Test de Fist Of The North Star - Ken's Rage 2 : un jeu qui te les coupe Hokuto ?
SOMMAIRE
Tecmo Koei et Omega Force nous proposent un beat'em all basé sur l'univers de Ken plus fréquentable que le premier mais encore nettement perfectible.
A l’instar de votre humble serviteur, la série Ken le survivant / Hokuto no Ken va souffler cette année sa trentième bougie. Pour célébrer l’événement, Tecmo Koei nous propose la suite de son Fist Of The North Star : Ken’s Rage, un beat’em all assez décevant sorti en novembre 2010. Ken, survivant de l’enfer, va-t-il cette fois marquer plus positivement nos esprits, en croisant souvent le fer contre les fous, les bandits ?
Annoncé par son éditeur comme mieux armé pour nous satisfaire, ce Ken’s Rage 2 nous montre pourtant très vite ses limites. On se rend en effet rapidement compte qu’il ne sera pas un “grand jeu” aussi bien dans le fond que dans la forme. Son gameplay de type beat’em all, inspiré des titres musô à la Dynasty Warriors - logique, c’est le même studio -, se révèle assez commun et propose des mécaniques très (trop ?) redondantes ainsi que des missions assez basiques : protéger un ou plusieurs alliés, dégommer des ennemis ou un boss, etc. Rien de très enthousiasmant donc, mais rien de très choquant non plus pour le genre. Ce qui l’est un peu plus par contre, c’est l’implantation maladroite de quelques passages insipides d’infiltration, de plateforme, de conduite ou de lancer d’objets (sur Jackal), heureusement rares.
Visuellement, le titre ne flatte pas forcément la rétine du fait de textures souvent simplistes, clonées et parfois étirées de manière peu gracieuse, d’un design des zones peu inspiré et d’un framerate régulièrement mis à mal (même lorsque les endroits sont clos et vides). La caméra est quant à elle souvent aux fraises - avec une vue fréquemment trop plongeante - et altère ainsi notre perception des ennemis / objets alentour, malgré un système de lock disponible dans les combats de boss. Les temps de chargement sont nombreux, même si leur durée est rendue supportable par l'installation sur le disque dur (4,1 Go sur notre version test PS3). Et ce ne sont pas les musiques, inventées pour l’occasion et malheureusement sans saveur, qui viendront nous émoustiller. On se dit que Ken ne va, une nouvelle fois, pas passer loin de la Correctionnelle...
Ensuite, niveau casting, le titre de Tecmo Koei se montre plus généreux que son aîné avec pas moins de 20 protagonistes clés à disposition : Kenshirô, Toki, Raoh, Jagi, Yuda, Rei, Mamiya, Shin, Souther, Shû, Fudô, Lynn, Batt, Shachi, Hyou, Kaioh, Ryûga, Jûza, Ein et Falco. Certains sont accessibles dans le mode Légende, d’autres sont disponibles dans la rubrique “Rêve” qui propose des histoires alternatives ou des missions libres. Et comme si cela ne suffisait pas, il est aussi possible de coopérer avec un ami (sur la même console ou en ligne) et d’affronter jusqu’à 7 joueurs online dans des matchs où s’affrontent deux équipes (comprenant jusqu’à 4 participants). Un ensemble simple et efficace qui rappelle inévitablement ce que le studio Omega Force propose sur ses autres titres. Notons par ailleurs que les parties en multi permettent d’accéder à des parchemins (objets améliorant les capacités de nos héros) de haut niveau.
De plus, les missions ont été segmentées de manière un peu plus judicieuse, même si certaines phases sont assez ridicules, ce qui rend l’ensemble un brin plus digeste. On apprécie d’ailleurs les points de sauvegarde intermédiaire - disparaissant si on lance une autre bataille ou le jeu en ligne - qui permettent de faire une pause durant les missions plutôt longues. Ces points ont une autre utilité, celle de gérer les fameux parchemins énoncés plus haut.
On en vient donc à une des quelques subtilités du jeu (outre le fait de porter / lancer certains objets, d'esquiver selon un certain timing - avec un effet visuel assez sympa -, de narguer, de parer ou de gérer les attaques spéciales), à savoir la possibilité d’améliorer les capacités de nos héros. Chaque personnage peut activer jusqu’à 5 parchemins qui lui confèrent des bonus offensifs ou défensifs (attaque, vie, aura, etc.). En les équipant, on peut faire des liens entre eux, ce qui amplifie la puissance des améliorations et nous confie même des compétences spéciales (en fonction de la longueur du lien et du type de parchemin). Et vu que l’inventaire est limité, il faudra user de sa cervelle pour faire les meilleurs choix possibles et mettre les parchemins non utilisés par un héros à disposition des autres... Cela donne un petit côté RPG et un peu de finesse au titre, ce qui n’est pas pour nous déplaire. Précisons enfin que l’expérience d'une technique monte en l'utilisant sur le champ de bataille.
La réalisation aussi, bien que perfectible, a tout de même évolué dans le bon sens. Le rendu visuel est un peu plus fin et abouti que dans le premier Ken’s Rage. On apprécie notamment que les personnages phares soient aisément reconnaissables et assez détaillés (ce qui compense avec les ennemis lambda clonés à outrance), mais aussi que les environnements destructibles soient plus nombreux : ça défoule et donne un peu plus de cohérence à l’ensemble, bien que certains ne soient bizarrement pas interactifs. La mise en scène typée manga des cinématiques introductives (avec cases et onomatopées) plaira, elle, sans doute aux amateurs de l’oeuvre originale, même si l’aspect “figé” protagonistes fait un peu cheap dans le fond. Ces derniers apprécieront évidemment la présence des voix japonaises officielles et d’une traduction française satisfaisante. Bref, si tout n’est pas parfait, on note qu’Omega Force a fait un peu plus d'efforts ; suffisamment pour offrir un titre qui pourra intéresser les fans les plus mordus / indulgents.



Le Hokuto apparaît là où sévit le chaosRetour au sommaire

Visuellement, le titre ne flatte pas forcément la rétine du fait de textures souvent simplistes, clonées et parfois étirées de manière peu gracieuse, d’un design des zones peu inspiré et d’un framerate régulièrement mis à mal (même lorsque les endroits sont clos et vides). La caméra est quant à elle souvent aux fraises - avec une vue fréquemment trop plongeante - et altère ainsi notre perception des ennemis / objets alentour, malgré un système de lock disponible dans les combats de boss. Les temps de chargement sont nombreux, même si leur durée est rendue supportable par l'installation sur le disque dur (4,1 Go sur notre version test PS3). Et ce ne sont pas les musiques, inventées pour l’occasion et malheureusement sans saveur, qui viendront nous émoustiller. On se dit que Ken ne va, une nouvelle fois, pas passer loin de la Correctionnelle...
Ken en rage, mais toujours sans BarbieRetour au sommaire
Et pourtant, on observe un net mieux par rapport au premier opus, à tous les niveaux, et quelques bonnes idées qui rendent le jeu globalement valable / acceptable auprès des fans (les autres préféreront sans doute attendre Dynasty Warriors 7 Empires qui débarquera le 22 février). En premier lieu, Ken’s Rage 2 dispose d’un contenu costaud capable de nous tenir en haleine au moins 20 à 30 heures, sans que l’on n'ait à succomber à l’appel des DLC à venir. On y trouve un mode Histoire plutôt agréable, fidèle et long (36 chapitres), baptisé “Légende”, reprenant la trame originale du manga. Outre les parties Raoh, L'empereur Céleste et Le Pays de Shura, on apprécie particulièrement d’avoir l’épisode final du manga, Bat & Rin, inédit en jeu vidéo.
Un gameplay suffisamment cicatrisé ?Retour au sommaire
On constate que le développeur a également revu sa copie au niveau du gameplay, plus riche, prenant et vif. Vif, Kenshirô l’est effectivement davantage et ses coups portent désormais plus loin, ce qui le rend bien plus efficace que dans le premier volet... encore heureux, c’est le héros. Les autres combattants nous confèrent également de bonnes sensations de puissance et apportent une variété appréciable (Rei et Toki sont vraiment agréables à manipuler). En compensation, l’I.A. est un peu plus intelligente - ou moins bête, c’est selon -, même si le menu fretin fait toujours office de défouloir de choix, inspiration musô oblige.
On en vient donc à une des quelques subtilités du jeu (outre le fait de porter / lancer certains objets, d'esquiver selon un certain timing - avec un effet visuel assez sympa -, de narguer, de parer ou de gérer les attaques spéciales), à savoir la possibilité d’améliorer les capacités de nos héros. Chaque personnage peut activer jusqu’à 5 parchemins qui lui confèrent des bonus offensifs ou défensifs (attaque, vie, aura, etc.). En les équipant, on peut faire des liens entre eux, ce qui amplifie la puissance des améliorations et nous confie même des compétences spéciales (en fonction de la longueur du lien et du type de parchemin). Et vu que l’inventaire est limité, il faudra user de sa cervelle pour faire les meilleurs choix possibles et mettre les parchemins non utilisés par un héros à disposition des autres... Cela donne un petit côté RPG et un peu de finesse au titre, ce qui n’est pas pour nous déplaire. Précisons enfin que l’expérience d'une technique monte en l'utilisant sur le champ de bataille.

ConclusionRetour au sommaire
Au final, Fist Of The North Star est un jeu défoulant, qui surpasse totalement le premier volet et pourra intéresser une partie des amateurs de la série. Il reprend en effet plutôt fidèlement l’univers de Kenshirô et dispose d'un contenu suffisamment complet / satisfaisant pour atténuer l'impact de ses tares techniques ou de design. Ces dernières sont pour autant bien perceptibles et pourront légitimement rebuter certains joueurs. Un achat à faire en connaissance de cause, donc.-
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