flechePublicité

Test Killer Is Dead (Xbox 360, PS3) : 7/10 sur JeuxVideo.fr



Sortie le 30 Août 2013 , Xbox 360 , PS3

Les +

  • Plein de classe et de fureur
  • Des boss-fights variés et explosifs
  • Une excellente bande-son
  • Pas mal d'humour
  • Gameplay solide et efficace

Les -

  • ... mais qui manque cruellement d'originalité
  • Décors assez pauvres
  • Caméra souvent aux fraises
  • Missions gigolos bêtes et assommantes
La note de jeuxvideo.fr
7.0
bon
La note des internautes
7.9

(17 votes)
Donner votre avis
Publiée le 30/08/2013 à 16:08, par Virgile

Partager ce test

Vidéo-Test de Killer is Dead : un Grasshopper bien manufacturé

Nouvelle incursion réussie dans le domaine du BTA pour le studio de Suda51. Mais la fraîcheur et l'irrévérence d'un No More Heroes en moins.

On commence à bien connaître Grasshopper Manufacture, ses gimmicks cools, sa vision du style et ses délires gentiment cramés (mais pas trop). Avec Killer is Dead, le studio personnifié à longueur d'interviews par Suda51, accouche d'un héritier de No More Heroes et Killer 7 - le premier pour le fond, le second pour la forme - comme une espèce d'aveu implicite : la boucle est bouclée, ne serait-il pas temps de passer à autre chose ?

Grasshopper Manufacture seal of qualityRetour au sommaire
Killer Is Dead
Lors d'une visite chez Grasshopper Manufacture il y a cinq ans de cela, Suda 51 nous avait confié : « Aujourd'hui il y a beaucoup de demandes des éditeurs d'avoir un jeu dans le style Grasshopper. A vrai dire c'est quelque chose qui n'existe pas vraiment. Chaque fois que nous créons un jeu nous devons nous demander : qu'est-ce que le style Grasshopper ? C'est une question que je me pose sans cesse ». Objection (a posteriori) ! Car si la ludographie du studio explore des genres bien différents, il faut reconnaître que ses productions canoniques des cinq dernières années s'avèrent, pour la plupart, des BTA au style bien identifiable. Et Killer is Dead est probablement le plus reconnaissable d'entre tous.

Le joueur incarne Mondo, bourreau pour une obscure agence gouvernementale dont le job est de liquider les Wires, entités venues d'ailleurs et pourrissant la vie du bon citoyen. Bien entouré d'une galerie d'agents hauts en couleurs, le jeune prodige du katana sera donc tenu par contrat d'éliminer la douzaine de Wires démesurément costauds qui lui seront désignés, faisant par la même occasion toute la lumière sur ses origines et l'identité du mystérieux David, rencontré en début d'aventure. Une construction épisodique prétexte à autant de boss-fights aussi variés qu'intenses qui n'est pas sans rappeler celle de No More Heroes, les à-côtés en moins.

Killer Is Dead
En effet, les épisodes et missions annexes se débloquent au fur et à mesure sur une carte du globe. Un choix qui a l'avantage d'insuffler plus de rythme à la progression, comme l'avait fait Desperate Struggle en son temps pour corriger les errances de son prédécesseur. Chaque épisode est alors construit comme une petite histoire à part entière, toutes sont liées par une trame générale plus ou moins développée selon le chapitre. Bref, ce qu'on perd de liant, on le gagne en efficacité.

Un gameplay qui ne tranche pas assezRetour au sommaire
Efficace, c'est peut-être justement le terme qui caractérise le mieux Killer is Dead au regard des précédentes production du studio. Et d'abord dans son gameplay qui, s'il ne manque pas de maîtrise, n'apporte finalement pas d'idée nouvelle. Mondo manie aussi bien le katana que Musselback, son bras mécanique aux quatre transformations. On s'en doute, le premier défouraille au corps à corps, le second à distance. Ceci dit, le coeur du gameplay repose sur le système de combo : plus le nombre de coups portés est conséquent, plus Mondo se déchaînera sur ses ennemis, virevoltant et exécutant à une vitesse folle. Mais pour cela, il faut éviter d'être touché par la moindre petite attaque adverse, sans quoi le compteur repartira de zéro.

Killer Is Dead
A cet usage, Mondo dispose de deux mouvements particulièrement utiles : l'esquive et la parade qui, bien timées, ouvrent sur des contre-attaques dévastatrices. Tandis qu'une esquive réalisée au bon moment lance Mondo dans une frénétique séquence de coupes en tout sens, la parade dite just guard est suivie d'une mise au sol de l'ennemi puis, en investissant de l'expérience dans la compétence requise, d'une frappe au sol ouvrant sur un combo aérien. Deux outils décisifs qu'il faudra donc maîtriser pour faire le plus de hits possibles et ainsi conserver son niveau de puissance source de bonus d'expérience en pagaille et donc d'une courbe de progression exponentielle.

Comme nous le soulignions plus haut, il n'y a là rien de bien neuf. Et en dehors de la maîtrise nécessaire du couple parade / esquive, il n'y a pas non plus grand chose à creuser dans ce gameplay certes solide mais dont on regrette tout de même le manque de profondeur, de folie et d'idées originales. Finalement le seul petit truc inattendu, drôle et bien vu qu'introduit Killer is Dead survient lorsque Mondo s'écroule. S'il dispose de « Cartes Mika » achetées en boutique, la petite écolière aux airs de Magical Girl apparaît et lui prodigue un massage cardiaque hystérique laissée au soin du joueur : il s'agira donc de martyriser une touche sans perdre le rythme sans quoi le cœur du ténébreux héros ne repartira pas et vous aurez cramé un Continue à 100 000 dollars. Une petite idée marrante qui fait un peu écho aux gesticulations masturbatoires de Travis pour recharger son sabre laser.

L'art de la poseRetour au sommaire
Killer Is Dead
Mais entendons nous bien : en dépit de son manque d'audace côté gameplay, Killer is Dead nous entraîne dans un trip sanglant et furieux sans jamais lasser, même avec ses nombreuses missions annexes rarement originales mais se laissant jouer sans déplaisir. Enfin, si on fait fit des missions Gigolos dont l'inintérêt n'a d'égal que la misogynie et la pudibonderie. En gros, ces missions consistent à faire tourner la tête de Mondo en reluquant une jolie femme sans qu'elle ne le remarque puis d'emballer cette dernière à grand renfort de cadeaux hors de prix. Une fois achetée par toutes ces intentions, la belle finira évidemment dans le lit de Mondo pour des ébats d'une pudeur digne d'un téléfilm de dimanche après-midi. Bref, en plus d'être soporifiques, ces séquences sombrent dans un délire phallocrate bien lourdingue teinté d'un érotisme de roman de gare.

C'est d'ailleurs la seule vraie faute de goût de Killer is Dead qui partage avec No More Heroes un sens de la mise en scène et du style dont Grasshopper Manufacture a fait sa marque de fabrique. Visuellement, le titre est superbe, en particulier dans le feu de l'action. Personnages clefs comme ennemis ont été particulièrement soignés tandis que la mise en couleur très contrastée est d'un goût irréprochable. Et lorsque la situation s'emballe, que les coups pleuvent, que les exécutions s'enchaînent, le titre nous régale alors d'un festival d'effets en tout genre. Seuls les environnements paraîtront du coup un peu vides et malheureusement souvent cloisonnés. Ce qui n'est d'ailleurs pas pour aider la caméra qui perd régulièrement les pédales dès que l'espace vient à manquer et que la démographie d'une zone de jeu explose. Et cela n'empêchera pas les Wires de vous lacérer le dos alors même qu'il n'apparaissent pas à l'écran, non non.

Mais nous parlions de style. Killer is Dead n'en manque pas. Ses personnages, certes moins frappés que le casting de NMH, ont tout de même des caractères bien trempés et des looks parfaitement étudiés. Et pour ne rien gâcher, les péripéties de cette distribution bigarrée sont accompagnées d'une bande-son éclectique aux styles judicieusement choisis par le grand Akira Yamaoka.

Killer Is Dead
Malheureusement, cette chouette galerie de personnages sonne un peu creux et seule la relation entre Mondo et David est vraiment développée. Même si on y comprend finalement pas grand chose puisqu'on ne peut pas dire que la narration soit un modèle de clarté. En revanche, le jeu ne manque pas d'humour. L'auto-dérision fuse à l'occasion de nombreux dialogues qui voient les personnages digresser sur le jeu d'action, ses vieilles recettes, ses obsessions du moment et ce qu'en attendent finalement les joueurs. C'est un peu comme si Grasshopper s'excusait d'avoir pondu un énième slasher survolté mais respectant les commandements du genre et les règles qu'il s'est lui-même fixé et dont il semble ne pas vouloir s'affranchir.

Artistiquement plus inspiré que jamais, Grasshopper Manufacture accouche pourtant d'un titre dans le fond assez timoré. En premier lieu côté gameplay, puisqu'en dépit de son efficacité on ne peut que regretter l'absence de l'idée surprenante et féconde autour de laquelle il aurait pu s'architecturer. Au lieu de ça, il faudra se contenter d'un système solide et bien équilibré reposant sur la préservation du compteur de hits par la maîtrise de l'esquive et de la garde, mais rien de plus audacieux. Cela n'empêche pas le titre de nous embarquer dans une aventure sanglante, furieuse et pleine de style. On ne s'en détournera ceci dit qu'à de rares occasion car entre ses quêtes annexes souvent anecdotiques et ses missions Gigolos assommantes et bas du front, on a connu Grasshopper plus inspiré. Killer is Dead reste un beat them all vif et tranchant, mais qui n'apporte strictement rien de neuf. Et venant d'un studio qui s'est fait une spécialité du genre, cela appelle une petite remise en question. D'autant que le prochain titre de GHM est d'ores et déjà annoncé comme un BTA mettant en scène une experte du katana...

Vidéo-Test de Killer is Dead



Killer Is Dead
Killer Is Dead
Killer Is Dead
Killer Is Dead
Killer Is Dead
Killer Is Dead
Chargement des commentaires...
( les afficher maintenant )

Les avis des internautes

Note moyenne des internautes : 7.9
1 BONNE RAISON D'Y JOUER
L'avis de : Anonyme
Bon
Bon si on aime Suda 51 + Bonne ambiance ( meme si elle ne peux pas plaire a tous le monde ) + la touche suda 51 + La difficulté bien dosé selon moi - parfois un peu limite - gameplay qui mets du temps a devenir complet - durée de vie
Cet avis vous a-t-il été utile ? oui / non
1 BONNE RAISON D'Y JOUER
L'avis de : blackmask81
Très bon
hors norme un jeu hors norme pour joueur averti , tout d'abord il ne plaira pas a tout le monde, c'est on aime ou pas . tout est parfait , même si il y a du tearing , la camera qui foire ...cela reste quand même bien jouable . un excellent jeu qui change des traditionel navet occidenteaux!
Cet avis vous a-t-il été utile ? oui / non
Commander sur
flechePublicité

NEWSLETTER

Reçois gratuitement les news par mail !

LES OFFRES

Partenaires Jeuxvideo.fr

Idées cadeaux JV

Tests

flechePublicité
flechePublicité