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Test I Am Alive (Xbox 360, PS3) : 8/10 sur JeuxVideo.fr



Sortie le 07 Mars 2012 , Xbox 360 Sortie le 04 Avril 2012 , PS3 Sortie le 13 Septembre 2012 , Plus de tests sur PC
Publiée le 10/09/2012 à 14:09, par Maxence / Nerces

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Test de I Am Alive : entre Assassin's Creed et Silent Hill ?

Revenu d'entre les morts, I Am Alive se distingue par son ambiance : un vrai coup de cœur, tout simplement !

Avec son développement interminable et chaotique, notamment ponctué par la liquidation judiciaire des parisiens de Darkworks, on ne donnait pas cher de la peau d’I Am Alive. Repris à la dernière minute par Ubi Shanghai et développé en moins d’un an, le Survival Aventure d’Ubisoft nous arrive finalement en téléchargement sur Xbox 360, sur PlayStation 3 et - avec six mois de décalage - sur PC. Revoir l’ambition du jeu à la baisse lui aura curieusement fait le plus grand bien.

To stay alive, stay with meRetour au sommaire
I Am Alive Screenshot 01
Il ne faut pas plus d’un joli panorama sur une ville dévastée et une voix off rocailleuse d’un héros anonyme pour nous mettre dans le bain : comme un pressentiment, I Am Alive joue judicieusement la carte de l’ambiance dès les premières minutes. Nous sommes à Haventon, sur la côte Ouest des Etats-Unis. Un pays ravagé un an plus tôt par « le Choc », un cataclysme dont on ne saura presque rien. L’homme est à la recherche de Mary et July, qui étaient autrefois sa femme et sa fille.

I Am Alive
Le jeu d’Ubi Shanghai nous plonge avec brio au cœur d’un des quartiers de la ville, où l’homme résidait jadis paisiblement avec sa famille. Entre The Road et STALKER, I Am Alive rend mieux que quiconque avant lui la solitude de son personnage principal, autant confronté à la rudesse du monde extérieur qu’à celle des quelques survivants restant, partagés entre les malheureux à aider et les gros durs à réduire au silence. Sans parler de ses propres démons, qui ne seront malheureusement que vaguement évoqués durant le périple : le héros aurait pu gagner en profondeur si cette partie avait été développée davantage.

I Am Alive est pourtant loin d’être un bête jeu d’action post-apocalyptique à la troisième personne. Entre découverte des lieux et rencontres plus ou moins amicales, il s’agit avant toute chose d’aller d’un point A à un point B en y laissant le moins de plumes possibles. Outre la traditionnelle barre de vie, que l’on fera remonter en ingurgitant quelques denrées dénichées un peu partout dans les environnements, le jeu se distingue par une jauge d’endurance se vidant rapidement à la moindre course, au moindre saut mais surtout lorsque l’on grimpe une paroi.

« la gestion des ressources tient une place importante dans I Am Alive »Retour au sommaire
I Am Alive
L’escalade est d’ailleurs l’une des deux grosses mécaniques du jeu. Sans être aussi permissive que dans Assassin’s Creed ou aussi guidée que celle d’Uncharted, l’exploration est ici facilitée par l’excellent travail des concepteurs de niveaux : toujours logique, la progression du personnage s’effectue de manière aisée à partir du moment où le joueur est concerné par l’action. Pas question de se lancer dans l’ascension d’un immeuble de douze étages sans avoir au préalable repéré son chemin. La barre d’endurance se vide en effet très rapidement, jusqu’à se réduire drastiquement lorsque l’on tire trop sur la corde. Il faudra ensuite utiliser les bons ingrédients pour l’agrandir ou la recharger : la gestion des ressources tient une place importante dans I Am Alive.

I Am Alive
Car si le héros a sans cesse besoin d’un kit de soin pour se redonner de la santé ou d’une bouteille d’eau pour reprendre un peu d’endurance, il pourra également s’en servir pour aider l’un des vingt PNJ durant l’aventure. On se sent tout de suite coupable d’avoir utilisé sa dernière boite de conserve, lorsque l’on en vient à croiser une demoiselle en train de mourir de faim. On veut revenir plus tard, une fois réapprovisionné ? La malheureuse se sera probablement pendue, nous laissant sa mort sur la conscience et un chemin du retour tristounet dans la poussière suffocante qui vide petit à petit notre jauge de stamina. Oui, la vie de voyageur solitaire peut être dure.

Bande-annonce #7 - Lancement du jeu (VOST - FR)


Pour se mettre à l’abri, il faudra rapidement repérer les points stratégiques situés en hauteur de ce petit monde ouvert, que la progression nous fait intelligemment arpenter sous toutes les coutures sans jamais abuser sur les allers-retours. L’occasion de découvrir l’un des multiples lieux « cachés » du jeu, pourvu de denrées rares, de personnages à aider ou de vilains à terrasser. C’est là qu’intervient la mécanique action du jeu, avec vue à la première personne pour viser et tirer (à l’arc, au pistolet ou au fusil à pompe, difficile à acquérir ceci dit) et dimension psychologique rafraîchissante.

Des affrontements pseudo-psychologiquesRetour au sommaire
I Am Alive
Les ennemis ne sont en effet pas tous des brutes organisées en gangs, prêtes à vous foncer dessus sans autre forme de procès. Si l’on ne dégaine ou ne fuit pas, la plupart d’entre eux tenteront en effet d’établir le dialogue. L’occasion d’en attaquer un par surprise avant de braquer les autres : ceux-ci reculeront sans doute devant la menace. Si votre arme est vide – les munitions sont rares – l’illusion ne durera qu’un temps. Il faudra alors rapidement engager le combat au corps à corps, qui se contente d’une simple action contextuelle guère passionnante.

I Am Alive
Reste que le système est suffisamment bien pensé pour que les possibilités soient nombreuses, poussant sans cesse le joueur à analyser la situation pour optimiser les ressources disponibles. Deux ennemis seront ainsi faciles à terrasser, puisqu’il suffira d’égorger le premier, de braquer l’autre avec le flingue le temps de l’approcher pour le finir au corps à corps. L’arc, avec sa flèche à sans cesse aller chercher après usage, ne sera évidemment pas de trop pour la seconde partie du jeu, dans laquelle les groupes d’ennemis sont largement plus costauds. Sans jamais, heureusement, que le jeu ne sombre dans l’action stérile.

La part d’analyse du combat, laissée à la discrétion du joueur, fait sans mal passer l’âpre pilule technique de ces phases, complètement archaïques dans leur mise en forme. C’est d’ailleurs à peu près le cas pour l’ensemble du jeu : la réalisation largement perfectible est sans cesse contrebalancée par des trouvailles esthétiques géniales. Le filtre blanc ou le brouillard de poussière gâchant la visibilité auront leurs détracteurs, mais la gestion de la lumière et l’inspiration des designers pour les environnements (hôtel, bateau échoué en plein milieu de la ville, centre commercial) rallieront forcément la plupart des joueurs bienveillants à la cause du jeu.

Un charme très rustiqueRetour au sommaire
I Am Alive
Il faudra évidemment faire fi d’un certain nombre d’écueils, qui loin d’être rédhibitoires gâchent tout de même un peu l’aventure. D’une, le jeu est court : non pas que les six heures (pour sauver trois quarts des personnes) soient scandaleuses au regard du prix de vente, mais on sent quand même que le studio de Shanghai a rushé la fin de son titre pour coller aux besoins fiscaux d’Ubisoft. Il en résulte une conclusion bâclée très décevante pour un titre qui avait le potentiel pour un finish choc, à peine effleuré ici.

I Am Alive
De deux, I Am Alive est assez facile une fois toutes les mécaniques docilement ingérées : on galère un peu au début en dépensant bêtement ses ressources, mais la fin est nettement plus tranquille alors même que les situations se complexifient : le joueur devient effectivement plus prudent, ce que n’ont visiblement pas assez anticipé les développeurs. On a également déjà évoqué certains problèmes de réalisation, auxquels on peut ajouter l’absence complète d’interaction avec les décors, la pauvreté des textures et la rudesse de certaines animations de grimpettes. I Am Alive parait souvent très rustique (notamment dans les imprécisions de sa jouabilité), mais c’est aussi ce qui fait son charme.

Reste qu’avec son doublage anglais impeccable et ses musiques inspirées, qui s’insinuent dès que l’on court trop longtemps ou lors des moments chauds, I Am Alive affirme son identité de manière remarquable. On aurait sans doute aimé un jeu complet bien fini et plus consistant ; il serait néanmoins triste de bouder son plaisir, surtout qu’il n’est pas exclu qu’une suite voit le jour en cas de succès commercial. Bref, vous savez ce qu’il vous reste à faire.

Le cas de la version PCRetour au sommaire
I Am Alive
D'abord disponible sur Xbox 360, I Am Alive a mis un mois à débarquer sur PlayStation 3 et pas moins de six pour débouler en version Windows. Hélas, ce délai n'a pas été mis à profit par les développeurs d'Ubi Shanghai pour nous proposer un jeu plus abouti techniquement. Les problèmes graphiques évoqués sur consoles sautant encore plus aux yeux sur PC alors que l'on est souvent plus proche de son écran. Les trouvailles esthétiques des développeurs fonctionnent encore à plein, mais un petit mieux côté textures n'aurait pas été de refus alors que nous profitons tout de même d'une définition d'image plus élevée : un minimum certes, mais Dark Souls nous a montré que cela ne va pas de soi pour tout le monde.

I Am Alive
Nous aurions par ailleurs apprécié un peu plus de finesse dans la gestion des contrôles - au clavier comme à la manette, tout cela manque parfois de précision - mais le plus étonnant est surtout de voir Ubi Shanghai ajouter un niveau de difficulté supplémentaire. Le « Facile » fait ainsi son entrée alors que nous n'avions pas trouvé I Am Alive bien compliqué : disons que ce mode pourrait convaincre les joueurs les plus occasionnels, mais que les autres n'hésitent pas à se tourner vers le Normal ou le Difficile. Un autre mode - Replay - est là pour permettre de refaire le jeu simplement pour trouver tous les secrets que l'on aurait pu louper. Enfin, Ubi n'a hélas pas su éviter les bugs : entre un problème au niveau de la réassignation des touches et l'incompatibilité Crossfire / SLI (cause de plantages), des joueurs risquent de s'arracher les cheveux... L'ambiance et le prix d'I Am Alive nous poussent toutefois à l'indulgence.

Malgré pas mal d’écueils qui sonnent comme autant de stigmates de son développement houleux, I Am Alive séduit par son aura esthétique et la puissance de son univers. Les mécaniques sont au final toujours les mêmes, avec leurs qualités et leurs défauts ; l’excursion demeure néanmoins dépaysante grâce à l’intelligence du level design, qui nous guide sans jamais nous assister tout en multipliant les trouvailles visuelles possédant un réel impact sur les différentes couches ludiques. On pourra trouver le voyage trop court ou trop âpre, la technique trop faiblarde et la fin trop abrupte : il n’empêche qu’I Am Alive transformera vos 1200 points / 14,99 euros en six heures d’un intense voyage dont on se souviendra. Une vraie réussite.

Test PC réalisé sur une machine à base de Core i7 3,6 GHz, 6 Go de mémoire vive et GeForce GTX 580. Le jeu semble à son aise à partir d'un processeur double-cœur 2,4 GHz, épaulé par 2 Go de mémoire vive et une GeForce GTX 260.
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Les avis des internautes

Note moyenne des internautes : 7.7
1 BONNE RAISON D'Y JOUER
L'avis de : Anonyme
Très bon
I am alive Il reflète parfaitement le genre catastrophe, qui ressort durtout à la fin du jeu. Mais aussi le type de jeu qui est clairement la survie, même en difficulté normal il se peut que nous manquions de ressources, ce qui devient assez rare dans les jeux actuels. Je dirais même que la sensation de survie était presque égale à celle de Resident evil I. En conclusion, ce jeu pour moi est un excellent sur suite ...
Cet avis vous a-t-il été utile ? oui (3) / non
1 BONNE RAISON DE NE PAS Y JOUER
L'avis de : Anonyme
Bof
Un gameplay très lourd, des actions répétitives et un scénario linéaire gâchent l'expérience de ce jeu qui paraissait prometteur. L'idée de départ est bonne, la réalisation graphique et l'immersion correctes, mais c'est lourd d'en venir à bout.
Cet avis vous a-t-il été utile ? oui (1) / non
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