Test de Mars - War Logs : ça repart pour Spiders
SOMMAIRE
Spiders signe son premier gros projet en solitaire après s'être fait la main en partenariat avec Cyanide ou Focus.
La jeune équipe de Spiders a été fondée sur la base d'un projet. Un projet hélas trop ambitieux pour les budgets dont disposait le studio et qui a donc été mis de longues années en sommeil. Conscient de la difficulté à concevoir un Triple A en France, Spiders a donc revu sa copie. Il a conservé certaines idées et certains thèmes de ce projet initial, mais a complètement changé d'optique en se focalisant sur le dématérialisé. On ne boxe donc plus dans la même catégorie, mais cela ne doit pas empêcher de réaliser un titre intéressant.
Spiders ne désespère pas de commercialiser le titre de ses rêves, mais, en attendant, le studio se focalise sur des jeux en accord avec ses moyens. Mars : War Logs s'inscrit tout à fait dans cette optique en se destinant aux réseaux PSN, Steam et Xbox LIVE (20 euros). Il imagine un univers où Mars est colonisée par l'Humanité, où deux factions - Aurore et Abondance - se livrent une bataille de chaque instant et où des mutants survivent à côté d'humains pas très partageurs. Cet univers, on le découvre à travers les yeux de Roy Temperance, un dur à cuire incarcéré au Camp 19, mais en réalité, l'histoire débute avec l'arrivée d'un jeune homme baptisé Innocence... Oui, les noms de vertus sont courants sur Mars !
Donc l'histoire débute avec l'entrée en scène d'Innocence. Il faut dire qu'avec sa gueule d'ange, le jeune homme s'attire très vite les « faveurs » d'un des caïds du coin. Roy prend plus ou moins la défense d'Innocence et met en déroute Le Gros et sa bande. Il fait alors copain-copain avec le nouveau venu et lui explique rapidement qu'il ne désire pas s'éterniser dans le camp : l'évasion - et rapidement - est son objectif principal. Du coup, les premières missions du jeu sont toutes orientées vers la mise en place d'un plan d'évasion, la rencontre de candidats potentiels pour aider notre duo et quelques quêtes annexes pour meubler tout ça.
Ainsi, après un simple combat, on peut choisir d'achever son adversaire ce qui permet certes de récupérer le précieux sérum sur son cadavre, mais achève de nous tourner vers le côté « obscur ». On peut résoudre les quêtes de différentes manières et un virus qui se propage chez la population canine peut être traité par un remède ou... en éliminant tout simplement tous les malades ! Enfin, la trame principale évolue aussi en fonction des décisions du joueur : on ne tarde effectivement pas à mettre le doigt sur un complot « politique ». Roy Temperance devra alors choisir son camp et ses alliés en fonction de ses affinités.
L'un dans l'autre, Mars War Logs y gagne une vraie rejouabilité. Bien sûr, on pourra choisir de faire évoluer le scénario différemment ou de résoudre les quêtes annexes en se creusant davantage la tête, mais l'évolution du personnage principal peut aussi changer du tout au tout. En fonction de l'expérience acquise, on répartit effectivement des points dans trois domaines de compétences (renégat, combat, technomancie) qui changent complètement le comportement du héros, dans les combats notamment. Un technomant sera versé dans la « magie » alors qu'un renégat sera doué pour la furtivité. Il est important de bien choisir sa voie pour ne pas être frustré par la difficulté des combats.
Alors que nous évoquions jusqu'à présent les qualités de Mars War Logs, touchons maintenant à ses défauts. En effet, les combats ne sont pas très équilibrés et, paradoxalement, plus durs en début de partie que sur la fin. Il faut ainsi faire avec une espèce d'inertie qui rend l'enchaînement des coups pas évident alors que les caméras ne sont pas toujours judicieusement placées et que l'ensemble manque un peu de réactivité. Heureusement, les choses s'arrangent avec la montée en puissance de Roy et on prend même un certain plaisir à contourner / esquiver de multiples ennemis, à utiliser différents gadgets (pièges, grenades) avant de les achever par une contre-attaque bien placée.



Interface radiale, artisanat, évolution... : beaucoup de bonnes idées.
Le Silk Engine n'est pas forcément en cause, mais en choisissant de restreindre les teintes employées et en limitant le nombre d'environnements, Spiders focalise notre attention sur les éléments les moins réussis : textures peu détaillées, animations raides et voix (anglaises) parfois hors sujet. Lors de notre évocation des combats, nous n'avions rien dit au sujet d'une IA loin d'être exemplaire et il nous faut également critiquer une écriture parfois « à l'économie » : si le scénario est intéressant, les réactions ou les commentaires de certains PNJ sont parfois hors de propos et dans certaines discussions, on passe du coq à l'âne de manière assez stupéfiante.
Doté d'un univers complexe, d'une vraie rejouabilité et d'un scénario intéressant, Mars War Logs dispose des atouts que doit avoir un bon RPG. Hélas, ses lacunes techniques, son immersion imparfaite et des dialogues parfois expédiés sont à même de décourager de nombreux joueurs. Pourtant, passées les deux ou trois premières heures de jeu, on en oublie ces soucis « accessoires » pour se focaliser sur le principal et profiter - durant encore une bonne douzaine d'heures - d'une aventure qui fait plus que tenir la route. Pour l'un de ses premiers projets « en solitaire », Spiders se démarque joliment du tout-venant vidéoludique et conserve un prix très sympathique (20 euros). Gageons que la suite des événements sera plus aboutie encore.
Test réalisé sur une machine à base de Core i7 3,6 GHz, 18 Go de mémoire vive et GeForce GTX 680. Le jeu semble à son aise à partir d'un processeur double-cœur 3 GHz, épaulé par 3 Go de mémoire vive et une GeForce 9800 GTX.






« This is the plan, get your ass to Mars ! »Retour au sommaire

Donc l'histoire débute avec l'entrée en scène d'Innocence. Il faut dire qu'avec sa gueule d'ange, le jeune homme s'attire très vite les « faveurs » d'un des caïds du coin. Roy prend plus ou moins la défense d'Innocence et met en déroute Le Gros et sa bande. Il fait alors copain-copain avec le nouveau venu et lui explique rapidement qu'il ne désire pas s'éterniser dans le camp : l'évasion - et rapidement - est son objectif principal. Du coup, les premières missions du jeu sont toutes orientées vers la mise en place d'un plan d'évasion, la rencontre de candidats potentiels pour aider notre duo et quelques quêtes annexes pour meubler tout ça.
Un parfum polonais ?Retour au sommaire
On peut effectivement voir Mars War Logs comme un action/RPG de facture assez classique et qui n'est d'ailleurs pas sans rappeler un certain The Witcher. Son héros - mystérieux à souhait - fait largement penser à Geralt de Riv alors que son scénario n'hésite pas à évoquer des thèmes plus « adultes » que de coutume. La progression aussi est assez proche de ce que peut proposer CD Projekt : les décisions prises par le joueur ont un réel impact sur la suite des événements et même s'il est possible d'aller encore plus loin, Spiders tient ses promesses au contraire de nombreux studios. Il faut dire que les décisions prises ont également un impact sur l'évolution du personnage principal.
Rejouabilité et problèmes techniquesRetour au sommaire

Alors que nous évoquions jusqu'à présent les qualités de Mars War Logs, touchons maintenant à ses défauts. En effet, les combats ne sont pas très équilibrés et, paradoxalement, plus durs en début de partie que sur la fin. Il faut ainsi faire avec une espèce d'inertie qui rend l'enchaînement des coups pas évident alors que les caméras ne sont pas toujours judicieusement placées et que l'ensemble manque un peu de réactivité. Heureusement, les choses s'arrangent avec la montée en puissance de Roy et on prend même un certain plaisir à contourner / esquiver de multiples ennemis, à utiliser différents gadgets (pièges, grenades) avant de les achever par une contre-attaque bien placée.



Interface radiale, artisanat, évolution... : beaucoup de bonnes idées.
Mars en brume, mois de mai enrhumeRetour au sommaire
Les problèmes liés aux combats s'estompent donc avec le temps et on finit même par prendre goût à ce double système de pause / utilisation de l'interface radiale de sélection. Hélas, il n'en va pas de même des autres défauts du jeu. Jeu de rôle en monde semi-ouvert, Mars War Logs pêche tout d'abord par le manque de vie de cet univers : on ne peut parler qu'à de très rares PNJ, les autres semblent ne pas avoir d'existence et c'est comme si rien ne se passait « dans notre dos ». Forcément, l'immersion en prend un sacré coup, et ce, d'autant que techniquement parlant, le jeu est en net retrait de celui qu'on pourrait appeler son modèle, The Witcher.
ConclusionRetour au sommaire

Test réalisé sur une machine à base de Core i7 3,6 GHz, 18 Go de mémoire vive et GeForce GTX 680. Le jeu semble à son aise à partir d'un processeur double-cœur 3 GHz, épaulé par 3 Go de mémoire vive et une GeForce 9800 GTX.






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