IL-2 Sturmovik - Birds Of Prey : la tête dans les nuages ?

« Le Ciel peut attendre » ?
Fort logiquement pour un jeu de la saga IL-2 Sturmovik, Birds Of Prey nous propose de revenir sur les grandes batailles de la Seconde Guerre Mondiale. Au travers des six chapitres de la campagne solo, nous visitons donc les principaux théâtres d'opérations encore que le jeu se limite aux seuls affrontements européens : les côtes anglaises, la région de Stalingrad, la Sicile, les cieux de Berlin ou des Ardennes sont au programme. Birds Of Prey nous propose d'incarner des soldats de différentes nationalités, mais il n'est jamais question de rejoindre la Luftwaffe : l'Allemand reste l'ennemi et tant pis pour les amateurs de Heinkel et autres Messerschmitt.
Vidéo #10 - Bande-annonce
Heureusement, ces derniers pourront se rattraper en mode multijoueur, mais nous y reviendrons. En ce qui concerne la campagne solo, on se limite donc aux seuls appareils alliés, mais il y a déjà de quoi faire puisque toutes les références de l'époque sont présentes du Spitfire en passant par le Mustang ou le Hurricane et le P-47 à côté, bien sûr, de l'IL-2 qui donne son nom à la série. Hélas, si la variété est de mise, on ne peut pas dire que la campagne brille par sa mise en scène. Entre chaque mission, pour faire le lien, les développeurs ont intégré quelques images d'archives sur lesquelles un pseudo soldat nous raconte sa vie.
On imagine que Gaijin voulait nous plonger dans l'ambiance, mais tout ce que les Russes ont réussi c'est à nous plonger dans le plus profond des ennuis. En tout cas, l'aspect technique des choses est autrement plus efficace ! Ainsi, dès la toute première mission, on peut apprécier le travail effectué sur la modélisation impeccable des appareils. Du côté des décors, il n'y a pas non plus à faire la fine bouche et nos avions évoluent dans des environnements immenses qui conservent un niveau de détails saisissant, même lors des passages à basse altitude : les textures du sol ou les bâtiments donnent alors une vraie impression de relief.

« Sonate au clair de lune » contre « Raz-de-marée »
En effet, si les combats sont proches du sans-faute, on ne peut pas en dire autant des missions en elles-mêmes. Celles-ci souffrent du peu d'inventivité des développeurs et on regrette très vite le classicisme des objectifs, le manque de variété et la mise en scène peu inspirée. Du coup, on a l'impression de faire toujours un peu la même chose et alors qu'un HAWX parvient à insuffler une dimension épique à son scénario, Birds Of Prey « patauge ». C'est d'autant plus dommage que la campagne propose vingt missions assez longues et qu'au fur et à mesure du jeu, nous sommes amenés à en débloquer d'autres pour un total de plus de 50.
Heureusement, les joueurs plus attentifs à la qualité des combats aériens qu'à leur « enrobage » n'auront pas à se plaindre : le gameplay de Birds Of Prey est une réussite. Trois niveaux d'exigence de pilotage ont été imaginés par Gaijin afin de combler tous les styles de joueurs. Le premier mode est sans doute le moins intéressant car il souffre trop de la comparaison avec HAWX par exemple. Très arcade, il permet d'avancer sans trop se soucier de la DCA et nous facilite les opérations de bombardement ou les dogfights grâce à de nombreuses assistances. En revanche, ce mode met aussi largement en évidence les faiblesses déjà citées de la mise en scène.



Les plus habiles des joueurs regretteront sans doute un léger manque de précision des sticks de la manette
Du coup et sans forcément aller jusqu'au mode simulation (où la vue cockpit est imposée), nous ne saurions trop vous conseiller d'opter au moins pour le mode réaliste. L'un et l'autre marquent deux étapes vers la suppression d'abord partielle puis complète de toutes les aides et en mode réaliste on fait déjà moins le fier en face des zincs ennemis. Il faut identifier la cible, estimer sa distance tout en maîtrisant un appareil qui prend plaisir à décrocher au moindre coup « trop sec ». Même chose durant les opérations de bombardement où il faut parvenir à identifier la cible au dessus d'une ville pour le moins dense et alors que la DCA ne nous fait aucun cadeau !
À partir du mode réaliste, on peut dire que Birds Of Prey prend toute sa dimension et s'il n'est pas encore au niveau des versions PC de la série, c'est de très loin le plus exigeant des jeux d'avions disponibles sur PlayStation 3 / Xbox 360. Une exigence qui nous fera regretter un manque d'optimisation dans les combats les plus chauds : dès lors que les ennemis sont nombreux, le jeu a tendance à perdre de sa fluidité et c'est regrettable alors que Gaijin signait jusque là une belle réussite technique. Ceci dit l'amateur, tout entier à sa courbe d'apprentissage et à voir quelle assistance il pourra bientôt désactiver, ne devrait pas trop s'en laisser compter.

Conclusion
Malgré une campagne en retrait par rapport à ce que peut offrir la concurrence, IL-2 Sturmovik : Birds Of Prey se rattrape aisément. Il bénéficie d'une réalisation graphique remarquable que vient seulement ternir un petit problème de fluidité dès lors que les appareils sont très nombreux à l'écran. Mais, beaucoup plus important, c'est au niveau du gameplay que le titre de Gaijin parvient à se distinguer. Grâce à ses trois niveaux de réalisme et à ses multiples options, Birds Of Prey se plie à toutes les exigences. À défaut de jouer en simulation, le mode réaliste est déjà gratifiant alors que les combats en multi donnent au jeu une dimension toute particulière, pour l'instant inégalée.
Ce jeu vous intéresse ? Retrouvez-le dans le











![]() |
![]() |
Jeuxvideo.fr est aussi sur Youtube
et Dailymotion.
Rejoignez-nous sur nos chaines !









( les afficher maintenant )