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Test Knack (PS4) : 4/10 sur JeuxVideo.fr



Sortie le 29 Novembre 2013 , PS4

Les +

  • Quelques environnements sympas
  • Des combats âpres
  • La coop, plus détendue
  • Contenu solide

Les -

  • Répétitif au possible
  • Level design de 1992
  • Trop dur pour les jeunes
  • Trop chiant pour les vieux
  • Esthétique et ambiance quelconques
  • PS4, vraiment ?
La note de jeuxvideo.fr
4.0
bof
La note des internautes
6.6

(47 votes)
Publiée le 27/11/2013 à 14:11, par Maxence

Test de Knack : calibré à la saucisse et au marteau

L'un des trois jeux exclusifs du lancement de la PS4, Knack, passe enfin sur le grill.

Avec Killzone pour l’ado en quête de reconnaissance sociale, DriveClub pour le papa pilote et Knack pour le petit dernier qui commence à peine à tenir le pad, la PS4 aurait pu se doter d’un line-up familial équilibré pour son lancement. Las, le jeu de caisse sortira finalement en 2014 et le mignon plateformer cache en fait un gameplay crispant et archaïque à ne surtout pas mettre entre les mains des plus jeunes. Knack sent légèrement le brûlé.

Beat'em all à un boutonRetour au sommaire
Knack
Sous ses airs de petit jeu de plateforme mignon, Knack est en fait un beat'em all pur et dur doté d'un système de combat implacable qui sanctionne le joueur en permanence. La partie plateforme se limite effectivement à quelques sauts inratables nécessitant très peu de sens du timing ; tout l'inverse des affrontements, entièrement basés sur l'esquive et donc sur la capacité du joueur à pousser le champignon droit à la bonne milliseconde. La barre de vie se vide en deux coups, alors même que les ennemis enchaînent les attaques, au corps à corps comme à distance. La frustration naît rapidement de l'inutilité des réflexes face aux hordes de gobelins, insectes et autres robots dont on croisera la route. Mais même une fois chaque pattern assimilé, au prix de lourds retours à des checkpoints systématiquement mal placés, les morts s’enchaînent sans que l'on n'y puisse grand chose.

Knack
La grande promesse de gameplay - assimiler de nouvelles reliques pour faire grossir son personnage - n'a que peu d'incidence sur le déroulement de l'action, puisque les ennemis gagnent également en taille et en puissance. Le tout est qui plus est très encadré par le jeu, qui adapte également le level-design au format de votre personnage. Que l'on soit énorme ou minuscule, on fait quoi qu'il en soit la même chose, même si le plaisir de dézinguer en un coup des petites frappes sur lesquelles on a peiné étant petit est réel. Il y a bien quelques tentatives de varier l'action - Knack de glace, Knack invisible, Knack en bois - mais le tout relève de l'anecdotique tant la construction des niveaux peine à élever un minimum le débat.

Vidéo-Test de Knack



Les couloirs étroits s’enchaînent jusqu'à l’écœurement, comme l'unique combo que Knack daigne asséner, entre deux pouvoirs spéciaux enfin un peu ambitieux visuellement. Bien que variés, les ennemis finissent irrémédiablement par se répéter si bien que l'impression de refaire inlassablement la même boucle de jeu est tenace. Aucune exploration, aucun cadrage ingénieux dans un titre qui garde pourtant le contrôle de la caméra en permanence, aucune idée de gameplay originale venant relever une sauce à l'arrière gout bien aigre. Malgré quelques passages secrets qui promettent de sympathiques outils à utiliser - on en débloquera finalement pas un seul dans le premier run, et c'est voulu de la part des développeurs - et quelques boss aussi massifs que meurtriers et longuets, Knack ne sort jamais de son sentier piètrement balisé.

Who let the hot dog out ?Retour au sommaire
Knack
Knack est un formidable acte manqué, un cas d'école. La promesse d'un héros protéiforme, tantôt géant à en éclater des tanks à mains-nues, tantôt minuscule à se glisser dans les conduits d'aération, ne conduit à aucun changement d'échelle soudain ou bien amené, aucune cassure ludique ouvrant une brèche épique si désirée. Sony Japan ronronne des niveaux ras du front qui n'atteignent pas un millième du génie de vieilles gloires, Jak & Daxter ou n'importe quel Mario 3D en tête. Désespérément fermé, vide et fondamentalement creux, Knack se paie également une direction artistique bas de gamme aux choix de couleurs atroces qui n'incitent jamais le joueur à s'accrocher à l'histoire, elle aussi d'une confondante naïveté (au point de frôler la bêtise).

Knack
Tout cela aurait été plus facile à ingurgiter si la réalisation en avait mis plein la vue. Il n'en est évidemment rien, Knack se contentant du strict minimum pour un jeu de lancement. Quelques effets de lumière ou de particule font mouche, et quelques environnements sortent artistiquement du lot, mais rien dans la modélisation ou l'affichage ne met en valeur le potentiel de la nouvelle machine de Sony. Le cadre trop souvent générique (grotte, usine, montagne, grotte encore, palais) ne permet certes pas spécialement à la technique de s'épanouir, mais les régulières chutes de framerate indiquent surtout un manque flagrant de maîtrise de la machine par le studio interne de Sony. Inquiétant pour l'avenir, même si Killzone est là pour rassurer les joueurs sur le potentiel futur de la machine.

Knack
Knack
Knack
Personnages et situations clichés, gameplay frustrant : Knack est clairement déséquilibré


Knack n'est pour autant pas le pire jeu du monde. Le mode coop, en local uniquement, offre un second joueur invincible qui change drastiquement la donne et permet enfin de progresser sans crise d'angoisse. Le contenu est solide, avec ses 10h30 de couloirs incessants, le potentiel intérêt d'un second run avec les fameux outils (combos de plus en plus puissants, chasse au trésor etc.) et les modes arènes et contre la montre et leurs hordes de bestiaux à tabasser en une seule barre de vie. En courtes sessions (cinq minutes max sur seize niveaux), ces deux bonus s'avèrent plus intéressants et denses que la campagne principale, qu'il faudra néanmoins compléter pour y accéder. Knack n'aura décidément rien facilité aux early-buyers de la PS4.

Il y a le titre, déjà, qui fait forcément jaser celui qui a déjà ingurgité cette spécialité alsacienne. Mais il y a surtout cette grossière erreur de calibrage, qui rend les combats de Knack excessivement difficiles alors même que la partie plateforme, l’histoire et les dialogues sont parfaitement taillés pour des mômes de cinq piges. C’est à se demander quelle drogue tournait lors des focus groupes que Sony n’a pas manqué de réaliser pendant le développement du jeu. On s'énerve et on s'agace, les mains moites agrippées à sa DualShock, autant pour assurer lors du prochain affrontement que pour ne pas envoyer valser la manette à travers la pièce, de rage. Et quand on commence enfin à maîtriser les contretemps d'esquive idiots, c'est la redondance de la progression, l'étroitesse des niveaux et le manque d'audace visuel et sonore qui nous achèvent. Knack n'a même pas sa réalisation du futur - c'est vraiment un jeu PS4 ? - pour le sauver. On espérait un sympathique jeu de plateforme, on se coltine un ratage dans les plus grandes largeurs.

Les avis des internautes

Note moyenne des internautes : 6.6
1 BONNE RAISON D'Y JOUER
L'avis de : Anonyme
Très bon
Jeu familial Avec mon fils de 4 ans, nous avons fini le jeu 2 fois mais ça ne l'empêche pas de me le réclamer à nouveau. Maintenant, il cherche à débloquer les reliques spéciales qu'il n'avait pas trouvé les premières fois.
1 BONNE RAISON D'Y JOUER
L'avis de : Anonyme
Bon
a
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