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Test Papo & Yo (PC) : 7/10 sur JeuxVideo.fr



Sortie le 18 Avril 2013 , PC Sortie le 15 Août 2012 , Plus de tests sur PS3

Les +

  • Dépaysant et touchant
  • Un thème encore jamais abordé en jeu
  • Musiques divines
  • De bonnes idées
  • Un bon lot d'options sur PC
  • Avancée sans prise de tête

Les -

  • Contrôles un peu rigides
  • Perfectible techniquement
  • Court
  • Gameplay simple et linéaire qui ne plaira pas à tous
La note de jeuxvideo.fr
7.0
bon
La note des internautes
7.9

(10 votes)
Publiée le 04/06/2013 à 14:06, par Damien

Test de Papo & Yo : monstrueusement bon ?

Si la horde de suites de jeux et autres portages vous font perdre la foi, lancez donc Papo & Yo, un titre modeste, simple mais touchant et riche en bonnes idées.

Un peu moins d'un an après sa sortie sur le PSN, le titre du jeune studio indépendant Minority débarque sur PC. L'occasion pour nous de vous livrer notre avis sur ce titre atypique et touchant.

Mon Papo à moi est un... MonstreRetour au sommaire
Papo & Yo
Papo & Yo, c'est l'aventure - solo - à la fois féérique et dramatique d'un enfant, Quico, qui imagine nombre d'éléments magiques (comme des maisons qui marchent / volent ou des robots qui parlent) afin de mieux oublier une terrible réalité.

Cette dernière est directement inspirée de la jeunesse du co-fondateur du studio, Vander Caballero (un ancien de chez EA) qui a vu dans Papo & Yo un moyen de traiter de manière ludique un sujet jamais exploité à notre connaissance : la relation d'un enfant avec un parent alcoolique et l'isolement que cela génère pour la victime, sans omettre la maltraitance liée.

Papo & Yo
Métaphore oblige, l'alcool est ici remplacé par des grenouilles vertes dont raffole Monstre - transposition imaginaire du père du héros -, au demeurant plutôt attendrissant car nonchalant et pataud. Une fois ingérés, les batraciens mettent le colosse qui accompagne Quico dans une rage incontrôlable... Et à ce moment-là, mieux vaut ne pas être sur son chemin.

En pratique, cela se traduit par une quête initiatique, qui alterne moments calmes et passages oppressants, dans laquelle le garçon va devoir progressivement faire face à la réalité pour s'émanciper en tant qu'individu.

Quelques phases de gameplay en vidéo maison



Dès les premiers instants de jeu, on perçoit un gameplay assez simple, voire intrinsèquement pauvre, et aisé - malgré quelques petits passages un peu délicats - : peu d’actions différentes, contrôle du héros plutôt rigide, interactions limitées avec les autres personnages, aucun Game Over, etc. Mais on constate aussi que le jeu mêle habilement plateforme et réflexion, en nous demandant souvent un peu d'observation, de jugeote et parfois de dextérité sans non plus nous bloquer (des cartons d'aide facultatifs donnant régulièrement des indices sur les énigmes).

Papo & Yo
L'intérêt réside donc plus dans les sensations procurées par le parcours, certes assez linéaire et court (3-4h de jeu pour finir la première fois) mais globalement intéressant de bout en bout et source de dépaysement, que dans la richesse de ses possibilités d'actions. Truffé de bonnes idées de game design qui réveilleront notre âme d'enfant (on est tenté de refaire certaines missions / énigmes simplement parce qu'elles sont « cool » ; celles avec les maisons qui forment des chemins par exemple), le titre est aussi riche en émotions notamment sur la fin de parcours et arrive même à être une source d'émerveillement pour les yeux et les oreilles par moments.

Mieux, il faudra nécessairement revenir dans le jeu pour dénicher les 25 couvre-chefs dissimulés - parfois très malicieusement - dans les niveaux. Un petit bonus sympathique qui encourage à relancer l'épopée ou, tout du moins, gratifie le retour du joueur dans cette expérience touchante et rafraîchissante. À noter que chaque groupe de missions est accessible indépendamment des autres dans le menu principal, une fois celui-ci terminé.

Non, les AA ne sont pas forcément drôlesRetour au sommaire
Papo & Yo
Pour autant, le bébé de Minority est loin d'être une killer-app, même si la version PC s'en sort mieux que celle sur PS3 (ralentissements effacés pour peu que l'on ait une machine suffisante bien sûr, plus d'effets graphiques possibles et large choix d'options - y compris le multi-écrans -) et que le jeu tourne sous Unreal Engine : certaines textures paraissent par exemple vraiment pauvres / grossières et les zones sont assez cloisonnées et vides. En contrepartie, Papo & Yo peut tourner sur un panel de machines assez large (cf. nos plateformes de test énoncées en fin d'article).

Mais là n'est vraiment pas le plus important, d'autant qu'il s'agit d'un projet indépendant, car si les limites techniques demeurent indéniables, la réalisation reste assez satisfaisante voire éblouissante par moment. Citons un level design souvent inventif, des décors dépaysants (inspirés dans l'ensemble des bidons-villes d'Amérique du Sud), des choix colorés globalement judicieux, quelques jolis effets de lumière et des musiques absolument divines rendant l'acquisition de la B.O. quasi obligatoire pour les mélomanes (une version du jeu comprend cette dernière par ailleurs, pour quelques euros de plus)

Papo & Yo
Signalons enfin que si le titre peut se contrôler avec le combo clavier / souris, il est tout à fait possible et même recommandé d'y jouer avec une manette de jeu (notre test avec la manette Xbox 360 officielle s'étant avéré tout à fait concluant). Précisons également que Papo & Yo est intégralement traduit en français, ce qui constitue toujours un petit plus notable pour ceux qui ne sont pas à l'aise avec la langue de Shakespeare.

Même s'il n'est ni un grand jeu de plateforme ni un grand jeu d'énigmes et malgré quelques tares (court, quelques imprécisions au niveau des sauts...), Papo & Yo est typiquement le genre de titres rafraîchissants - comme Journey et d'autres - où le tout est supérieur à la somme des parties. Il montre que l'on peut offrir une expérience mémorable avec des concepts de gameplay simples mais efficaces et une patte artistique globalement inspirée. Un régal pour ceux qui adhéreront à son univers emprunt de sensibilité, moyennant un coût modéré de surcroît (une dizaine d'euros, en fonction des plateformes de téléchargement et de si l'on prend la B.O. en même temps ou pas).

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Test réalisé principalement sur une machine à base de Core i7 3,4 Ghz, 8 Go de RAM, GeForce GTX 580. Le jeu demeure fonctionnel sur une plateforme plus modeste à base de Core 2 cadencé à 2,13 Ghz, 4 Go de RAM et GeForce 8800 GTS et même sur un ordinateur portable tournant avec un Core 2 Duo 1,6 Ghz, 2 Go de RAM et GeForce 8700 M (sans mettre toutes les options graphiques à fond, évidemment).
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