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Test MadWorld

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MadWorldJeux Wii
39,99 € 10,90 €
Fiche Technique
WII
Editeur Sega
Développeur PlatinumGames
Distributeur Sega
Genre Action / Baston
Type de jeu   Exclusivement Solo
Site officiel MadWorld
Date de sortie rev
Sortie française le 2009-03-20 Vendredi 20 Mars 2009
, Sortie américaine le 2009-03-10 Mardi 10 Mars 2009
Configuration
minimale
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VidéoTest

Revenus tout droit d'une retraite à laquelle les avait contraints Capcom, Atsushi Inaba, Shinji Mikami, Hideki Kamiya et toute la clique de Clover nous livrent enfin leur premier jeu sous la bannière Platinum Games. Exclusif à la Nintendo Wii, MadWorld réunit tout les ingrédients qui firent la renommée de feu Clover pour un résultat à la hauteur de nos attentes.

MadWorld : massacre à la tronçonneuse !

MadWorld
Plongé au coeur d'un jeu télévisé macabre, Jack Cayman doit massacrer les autres participants avec barbarie pour empocher la récompense de cent millions de dollars qui lui est promise. Voilà, dans les grandes largeurs, le pitch de MadWorld. Si quelques développements ultérieurs viendront complexifier la trame scénaristique, l'essentiel se situe pourtant dans cette simple phrase. Jack est une machine à tuer embarqué dans une machination qui lui donnera l'occasion de mettre à profit ses talents de boucher.

Armé d'une tronçonneuse greffée sur son bras droit, ce mélange de Hellboy de Terminator et de Leatherface arpente les décors mis en place par la production de DeathWatch en quête de participants mieux classés. Les cinq quartiers de la ville ont ainsi été divisés en plusieurs zones de jeu avec, pour chacune d'entre elle, un participant bien classé, autrement dit un boss. Toute la progression consistera donc à engranger suffisamment de points pour accéder à ce combat final. Une progression par paliers permettant également de débloquer de nouvelles armes - batte cloutée, paire de lames, lance, etc. - mais aussi des mini-jeux particulièrement retors dont voici un petit exemple.


MadWorld : Vidéo #16 - Un mini-jeu bien sanglant


Et pour faire du point, rien de mieux que de laisser parler l'artiste du massacre qui sommeille en nous. Le menu fretin peuplant chaque zone ne demandant qu'à servir de sujet d'expérimentation - la faute à une IA franchement paresseuse- il ne reste donc plus qu'à se montrer imaginatif. Il suffit de jeter un oeil à son environnement proche pour se rendre compte de l'étendue de nos possibilités : murs hérissés de pointes acérées, crochets de boucher, hélices de ventilations, rouleaux compresseurs, barils enflammés et autres potentielles armes improvisées jalonnent les lieux. Le festival peut alors commencer. En voici d'ailleurs une petite démonstration avec notre VidéoTest.


MadWorld : VidéoTest de MadWorld


« MadWorld est assurément un beat them all dans la droite lignée de God Hand et No More Heroes »

La violence outrancière des affrontements n'a d'ailleurs rien de choquante. Il s'agit d'une violence purement graphique, comme le soulignent d'ailleurs les gerbe de sang surgissant du corps disloqué de chaque victime. Bien sûr, certaines exécutions vont très loin dans la cruauté, mais cette violence est dans le même temps dédramatisée par la surenchère d'hémoglobine l'accompagnant et l'exagération des performances de Jack. Bien que le jeu soit évidemment déconseillé aux mineurs, il n'y pas non plus de quoi faire crier les sirènes de la bonne morale.

Mais revenons-en au gameplay. MadWorld est assurément un beat them all dans la droite lignée de God Hand et No More Heroes. La filiation avec le premier est une évidence puisque Atsushi Inaba a travaillé sur God Hand en tant que producer. Quant aux influences du second, elles se ressentent tout particulièrement dans les contrôles parfaitement équilibrés entre mouvements et touches. Quand les finish moves, esquives et autres coups de tronçonneuse s'exécutent en secouant Wiimote ou Nunchuk, les combos simples, choppes et saut sollicitent l'utilisation des boutons. La recette fonctionne aussi bien - sinon mieux encore - que dans le titre de Suda 51.

MadWorld
MadWorld
MadWorld

Jack ne manque pas d'imagination pour trucider ses victimes


Seule ombre au tableau, le système de Lock particulièrement pénible ne permettant ni de choisir sa cible ni d'en changer. A noter également que les phases en moto - soit deux séquences sur l'ensemble de l'aventure - s'avèrent aussi rigides qu'inintéressantes. En dehors de ces petits manqués, jouer à MadWorld est un plaisir de tous les instants grâce à une exploitation intelligente des spécificités du contrôleur.

« Les équipes d'Atsushi Inaba ont fait le choix d'un style visuel audacieux et ont su le concrétiser de fort belle manière »

Un gameplay inventif, une jouabilité favorisant l'immersion, il ne manque donc plus au titre de Platinum Games qu'une réalisation de feu pour emporter l'adhésion des joueurs. Voilà qui tombe bien puisque les équipes d'Atsushi Inaba ont fait le choix d'un style visuel audacieux et ont su le concrétiser de fort belle manière. MadWorld s'impose ainsi comme l'une des plus réalisation et certainement comme la plus grande réussite esthétique de la machine. Au point qu'il arrive régulièrement de s'arrêter pour admirer la superbe de certains environnements. Si un très léger aliasing vient parfois nous sortir de notre contemplation, il s'agit là d'un défaut négligeable au regard de la réussite de l'ensemble. Il est toutefois important de noter que l'utilisation d'un câble YUV est vivement recommandé pour jouir du titre sous son plus beau jour.

Les environnements s'avèrent d'ailleurs savamment conçus. Puisqu'il n'y a pas à proprement parler de progression d'un bout à l'autre des niveaux, le level-design se devait de faire preuve d'inventivité. La plupart des environnements offrent pas mal de verticalité et réservent quelques zones dissimulées au regard des moins curieux. Il y a donc un intérêt à revenir sur chaque zone de jeu si l'on souhaite les mettre entièrement à jour. D'une manière général, MadWorld peut se targuer d'une bonne replay value, entre mini-jeux savoureux, course au score, combats de boss mouvementés et plaisir intarissable à charcuter ses adversaires.

Seul peut-être un certain manque de challenge dans les premières missions nous dispensera d'y revenir, tandis que le dernier tiers du jeu hausse le ton en jouant la carte du surnombre. Malgré tout, les huit heures de jeu nécessaires à l'achèvement de l'aventure ne résume pas toute la richesse du jeu. Quant au multijoueurs, il se limite aux mini-jeux débloqués en solo et affiche un écran partagé qui manque cruellement de lisibilité. Dispensable donc ...

Enfin, il nous faut tout de même adresser à Sega un carton jaune pour la localisation hasardeuse du titre. Si les doublages américains savoureux ont été conservés, le duo de commentateurs déchaînés de la version originale a été remplacé par un binôme français au sens de l'humour bas du front. La plupart des commentaires tombent à plat en plus d'être pas toujours très audibles. De plus, leur mariage avec les dialogues américains est assez catastrophique. Un petit passage dans les options pour les faire taire est ainsi vivement recommandé, histoire de profiter au mieux de la bande-son rafraîchissante du titre. Un rap énergique dont un interprète rappelle d'ailleurs furieusement Redman.

Conclusion

MadWorld n'est pas un titre à mettre entre toutes les mains. D'une part à cause de sa violence exacerbée - quoique franchement marrante - mais aussi, et surtout, du fait de ses partis pris ludiques et esthétiques. Beat them all pur jus construit comme un bon vieux titre arcade, le jeu de Platinum Games paraîtra un poil rébarbatif à certains malgré les trésors d'inventivité qu'il déploie dans l'art de faire jaillir la tripaille. D'autre part, ses choix esthétiques, à la croisée de Sin City et du manga, révulseront probablement quelques joueurs. Il faut en effet en passer par un temps d'adaptation pour retrouver ses repères et ne pas hésiter à marquer des pauses de temps à autre quand le contraste noir/blanc fini par devenir irritant. Mais nous ne saurions trop vous conseiller de passer outre ces petits désagréments, tant le titre de Platinum Games se montre jouissif. Un jeu au charisme énorme dont la drôlerie et les excès font aisément oublier les petits défauts. Une perle noire et rouge pour la petite console immaculée de Nintendo !

MadWorld
Platinum Games / Sega
5
Réalisation 4/5 4/5 4/5 4/5 4/5
Prise en main 4/5 4/5 4/5 4/5 4/5
Durée de vie 3.5/5 3.5/5 3.5/5 3.5/5 3.5/5
 
Les Plus
* Techniquement très réussi
* Parti pris esthétique qui arrache
* Très bonne jouabilité
* Ambiance drôle et gore à souhait
* Quel plaisir de maltraiter ses adversaires !
Les moins
* Un poil rébarbatif
* Lock perfectible
* Localisation hasardeuse
* IA rudimentaire


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gif : petite Flèche orange
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Publié le Mercredi 18 Mars 2009 par Virgile

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