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Test Murasaki Baby (Playstation Vita) : 7/10 sur JeuxVideo.fr



Sortie le 17 Septembre 2014 , Playstation Vita

Les +

  • Esthétique remarquable
  • Animations à tomber
  • Progression limpide
  • Musiques réussies

Les -

  • Contrôles tactiles imprécis
  • Des enchainements parfois inconfortables
  • Un peu court
  • Quelques bugs de collision
La note de jeuxvideo.fr
7.0
bon
La note des internautes
8.2

(4 votes)
Publiée le 17/09/2014 à 16:09, par Maxence

Test de Murasaki Baby : une chouette séance de ciné sur Vita

A dix euros les deux heures, Murasaki Baby est une sympathique curiosité esthétique.

Sony continue de faire confiance aux petites équipes mues par une vision artistique forte. Après Counter Spy ou encore Hohokum, c’est cette fois Murasaki Baby qui étale sa direction artistique inspirée sur PS Vita cet été. Mais au-delà de son esthétique Burtonienne tape-à-l’œil et de ses personnages mizarres (entre mignons et bizarres), ce titre des Italiens de Ovosonico, studio tout neuf dirigé par l’ancien Grasshopper Massimo Guarini, joue la carte risquée du tout tactile.

My loneliness, is killing meRetour au sommaire
Murasaki Baby
C’est dans l’univers particulier des films d’animation de Tim Burton, non pas du remake poussif de la Planète des Singes ou de l’adaptation passable de Charlie et la Chocolaterie, qu’Ovosonico est venu piocher pour construire son propre imaginaire. Il y a donc un peu de Stainboy, Frankenwinnie ou des Noces Funèbres dans Murasaki Baby, qui affuble ses personnages monstrueux de démarches ridicules et double son héroïne à l’aide d’un violon mal accordé. L’opération séduction est irrésistible : malgré sa tête sens dessus-dessous et ses trois poils sur le caillou, l’étrange personnage principal gagne immédiatement l’empathie du joueur. Il faut dire que la triste gamine traverse une épreuve obligée et fondatrice : elle cherche sa maman.

Murasaki Baby
Sur sa route, elle va croiser une galerie de personnages torturés : un môme chevelu avalé par un lapin crétin démoniaque ou des frères siamois engoncés à la verticale feront ainsi partie des êtres bizarres à aider en chemin, grâce aux différentes possibilités tactiles de la portable de Sony. On tire la gamine par le bras pour la faire avancer, on tape la couche arrière pour interagir avec l’environnement et le multipoint permet de combiner deux actions, comme la déplacer et diriger le ballon violet en forme de cœur qu’elle ne peut quitter plus de quelques secondes sous peine de retour checkpoint.

On passe d’un univers à l’autre d’un simple balayage de la couche arrière, chaque background offrant ses propres possibilités : le fond violet nous permet par exemple d’inverser la gravité en retournant la console, le bleu, d’activer les dispositifs électriques, le noir, de faire apparaitre des plateformes, le jaune, de casser certains obstacles… La réflexion n’est jamais vraiment intensive de ce côté-là, et c’est plutôt de manière contemplative que l’on prend plaisir à enchainer les épreuves en alternant entre les différentes réalités. Évidente et balisée, la progression sert clairement de faire-valoir à la réalisation, sur laquelle semble s’être concentrée l’attention des développeurs.

Hit me Baby one more timeRetour au sommaire
Murasaki Baby
Les (rares) passages difficiles surgissent lorsqu’il est demandé d’enchainer plusieurs actions à la fois, ou que la notion de timing intervient. Transporté dans cette ambiance gentiment macabre, le joueur est alors sommé de reprendre son rôle premier, pour son plus grand désarroi. Les imprécisions de jouabilité sont effectivement légion, et l’inconfort physique de certaines positions, nécessaires à la résolution d’un passage, ramèneront Murasaki Baby à sa triste condition de jeu de réflexion tactile pas très bien calibré. Le bras de la petite fille nous fait souvent faux bond, comme le ballon qu’elle transporte, pour de nombreux moments de flottement à tenter vainement d’en récupérer le contrôle.

Murasaki Baby
Murasaki Baby
Murasaki Baby
Apeurée mais curieuse, Baby compte sur le joueur pour l'aider à trouver sa maman


Si on ajoute les quelques collisions hasardeuses, certains bruitages à la limite du supportable, et la durée de vie très limitée du titre d’Ovosonico, il y aurait presque de quoi freiner les ardeurs des curieux. Presque, parce qu’avec ses décors dépouillés crayonnés avec soin, son développement scénaristique touchant, déployé en filigrane, et la limpidité de son déroulement, Murasaki finit quand même par remporter la mise, comme Dokuro ou Escape Plan avant lui. Sans être un titre majeur de la console de Sony, il assure tout de même sa place dans la catégorie des curiosités à s’offrir un jour de pluie.

Il faut voir cette petite fille mal fagotée courir, avec sa démarche malaisée subtilement animée, puis tomber lorsque notre doigt s'éloigne un peu trop d'elle, pour saisir le charme instinctif de Murasaki Baby. Sans effet de manche, le jeu d'Ovosonico gagne le joueur par son esthétique ambiguë, repoussante et attirante à la fois, et ses personnages burlesques dont on suit les pérégrinations curieuses avec une attention certaine. Pas bien convaincant dans l'exécution de ses mécaniques tactiles, Murasaki Baby parvient malgré tout à faire oublier les errements de sa maniabilité par la fluidité de sa progression et sa réalisation habilement crayonnée. Entre l'étrange et le merveilleux, voilà un joli conte interactif à ne pas négliger sur PS Vita.

Murasaki Baby
Murasaki Baby
Murasaki Baby
Murasaki Baby
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