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Test MotoGP 13 (PC) : 5/10 sur JeuxVideo.fr



Les +

  • Bonnes sensations de pilotage
  • IA joueuse et agressive
  • Courbe de progression en Pro
  • Modélisation des pilotes / motos
  • Météo et ciel dynamique crédibles

Les -

  • Graphiquement dépassé
  • Environnement statique en mode Carrière
  • Fluidité catastrophique en écran partagé
  • Pas beaucoup de joueurs en ligne
  • Pas de mode contre-la-montre
  • Temps de chargement à rallonge sur consoles
  • Bugs de commande et d’affichage sur PC
La note de jeuxvideo.fr
5.0
moyen
La note des internautes
7.2

(116 votes)
Publiée le 28/06/2013 à 11:06, par Guillaume C.

Test de MotoGP 13 : « Yamamoto Kaderate »

Sorti du giron de Capcom et Monumental Games, MotoGP refait surface sous la houlette de Milestone après plus de deux ans d'absence. Le retour est-il gagnant ?

Les jeux de motos ne sont pas légion sur consoles. La série MotoGP, initiée par Namco, reprise par THQ puis par Capcom, était la seule à revenir chaque année jusqu'à l'opus « 10/11 » sorti en mars 2011. Depuis, plus de nouvelles. Les fans de course en bécane n'ont eu d'autre choix que de se tourner vers SBK Generations ou passer leur tour en 2012. Pendant ces deux années de silence, la franchise n'est pas restée pour autant inactive. Milestone, qui était le développeur de MotoGP 08 (et qui revendique la paternité des SBK), a repris l'engin en main et est reparti de zéro. Est-ce que ce reboot suffit à redonner de l'élan à une série, et à un genre entier, en totale perte de vitesse ? On va voir ça...

« Vieux motard que jamais » ?Retour au sommaire
MotoGP 13
Dès l’écran d’accueil, MotoGP 13 se montre on ne peut plus classique pour un jeu de course. Course Rapide, Grand Prix, Championnat, Carrière, Multijoueurs, Écran Partagé, Mon GP et Options. Rien de bien révolutionnaire. À la limite, la Course Rapide possède sa petite originalité dans la mesure où il s’agit d’un mode d’action immédiate qui choisit pour nous le pilote, la piste, les conditions de course, puis nous jette dans l’arène depuis les dernières places de la grille de départ. Le Grand Prix inclut, au choix, les essais et les qualifications en plus de la course. Le Championnat, lui, est une saison complète comprenant tous les Grand Prix, sans avoir la possibilité de changer ni d’écurie ni de catégorie en cours de saison. Pour y parvenir, c’est vers le mode Carrière qu’il faut se tourner.

Outre les modes multijoueurs en ligne ou en écran partagé (hors ligne uniquement pour le second cas), une chose interpelle : mais où a donc bien pu passer le mode contre-la-montre !?! Il est toujours possible de chasser le chrono lors des essais libres ou des qualifications, mais ça implique l’impossibilité d’être seul sur l’asphalte étant donné que l’IA participe également aux diverses séances pour simuler les conditions d’un week-end de grand prix. Bref, passons au plus gros morceau : la carrière. Au sein de ce mode, on ne peut pas incarner un pilote réel, MotoGP 13 impose de concourir avec le personnage que le joueur aura crée au préalable avec sa sauvegarde automatique. Âge, nationalité, style de conduite, casque, couleur des gants et bottes… Tout est personnalisable, mais impossible de créer le moindre visage : on doit se farcir l’une des 19 trombines prédéfinies, et toutes sont moches à souhait !

MotoGP 13
Enfin, ce qui compte, ce n’est pas ce qui est caché sous le casque, mais ce qu'il y dans le pantalon de son / sa pilote. Durant la première saison, on ne bénéficie que de quatre « Wild Cards, » des invitations spontanées d’écuries de la catégorie Moto3, la plus petite, afin de faire ses preuves et d’attirer l’attention des équipes en mal de recrues. Une fois ces tentatives passées, une écurie plus ou moins performante (en fonction des résultats) fait une offre de contrat pour la seconde saison afin de participer pleinement au championnat Moto3. En plus des objectifs d’équipe, les recommandations de notre agent (terminer devant un rival pour s’attirer les faveurs de son employeur ainsi que celles du public) entrent en compte pour définir notre popularité virtuelle.

Parce que le nerf de la guerre, ce qui permet d’intégrer une écurie plus prestigieuse, c’est le nombre de fans. Un simili Twitter est intégré à l’interface du bureau du pilote (depuis lequel on consulte les mails, les classements, le calendrier ainsi que diverses revues retraçant les derniers résultats). Dessus, anonymes et professionnels vous communiquent leur admiration ou leur agacement. Plus on a de fans et plus les chances sont grandes de rejoindre une équipe de haut niveau. C’est la seule façon d’avoir une monture plus performante car, hélas, il est impossible de faire évoluer la moto sur laquelle on court. Pourtant, un système de points permettait de développer sa machine avec ses ingénieurs dans les précédents MotoGP. Autre détail qui nuit au réalisme de la vie des paddocks : aucun des autres pilotes du plateau ne change de catégorie ou d’écurie. Tout demeure figé.

Vidéo de gameplay maison sur PC, au Mugello


J’ai dû prendre un coup sur le casque…Retour au sommaire
Néanmoins, les petites errances constatées jusque-là ne sont rien à côté du plus gros défaut de MotoGP 13 : ses graphismes d'une autre époque. Les versions consoles de salon tirent la langue et encore plus sur cette pauvre PS3 qui doit se farcir un aliasing comme rarement il est donné d’en voir. Certes, Milestone a réussi à créer un ciel dynamique crédible avec de jolis effets de lumière et les reflets sur la piste humide sont réussis… Mais pourquoi diable avoir commencé par les finitions avant d'assurer l’essentiel ? Les fans remarqueront toutefois qu’il y a plus de détails affichés sur le bord de la piste que dans les précédents opus. Mais ça n’empêche pas le titre de nous présenter une autre tare visuelle : son charmant petit clipping sur l’arrière-plan. Patienter 40 secondes de chargement pour un tel résultat, ça agace.

MotoGP 13
Cet aspect graphique venu du Crétacé se voit moins sur la version PC. Néanmoins, même sur ordinateur, l’affichage peine à faire preuve de fluidité. Une moyenne de 35/40 images par seconde, sur consoles comme sur PC. Toutes les versions prennent également de plein fouet les lacunes de l'écran partagé qui nous envoie en pleine poire des saccades vraiment infâmes. En clair : évitez à tout prix de jouer à deux sur une même machine. Même un ordinateur dernier cri ne saura éviter les errances d’une programmation qui part, certes, d’un bon sentiment (jouer à plusieurs hors ligne), mais qui est bien incapable d’atteindre le minimum requis pour jouer confortablement. En ligne, c’est plutôt stable mais, une semaine après la sortie du titre, les serveurs ne sont pas encore très fournis en adversaires.

Le bébé de Milestone sort un peu la tête de l’eau grâce à la modélisation des motos et des pilotes, ainsi qu'à la qualité des animations des compétiteurs. Ces dernières, réalisées en studio grâce à des séances de motion capture (même les chutes), ne sont toutefois pas excessivement nombreuses et n’ont pas la moindre nuance dans l’amplitude des gestes. La piste, elle, est visuellement impeccable : on voit bien les zones d’adhérence, les zones humides, les secteurs où les traces de gomme s’accumulent en temps réel au fur et à mesure des tours qui passent. C’est un vrai repère qui permet de piloter à l’œil avec précision. Il ne manque que les projections sur sol humide pouvant générer un vrai mur opaque de particules d’eau, histoire de baliser un peu sous la flotte !

Heureusement qu’il y a de la sensation au guidon !Retour au sommaire
MotoGP 13
Les sensations de pilotage permettent d’oublier les petites comme les grosses tares du jeu. Si ce n’est pas la simulation de la décennie, l’équipe de Milestone démontre qu’elle sait y faire avec ce qui a deux roues. La gestion du grip est d’ailleurs remarquable, aussi bien sur sol sec que mouillé. Pour faire sortir la moto le plus rapidement possible d’une courbe, il faut bien chopper la corde sans mettre les gaz ni trop tôt ni trop fort, pour ne pas virer vers l’extérieur ou décrocher de l’arrière. Les équilibristes peuvent même faire légèrement glisser le popotin de leurs montures afin d’augmenter la poussée vers l’intérieur du virage et en sortir plus vivement grâce à un régime moteur plus élevé. Mais attention, il est indispensable de bien doser les gaz et être certain de sa trajectoire pour s’éviter de périlleuses manœuvres d’évitement.

Le freinage, lui, demande un peu plus de pratique et surtout de ne pas être couplé sur une seule commande. Envoyer tout le poids de la moto sur la roue avant lui confère plus d’inertie, ce qui permet au pilote de littéralement jeter son guidon vers la corde en entrée de virage. Le frein arrière ne sert qu'à assister l’avant lors des freinages les plus brutaux en ligne droite ou à ajuster une vitesse en courbe, mais il est plus compliqué à doser compte tenu du fait qu’il est attribuée à un bouton analogique et pas une gâchette. De toutes façons, il ne sert pas dans 90% des cas … Et pour cause : les motos sont équipés d’assistance au freinage et à l’accélération. Rares sont les pilotes qui s’en passent en championnat. Les joueurs les plus motivés peuvent l’enlever depuis les réglages de la moto dans les stands, mais sachez que l’IA, elle, ne l’ôte jamais.

MotoGP 13
D’ailleurs, l’intelligence artificielle de MotoGP13 est plutôt joueuse. Le niveau de difficulté n’influe que sur sa capacité à virer rapidement en courbe, sans jamais diminuer son agressivité. Si un adversaire voit qu’il peut forcer un peu le passage, il ne s’en prive pas. Plus la fin de course approche et plus les pilotes ont tendance à prendre des risques, quitte à se trouer complètement (« Si ça passait, c’était beau ! » selon le dicton du Joe Bar). C’est assez stressant de mener la meute sans parvenir à s’en débarrasser, car on sait qu’à tout moment l’un des allumés dans notre dos va prendre un risque pour nous doubler. Surtout si on l’a un peu chauffé au préalable ! En effet, les pilotes gagnent en agressivité en fonction des contacts précédents et autres manœuvres un poil dangereuses de notre part.

Pour profiter de ces bonnes sensations de pilotage, il faut néanmoins choisir de rouler avec la physique en mode « Pro » dès le départ. Sans quoi, la conduite reste trop édulcorée. Bien évidemment, les MotoGP sont très dures à dompter d’entrée de jeu dans ces conditions. C’est aussi à ça que sert le mode carrière : il y a une vraie courbe de progression à travers la maîtrise des Moto3, puis des Moto2, avant d’avoir assez de skill pour jouer dans la catégorie reine de Rossi, Marquez et Lorenzo. En plus, cumuler de l’expérience débloque du contenu (pilotes, casques, etc.). En revanche, on vous déconseille la vue casque. Si elle s’avère être une grosse pourvoyeuse de défilement et de vitesse accentuée, elle manque clairement de feeling au moment de placer la roue avant pour prendre de l’angle, en plus de se montrer incapable de faire ressentir le grip du pneu arrière.

Si le titre a des qualités indéniables en termes de pilotage et sait retranscrire avec une certaine maîtrise la pression de la course, il souffre de son moteur graphique littéralement aux fraises. Passer outre demande de très gros efforts que seuls les fans absolus de la compétition mécanique peuvent consentir. La version PC, elle, est plus tolérable. Mais bien que plus supportable, elle possède quelques bugs inédits comme, par exemple, l’impossibilité temporaire de naviguer dans les menus, ni à la manette ni à la souris, ou encore l’absence spontanée de certaines textures (quand le motard ne s’affiche pas dans les rediffusions, ça fait bizarre de voir une moto rouler toute seule). Bref, sans être foncièrement mauvais, MotoGP 13 n’est pas le millésime que les fans de moto peuvent légitimement attendre, il est trop perfectible dans bien des domaines pour revendiquer autre chose que la moyenne, non sans regrets.

MotoGP 13
MotoGP 13

MotoGP 13
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Les avis des internautes

Note moyenne des internautes : 7.2
1 BONNE RAISON D'Y JOUER
L'avis de : mquisutdeus
Bon
Un retour honnête! Bien content de retrouver enfin le Moto GP sur PC et console . Alors pour faire bref , techniquement le jeu est très modeste à l'image de son dev Millestone . Cependant il y a eu un gros travail niveau gameplay qui rend le jeu aussi bien accessible que réaliste une fois les aides OUT . C'est très complet avec toutes les licences , les 3 catégories et un mode carrière suite ...
1 BONNE RAISON D'Y JOUER
L'avis de : Anonyme
Très bon
motogp 13 Je ne vois pas ce qu'on peut reprocher à ce jeu,sauf peut etre l'odeurY'en a pas:). Franchement c'est la première fois qu'un jeu de moto est jouable en vue embarquée,et même très jouable,au point de l'etre plus qu'en vue externe. Ce qui donne une immersion excellente et des sensations proches du réel.Le son est très bon ,les eclairages réalistes,et les effets metéo cr suite ...
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