a changé et pourtant tout se ressemble. D'abord, l'histoire, comme pour se dire qu'on en a parlé : une force cosmique menace l'univers. Depuis leurs arches, les aventuriers, multiraciaux et désormais multitâches, vont partir explorer l'univers. En langue courante du XXIème siècle : traverser des zones de combat, buter des monstres, devenir plus fort. Il y a une espèce de trame, des missions qui comptent plus que les autres, mais ce n'est que pur hasard si l'on s'y attache. À la rigueur, c'est même en trop, des séquences (parlées ! On apprécie l'effort) venant couper l'action et l'exploration.

Mais dans ses grandes lignes, Phantasy Star Online reste un cousin nippon et S.F de Diablo, le clic de souris remplacé par le bouton de la manette, une mécanique aussi simple que millimétrée. Quand j'ai rencontré Yûji Naka, le créateur de Sonic et de PSO, lors d'une présentation privée du tout premier Phantasy Star Online, il avait fermement nié toute ressemblance avec Diablo. Pourtant, son bébé, qui grandit désormais sans lui que ce soit sur PC et PS Vita, n'a jamais autant ressemblé à un archétype de hack'n'slash. Explorer, tuer, looter.

Phantasy Star Online 2
Les puristes diront que le contrôle est meilleur sur PC parce que c'est la « Main Plateform » comme ils disent. Ne les croyez pas, avec PSO2 sur Vita, on peut jouer partout, du canapé jusqu'aux toilettes, pourvu qu'il y ait du réseau, obligatoire en l'occurrence. Qu'on soit Ranger, Hunter, Force ou les classes avancées, on pourra désormais faire de grands bonds avec l'expérience, ouvrant la voie aux aerials combos et à des techniques de combats plus élaborées ; l'héritage direct de Phantasy Star Zero et Phantasy Star Portable 2. Enfin, les tireurs d'élite et les magiciens pourront bénéficier d'une vue FPS, à la première personne, soit l'illusion de s'amuser différemment au même jeu. Personnellement, Hunter correspond beaucoup plus à mon style peu subtil. Mais même le bourrinage est customisable au travers de palettes et des techniques à débloquer. Subtil dans sa mise en forme, il n'y a guère que les grosses paluches qui n'apprécieront pas les objets à actionner par écran tactile, une idée pourtant géniale.

Certes, Monster Hunter est passé par là, il y a eu plein de petites accommodations pour rendre le multi bien plus agréable. Les différentes classes, désormais changeables en cours de route, l'arborescence de capacités bien pensées, les PNJ en location, c'est du design aux petits oignons. Il n'y a guère que les grosses paluches qui n'apprécieront pas les objets à actionner par écran tactile, une idée pourtant géniale. Les réseaux ont eu le temps de s'améliorer en douze ans, sans compter l'apparition de la 3G, PSO2 a été développé en tenant compte de ces nouveaux facteurs. Attention, connexion internet permanente et interdiction d'appuyer sur le bouton « Home ».

Gratuit pour tousRetour au sommaire
Phantasy Star Online 2
Mais Sega ose ce que les autres, Nintendo & Capcom en tête, hésitent encore à faire, trop embourbés à imaginer des DLC. Qu'on se le dise, sur PC comme sur PS Vita, Phantasy Star 2 Online est gratuit. Le modèle "Freemium" est encore assez nouveau dans le monde des consoles, suffisamment pour mettre les développeurs dans l'embarras. Ils n'ont pas encore accepté de brader leur bébé sans avoir la garantie de se refaire sur de coûteux et inutiles accessoires. Parfois, on découpe à la serpe des éléments importants de gameplay, en toute malhonnêteté, histoire d'être sûr que le public raque. Ce ne sont pas des "Freemium" et je préfère les appeler des "Freevil". Mais Sega, 'même pas peur : Phantasy Star Online 2 est à cet égard d'une honnêteté dont devrait s'inspirer plus de concepteurs et d'hommes politiques.

On peut complètement ramper dans ses donjons du futur sans avoir à sortir sa CB. À la rigueur, si l'on n'est pas prévenu, malgré les inserts publicitaires pendant les chargements, on pourrait presque ne pas s'en rendre compte. Payer, c'est avoir à sa disposition une chambre à soi, comme dans Monster Hunter ou Animal Crossing. Il y a aussi des avantages sympathiques comme des bonus d'expérience, plus de place dans son coffre perso et puis des zones premium sur les serveurs quand il y a surcharge, quelque chose qui arrivait souvent à la mise en service de la version Vita. On ne peut tout simplement pas créer un deuxième personnage sur un autre serveur sans payer, sans doute par principe. Ce modèle économique devrait être conservé tel que, lors de sa sortie occidentale. Mais Phantasy Star Online 2 est si bien goupillé, si agréable à explorer, qu'on se dit que ces gars méritent de l'argent. À ce point.

Bande-annonce #9 - La version PS Vita (JP)


Une "aventure infinie"Retour au sommaire
Phantasy Star Online 2
A défaut de notice classique, le site internet de PSO2 rappelle qu'il s'agit là d'une « aventure infinie » à la durée de vie illimitée. C'est le genre d'argument qu'on entend régulièrement à propos des Dungeon-RPG, de ces hack'n slash et de ses aventures aux cavernes générées aléatoirement. Sonic Team et Sega ont décidé ce coup-ci de se la jouer participatif : à quasiment toutes les connexions apparaissent des missions "urgentes" à la difficulté modulable, des évènements limités dans le temps. Pour compléter son offre, Sega a prévu de sortir dans l'année une version smartphone iOS & Android compatible avec les versions Vita et PC qui partagent déjà le même réseau. Bien entendu, il s'agira de missions simplifiées pour écran tactile où l'on pourra faire progresser son personnage. Tant mieux, faire de l'expérience prend un temps fou.

Mais plonger dans Phantasy Star Online 2, c'est aussi ignorer le temps. Regarder son Mag (le drone du monde de PSO qui nous suit) grossir en l'alimentant comme un animal de compagnie, préparer des cases de bédés comme phrase de dialogue pour faire rigoler ses amis, essayer d'atteindre les objectifs fixés par les quêtes, on a déjà tous fait ça. Mais PSO, c'est un flow presque hypnotique, une mécanique de combat simple et assez précise. On pouvait croire que sa simple gratuité servirait à convaincre le public (qui répond présent) mais PSO2 est un trip très différent de Monster Hunter, beaucoup plus progressif dans sa montée en difficulté, basé sur un mélange d'exploration et de convivialité, qui renvoie God Eater et Ragnarok Odyssey au rang de passe-temps.

Phantasy Star Online 2
D'accord, il n'a pas tant évolué dans l'absolu, il propose toujours un peu le même bestiaire balaise... Ce n'est peut-être pas parfait, c'est surement très répétitif, mais parfois, au hasard d'une aire de jeu, on finit par triompher d'un énorme boss, en faisant équipe avec ses potes, à quatre ou à douze en multi-équipe car on est rarement seul. À ce moment là précis, on touche au nirvana.

A cause d'internet et de sa nostalgie immédiate, on avait presque oublié ce que représente la joie des retrouvailles. On se demande parfois, au détour des coursives mesmérisantes de Phantasy Star Online 2 épurées comme dans le plus intemporel des films de science-fiction, pourquoi on s'était perdu de vue en premier lieu. Alors à tous ceux qui pensent que ce n'est plus de leur âge, à tous ceux qui pensent avoir perdu leur allégresse sur des navires de conquêtes spatiales, ils se trompent. Plus d'une décennie plus tard, avec son modèle économique simili-gratuit d'une honnêteté bluffante, Phantasy Star Online réussit une nouvelle fois de nous proposer celle d'un futur un peu moins étouffant. Ni remord ni regret.

gif : petite Flèche orange
Test réalisé à partir d'une version import japonaise.

Phantasy Star Online 2
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