Test de Okami HD : un chef d'œuvre, en mieux
SOMMAIRE
Okami revient avec une version HD qui sublime ses remarquables ingrédients de base grâce à un lifting respectueux et à une maniabilité étoffée.
Sorti en 2006, Okami est l’œuvre phare du studio Clover, aujourd'hui disparu. Malgré des chiffres de ventes clairement décevants, Capcom et Hexa Drive (auteur de REZ HD) nous proposent désormais un portage sur PS3 avec l'ambition d'offrir la version la plus aboutie qui soit. Pari tenu ?
On ne le répétera jamais assez, Okami a été l'une des plus grandes "injustices vidéoludiques" de la décennie (aux côtés de Beyond Good & Evil) puisque le titre n'a pas eu le succès commercial espéré - y compris au Japon - malgré d'éblouissantes qualités et des critiques unanimement positives. Conscient du potentiel de son bébé, Capcom l'a ressorti sur Wii (en 2008) afin de surfer sur la vague des ventes impressionnantes de la console et profiter aussi de sa détection de mouvement. Une version tout à fait valable, bien qu'un brin perfectible au niveau maniabilité et pas en HD, qui n'a pas non plus brillé dans les charts.
Du coup, l'éditeur débarque sur PS3 par la petite porte, avec un jeu uniquement disponible sur le PSN au prix de 19,99 €... Et force est de constater qu'il a très bien fait. Car si le contenu du jeu n'a pas vraiment évolué, l'enrobage et la maniabilité ont eu droit à une petite cure de jeunesse bienvenue. Si nous ne reviendrons pas sur tous les ingrédients du savoureux mets de feu Clover (détaillés dans notre Vidéo-Test de la version PS2), rappelons qu'il s'agit d'un jeu d'action / aventure mâtiné d'éléments de RPG et de quelques puzzles. Il nous invite dans un univers atypique baigné dans le folklore japonais, où l'on contrôle un loup divin nommé Amaterasu. Accompagné dusurexcité minuscule Issun, il devra notamment mettre fin aux agissements néfastes du dragon Orochi mettant tout le pays en péril. Voilà pour le pitch dans ta potche.
On apprécie aussi le net raccourcissement des temps de chargement (trop courts pour permettre à Hexa Drive de garder les minijeux dédiés d'ailleurs) qui limite les coupures dans la progression. Tous ces petits ajustements font que cet Okami HD est indiscutablement LA version la plus agréable à regarder et à pratiquer, même si certaines textures (au sol notamment) nous rappellent qu'il s'agit d'un jeu PS2 à la base et apparaissent parfois un peu tardivement. Par ailleurs, le rendu cel-shading (sans doute l'une des meilleures solutions contre le vieillissement ; tremble L'Oréal !) permet à Okami de rester attractif auprès des non-nostalgiques en offrant, malgré son âge, quelques moments de pure contemplation.
Précisons en outre que deux options s'offrent à nous : le combo PS Move / DualShock, pas hyper confortable mais moins onéreux et donnant potentiellement accès à toutes les touches, et le mariage PS Move / Navigation controller, nettement plus gai sympa mais occultant la gestion manuelle de la caméra. On laissera alors la caméra automatique faire son boulot ou, au pire, on filoutera en changeant l'angle de vue via le mode « Dessin au pinceau ». Rien de rédhibitoire donc.
Pour le reste, c'est le statu quo, mis à part l'ajout de 51 trophées venant récompenser nos agissements. On ne trouve ainsi aucun bonus de plus que ceux de l'opus PS2, mais il faut dire que le jeu pèse déjà pas moins de 6 Go et dispose d'un contenu en béton armé pouvant tenir en haleine durant 30 à 55h environ.
Et n'oublions pas ses qualités intrinsèques, toujours très appréciables malgré le poids des années. À savoir : un level design de haute volée (avec des zones intelligemment construites et variées), une patte esthétique éblouissante / culottée, des musiques fabuleuses, des dialogues fins souvent emprunts d’un humour percutant, un scénario dépaysant qui recèle de rebondissements bien sentis, ou encore une dimension éducative qui fait que l'on intègre un bon lot d'éléments culturels nippons tout en s'amusant.
Okami, c’est aussi un gameplay d’une profondeur et d’une richesse impressionnantes, avec des mécaniques qui fonctionnent encore à merveille comme les 13 techniques de pinceau (découpe, apparition du jour ou de la nuit, bombe, vent, électricité, etc.) confiées progressivement par les divinités rencontrées. Alliées aux techniques de combat et à la possibilité de creuser dans le sol, ces dernières nous délivrent des sensations jouissives de montée en puissance et offrent une interactivité très appréciable avec les décors ainsi que des combats aussi fun qu'intenses. Le tout avec une cohérence impressionnante : les phases d'exploration, de plateforme, d'énigmes et de bataille s'enchaînant avec une fluidité proche de la perfection. À croire qu’une perle comme Okami reste toujours aussi précieuse malgré vents et marées, surtout après que l’on ait rajouté une couche de nacre supplémentaire pour la sublimer.
Le jeu maudit est de retourRetour au sommaire

Du coup, l'éditeur débarque sur PS3 par la petite porte, avec un jeu uniquement disponible sur le PSN au prix de 19,99 €... Et force est de constater qu'il a très bien fait. Car si le contenu du jeu n'a pas vraiment évolué, l'enrobage et la maniabilité ont eu droit à une petite cure de jeunesse bienvenue. Si nous ne reviendrons pas sur tous les ingrédients du savoureux mets de feu Clover (détaillés dans notre Vidéo-Test de la version PS2), rappelons qu'il s'agit d'un jeu d'action / aventure mâtiné d'éléments de RPG et de quelques puzzles. Il nous invite dans un univers atypique baigné dans le folklore japonais, où l'on contrôle un loup divin nommé Amaterasu. Accompagné du
SVP, HD moi !Retour au sommaire
Passons désormais aux nouveautés et améliorations de cet opus (c'est ce que vous attendiez, n'est-ce pas ?). Au niveau visuel, on constate tout d'abord que le changement de résolution - jeu désormais en 1080p - n'est pas que marketing et offre un confort accru grâce à une meilleure lisibilité de l'action. Adieu l'aliasing, les quelques ralentissements ou le flou sur TV HD et bonjour au format 16/9, aux éléments de décor plus nettes / lisses, aux couleurs resplendissantes et à une fluidité irréprochable à 60 images par seconde. Notons également le retour du filtre pictural (réglable sur trois niveaux de "visibilité") qui avait disparu sur Wii.
Chérie, Okami la manette ?Retour au sommaire
Au niveau maniabilité, Capcom a eu la bonne idée de nous donner le choix entre la manette Sixaxis / DualShock et le PS Move. La première solution copie strictement les commandes sur PS2 et se révèle évidemment viable. La seconde imite l'expérience sur Wii, en version améliorée cela dit. En effet, on note une précision accrue rendant le gameplay au Move (principalement les dessins au Pinceau Céleste) agréable et un brin plus intuitif qu'à la manette. De quoi ressortir ses accessoires qui prenaient la poussière.
Pour le reste, c'est le statu quo, mis à part l'ajout de 51 trophées venant récompenser nos agissements. On ne trouve ainsi aucun bonus de plus que ceux de l'opus PS2, mais il faut dire que le jeu pèse déjà pas moins de 6 Go et dispose d'un contenu en béton armé pouvant tenir en haleine durant 30 à 55h environ.
Gameplay divin et résistant au tempsRetour au sommaire

Okami, c’est aussi un gameplay d’une profondeur et d’une richesse impressionnantes, avec des mécaniques qui fonctionnent encore à merveille comme les 13 techniques de pinceau (découpe, apparition du jour ou de la nuit, bombe, vent, électricité, etc.) confiées progressivement par les divinités rencontrées. Alliées aux techniques de combat et à la possibilité de creuser dans le sol, ces dernières nous délivrent des sensations jouissives de montée en puissance et offrent une interactivité très appréciable avec les décors ainsi que des combats aussi fun qu'intenses. Le tout avec une cohérence impressionnante : les phases d'exploration, de plateforme, d'énigmes et de bataille s'enchaînant avec une fluidité proche de la perfection. À croire qu’une perle comme Okami reste toujours aussi précieuse malgré vents et marées, surtout après que l’on ait rajouté une couche de nacre supplémentaire pour la sublimer.
ConclusionRetour au sommaire
Avec Okami HD, le PlayStation Store s’offre un véritable bijou sublimé par quelques ajouts et un lifting judicieux qui gomment la plupart des petites lacunes du jeu original. Du fait de ses immenses qualités artistiques et ludiques, qui restent éblouissantes malgré les années, le titre est à conseiller sans réserve à tout joueur ne s’y étant pas encore adonné (un minimum intéressé par la culture nippone évidemment). Et si ce portage ne propose que peu de nouveautés aux nostalgiques, le rendant ainsi moins légitime que pour les nouveaux venus, ces derniers pourront se satisfaire en cas d'achat d’une version correctement adaptée aux standards des TV actuelles ainsi qu’aux deux types de contrôleurs de la PS3.
![]() |
![]() |
Jeuxvideo.fr est aussi sur Youtube
et Dailymotion.
Rejoignez-nous sur nos chaines !





( les afficher maintenant )