Test d'OIO The Game sur PC : un vent de fraicheur souffle sur la plateforme
Petite perle esthétique et ludique, OIO The Game est un nouveau jeu indépendant de qualité sur PC.
OIO The Game est la première œuvre commerciale des valenciennois d’Uncanny Games, un studio fondé par d’anciens étudiants multi-récompensés pour leur prototype de fin d’études à Supinfogame. Du travail de recherche à la réalité du marché, ces six passionnés n’ont pas flanché et nous gratifient d’un jeu de plateforme aussi magnifique qu’ingénieux.
Bon, inutile de tourner autour du pot : la grande force d’OIO vient évidemment de son esthétique. Techniquement au point avec son scrolling 2D dans des décors tout en profondeur, c’est vraiment sa direction artistique qui fait la différence. Couleurs et matières rivalisent de variété et d’audace pour un résultat franchement magnifique, qui plus est parfaitement animé et superbement mis en valeur par une architecture des niveaux généreuse visuellement, en plus d’une mise en scène sobre mais toujours adéquate (zoom ou dé-zoom de la caméra, ombres chinoises, superpositions d'éléments…).
Loin de se contenter d’un beau jeu débile, Uncanny se permet de donner un peu de fraicheur au genre plateforme en ajoutant un peu de réflexion à la succession de plateaux proposée par OIO. Le héros du jeu, seul rescapé d’une étrange malédiction qui a vraisemblablement pétrifié ses congénères, dispose en effet de deux types de graines lui permettant d’interagir avec le décor. L’une vous permet, une fois lancée sur une zone fertile (de couleur verte), de faire pousser un tronc – tout aussi fertile – sur lequel il pourra s’appuyer pour progresser.
Jusqu’à trois troncs peuvent être créés en même temps, séparément ou les uns sur les autres, le second type de graine servant à supprimer les éventuels bouts d’arbres gênants. La mécanique est assez simple – intégrée en deux secondes par le joueur – mais permet tout un tas de possibilités, les développeurs ne s’étant pas privés de nous compliquer la vie. OIO The Game n’est jamais aussi bon que lorsqu’il mélange intelligemment ces deux mécaniques, la plateforme et la réflexion, offrant quelques passages intenses pour un titre globalement assez calme niveau ambiance.
L’OST électro, qui rappelle les créations les plus sages d'un Chris Clark, s’invite occasionnellement dans ces moments de pure magie comme dans l’excellent niveau 8, où chaque élément joue à merveille sa partition (plateforme, réflexion, ambiance, musique, design). Tout le jeu n’est peut-être pas de cette qualité, l’aventure réelle – avec timings serrés et plateformes qui s’effondrent – ne commençant qu’à partir de ce stage 8, mais il n’empêche que l’expérience générale est excellente, quoiqu’un peu courte quand même. M’enfin, les huit euros demandés pour ces trois heures de jeu (plus pour chopper tous les éléments à collecter) ne seront pas volés, et c’est bien là le principal.
NB : le jeu est disponible à l'achat chez GamersGate, Impulse et Desura. Une démo peut être téléchargée sur le site officiel du jeu.






L'arbre qui cache la forêtRetour au sommaire


Symbiose réflexion plateformeRetour au sommaire


ConclusionRetour au sommaire
Cette incursion respectueuse d'un petit studio français dans un genre battu et rebattu fleure bon la passion et l'humilité. Magnifique à regarder et intéressant à jouer, OIO The Game mérite l'attention de tous les joueurs PC et Mac qui respectent un tant soit peu le média jeu vidéo. Un poil moins ambitieux qu'un Blocks That Matter, le titre d'Uncanny laisse comme ce dernier présager d'un avenir radieux pour la scène indé française... en espérant que le succès d'OIO lui permette de voir encore plus loin.NB : le jeu est disponible à l'achat chez GamersGate, Impulse et Desura. Une démo peut être téléchargée sur le site officiel du jeu.






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