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Test Never Alone (PS4, Xbox One) : 7/10 sur JeuxVideo.fr



Sortie le 27 Novembre 2014 , PS4 Sortie le 19 Novembre 2014 , Xbox One , Sortie Automne 2014 sur PC

Les +

  • Ambiance
  • La partie documentaire
  • Très cool à deux
  • Assez joli
  • Traduction française

Les -

  • Imprécision / lourdeur
  • Pathfinding perfectible
  • Finition aléatoire
  • Très court
La note de jeuxvideo.fr
7.0
bon
La note des internautes
7.4

(5 votes)
Publiée le 19/11/2014 à 16:11, par Maxence

Test de Never Alone : et au milieu coule une légende

Moitié jeu, moitié documentaire, Never Alone étonne et séduit par son ambiance particulière.

On le voyait venir, Never Alone, avec sa petite frimousse de plateformer indé sous Unity et son renard des neiges tout mignon. A l’inverse de Limbo et son clair-obscur inquiétant, les tons sont ici bien souvent d’un blanc immaculé, évidemment guère plus rassurants. Mais si le jeu de Playdead nous a également convaincu grâce à ses puzzles sadiques drapés d’un certain flegme, celui de Upper One Games doit faire ses preuves ludiques. Et ça, c’est une autre histoire.

Tu nous entends le blizzard ?Retour au sommaire
Never Alone
Fuyant son village ravagé par une présence impalpable, Nuna rencontre le bien-nommé Fox, un compagnon d’infortune avec qui elle nouera rapidement des liens. Il faut dire que fuir un ours polaire affamé a de quoi réchauffer les cœurs solitaires, surtout en pleine toundra arctique. Les deux compères affronteront, le temps d’une paire d’heures, un tas de situations désespérées que seule leur collaboration ténue et appliquée saura braver. Seul, en switchant de l’enfant au renard, ou à deux en local, on pourra donc fuir la faune agressive et lutter contre la flore sauvage : Nuna peut pousser les caisses et grimper aux échelles, Fox saute plus loin et peut rebondir sur les murs, tout en interagissant avec les esprits sauvages qui garnissent l’univers du jeu.

Never Alone
Avec ce postulat ludique de départ, Never Alone n’a pas grand-chose d’original à proposer de prime abord. L’action devient certes un peu plus variée quand la petite s’empare de bolas, lui permettant par exemple de détruire des pains de glace, mais jamais le joueur ne se confrontera à de très originales situations de jeu. Le rythme est souvent posé, parfois enlevé lors des quelques courses-poursuites jalonnant la progression, mais le parcours reste d’une simplicité quasi enfantine d’un bout à l’autre de l'aventure.

Gameplay



Cela aurait pu être un problème si l’intérêt du jeu n’avait été ailleurs. La valeur ajoutée, Never Alone la tient dans son approche documentaire : le voyage de Nuna calque une légende Iñupiat, de ce peuple Inuit d’Alaska dont l’animisme fervent rythme le style de vie depuis des générations. La peur des aurores boréales, assimilées à des enfants morts venus « jouer au foot avec la tête des enfants vivants », l’importance de la musique, le respect de la bête chassée pour se nourrir et se vêtir, la diligence du dieu météo : les thématiques sont variées et pertinemment mises en scène, comme autant d’obstacles physiques et philosophiques à traverser par notre frêle duo, dont la connivence magnétique surprend.

A tale of two soulsRetour au sommaire
Never Alone
Les velléités documentaristes du studio, fondé et financé par une association de promotion des peuples inuits d’Alaska, ne s’arrêtent néanmoins pas à l’histoire, contée en Iñupiaq (sous-titré français). Deux douzaines de pastilles vidéo, qui reviennent sur les croyances, rites et pratiques de cette tribu Inuit, sont effectivement à débloquer en parcourant le titre, qui se pare donc d’une dimension culturelle forte et assumée. Never Alone a plus à dire par son esthétique travaillée et la légende qu'elle met en scène que par ses inspirations ludiques, somme toute assez basiques malgré les possibilités de coopération entre les deux protagonistes.

Never Alone
Le voyage n'en n'est pas moins riche émotionnellement, notamment grâce aux magnifiques cinématiques au dessin naïf et à l'effort sur la variété visuelle, surprenante pour un environnement si froid et désolé. Aussi simple que dramatique et belle, l'aventure de Never Alone ne parvient néanmoins pas à masquer les quelques carences évidentes du titre. Pré-patch (la sortie du jeu a même été décalée d'une semaine chez nous en raison du correctif), le jeu souffre durement de la latence des contrôles, dont le prix se paie comptant en précision et en confort de jeu.

Les bugs de collision et les problèmes de pathfinding en solo, où il n'est pas rare de voir son allier sauter bêtement dans un trou, mettent à l'épreuve le (très bon) système de checkpoint, mais surtout les nerfs du joueur, jamais très loin de craquer devant un enchaînement de plateformes pourtant fort banal. Des défauts forcément moins rebutants à deux, puisqu'on en évite les principaux stigmates et que la perspective de partager ces quelques beaux moments, en couple par exemple, adoucira les frustrations éventuelles.

Dans la catégorie plateforme/aventure, Never Alone n’est qu’une production indépendante de plus, pas spécialement originale, en plus d'être un peu buggée et imprécise. C'est au delà de ses qualités ludiques que cette fable documentaire trouvera l'assentiment de son public, qui ne pourra manquer d'être porté, subjugué même à l'occasion, par l'ambiance planante de ces étendues désertiques et la sensibilité narrative de l’œuvre. Avec humilité, les Iñupiat nous embarquent de gré dans un voyage à la fois mystique et terre à terre, proche des choses et de leur réalité. Une mise en perspective qui ne manquera pas d'aiguiser la curiosité des joueurs les plus ouverts sur le monde.

Never Alone
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