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Test NBA 2K15 (PS4, Xbox 360, PS3, Xbox One) : 8/10 sur JeuxVideo.fr



Sortie le 10 Octobre 2014 , PS4 , Xbox 360 , PS3 , Xbox One , Plus de tests sur PC
Publiée le 10/10/2014 à 17:10, par Maxence

Vidéo-Test de NBA 2K15 : sky is the limit

(Presque) Seul sur son secteur, NBA 2K15 garde le rythme et offre la simulation de basket la plus pointue à ce jour.

NBA 2K a écrasé la concurrence au début de la génération précédente, avant de ronronner quelques années, mises à profit pour peaufiner une formule déjà gagnante. L’arrivée de nouvelles consoles a vraisemblablement remotivé Visual Concepts, qui nous a offert l’année dernière une mise à niveau graphique particulièrement impressionnante, sans pour autant compromettre la richesse et la complexité de la recette originale. NBA 2K15, c’est donc un peu les Bulls d’avril 96. Après une saison historique à 72 victoires pour 10 petites défaites, il ne lui reste plus qu’à rouler sur les Playoffs pour glaner le titre, qui lui est de toute façon déjà promis. Money in the bank.

Bon Chic Bon GenreRetour au sommaire
NBA 2K15
Ce qui pousse NBA 2K vers le haut depuis si longtemps, c’est sa réalisation. Pas de suspense à ce niveau après un 2K14 déjà très next-gen : techniquement, on se rapproche encore un peu de la perfection avec une modélisation impeccable des joueurs, une physique de balle un chouia plus réaliste malgré quelques passes encore trop molles et des animations à couper le souffle pour qui a déjà regardé un match NBA dans sa vie. Les attitudes offensives et défensives, les mouvements avec et sans ballon, les gestes annexes, de frustration ou de joie ; même lorsqu’il est au sol, le joueur de NBA 2K15 se relève de manière réaliste, avec une certaine classe. On ne mangera pas tout cru le discours marketing de 2K et ses « 6000 nouvelles animations », car l’intérêt est ailleurs : NBA 2K15 est un petit cran au-dessus de son prédécesseur au niveau visuel, et c’est tout ce qu’on attendait de lui.

Vidéo-Test



NBA 2K15
On pourrait certes encore pinailler sur le regard inexpressif des joueurs lors des ralentis (on pardonne pour Kendrick Perkins, le clown triste du Thunder) ou la modélisation somme toute sommaire des stars de l’Euroleague, dont 25 équipes sont présentes dans le jeu, mais ce serait un peu injuste. Le travail sur les appuis et le respect des masses corporelles de chacun franchit un cap, permettant enfin d’utiliser les contretemps pour ses départs en dribble, notamment lors des pick’n roll. C’est un détail, mais le transfert de masse est un concept prépondérant dans la pratique réelle du basket, notamment dos au panier. Voir ici la maitrise du footwork de certains intérieurs scrupuleusement respectée, malgré quelques flottements dus à certains scripts d’animation compliqués à enchainer, est un pur régal.

« Practice ? You're talking about practice ? »Retour au sommaire
NBA 2K15
Directement lié à la réalisation, avec laquelle il entretient une nécessaire connivence, le gameplay n’est pas en reste : à chaque animation correspond logiquement un mouvement, susceptible de faire la différence sur le parquet. Comme d’habitude, NBA 2K ne se rate pas niveau sensations avec un rythme de jeu très fidèle à la réalité, en transition ou sur attaque placée. Visual Concepts consent même à simplifier la mécanique de shoot, autrefois basée sur la connaissance du sport et ses timings, en affublant le possesseur du ballon d’une jauge au lancement de son tir. Il s’agit donc de relâcher le bouton ou le stick droit lorsque l’indicateur arrive au milieu de cette zone, tâche plus ou moins aisée suivant le shooter, sa zone de confort habituelle et ses mouvements précédents.

NBA 2K15
On a du coup un peu trop tendance à se fier à cet indicateur, alors que la présence défensive et l’adresse naturelle du joueur ajoutent une dose d’aléatoire. Même les grands joueurs ratent des tirs ouverts, et si NBA 2K15 gonfle une fois encore un peu trop les stats des monstres de la discipline (Lebron, KD, Kobe…), la balance demeure tout à fait acceptable. En affinant l’usage du ProStick, permettant de dribbler, shooter et passer avec le champignon droit, Visual Concepts privilégie les slashers, type Derrick Rose, Goran Dragic ou James Harden. On se débarrasse aisément de son vis-à-vis, géré par l’IA ou non, et nous voilà directement au panier sans que l’aide défensive ne soit spécialement agressive en second rideau. Autant dire que les Cavaliers, avec leurs possibilités énormes en pénétration et à trois points, font déjà des ravages en ligne. En attendant leur consécration probable « dans la vraie vie », Irving, Love et le King font déjà régner la terreur sur les serveurs.

On touche là au principal problème de ce NBA 2K : malgré moult promesses en ce sens, l’intelligence artificielle montre toujours aussi rapidement ses limites, dans l’aide défensive donc mais aussi dans ses placements au rebond. Les attaquants se gavent littéralement sur les shoots ratés de leurs adversaires, le joueur se retrouvant bien trop souvent victime des écrans retards non posés par ses coéquipiers numériques. Voir n’importe quel journeyman se transformer en Rodman est un peu comique au départ, mais le souci se reproduit trop souvent pour que l’on y voie un concours de circonstance. C’est la même chose pour les écrans mobiles, bien trop souvent sifflés (cinq ou six par match, un calvaire) alors même que le défenseur n’est jamais sanctionné pour avoir forcé le block, ce qui arrive aussi souvent en vrai.

NBA (2K) CaresRetour au sommaire
NBA 2K15
Des ajustements malheureux qui ne plombent néanmoins pas l’essentiel : NBA 2K15 fait plus que simuler la NBA. Il EST la NBA, dans son côté exubérant (pompom girls au temps-mort, placements produits innombrables) comme dans sa logique sportive, qui privilégie sans cesse l’attaque et le spectacle au détriment du combat défensif et de l’abnégation, simplement louée en coulisses. La philosophie du jeu de 2K Sports est le prolongement direct de l’image que la ligue américaine véhicule depuis une dizaine d’années. Pas d’échauffourées entre joueurs, de trash-talking ou d’intimidation. On peut choisir la chorégraphie d’entrée de notre poulain en carrière, interagir avec ses fans sur les réseaux sociaux et enchainer les contrats pubs. NBA (2K) Cares, comme ils disent.

Une bonne image qui se traduit jusque dans les menus, moins fantasques que l’année dernière mais tout aussi brouillons. Des options capitales enfouies dans d’innombrables sous-menus, mais un espace crucial dédié à NBA 2K TV, une nouveauté que l’on aura tous oubliée avant même le lancement de la saison régulière. On doit toujours passer par un sous-menu pour faire un match rapide, et les chargements incessants entre chaque mode nous rappellent l’importance bien trop grande accordée à la monnaie virtuelle du jeu, que l’on gagne durement mais qui peut s’acheter en un clic. Avec de vrais dollars, évidemment.

NBA 2K15
NBA 2K15
NBA 2K15
Les nouveautés sont discrètes, mais bien vues pour la plupart


Le contenu proposé de base demeure heureusement toujours aussi conséquent, seul ou à plusieurs, en ligne ou non. Le mode General Manager vous coûtera déjà une vie, avec ses milliers d’options à gérer : l’égo des joueurs, le prix de la place de parking, les transferts, les recrutements, les entrainements, les matchs… Le paradoxe entre ce qui se passe sur le terrain et en coulisses apparaît alors, entre le souci de bien figurer au classement et les impératifs économiques inhérents à la fonction de dirigeant. On peut choisir de tout gérer ou laisser ses assistants faire, mais attention à bien respecter les directives et objectifs du propriétaire de la franchise, sous peine de devoir faire ses valises plus tôt que prévu. On salue d’ailleurs la possibilité de prendre en cours un match simulé à n’importe quel moment, histoire de corriger le tir lorsque nos ouailles déjouent en fin de rencontre.

Ernie discale, Shaqtin' A FoolRetour au sommaire
NBA 2K15
Mon Joueur change de scénario, vous mettant dans les baskets d’un rookie non drafté enchainant les contrats de dix jours. L’objectif est évidemment de s’intégrer durablement à un roster, puis de devenir une star incontournable via de bonnes prestations ingame, de bons rapports avec les médias, ses fans et ses coéquipiers. La progression y est un peu trop scriptée – on se retrouve très rapidement dans le cinq majeur malgré des prestations moyennes au bout du banc – mais aussi moins frustrante que les années précédentes, nous projetant plus rapidement dans le gratin, à mettre 30 points sur la tête du King pour notre première titularisation. Il faudra néanmoins en passer par de nombreuses cut-scenes (conférence de presse, vestiaire, appartement, travées des différentes salles) particulièrement molles et mal jouées, tuant toute possibilité d’immersion.

NBA 2K15
Il en va de même pour les présentations d’avant match, dispensées par un Ernie Johnson monocorde et un Shaq complètement à côté de la plaque. On les zapperait volontiers si elles ne masquaient pas les temps de chargement (encore eux), vraiment longs en début de rencontre. Le flux continu de paroles vides et d’analyses bas de gamme se poursuit sur le parquet, avec des commentaires fluides et réactifs mais rapidement redondants. Visual Concepts fait le maximum pour monopoliser la parole, comme le font les journalistes de TNT ou ESPN : ils auraient mieux fait d’offrir plus de place à la bande son choisie par Pharell Williams, d’une efficacité indiscutable. Depeche Mode côtoie Afrika Bambaataa, Basement Jaxx ou encore Missy Elliott. What else ?

Enfin, notons une amélioration sensible du code réseau, éternel point noir d’une série qui enchaîne pourtant les sans-faute techniques. Les timings sont toujours un peu différents en ligne, nécessitant un temps d’adaptation pour coller les mêmes shoots qu’en local, mais les rollbacks et autres microlags semblent avoir totalement disparu. Espérons que le faible encombrement des serveurs avant la sortie du jeu n’est pas responsable de cet état de fait, mais les premiers retours des joueurs sont relativement rassurants. C’est moins le cas sur la reconnaissance faciale, permettant à tout un chacun de scanner son visage pour le voir modélisé en 3D : très long, bourré de retours menu et pas très clair, le processus offre un rendu pathétique proche du Freaks de Tod Browning.

Pour sa saison Sophomore sur next-gen, NBA 2K conserve tout son mordant visuel et sa bonne volonté ludique, faisant progresser minutieusement chacun de ses aspects par petites touches discrètes. Le résultat est donc sensiblement meilleur que l'an passé, sans pour autant constituer une étape fondamentale dans la vie de la série. Que pouvait-on décemment attendre de cette nouvelle édition après la verve de la précédente ? Des temps de chargements raccourcis pour commencer, des efforts de mise en scène et un regain d'énergie de la présentation générale ensuite. Ah et puis moins de rebonds offensifs, une IA plus agressive en défense et au rebond ou encore une modélisation de notre trogne qui tient un minimum la route. Bref, les perspectives sont nombreuses pour la série, qui se dote malgré ces griefs de la simulation de basket la plus pointue à ce jour. Pas mal, quand même.

Test réalisé à partir d'une version Playstation 4 commerciale et patchée

Tous les commentaires

  • Le2Kman
    27/03/2015 12:20:33

    Bon jeu regardez le début mode My career : https://www.youtube.com/watch?v=M0CrPpGsts0

Les avis des internautes

Note moyenne des internautes : 8.1
1 BONNE RAISON D'Y JOUER
L'avis de : Anonyme
Très bon
trop good car ses un super jeu pour les passionner de sport c'est très très réaliste au niveau des graphiques on ni retrouve tout les nouveau joueurs de la saison et nos equipes préféré
1 BONNE RAISON DE NE PAS Y JOUER
L'avis de : Anonyme
A éviter
nba 2k15 70 boules et meme pas possible de se faire rembourser. bordel, apres driveclub les jeux les plus nul de la next gen, sans rire sur les 12 jeux de ps4 que je possede meme apres mettre forcer a y jouer avec un pote pendant 2 jours on c'est jamais autant emmerder que devant cette daube, deja a peine tu lance le jeux ta 45 min de game sans rien te demander sans son a part suite ...
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