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Test Kinect Sports Rivals (Xbox One) : 4/10 sur JeuxVideo.fr



Sortie le 11 Avril 2014 , Xbox One

Les +

  • L'escalade et le jet-ski
  • Joliment réalisé
  • La création de personnage

Les -

  • Football sans intérêt
  • Tennis souffrant d'imprécisions chroniques
  • Bowling déjà vu et revu
  • Carrière laborieuse
  • Temps de chargement trop longs
La note de jeuxvideo.fr
4.0
bof
La note des internautes
5.7

(23 votes)
Publiée le 10/04/2014 à 17:04, par Virgile

Test de Kinect Sports Rivals : transpirez, vous êtes filmés

Le Kinect 2.0 se révèle-t-il enfin à la hauteur des promesses de Microsoft ?

On ne compte plus les échecs cuisants essuyés par Microsoft pour nous vendre la techno soit-disant révolutionnaire de Kinect. L'une des rares licences développées pour soutenir le constructeur dans son effort de conquête des foyers, et courtoisement accueillies par la critique, fut Kinect Sports. Et pour tout vous dire, je fais partie de ceux qui n'ont pas du tout compris comment certains confrères ont pu plébisciter ce titre. Voilà, comme ça la couleur est annoncée, vous pouvez d'ores et déjà en déduire la suite.

Kinectycroitencore ?Retour au sommaire
Pour rappel, Kinect Sports proposait une série de six épreuves sportives plutôt variées, et une poignée de modes de jeu dont l'intérêt (sic) résidait uniquement dans leur pratique en multijoueurs. Le tout baigné d'une ambiance festive et colorée, bref, le jeu calibré pour les petites sessions entre amis de tous âges. Le problème c'est que, près de quatre ans après la sortie de ce premier volet, Kinect Sports Rivals se radine avec le même nombre d'épreuves, pas une de plus. Déjà, c'est raide.

Alors certes, toutes ne sont pas non plus les mêmes qu'à l'époque, mais on retrouve tout de même le football et le bowling. Les quatre autres disciplines sont l'escalade, le jetski, le tir au pistolet et le tennis. Bref du renouvellement, oui, mais pour ce qui est de se taper des olympiades en famille les dimanches après-midi, on repassera.

Kinect Sports Rivals
La question est donc de savoir si ces six épreuves offrent assez de profondeur pour mériter qu'on y revienne régulièrement le temps de quelques parties. Et bien, comme vous vous en doutiez certainement, toutes ne sont pas logées à la même enseigne. Commençons par le football qui, pour ceux qui auraient manqué l'épisode précédent, était incontestablement la discipline la plus crispante du premier volet. Allez savoir si c'est à mettre au crédit du Kinect 2.0, mais la pratique du ballon rond est chose plus aisée qu'autrefois. La trajectoire des passes est la plupart du temps celle que nous avions en tête, et c'est déjà pas mal. Pour le reste, il ne s'agira que de faire tourner le ballon entre trois ou quatre joueurs vissés à la pelouse avant de transmettre au buteur, le tout en évitant l'interception. L'intérêt ? On le cherche encore.

Quant au bowling, valeur sûre là encore héritée du premier Kinect Sports, il s'avère certes plus amusant à pratiquer, mais ne propose finalement rien de plus que ce qu'il était déjà sur Xbox 360. Côté nouveauté, mention spéciale à l'escalade, meilleure épreuve proposée par le titre selon nous. En effet, dans ses niveaux les plus complexes, celle-ci requiert une véritable réflexion du joueur quant au chemin à emprunter et donc au placement de chacune de ses mains. La possibilité de faire tomber ses adversaires apporte même un petit bonus de sournoiserie bienvenu.

L'escalade



Kinect Sports Rivals
Le jet-ski fait lui aussi bonne figure. D'une part le pilotage de notre bolide nautique se fait sans le moindre accro - si ce n'est qu'il provoque rapidement une petite fatigue musculaire - et, surtout, cette épreuve est la plus léchée d'entre toutes. La physique de l'eau est superbement rendue, et l'on éprouve avec acuité toute la puissance des vagues. Mais face à ces deux nouvelles épreuves réussies que sont l'escalade et le jet-ski, il y en a aussi deux autres dont on se serait bien passé, en l’occurrence le tennis et le tir au pistolet.

Le premier souffre d'une imprécision chronique dans la captation de mouvements tandis que les timings de frappe sont assez insaisissables. Le second est juste totalement vain : l'épreuve consiste en effet à balader sa main de cible en cible, le tir étant automatique et le challenge assez ridicule, il faut bien le dire. Le moment est donc venu de faire les comptes : trois épreuves sans intérêt, une plaisante mais déjà vue et revue, pour seulement deux disciplines vraiment agréables et bien pensées, le bilan est assez médiocre. Qui plus est, Kinect se montre bigrement exigeant en espace de jeu. Pour obtenir une captation oscillant entre le convaincant et l'aléatoire, il faudra pousser les meubles sous peine de décrochages intempestifs.

Bruce Willis me parle !Retour au sommaire
Kinect Sports Rivals
Partant de là, ce ne sont malheureusement pas tous les petits à côtés proposés par Rare qui font de Kinect Sports Rivals un incontournable. D'autant que, là encore, on ne peut pas dire que le studio ait été très inspiré. L'interface se présente sous la forme d'une île proposant l'ensemble des activités. L'idée est originale mais la navigation franchement pénible. En plus des épreuves présentées individuellement, une sorte de mode Carrière nous met aux prises avec trois équipes rivales cherchant à nous recruter. Le doublage des différents protagonistes est souvent crispant (si ce n'est la voix du narrateur, interprété par Patrick Poivey, la voix de Bruce Willis), l'humour désespérant, et il est impossible de passer les nombreuses et redondantes cut-scenes auxquelles viennent en plus s'ajouter des temps de chargement particulièrement longs.

Une boutique permet de customiser son avatar en dépensant les crédits accumulés au fil des épreuves. Avatar qui, soit dit en passant, est créé en tout début de partie à partir d'un modèle élaboré par Kinect, et basé sur notre physionomie et nos traits de visage. Si le résultat n'est pas franchement des plus ressemblants, l'exercice n'en est pas moins plaisant et plutôt rapide. Reste donc la réalisation du titre, solide, chaleureuse, servie par une direction artistique cartoonesque qui ne plaira certes pas à tout le monde, mais qui a son charme. Quant à la bande-son, essentiellement composée de gros hits radio, elle s'avère festive à défaut d'être très originale.

C'est à se demander s'il y a encore des raisons d'y croire et si Microsoft, dans son obstination à vouloir faire de Kinect un accessoire de jeu après l'avoir imposé en bundle avec la Xbox One, n'est pas en train de faire une grosse erreur. Kinect Sports Rivals était censé faire étalage des innovations apportées par Kinect 2.0 mais, au bout du compte, il en démontre surtout les limites. L'espace de jeu requis est vaste, trop vaste, et même en faisant place nette, la captation de mouvements manque encore souvent de précision. Et puis, côté contenu, Kinect Sports Rivals la joue rapiat : à peine six épreuves dont la moitié ne présente que très peu d'intérêt, même en étant indulgent. Bref, pour un jeu proposé au prix fort, c'est un peu raide. Dommage, car on sent une volonté de bien faire de la part de Rare. Le titre est proprement et joliment réalisé, son interface, originale, et son univers, plein de vie. Dommage que ces bonnes intentions soient gâchées par la lourdeur de la navigation, de l'humour et par l'attente interminable en début et fin de chaque épreuve. Bref, c'est 4.

Kinect Sports Rivals
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