flechePublicité

Test NBA Live 15 (Xbox One, PS4) : 4/10 sur JeuxVideo.fr



Sortie le 28 Octobre 2014 , Xbox One , PS4

Les +

  • Accessible
  • Les visages
  • Le rythme

Les -

  • Collisions à revoir
  • IA passive au possible
  • Timings tout pétés
  • Énormément de maladresses
  • Commentaires fanés
La note de jeuxvideo.fr
4.0
bof
La note des internautes
3.2

(12 votes)
Publiée le 12/11/2014 à 16:11, par Maxence

Test de NBA Live 15 : mets tes baskets, chouette

Si NBA Live tente un stepback du côté de l'arcade, il en oublie de respecter le sport qu'il met en scène. Dommage.

Après une saison 2013-2014 catastrophique, NBA Live s’entête et revient pour une nouvelle confrontation directe avec le monstre NBA 2K, qui rafle la mise depuis plus de dix ans maintenant. Qu’a donc eu le temps de faire EA Vancouver en un an ? Le studio a-t-il décidé d’améliorer la réalisation, indigente l’année dernière ? Le système de collision ? L’IA au bord de la rupture cérébrale ? Le chantier NBA Live 15 était sans doute trop lourd, et ce n’est toujours pas cette année que la franchise d’Electronic Arts reviendra sur le devant de la scène.

Lillard et la manière ?Retour au sommaire
NBA Live 15
Les errements permanents de la réalisation, couplés à des animations vraiment bâclées, empêchaient toute possibilité à un éventuel gameplay d’émerger dans NBA Live 14. Cette année, le constat est un peu moins sévère : l’absence de contacts marqués entre l’attaquant et son vis-à-vis privilégie toujours scandaleusement le premier sur le second, mais l’effort fourni sur les animations est notable. On n’effleure évidemment pas l’excellence de la concurrence à ce niveau, mais Live 15 est clairement un ton au-dessus de son grand frère dans la retranscription des attitudes des stars NBA. On peut du coup un peu mieux cerner l’objectif d’EA Vancouver en termes de gameplay : favoriser l’attaque à bâton rompu et proposer un spectacle permanent rempli de highlights improbables et de shoots au buzzer.

NBA Live 15
Le système de dribble, qui offre donc un avantage offensif certain, est vraiment la composante la plus plaisante à manier, récompensant les slashers type Harden et Dragic sans effort particulier de la part du joueur. Le jeu dos au panier s’étoffe également d’une variété grandissante de mouvements, et les amateurs du footwork de Big Al Jefferson s’en donneront certainement à cœur joie. Le hic, c’est que le reste est mal fagoté : l’IA, en défense comme en attaque, n’a par exemple pas évolué depuis l’année dernière. Aucun joueur ne prend le shoot en fin de possession, alors que le meneur reste 20 secondes à dribbler en tête de raquette. Retour en zone sur un gris-gris absurde. Aide défensive inutile qui se traduit par un joueur seul dans la raquette, et donc un panier facile. Coéquipiers statiques qui regardent le meneur se démener avec son pick’n roll, sans créer de mouvement.

Les améliorations offensives



Les exemples sont légion, complètement déprimant, et surtout pas très en phase avec la politique offensive ouvertement adoptée par NBA Live 15. Si le gameplay reste globalement accessible – commandes simples, rythme élevé, adresse – rien n’est facilité pour le joueur débutant, qui passera son temps à multiplier les reverses et les appels d’écran pour tenter de bousculer la défense. Le jeu en isolation, ça marche pour Houston et le Thunder, moins pour les Spurs ou les Hawks. D’un autre côté, l’IA adverse nous gratifie de moves improbables, comme ce fadeway de Dédé Jordan à cinq mètres qui fait filoche ou les skyhooks répétés et imparables de ce bon Aron Baynes. La plupart des matchs se bouclent avec un pourcentage de 70% minimum pour l’adversaire, sans que l’on puisse y faire grand-chose puisque personne dans l’équipe ne semble y mettre du sien défensivement.

Des problèmes de finitionRetour au sommaire
NBA Live 15
On aurait pu faire abstraction de cette gabegie défensive si le reste avait été irréprochable. C’est loin d’être le cas, et on citera divers exemples pour prouver qu’EA Vancouver avait trop de brèches à colmater pour maintenir son bateau à flots : la caméra du mode Be A Pro qui cadre l’action et pas notre joueur, nous empêchant de voir notre attaquant couper au panier, est par exemple typique d’un mode de jeu pas assez « playtesté ». On passera à la rigueur sur la traduction perfectible, qui traduit « and 1 » par « et de 1 » (lol), mais pas sur les commentaires qui s’insurgent d’un tir pris « presque du milieu du terrain » alors qu’on était dans un fauteuil à zéro degré. La liste des petits défauts de NBA Live 15 est interminable, si bien que chacun y trouvera nécessairement un élément rédhibitoire.

Ce ne sera par exemple pas forcément choquant pour le néophyte, mais la gestion des timings de shoot interpelle. Le lâché de bouton significatif du déclenchement du tir ne correspond à aucun feedback visuel clair. Là où on relâche logiquement la touche au sommet du saut du tireur dans NBA 2K, on doit ici réagir bien plus tôt si on escompte rentrer le moindre tir ouvert. C’est frustrant pour qui a déjà tenu un ballon de basket dans sa vie, c’est-à-dire quasiment 99% des joueurs susceptibles d’insérer la galette de NBA Live dans leur console. On s’y fait évidemment rapidement, sans que le petit goût d’imprécision ne nous lâche vraiment au moment d’enclencher une phase offensive.

NBA Live 15
NBA Live 15
NBA Live 15
Des visages bluffant, une IA décadente


C’est dommage, car globalement la réalisation du jeu est montée d’un cran. On l’a dit pour les animations, mais la modélisation des visages est par exemple quasiment exemplaire, et malgré une musculature trop dessinée pour les joueurs de petite taille (Tony Parker a les mêmes épaules que Kawhy Leonard), NBA Live respecte un peu mieux les gabarits des joueurs que l’année dernière. L’effort consenti sur la physique du ballon est également notable, et malgré une gonfle qui traverse toujours les joueurs sans vergogne, on a clairement franchit un cap concernant les trajectoires et la vélocité de la balle. Même constat sur le contenu, qui n’évolue pas des masses mais propose l’essentiel de ce qu’un jeu de basket peu offrir, avec les défis régulièrement ajoutés nous demandant de reproduire des performances tirées de la vraie saison NBA qui bat actuellement son plein.

Oui, l’orientation arcade de NBA Live 15 est une bonne idée, tant l’écart qui le sépare de NBA 2K sur le champ de la simulation est immense. Le rythme globalement élevé et les commandes accessibles vont dans ce sens, le titre d’EA gagnant de fait en cohérence et en intérêt par rapport à l’année dernière. Mais les errements du moteur physique, l’intelligence artificielle catastrophique des deux côtés du terrain et les nombreuses fautes de finition (traduction, commentaires, caméra…) nous poussent sans cesse à exploiter la moindre faille pour gagner nos matchs, quitte à laisser complètement de côté l’intérêt et le charme de ce noble sport. C’est quand même un peu triste.
flechePublicité

LES OFFRES

Playlist NBA Live 15

Partenaires Jeuxvideo.fr

Idées cadeaux JV

Tests

Grand Theft Auto 5

Grand Theft Auto 5

Joueurs confirmés | Xbox 360 , PS3 , PS4 , Xbox One
flechePublicité
flechePublicité
ins = document.createElement('script'); ins.type = 'text/javascript'; ins.async = true; ins.src = 'http://widget.achetezfacile.com/widget.js'; var s = document.getElementsByTagName('script')[0]; s.parentNode.insertBefore(ins, s); })();