Indiana jones and the emperor s tomb : Le prénom du chien ?
"Mes collèges me disent que je devrais me concentrer sur mon boulot d’enseignant, mais je n’y peux rien, j’ai toujours préféré les travaux pratiques"....

Ne m’appelle pas Junior !
Voilà quelques années qu’Indiana Jones a pris sa retraite, au cinéma en tout cas. Mais pas sur PS2, pour le plus grand plaisir des joueurs friands de jeux d’aventure. Rien qu’à voir la boite, j’ai tout de suite eu envie d’allumer ma console et d’y glisser le jeu. Et si grand fut mon plaisir de lire le livret que j’ai presque eu envie de pleurer de joie (j’en rajoute un peu là) ; tout en couleur, en français, avec du texte de partout, des dessins, plein d’humour, bref, un vrai régal ! Je n'ai jamais vu ça. Du grand art. Et là je me suis dis : « Si le jeu et aussi bon que le livret, alors je crois que j’vais pas beaucoup dormir les quatre prochaines nuits… » Et, malheureusement pour mon sommeil, ce fut le cas.


Destination, Ceylan.
Après une courte introduction, vous voilà déposé à Ceylan, un ancien temple défraîchi au Sri Lanka, pour y récupérer une idole baptisée Savarati. Je ne dévoilerai pas le scénario du jeu dans ce test, mais croyez-moi, les choses ne sont pas si simples qu’elles en ont l’air, et [logiciel:14351 Indy] a le chic pour s’attirer les ennuis… Bref, vous serez amené à visiter le château de Prague, des camps militaires nazis (précisons que le jeu se déroule en 1935), les dédales d’Istanbul, une île secrète en Chine, et j’en passe et des meilleurs.


La gourde, le fouet et le chapeau.
Voilà vos trois principaux amis (puisque de nos jours on ne peut plus faire confiance à personne, surtout dans le métier d’aventurier). La gourde vous permettra de remettre votre barre de vie au maximum, et vous pourrez la remplir dans des sources que vous croiserez sur votre chemin. Le fouet à plusieurs utilités, il peut servir à attaquer (mais mieux vaut se servir des poings ou d’autres armes), et surtout, surtout, à s’accrocher pour traverser des précipices. Enfin, le chapeau, qui ne sert à rien, mais que vous aurez toujours envie de récupérer après une baston trop mouvementée. (Parce qu’après tout, que serait Indiana Jones sans son chapeau ?). Beaucoup d’éléments du décor pourront vous servir lors des combats, comme des chaises, des morceaux de bois, des revolvers et autres armes plus lourdes (fusil à pompe, mitraillette, fusil sous-marin…), des arbalètes, des lances, des cimeterres… Que du bonheur, donc. Il vous faudra aussi casser des caisses pour récupérer des objets et des munitions. Attention : a chaque fois que vous changer d’endroit (par exemple, partir de Ceylan pour aller à Prague), votre inventaire se remet en partie à zéro, inutile donc de faire des économies. De plus, chaque lieu recèle trois « secrets », des petits objets de valeurs à ramasser. Je ne sais pas à quoi ils servent concrètement, il s’agit simplement de les collectionner.


Aspect visuel.
Coté graphisme, on a le droit d’être un peu déçu. Mais seulement un peu. Ils ne sont pas du tout moches, au contraire, mais peut-être un peu trop légers, de quoi titiller ceux qui accordent une très grande importance à la qualité visuelle. Ceci dit, notre aventurier est très bien animé, tout comme les divers ennemis et animaux (crocodile, requin…). Là où le bas blesse, c’est au niveau des cinématiques. Alors là ça ne pardonne pas. On est loin de la qualité visuelle d’un film 3D comme on peut le voir dans d’autres titres du même genre. Les personnes sont ultra-pixélisés et les animations très pauvres. Même le visage d’Indy fait peur à voir de prêt, c’est vous dire… En conclusion, rien d’alarmant, mais les possibilités graphiques de la PS2 ne sont, ici, toujours pas exploitées au maximum.


Ta Tata Taaaaa .. Ta Tataaaaaa (air connu)
La musique est digne d’un film avec Harrison ford. Les bruitages sont très convaincants, chaque catégorie de personnages (nazis, chinois, etc.) ont leurs propres langages (dans leur langue respective), ce qui fait qu’on a un réel sentiment de dépaysement. Quand des allemands parlent entre eux et rigolent de vous, il est impossible de comprendre, à moins de parler vraiment allemand !! Indy, lui, parle en français, et fait beaucoup d’humour, ce qui colle évidemment bien au personnage ! Le bruit des armes est évidemment différent pour chaque type, et il y en a beaucoup… Enfin, les ambiances ne sont pas trop présentes, mais bien dosées, et vraiment réalistes. Pour vous dire la vérité, et en sachant que le menu propose de doser comme on le souhaite la musique, l’ambiance et les bruitages, il m’est arrivé de couper complètement la musique tellement celle-ci me faisait paniquer. Ce ne sont pas tous les jeux qui offrent ce genre de sensation.


Allez, un peu d’élan, et Hop ! Dans le trou.
La maniabilité de notre héros est simple et efficace, même si elle manque parfois de précision. En effet, on ne sait jamais où se mettre pour franchir un fossé ou d’où sauter pour attraper cette corde qui permet de passer. Rien d’alarmant toutefois, on joue plus sur le feeling que sur la technique. Le système de visée automatique est très pratique quand la caméra vous joue un mauvais tour, et sa position peut être changée à tout moment par le pad analogique droit (exactement comme dans un Tomb Raider). Pratique. Cependant, on est parfois frustré de ne pas pouvoir monter sur certaines caisses ou corniches qui ne font parfois pas plus d’un mètre de haut, tout ça simplement parce que le jeu ne le prévoit pas, et c’est bien dommage.


Chargement…
Pour ceux qui me reconnaîtront en tant qu’auteur, vous aller finir par croire que je radote. Mais bon sang de bon sang, quand vont-ils comprendre qu’il y en a marre d’attendre devant des écrans de chargement d’une longueur abominable ? La PS2 est-elle si lente que ça ? Bon, ok, j’arrête de m’énerver tout seul ! Le système de sauvegarde est bien pensé : il s’agit d’une sauvegarde automatique à des endroits stratégiques du jeu, et ceux-ci sont assez fréquents. Ce qui permet d’avancer continuellement (à moins d’être vraiment bloqué quelque part) et de ne pas se soucier du problème de sauvegarde. Bien vu. [NDRC : Là oui, tu radotes : 3 fois le mot "sauvegarde" en 2 phrases !]


Conclusion
"Indiana Jones et le tombeau de l’empereur" ne peut pas décevoir. Ni les fervents amateurs de jeux d’aventures, ni les fans d’Indy. Vous y retrouverez tous les ingrédients d’une grande réalisation : la frayeur, les énigmes, les bastons, et l’humour… Même si les graphismes laissent un peu à désirer, c’est un titre à posséder de toute urgence et à consommer sans modération.









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