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Test Iron Brigade (Xbox 360) : 0/10 sur JeuxVideo.fr



Sortie le 06 Août 2012 , Xbox 360
Publiée le 20/08/2012 à 00:08, par Zick

Test de Iron Brigade

Double Fine, ce n’est pas uniquement un jeu culte des années 2000 au succès commercial inexistant (Psychonauts) et un projet Kickstarter très flou. Double Fine, c’est avant tout le studio de Tim Schaeffer et c’est également la garantie de se retrouver systématiquement face à un univers original et plein d’humour. Iron Brigade fait parti de ces jeux développés par le studio. Loin d’être irréprochable au niveau du gameplay, il possède toutefois l’étincelle de créativité qui donne le sourire et l’envie de relancer le jeu de temps en temps.

La télévision, cette arme de destruction massiveRetour au sommaire
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Iron Brigade c’est d’abord une histoire invraisemblable. Oubliez vos cours d’histoire, l’après Première Guerre Mondiale a été chamboulée par l’apparition du « signal ». Nul ne sait ce qu’il est exactement, ni d’où il vient, mais deux anciens soldats parviennent à l’écouter sans mourir et deviennent particulièrement intelligents. Le premier invente les tranchées, des jambes mécaniques géantes qui ressemblent à des méchas, le second invente la monovision, une télévision abrutissante pour soulager l’humanité de la douleur et de la réflexion. Tout irait bien si l’inventeur de la télévision ne pétait pas un plomb et décidait de conquérir le monde en créant de monstrueuses machines à base de tube cathodique. Il ne reste plus qu’un seul moyen à l’humanité pour résister : monter sur des tranchées et tabasser de la télé. Associez ce scénario ubuesque à une direction artistique proche de celle de Couly, vue dans les vieux Joystick ou dans Canard PC. Rétro, décalée, bourrée de référence aux comics des années 40 et 50, à moins d’être complètement insensible au second degré vous ne pouvez pas ne pas sourire lors des cinématiques ou des écrans de chargement.

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Du côté du gameplay, Iron Brigade est un mélange de shooter à la troisième personne et de Tower Defense. Le jeu de Tim Schaeffer adopte grosso modo le même gameplay que Orcs Must Die!. On commence au milieu d’une carte, dans son mécha, avec une vue à la troisième personne, et le but est de protéger une ou plusieurs bases de vagues d’ennemis pourvues d’attaques spécifiques. Pour en venir à bout il est possible de poser des tourelles aux capacités spéciales (untelle va ralentir les ennemis, telle autre faire des dégâts de zone, etc.) ou tout simplement détruire l’ennemi avec sa tranchée. Cette dernière va d’ailleurs devenir de plus en plus puissante avec la progression du scénario. Très vite on va gagner des châssis pour y installer plusieurs armes, des slots pour les tourelles, des jambes permettant de sprinter ou de s’enfoncer dans la terre pour recharger plus vite, ou des aimants pour ramasser les ressources dans un rayon plus large. La montée en puissance est d’ailleurs l’un des aspects les plus réussis du jeu, chaque pièce montée sur sa tranchée est visible très clairement, la faisant passer d’un tas de ferraille boueux au début de l’aventure à un mécha surpuissant doté d’énormes canons à la fin du jeu.

Destruction du temps de cerveau disponibleRetour au sommaire
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Et de la puissance de feu, il en faudra pour venir à bout des vingtaines de vagues d’ennemis que proposent les dizaines de mission du jeu. Comme tout bon Tower Defense qui se respecte, les premiers ennemis ne sont que de la vulgaire chair à canon bonne à attaquer au corps à corps, mais se transforment très vite en artilleurs, en attaquants suicide, en unités volantes ou en tanks gigantesques. Le rythme est soutenu, la difficulté est bien au rendez-vous et il n’est pas rare de devoir refaire une mission parce qu’on avait mal préparé son mécha aux unités spéciales d’une mission. Les cartes ont beau tenter de varier les situations (plusieurs points à défendre, ligne de vue réduite, attaque d’un boss), la répétitivité est rapidement au rendez-vous. Les affrontements ont beau être dynamiques et les unités adverses varier d’une mission à l’autre, on se lassera rapidement de marteler sa souris pour anéantir des centaines d’ennemis télévisés et courir d’un point à l’autre de la carte pour ne pas se faire submerger. A ce titre, la maniabilité et la nervosité de Orcs Must Die! s’avéraient plus souples et plus plaisantes que la lourdeur des méchas de Iron Brigade.

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Double Fine a également pensé à ceux qui voudraient jouer avec des amis. Il est en effet possible de jouer jusqu’à quatre dans la même partie. Hélas, deux gros problèmes viennent entacher sérieusement la crédibilité du jeu. Le premier est bien connu, il s’agit de Games for Windows Live, l’immonde l’affreuse l’ignoble l’innommable la détestable la cthulhuesque surcouche logicielle de Microsoft. Non seulement son interface est atroce, mais en plus elle est obligatoire pour rejoindre ses amis durant une partie en ligne. Pire, à l’heure où j’écris ces lignes, il est pratiquement impossible de jouer correctement en ligne sans avoir à se taper des saccades de lags rendant le titre injouable. Il y aurait encore beaucoup à dire sur ce mode multijoueur pas franchement optimisé (un conseil : terminez le jeu une première fois tout seul si vous ne voulez tomber dans une partie vous emmenant directement à la fin du jeu), mais on terminera ce test par la technique. Là encore, la comparaison avec Orcs Must Die 2 est inévitable. Iron Brigade n’est pas laid, mais il est loin d’être aussi soigné que le jeu de Robot Entertainment. Les environnements sont bien vides, les animations un peu saccadées, les textures bien pauvres, bref, on est loin d’un jeu digne des années 2012. Mais il ne faut pas oublier qu’il s’agit d’une adaptation d’un jeu Xbox 360 sorti l’année dernière et que le jeu tourne sur de petits PC à 60 images par secondes sans problème.

Iron Brigade est l’archétype du jeu sympa, capable de vider la tête durant une petite heure et qu’on relance avec plaisir à la simple évocation de son univers ô combien hilarant. On regrette simplement que sa réalisation soit aussi pauvrette et que le jeu soit gâché par Games for Windows Live. Mais vendu une petite quinzaine d’euros et jouable à quatre en ligne, on fera l’effort de les oublier.
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