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Test Max Payne 3 (Xbox 360, PS3) : 8/10 sur JeuxVideo.fr



Sortie le 18 Mai 2012 , Xbox 360 , PS3 Sortie le 01 Juin 2012 , Plus de tests sur PC

Les +

  • Structure du récit prenante ...
  • Gameplay tendu et jouissif
  • Level-design de grande classe
  • Doublage fabuleux
  • Raccords narration / action
  • Multijoueur réussi
  • 3D stéréoscopique efficace (PC)

Les -

  • ... mais scenario moins profond
  • Quelques baisses de frame-rate (PS3 / 360)
  • Filtres graphiques un peu gênants
  • Rockstar Social Club (PC)
La note de jeuxvideo.fr
8.0
tres bon
La note des internautes
8.6

(831 votes)
Publiée le 20/06/2012 à 16:06, par Benoit / Nerces

Vidéo-Test de Max Payne 3 : l'action à l'état pur

En se réappropriant Max Payne à sa sauce, Rockstar accouche de son jeu d'action le plus pur, gigantesque fuite en avant ponctuée de moments épiques.

Max Payne 3
En l'espace de deux épisodes, les Max Payne avaient su marier des mécaniques de shooter novatrices à une qualité d'écriture alors sans concurrence dans le genre. Sous l’influence du roman noir et de l'esthétique du film d'action, la série s'était forgé une identité unique, funeste histoire de vengeance portée par le talent narratif de Remedy. C'est dire l'ampleur de la tâche qui attendait Rockstar sur ce Max Payne 3, forcément très attendu : les créateurs de Gran Theft Auto sauraient-ils rester fidèles à l'esprit de la franchise et reprendre à leur compte les mécaniques des épisodes précédents ? Malgré le recadrage inévitable du scénario dans un registre qui s'éloigne du roman noir des débuts, Max Payne 3 réussit un mélange détonnant entre fictions typiques de Rockstar - gangsta bling bling - et forces narratives de l'original.

Max à la ramasseRetour au sommaire
Max Payne 3
Au terme du second épisode, on avait quitté Max lessivé, torturé par la mort de sa femme et de son enfant. Depuis lors il écume les bars des bas-fonds new-yorkais, noyant son désespoir et ses pulsions suicidaires dans l'alcool. Cette base scénaristique crépusculaire a tout du cadeau empoisonné pour Rockstar : comment raviver le flamme d'un récit qui semblait épuisé jusqu'à la moelle comme son héros ? Les scénaristes n'avaient d'autres choix que la rupture : douze années ont passées depuis le second épisode, interstice pendant lequel Max a rendu son badge et plongé dans la déprime. Dès l'entame, on le découvre garde du corps d'une riche famille brésilienne, au beau milieu d'une floor party de la jet-set locale : un job a priori peinard qui, forcément, ne tarde pas à virer au cauchemar.

Max Payne 3
Comment le taciturne Max Payne a-t-il accepté de sortir de sa retraite new-yorkaise pour se retrouver parmi les riches et célèbres de São Paulo ? C'est tout le mystère d'une histoire qui porte immanquablement la marque de Rockstar - récit qui prise le choc violent des cultures (ici USA vs. ripoux brésiliens), peuplé de crapules capitalistes et autres gangsters en pleine ascension sociale. Dans ce nouveau contexte, Max Payne n'est plus que l'ombre de lui-même, vidé de cet esprit de vengeance qui motivait le récit des premiers épisodes : l'intrigue, il la subira désormais comme il encaisse les coups, avec la dignité des loosers magnifiques.

Max Payne 3
Coupé de son environnement naturel - New-York, le roman noir - le personnage de Max Payne devient un action hero déphasé et brutal, traversant l'aventure sans compassion pour la misère qui l'entoure. Un recadrage étonnant de la part de Rockstar, qui vide l'histoire d'un peu de sa substance d'origine en l'inclinant vers une atmosphère à la GTA - forçage de trait et violence gratuite compris. Sans être contre toute évolution par principe, on pourra regretter cette orientation, moins émouvante que tournée vers la seule action et les dialogues « bien troussés ». La structure du récit s'avère en revanche plutôt captivante, morcelant le récit entre flashback et flashforward : une construction stimulante qui entretient le mystère et orchestre quelques rebondissements savoureux sur les 8 à 10 heures que dure le jeu.

Making-of #4 : bullet-time


Level-design remarquableRetour au sommaire
Max Payne 3
Des ruelles new-yorkaise aux intérieurs clinquants d'une discothèques select, les décors saisissent par leur sens aigu du détail authentique : un souci d'autant plus marquant que le récit de Max Payne ne tient littéralement pas en place, faisant de chaque chapitre l'occasion d'un dépaysement - mention spéciale pour le bidonville de São Paulo, véritable tour de force visuel immergeant le joueur dans une misère bariolée. Mais le plus surprenant dans l'affaire, c'est l'habileté avec laquelle Rockstar renouvelle son approche du level-design pour investir la petite échelle propice à l'action : l'itinéraire s'inscrit dans le décor de manière crédible et souvent inventive, immergeant le joueur dans des espaces surprenants.

Max Payne 3
On regrettera juste que le frame-rate se tasse notablement lors des scènes les plus chargées, passant parfois sous les 24 fps ; à l'occasion, certains environnements se montreront également moins inspirés, comme cette énième base militaire aux textures ternes, noyées dans une purée de pois. Mais ces quelques griefs ne pèsent pas lourd au regard de la finition du titre, globalement satisfaisante, qui brille notamment par un travail assez prodigieux sur l'animation. Jamais prise en défaut, elle résout chaque chute de façon crédible et s'adapte à toutes les configurations du décor - balustrade, escalier, couloir étriqué -, offrant de goûter les conséquences physiques des fusillades dans le détail. Une kill cam permet d'ailleurs de dérouler au ralenti ce moment fatidique de la chute de l'ennemi, comme pour mieux profiter d'un moteur physique à toute épreuve.

Pureté de l'action et mise en scène constanteRetour au sommaire
Max Payne 3
S'il est un point sur lequel Max Payne 3 reste fidèle à la série, c'est bien sur le plan de l'action. Clé de voute des fusillades, le pouvoir de freiner le temps ravive le projet central de la série : une célébration du beau geste, ce moment climactique que le ralenti compose en un gracieux ballet aérien. Outre le plaisir formel qu'il suscite lors des chorégraphies improvisées, entre voltige des corps et destruction du décor, le ralenti a également son intérêt ludique : il permet de gérer le danger qui deviendra vite ingérable lors des derniers niveaux. Chaque nouveau chapitre comporte en effet son lot de complications - ennemis plus nombreux et mieux protégés - mobilisant tout l'arsenal, des armes de poings au fusil à pompe. Nouveauté bien pratique, un système de couverture permet de temporiser l'action et de monter sa jauge de ralenti - à l'usage limité - avant de rebasculer en bullet-time, pouvoir grisant dont il semble impossible de lasser.

Max Payne 3
Autre pilier de l'action, les transitions entre cinématiques et séquences jouable sont d'une fluidité surprenantes : presque indécelables, elles produisent un étrange effet de continuité, comme si le récit s'infiltrait de toute part dans le champs de jeu. Exemple de cette narration « intégrée » : aux commandes d'un Max grièvement blessé, le joueur perd la main l'espace d'une seconde, le temps d'un appui contre le mur sous l'effet de la douleur, avant de repartir de plus belle. Son équipier l'a devancé, provocant une fusillade hors champs dont le joueur découvre les dégâts lorsqu'il rejoint l'action. Souvent imperceptible comme dans cette scène, le script orchestre une subtile mise en scène au cœur même de l'action, prolongeant la narration sans casser l'immersion : un travail d'orfèvre.

Après le solo...Retour au sommaire
Max Payne 3
Pour prolonger le plaisir, un mode Arcade offre de rejouer les 14 chapitres du solo en visant le high-score - chaque kill gratifiant de points, avec combo à la clé. Sorte de time-attack du cru, le mode New York Minute propose quant à lui de boucler ces même niveaux en temps compté, obligeant à optimiser son parcours. Des rallonges sympathiques auxquelles s'ajoute de nouveaux modes multijoueurs - en chacun pour soi ou match en équipe ; un projet audacieux qui se devait de concilier la mécanique du ralenti et le jeu à plusieurs. De façon surprenante, le mélange s'opère naturellement sur la base d'une idée simple : les joueurs dans notre champs visuel seront « touchés » par notre ralenti, les autres en seront épargnés.

Affectés négativement, les ennemis tirent et rechargent moins vite, tandis que les alliés bénéficient du même boost de vitesse que nous. Sitôt intégrée, cette mécanique devient vite un outil de base lors des fusillades qui profitent également d'un level-design bien pensé, multipliant les approches et le jeu sur la verticalité. Citons également cet autre mode astucieux proposant à deux joueurs de survivre dans la peau de Max et de son acolyte contre les assauts de tous. Sans être le premier atout de Max Payne 3, son versant multijoueur assez classique n'en est pas moins plaisant et suffisamment riche pour mériter l'attention des amateurs.

Le cas de la version PCRetour au sommaire
Max Payne 3
Historiquement liée au PC, la franchise Max Payne a donc d'abord fait l'impasse sur la version Windows pour ce troisième opus. Heureusement, l'ami Max ne nous a pas fait poireauter autant qu'Alan Wake et pour cela, on ne peut que remercier Rockstar. Autre motif de satisfaction qui n'était d'ailleurs pas gagné compte tenu du passif de l'éditeur sur Windows : l'optimisation de ce Max Payne 3 PC est plus que convenable. En terme de contenu, inutile de revenir sur le cas de la version PC puisque le jeu est identique à ce que nous pouvons retrouver sur PlayStation 3 / Xbox 360. En revanche, côté réalisation, il nous faut reconnaître le chouette travail fourni par les développeurs de chez Rockstar qui n'ont certes pas bouleversé le jeu que l'on connaît sur consoles... disons donc qu'ils l'ont magnifié.

De fait, nous vous conseillons vivement de jouer en mode DirectX 11 afin de profiter de ces sensibles améliorations. On remarquera alors un titre plus fin, plus détaillé et plus agréable en toutes circonstances. Les environnements paraissent plus fouillés, mais ce sont surtout les textures utilisées sur les personnages ou les éléments de décor proches du joueur qui profitent de la puissance de nos PC. De manière plus générale et en jetant un simple coup d'œil à l'écran, on ne peut pas dire que les améliorations graphiques sautent véritablement aux yeux. Pourtant, même le moins affûté des joueurs se rend compte qu'il y a - systématiquement - un petit quelque chose de plus joli, de plus immersif, de plus impressionnant. Comme ce fût déjà le cas sur Batman Arkham City par exemple, Max Payne 3 est de ces titres qui justifient de jouer sur PC plutôt que sur PlayStation 3 / Xbox 360, car pour ne rien gâcher l'optimisation est au rendez-vous.

Menu des options graphiques
En effet, Rockstar a soigné toute la partie réglages afin que les joueurs puissent paramétrer le jeu à leur convenance : de nombreuses options sont disponibles pour gérer l'anticrénelage, la tesselation, la qualité des reflets, des textures ou des shaders. Non, il ne manque vraiment rien à l'appel et l'un dans l'autre, cela permet d'avoir un jeu fluide en toute circonstances. Bien sûr, les gros PC seront plus à leur aise, mais Max Payne 3 n'est finalement pas aussi gourmand qu'on aurait pu le craindre et les détenteurs de machines « modestes » profiteront encore d'un rendu supérieur à ce que l'on trouve sur console, tout en conservant une fluidité parfaite.... En réalité, nous n'avons qu'un seul véritable reproche à faire à l'encontre de Rockstar : l'intégration à son Social Club.

FXAA : Très Haut
Si Rockstar se passe cette fois du Games for Windows LIVE - merci ! - il ne fait pas l'impasse sur le Social Club, cet outil déjà utilisé sur de précédents titres comme Grand Theft Auto 4. Problème, non content d'être absolument inutile, cet outil nécessite une authentification supplémentaire et une procédure d'enregistrement inutilement contraignante. Heureusement, Rockstar a un autre atout pour faire passer la pilule... enfin auprès des joueurs équipés : Max Payne 3 est effectivement l'un des titres les plus impressionnants qui soient en mode 3DVision. Une remarque que nous avions faite sur Batman Arkham City ou L.A. Noire, mais qui est sans doute encore plus vraie aujourd'hui : parfaitement gérée - le réticule ne pose aucun problème de visée - et judicieusement utilisée par la mise en scène, le 3DVision donne un réel effet de profondeur aux aventures de Max. Il est toujours difficile de dire « ça mérite l'investissement », mais nous n'en sommes ici vraiment pas loin : un reproche toutefois, les performances baissent sensiblement avec le 3DVision activé et nous ne saurions trop vous conseiller de taper dans le haut de gamme côté carte graphique avant de chausser vos lunettes.

S'il s'en trouvera pour regretter la nouvelle tournure du scénario - loin de l'esprit « roman noir » des origines - Max Payne 3 n'en est pas moins un brillant jeu d'action, tant dans ses mécaniques ludiques que dans son effort constant de narration. Le gimmick du "ralenti" y est toujours essentiel, outil jouissif qui permet de figer l'action en un ballet meurtrier. Mais ce qui frappe le plus, c'est encore la fluidité de l'ensemble, cette façon d'inscrire discrètement la narration dans le corps même de l'action ; fusillades tendues et mise en scène se passent ainsi le relai dans une fuite en avant qui ne connait pas de temps mort. En invitant Max Payne dans son univers de gangsters bigger than life, Rockstar manque peut-être le chef d’œuvre espéré mais livre son jeu d'action le plus pur à ce jour : difficile de passer à côté.

Vidéo-Test de Max Payne 3





Test PC réalisé sur une machine à base de Core i7 3,6 GHz, 6 Go de mémoire vive et GeForce GTX 580. Le jeu semble à son aise à partir d'un processeur double-cœur 3 GHz, épaulé par 2 Go de mémoire vive et une GeForce 9800 GTX, mais une GeForce GTX 260 est un minimum pour profiter du 3DVision.

Max Payne 3
Max Payne 3
Max Payne 3

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Les avis des internautes

Note moyenne des internautes : 8.6
1 BONNE RAISON D'Y JOUER
L'avis de : nokia94
Très bon
Un suite monumentale à plus d'un titre! Je lai finis cette après midi et je dois dire que c'est tout simplement un chef d'oeuvre, j'aurais mis un point de plus que Benoît sur ce coup! Du début à la fin on est tenue en haleine sans interruption, le doubleur de Max est juste bluffant. Un jeu d'acteur incroyable! Le jeu est beau et fluide même quand l'action atteint son paroxysme, ce n'est pas du Uncharted no suite ...
1 BONNE RAISON DE NE PAS Y JOUER
L'avis de : Anonyme
A éviter
Max Payne 3? Que dire de ce jeux. La réalisaiton graphique est splendide, mais que dire de plus? Des cinématiques à longueurs de temps, Max passe son temps se plaindre, il ne se passe pas 10 seconde sans qu'il soit là à chialer. Pour un gros dur. On ne le reconnait pas du tout, on se demande même s'il s'agit bien de max Payne. Sans compter les effets graphiques immondes à longueur suite ...
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