Test de MX vs. ATV Alive : un jeu à monter soi-même
SOMMAIRE
THQ revient comme chaque année avec une nouvelle mouture de la série MX vs. ATV, cette fois bien trop dépendante du DLC.
Dans le monde très fermé des jeux de Motocross et de Quad, il y a MX vs. ATV et... c’est à peu près tout. En jeu vidéo comme ailleurs, le manque de concurrence amène bien souvent les éditeurs à se reposer sur leurs acquis. La preuve avec MX vs. ATV Alive, dernier né d’une série qui cette année a adopté la politique douteuse du DLC à outrance.
En fait THQ ne fait, avec MX vs. ATV Alive, qu’aller plus loin dans la tendance actuelle du DLC. En effet le contenu famélique d’origine a vocation à être complété par une ribambelle de contenus téléchargeables. Ceux-ci peuvent être aussi bien cosmétiques (casques, skins de véhicules ou de pilotes), que fondamentaux, comme des améliorations techniques pour les bolides, ou de nouveaux tracés. Bien entendu tout cela a un prix, et si l’on fait le bilan, on atteint facilement la barre des 60-70 €. Comble du ridicule, il faut même utiliser un code fourni avec le manuel du jeu ne serait-ce que pour avoir le droit d’accéder au marché pour télécharger la poignée de contenus gratuits disponibles (1 carte de freeride et 2 circuits). Bien entendu, si vous achetez le jeu d’occasion, ce code sera à racheter.
Le mode “Freeride”, comme son nom l’indique, donne toute liberté de se promener sur des terrains plus vastes, dont les énormes bosses appellent aux tricks en tout genre, qu’il faut effectuer pour engranger les points et réussir quelques défis. Enfin, la nouveauté de cet opus, ce sont les circuits courts, qui offrent un vrai challenge du fait de leur tracé en huit qui fait se croiser en plein saut les pelotons de pilotes, avec nombreux carambolages à la clé.
Chaque tracé ou course rapporte des points d’expérience qui permettent de débloquer des bonus pour améliorer ou enjoliver son pilote ou son bolide. Cependant il faudra atteindre le niveau 10 avant de pouvoir mettre la main sur trois ou quatre nouveaux circuits. La progression en XP passe donc par la répétition des même courses, dont la seule variété viendra alors du changement de catégorie de véhicule. Et encore, il ne faut pas compter sur un changement de météo pour renouveler l’aspect visuel ou la nature du terrain. En lieu et place d’un mode carrière qui aurait pu apporter un peu de scénarisation et d’intérêt, on a droit à un système de progression extrêmement rébarbatif.



Pas franchement beau, mais pas franchement laid non plus, MX vs. ATV Alive assure l’essentiel. On y retrouve, comme dans Reflex, l’épisode précédent de la série, une déformation des tracés qui s’avère assez convaincante visuellement. Les ornières qui se creusent à chaque passage peuvent même s’avérer piégeuses en faisant dévier notre trajectoire.
En terme de jouabilité le jeu n’affiche pas de franche évolution par rapport à son prédécesseur. Le stick gauche permet toujours de tourner, tandis que le stick droit commande l’inclinaison du pilote. Un système qui demande un peu de temps à maîtriser, mais qui s’avère avec l'expérience plutôt ergonomique et bien pensé. Il n’est pourtant pas exempt de bugs, loin s’en faut. Ainsi, il n’est pas rare de voir notre pilote défier les lois de Newton, en effectuant une sorte de translation latérale en plein saut si l’on incline son stick gauche. Celui-ci chute aussi bien souvent sans qu’on comprenne pourquoi, et ce alors que notre angle de réception semble adéquat. La conduite des quads est d’ailleurs bien plus complexe que celle des motos, une réception sur deux roues signifiant une chute assurée. Dans l'ensemble, le jeu prodigue tout de même de bonnes sensations, grâce à des sons de moteurs assez convaincants. On ressent bien les dénivelés du terrain, et la satisfaction de réussir un saut parfait compense les bugs.
Alors qu’il est possible d’effectuer une raisonnable variété de tricks, il est fort dommageable que seul le mode freeride en fasse le cœur de son gameplay (mais avec seulement trois cartes gratuites, d'autant qu'il n'existe pas de mode arène). Les tracés de course n’offrent bien souvent qu’un ou deux spots permettant un saut d’assez grande envergure pour se permettre une pose pour les photographes, qui ne sont d’ailleurs que peu récompensées par un gain d’XP.
De l’aveu même de l’équipe de Rainbow Studios, cet opus entend mettre l’accent sur les collisions, le combat à coup d’épaule au cœur de la mêlée. Un essai pas bien transformé, la faute à des bugs récurrents lors des contacts avec nos adversaires. Notre motocross ou notre quad a plutôt tendance à rebondir de gauche à droite, à la manière d’une bille de flipper entre des bumpers. Il n’est pas rare qu’après un choc assez rude notre pilote soit déséquilibré, près à tomber de sa monture si l’on n’est pas assez prompt pour donner un coup de joystick droit dans la direction indiquée à l’écran. Une idée sympathique, qui a tendance à se renouveler bien trop fréquemment dans les circuits courts dessinés en huit, où les collisions sont légions à chaque croisement.



Un jeu en kitRetour au sommaire
Proposer le jeu à 40 € à l’achat, cela semblait bien être un trop beau cadeau. On déchante rapidement en voyant le peu de contenu à disposition. Résumons-nous : 12 tracés de courses, 4 circuits courts, et 2 circuits de Freeride. En ce qui concerne les véhicules, il faudra compter avec seulement une douzaine de motocross et de Quad. C’est peu, trop peu.
Une progression bien mal penséeRetour au sommaire
Cessons là notre coup de gueule pour nous intéresser au jeu en lui-même. Une fois choisi notre bécane ou notre quad, trois modes de jeu s’offrent à nous. Les “courses motocross” se déroulent face à 11 adversaires sur des tracés jalonnés de bosses, de creux, bien sûr remplis de neige, de terre ou de boue selon les environnements. 
Chaque tracé ou course rapporte des points d’expérience qui permettent de débloquer des bonus pour améliorer ou enjoliver son pilote ou son bolide. Cependant il faudra atteindre le niveau 10 avant de pouvoir mettre la main sur trois ou quatre nouveaux circuits. La progression en XP passe donc par la répétition des même courses, dont la seule variété viendra alors du changement de catégorie de véhicule. Et encore, il ne faut pas compter sur un changement de météo pour renouveler l’aspect visuel ou la nature du terrain. En lieu et place d’un mode carrière qui aurait pu apporter un peu de scénarisation et d’intérêt, on a droit à un système de progression extrêmement rébarbatif.



Pas franchement beau, mais pas franchement laid non plus, MX vs. ATV Alive assure l’essentiel. On y retrouve, comme dans Reflex, l’épisode précédent de la série, une déformation des tracés qui s’avère assez convaincante visuellement. Les ornières qui se creusent à chaque passage peuvent même s’avérer piégeuses en faisant dévier notre trajectoire.
La jouabilité évite de peu la chuteRetour au sommaire



ConclusionRetour au sommaire
La politique du tout DLC qu’adopte THQ pour son MX vs. ATV Alive est difficilement défendable. Les quelques tracés et véhicules disponibles ne sauraient contenter un joueur, même s’il ne s’est délesté que de 40 €. En l’état, une grande répétitivité s’installe dès le début du jeu, répétitivité qui se constate même dans la poignée de morceaux Hard-Rock faisant office de bande-son. Si l’on fait abstraction de tout cela, la conduite des motocross et des quads n’est pas désagréable, même si des bugs récurrents viennent gâcher les courses. A réserver aux fans de la discipline, qui feront tout de même un meilleur choix en dégotant l’épisode Reflex en occasion.


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