Test d'Omerta - City Of Gangsters : un coup pour rien ?
SOMMAIRE
Surfant sur le succès de Tropico, Haemimont Games tente d'exporter sa recette à la période de la Prohibition en ajoutant une dimension tactique.
Conçu par les Bulgares d'Haemimont Games, Omerta : City Of Gangsters n'est pas sans rappeler le précédent titre du studio, Tropico, mais en réalité c'est plutôt à l'ancien Gang Land qu'il nous fait penser. Prohibition, criminels et guerre des gangs sont effectivement au menu de ce jeu de gestion / stratégie nous invitant à découvrir les charmes d'Atlantic City, la « perle » du New Jersey.
Suite aux pressions de multiples ligues de tempérance à travers le pays, les États-Unis votèrent le XVIIIe amendement de leur constitution en 1919. Les quatorze années qui suivirent furent marquées par ce que l'on appelle la Prohibition et c'est ce cadre historique qu'a choisi Haemimont Games pour faire suite à Tropico. Dehors donc les bananes, les barbus infidèles et bienvenue aux alambics et autres tommy guns. Le studio bulgare s'est focalisé sur Atlantic City, ville de la débauche et principal point d'entrée des marchandises illicites à destination de New York.
Après une introduction un brin simpliste, mais malgré tout joliment faite, le jeu nous propose de créer un personnage, notre alter ego mafieux qui nous accompagnera tout au long de la campagne. En répondant à quelques questions sur le passé de cet individu, on peut faire varier ses caractéristiques de base (muscles, ruse, intelligence, cran...) et un didacticiel ne tarde d'ailleurs pas à pointer le bout de son nez pour nous permettre de mieux comprendre les tenants et les aboutissants d'un jeu qui doit mélanger gestion et combats tactiques.
Ces hommes de main sont à choisir dans une liste qui se complète à mesure que la campagne avance : certains sont adeptes de la force brute, d'autres font travailler leur cervelle pour réaliser les missions rapidement... Le choix se fait bien sûr en fonction de nos objectifs. Au fur et à mesure de leurs actions, ces compagnons gagnent aussi en expérience pour débloquer quelques compétences et ainsi utiliser plus efficacement les différents équipements (batte de baseball, poing américain, pistolets, mitrailleuse...) que l'on est amené à leur confier.
Chaque mission de la campagne a un objectif relativement précis, mais dans les faits, on fait toujours un peu la même chose pour y parvenir. Omerta est un jeu de gestion / stratégie et en ce sens, il nous impose de récolter des ressources (bière, alcool, armes à feu) pour ensuite engranger de l'argent qui permettra de générer plus de ressources (au travers de divers bâtiments) pour obtenir encore plus d'argent... et ainsi de suite ! Un tel schéma passe par l'élaboration d'un « plan » puisque des bâtiments offrent des bonus pour certains types d'actions.
Mais le gros morceau du jeu, ce qui le différencie d'un Tropico, c'est la baston. Alors qu'ils ne manquent évidemment pas de survenir, Prohibition oblige, les combats sont gérés via une interface tactique. En haut de l'écran, une barre résume l'ordre du tour qui dépend de la vitesse de chaque personnage, des nôtres comme des adversaires. Il est alors possible de se mouvoir et/ou d'agir selon les points de mouvement / d'action dont on dispose. Ces points sont fonction de chaque personne, il convient donc de bien peser le pour et le contre de chaque geste.
Cette absence de difficulté, de défi se ressent aussi sur toute la campagne où l'on progresse sans rencontrer de vrai obstacle. On se dit alors qu'une fois terminée, elle ouvre la voie à un mode bac à sable plus évolué. Las, c'est encore pire ici ! Les cartes sont minuscules et ces parties se plient en un rien de temps sans la moindre adversité. Enfin, le mode multijoueur est à peu près du même acabit alors qu'il supprime tout simplement la partie gestion pour nous proposer des combats à la XCOM : Enemy Unknown... sans le dixième de leur intérêt.
Test PC réalisé sur une machine à base de Core i7 3,6 GHz, 6 Go de mémoire vive et GeForce GTX 680. Le jeu semble à son aise à partir d'un processeur double-cœur 3 GHz, épaulé par 2 Go de mémoire vive et une GeForce 9800 GTX.



« Tommy gun, you ain't happy less you got one »Retour au sommaire

Après une introduction un brin simpliste, mais malgré tout joliment faite, le jeu nous propose de créer un personnage, notre alter ego mafieux qui nous accompagnera tout au long de la campagne. En répondant à quelques questions sur le passé de cet individu, on peut faire varier ses caractéristiques de base (muscles, ruse, intelligence, cran...) et un didacticiel ne tarde d'ailleurs pas à pointer le bout de son nez pour nous permettre de mieux comprendre les tenants et les aboutissants d'un jeu qui doit mélanger gestion et combats tactiques.
Hommes de main pour sale boulotRetour au sommaire
Le didacticiel en question fait office de première mission de la campagne. On apprend à acheter des bâtiments, à mettre en place nos commerces, mais aussi à racketter les autres et à faire pression sur les célébrités / politiciens locaux. D'autres bâtiments sont l'occasion de recueillir des informations alors qu'il est aussi possible de soudoyer la police et de cambrioler les derniers établissements de la ville. Toutes ces actions prennent place sur la carte stratégique et nécessitent des hommes de main alors que, bien sûr, nos effectifs sont limités en début de partie.
Gestion simplisteRetour au sommaire

Mais le gros morceau du jeu, ce qui le différencie d'un Tropico, c'est la baston. Alors qu'ils ne manquent évidemment pas de survenir, Prohibition oblige, les combats sont gérés via une interface tactique. En haut de l'écran, une barre résume l'ordre du tour qui dépend de la vitesse de chaque personnage, des nôtres comme des adversaires. Il est alors possible de se mouvoir et/ou d'agir selon les points de mouvement / d'action dont on dispose. Ces points sont fonction de chaque personne, il convient donc de bien peser le pour et le contre de chaque geste.
La taca taca tac tac tiqu' du mafieux...Retour au sommaire
Hélas, mille fois hélas, la dimension tactique de ces combats est en réalité minimale et le rentre-dedans prend vite le dessus. Le système de couverture est très moyen et l'intelligence artificielle largement à côté de la plaque. Même au niveau de difficulté maximal, on se limite souvent à employer la même technique et à ne par exemple jamais utiliser le combat au corps à corps. De fait, malgré la variété des décors, on procède toujours de manière identique et on s'ennuie ferme... en dehors des combats contre les Fédéraux ou le grand final, plus durs que la moyenne.
ConclusionRetour au sommaire
Nous sommes un peu durs avec Omerta : City Of Gangsters, mais ce test est à la mesure de notre déception. La Prohibition était un sujet en or pour concevoir un jeu mêlant gestion et combats tactiques. Hélas, par peur d'effrayer les joueurs ou par manque d'ambition, Haemimont Games n'a fait qu'effleurer son sujet. On se retrouve avec un concept bancal, sans réel défi et truffé de petites erreurs de conception. Pour autant, la réalisation est honnête, la bande-son jazzy très réussie et l'ambiance plutôt bien rendue. Un titre auquel nous donnons la moyenne, mais que nous réservons à ceux qui cherchent un titre simple pour passer le temps.Test PC réalisé sur une machine à base de Core i7 3,6 GHz, 6 Go de mémoire vive et GeForce GTX 680. Le jeu semble à son aise à partir d'un processeur double-cœur 3 GHz, épaulé par 2 Go de mémoire vive et une GeForce 9800 GTX.



![]() |
![]() |
Jeuxvideo.fr est aussi sur Youtube
et Dailymotion.
Rejoignez-nous sur nos chaines !







( les afficher maintenant )