Test de Metal Gear Solid HD Collection sur Playstation Vita
Il était écrit que le premier Metal Gear sur Vita serait un portage : impressionnante techniquement et ludiquement toujours aussi géniale, cette compilation regroupant MGS 2 et 3 fait parfaitement le job.
Déjà bien à son aise sur Playstation 3 et Xbox 360, la compilation HD de Metal Gear Solid débarque maintenant sur PS Vita, la console portable (de salon) de Sony. Amputée de Metal Gear Solid Peace Walker, l’excellent opus PSP, cette version ne compte que sur le charme des volets Sons of Liberty et Snake Eater de la série créée par Hideo Kojima : cela reste suffisant pour en faire un incontournable de la machine, pour qui n’a jamais touché à ces épisodes en tout cas.
Graphiquement, cette compilation HD impressionne. Largement à la hauteur des plus beaux jeux de la machine, comme Uncharted Golden Abyss ou WipEout 2048, Metal Gear Solid 3 s’en tire évidement mieux que son prédécesseur. Encore plus fins sur le « petit » écran de la Vita que sur nos téléviseurs haute définition, les deux MGS de cette compil souffrent ceci dit des mêmes tares que leurs versions adultes : pluie manquante dans MGS3, rendu visuel du feu ou des cheveux étrange ou encore synchro labiale perfectible témoignent d’un portage portable plus focalisé sur le gameplay que sur la technique.
Le boulot a d’ailleurs été bien fait à ce niveau, les deux gâchettes manquantes étant subtilement remplacées par les deux couches tactiles de la Vita. L’écran avant sert à manipuler l’inventaire et à jeter des coups d'œil lorsque l'on est en planque tandis que l’arrière permet des pas décalés pour la visée, à gauche ou à droite. Suffisant pour apprécier, dans ses qualités comme ses défauts, le gameplay infiltration particulier de la série. Évidemment, l’IA est toujours aussi perfectible, la possibilité de marcher accroupi désespérément manquante (alors qu’implémentée dans MGS 3DS…), les caméras de MGS 2 toujours aussi fixes et la visée FPS toujours aussi retorse (deux touches à maintenir et un stick à bouger pour viser).
MGS 3 permet ceci dit, via une seule pression de la touche bas de la croix directionnelle, de passer de la vue classique à la vue TPS de Subsistence. Un détail qui permettra néanmoins aux nouveaux venus de comprendre les différents accueils réservés au jeu à sa sortie en 2005, tant les plans fixes rendent l’expérience difficile et frustrante. Malheureusement, Sons of Liberty n’a pas eu l’honneur de cet ajout : il demandera donc un temps d’adaptation nettement plus long aux joueurs peu familiers de l’infiltration à la japonaise, même si le cloisonnement relatif des décors de cet épisode font un peu mieux passer la pilule.
Un mal nécessaire pour profiter de l’intelligence du level-design, de la mise en scène, du souci du détail maladif ou encore des phases de boss souvent mémorables de ces deux titres, d’une richesse et d’une générosité sans équivalent à ce jour, le tout sans jamais céder aux sirènes de la simplification des mécaniques. Des qualités maintes fois vantées dans nos colonnes comme dans d’autres et qui, preuve si besoin en était du statut de série culte de la saga Metal Gear Solid, n’ont toujours pas pris une ride dix ans plus tard. Les petits bourgeois et les fans boys qui auraient la chance de posséder les versions PS3 et Vita du titre, dont le contenu est identique à Peace Walker près, apprécieront d’autant plus la possibilité de transférer ses sauvegardes d’une version à l’autre de la compil'.











Pas HD, mais presqueRetour au sommaire


War hasn't changed yetRetour au sommaire


ConclusionRetour au sommaire
Bien que légèrement branlante sans Peace Walker, cette compilation MGS sur Vita reste indispensable pour les possesseurs de la machine n’ayant pas eu l’honneur d’essayer ces deux chefs d’œuvres en leur temps. Le gameplay de MGS 2 a certes vieilli et les quelques menus problèmes de finition font un peu tâche, mais qu’importe : le jusqu’auboutisme génial d’Hideo Kojima, sur la mise en scène, le gameplay ou la réalisation de ses jeux est plus que jamais le bras d’honneur parfait aux productions aseptisées d’aujourd’hui. La preuve ultime qu’un jeu n’a pas besoin d’aplanir son gameplay et d’arrondir les angles de ses propos pour être million seller.










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