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Test James Cameron's Avatar (Xbox 360, PS3, Nintendo DS, PSP) : 5/10 sur JeuxVideo.fr



Sortie le 04 Décembre 2009 , Xbox 360 , PS3 , Nintendo DS , Plus de tests sur PC Sortie le 11 Décembre 2009 , PSP

Les +

  • Deux campagnes distinctes
  • Visuellement souvent inspiré
  • Système d'évolution offrant une certaine profondeur de jeu
  • Durée de vie conséquente

Les -

  • Réalisation percluse d'insuffisances
  • Gameplay manquant de subtilités
  • Progression trop linéaire
  • Dimension stratégique inexploitée
  • Multijoueurs sans saveur
La note de jeuxvideo.fr
5.0
moyen
La note des internautes
8.6

(116 votes)
Publiée le 04/12/2009 à 15:12, par Virgile

James Cameron's Avatar, notre Test

Après avoir disparu pendant une bonne dizaine d'années, le truculent James Cameron fait un come-back prestigieux avec l'une des productions cinématographiques les plus ambitieuses de tous les temps accompagnée d'un jeu vidéo développé par Ubisoft Montréal, studio à l'oeuvre sur la série des Assassin's Creed. Si le film promet de bouleverser notre conception du cinéma, qu'en est-il de son adaptation vidéo-ludique ? Réponse dans notre Vidéo-Test.

"Avatar"
Plutôt que de suivre servilement la trame scénaristique du film, James Cameron's Avatar en propose une approche différente. Le joueur incarne Ryder, spécialiste des signaux à la solde de la RDA (non il ne s'agit pas d'une résurgence de la République Démocratique d'Allemagne) venue coloniser la planète [logiciel:191054 Pandora]. Mais cette entreprise expansionniste se heurte à un obstacle de taille : les Navis, population tribale bien décidée à repousser les troupes impérialistes de la RDA. Ryder fait partie du programme Avatar visant à incarner un être humain dans un corps de Navi pour s'en servir d'éclaireur adapté aux spécificités de la planète Pandora, l'air y étant irrespirable pour la race humaine.

« Le titre ne commet pas l'impair de proposer deux campagnes miroir et chacune offre un ensemble de missions qui lui est propre »


Après un rapide tutoriel acclimatant le joueur aux deux espèces un dilemme lui sera imposé : participer à la colonisation de Pandora en massacrant les Navis ou rejoindre la cause de ces derniers bien décidés à repousser l'envahisseur. Notre choix fait, le jeu nous plonge immédiatement au coeur de l'une des deux campagnes sans oublier de sauvegarder le moment de la décision dans un coin du disque dur de la console. Ainsi, le joueur est libre de mener les deux histoires de front ou de les boucler successivement. Fort heureusement, le titre ne commet pas l'impair de proposer deux campagnes miroir et chacune offre un ensemble de missions qui lui est propre. Ainsi, la durée de vie globale du jeu se chiffre à une bonne quinzaine d'heures, soit un programme tout à fait honorable compte tenu de la moyenne actuelle des jeux du genre.

James Cameron s Avatar
Mais de quel genre de jeu parlons-nous justement ? Dans ses grandes lignes, James Cameron's Avatar s'apparente à un third person shooter tout ce qu'il y a de plus classique ... et basique. Dans la peau d'un Navi comme d'un humain, le déroulement du jeu emprunte la même structure : explorer des environnements proposant une foule d'embranchements, accomplir des missions consistant la plupart du temps à défourailler la race adverse, protéger un lieu ou récupérer un artefact. Les deux camps proposent de surcroît un gameplay aux fondamentaux communs : quatre armes et quatre talents peuvent être équipés puis sélectionnés respectivement via la crois directionnelle et le bouton de tranche gauche associé à une des quatre touches du pavé de touches.

Du côté des indigènes, l'arsenal disponible offre une certaine variété : arc, arbalète ou fusil d'assaut de la RDA pour le combat à distance et arme contondante, paire de lames ou encore bâton de combat pour le corps à corps. Côté humain, la gamme de pétoires est nettement plus convenue : mitrailleuses, lance-flammes, lance-grenades et autres joyeusetés du même genre. En somme, les Navis présentent une certaine polyvalence tandis que les humains misent tout sur le massacre à bonne distance. Chaque espèce dispose également de ses propres moyens de locomotion : hélicoptères de combat, hovercraft ou exosquelettes pour les humains et montures diverses - au sol comme dans les airs - du côté des Navis. Bref, jusqu'ici les visiteurs disposent d'un net avantage matériel sur les locaux. Mais ces derniers peuvent compter sur un large panel de talents aussi bien offensifs que défensifs.

« En dehors de l'usage des Talents, les spécificités des Navis ne sont malheureusement pas assez marquées »


James Cameron s Avatar
Invocation d'un loup-vipère, protection accordée par Pandora, invisibilité momentanée, augmentation de leur vitesse de course, régénération, invocation d'une tempête, les Navis compensent leur infériorité technique par l'usage d'une magie à la fois protectrice et destructrice. Les humains disposent eux aussi de quelques capacités de soutien, mais ici l'avantage est clairement du côté de la race indigène. C'est d'ailleurs là que se situe vraiment la différence entre les deux espèces en terme de gameplay. Enfin, nouveaux Talents, armes et armures s'acquièrent via un système d'évolution à base de points d'XP, chaque niveau étant synonyme d'acquisition automatique d'un nouveau pack.

En dehors de l'usage des Talents, les spécificités des Navis ne sont malheureusement pas assez marquées. Leur agilité et leur puissance auraient pu donner lieu à de jolis mouvements de voltige entre les cimes ou leur conférer un net avantage du terrain. Mais non, hormis un mouvement d'esquive couvrant une longue distance et un saut ridicule, les géants bleus - oh oh oh - restent désespérément cloués au sol et leur furtivité ne résiste pas deux secondes à l'I.A. extralucide de l'envahisseur. Si l'influence de Lost Planet est prégnante du côté humain, il eût peut-être été judicieux d'injecter un peu de Bionic Commando chez les Navis. Dès lors, si les deux campagnes se distinguent par leurs déroulements, elles peinent à le faire en terme de gameplay.

James Cameron s Avatar
Pourtant, Ubisoft Montréal ne semble pas avoir manqué de bonnes idées pour enrichir son titre. On pense notamment à sa dimension stratégique consistant en un mode de jeu à part du reste de la progression et accessible à certains points clefs des différents environnements. Via un planisphère en 3D, le joueur est invité à conquérir Pandora en partant à l'assaut des continents occupés par le camp adverse. Le déroulement de ce jeu dans le jeu n'est pas sans rappelé celui de certains jeux de plateau : acquisition d'unités contre des crédits acquis dans le jeu, construction de défenses et mouvements de troupes entre les divers territoires conquis ou à conquérir. Seulement voilà, l'occupation de nouveaux territoires n'a aucune espèce d'incidence une fois revenu aux commandes de notre personnage. On aurait pu espérer qu'en peuplant Pandora de troupes alliées ces dernières se retrouvent concrètement dans les environnements explorés et viennent épauler le joueur aux prises avec l'adversaire. Que nenni, cette dimension stratégique n'a aucun intérêt pratique si ce n'est celui de rapporter quelques points d'expérience supplémentaire à notre personnage.

Une idée insuffisamment exploitée que l'on serait tenté de mettre sur le compte du manque de temps. Le studio montréalais a-t-il du accélérer la cadence pour coller à la sortie du film ? Très probable si l'on se réfère à l'aspect technique du titre entaché d'un certain nombre d'insuffisances. On sent une fois de plus une indéniable volonté de bien faire sapée par une somme de petites inconsistances qu'il était clairement possible de corriger avec un peu plus de temps de développement. En effet, le jeu offre à voir de superbes paysages montagneux et forestiers servis par un niveau de détails saisissant et une belle profondeur de champ mais cette luxuriance est constamment enlaidie de retards d'affichage, d'innombrables glitchs visuels ou encore d'un frame-rate toussotant. Même constat face à l'environnement sonore mêlant superbes musiques d'ambiance et doublage sans grande conviction.

Vidéo-Test de James Cameron's Avatar

Vidéo-Test de James Cameron's Avatar


Conclusion


Quelle déception que cet Avatar : The Game ! Non que le titre d'Ubisoft Montréal soit mauvais mais comment ne pas accuser le coup quand un jeu si prometteur se révèle en définitive plein de bonnes idées sous-exploitées et de menus problèmes qu'il eût été possible de régler moyennant un petit peu plus de temps de développement. A force de concessions, ce qui s'annonçait comme une adaptation ambitieuse abouti à un shooter beaucoup trop commun pour pleinement convaincre. A envisager d'occasion mais pas plus ...



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James Cameron s Avatar
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Les avis des internautes

Note moyenne des internautes : 8.6
1 BONNE RAISON D'Y JOUER
L'avis de : Anonyme
Bon
bon mais peu mieux faire, mais toujours plaisant de se balader dans cet univers dommage que il y ait si peu de marge de maneuvre (passé sous une branche, etc...)
1 BONNE RAISON DE NE PAS Y JOUER
L'avis de : Anonyme
Bof
bof bof il est bien mais il y a mieux..
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