Test d'Hydro Thunder Hurricane : le déclic fraîcheur ?
Ce n'est un secret pour personne : le Xbox Live Arcade - comme le Playstation Network d'ailleurs - voit depuis sa création débarquer une petite floppée de titres anciens, remasterisés (avec plus ou moins de réussite) à la sauce HD. En cette période estivale, c'est le jeu arcade Hydro Thunder qui renaît de ses cendres, dans une version Hurricane censée réconforter ceux qui n'ont pas eu la chance d'aller à la plage. Nous donnera-t-elle pour autant le déclic fraîcheur ? La réponse en test.
Comme énoncé brièvement en introduction, Hydro Thunder Hurricane est un remake d'un titre sorti sur bornes d'arcade, Playstation, Nintendo 64, PC et DreamCast. Il s'agissait d'un jeu de course de bateaux surboostés, naturellement typé « arcade » au niveau de son gameplay. Avec son concept plutôt original, ses sensations de jeu grisantes, ses circuits bien pensés et ses véhicules bien différents, Hydro Thunder avait su ameuter un bon petit lot de fans. C'est donc avec une certaine nostalgie que nous retrouvons cette adaptation sur Xbox Live Arcade. Sans grande surprise, les développeurs de Vector Unit ont gardé une recette assez similaire à celle de l'opus original. Le concept est inchangé, les courses sont assez proches, idem pour les bolides.
Mis à part la jauge de « boost » (qui permet d'accélérer davantage), les quelques objets de collection et ceux permettant d'ouvrir des chemins bis, ce sont vraiment le pilotage et la connaissance des circuits qui nous aideront à décrocher la médaille d'or. Les participants finissant chaque défi (dont la nature sera évoquée plus bas) dans les trois premières places gagneront des crédits. Ces derniers sont distribués proportionnellement au rang (Or, Argent, Bronze) et s'avèrent essentiels afin de débloquer de nouvelles zones de jeu, des challenges ou des bolides inédits. Libre à nous de lancer les défis déjà disponibles dans l'ordre que l'on souhaite, pour engranger les crédits nécessaires dans le but de déverrouiller ceux qui nous manquent encore.
On dénombre trois types de défis pour la partie solo : la course, le slalom et le derby. Le premier nous demande fort logiquement de devancer tous nos adversaires (au nombre de 15) sur la ligne d'arrivée ; précisons que, comme dans un F-Zero, on prend le départ en dernière position. C'est classique mais toujours agréable. Le second nous invite à faire un contre-la-montre en suivant une succession de portes circulaires, chacune nous donnant un peu de boost. À l'inverse, si l'on manque une porte, on écope d'un malus de temps et on se voit privé de ce précieux turbo (jusqu'à la prochaine porte passée). S'il semble moyennement intéressant de prime abord, le Slalom se révèle au contraire capital pour arriver à dénicher les passages/bonus secrets ainsi que pour améliorer ses temps. Ce type d'épreuves permet aussi de se rendre compte que les chemins annexes sont plutôt nombreux ; ce qui atténue la lassitude de concourir fréquemment sur les mêmes circuits.
Enfin, le troisième (vous suivez toujours ? C'est le Derby, m'enfin !), nous propose à nouveau de défier le chrono, mais cette fois-ci en ayant des tonneaux explosifs sur notre passage. Et inutile de dire qu'à leur contact, notre petit bateau sur l'eau, vogue, vogue, vers le Très-Haut en explosant en mille morceaux - ça rime en plus ! -. Il n'y a pas de fatalité dans Hydro Thunder Hurricane cependant : notre vaisseau marin réapparaît quelques instants plus tard sur le lieu du crash, et tout neuf de surcroît, pour que l'on puisse continuer notre course... avec un peu de retard tout de même. Un retard qui peut être clairement dommageable dans les niveaux de difficulté « Pro » et « Expert » (le « Novice » s'avérant bien sûr plus permissif). Pour être franc, le Derby est le mode qui nous a le moins enthousiasmés. Il aurait pu avoir un intérêt accru en multijoueurs ou avec d'autres concurrents gérés par l'I.A. Mais ce n'est malheureusement pas le cas.
Au passage, il n'y a pas vraiment de « niveaux de difficulté » comme on l'entend généralement. En effet, ce sont les véhicules qui font que l'on aura plus ou moins de facilité à atteindre nos objectifs (à part en slalom, où les variantes des parcours joueront aussi ce rôle) : les bateaux de rang « Novice » sont assez aisés à manipuler, mais demeurent globalement moyens en tout (Accélération, Vitesse Max, Contrôle Aérien notamment). Alors que ceux du rang « Pro » et « Expert » peuvent avoir une ou plusieurs de ses statistiques à fond et rapportent plus de crédits en cas d'arrivée sur le podium. La vidéo exclusive qui suit vous propose de jeter un oeil sur les différents types de défis énoncés plus haut, en vous montrant en mouvement les principales composantes de son gameplay.
En plus de ces challenges en solo, Hydro Thunder Hurricane détient tout de même des modes multijoueurs... pas très nombreux malheureusement. On ne dénombre effectivement que de la course simple et un mode étrange du nom de « V.I.C. » pour un usage online et seulement de la course dans la rubrique écran partagé (supportant jusqu'à 4 participants). On ne reviendra pas sur le mode Course en ligne qui est identique à celui du solo, sauf que 8 participants au maximum sont du voyage au lieu de 16. Plus original, le V.I.C., signifiant « Very Important Coin-Coin » - eh oui, il fallait oser ! - propose aux joueurs, répartis en deux équipes, de choisir un de leurs membres (des pilotes quoi, pas des parties du corps humain) pour qu'il prenne les commandes d'un vaisseau « Coin-Coin ». Chaque équipe dispose d'un Coin-Coin à sa couleur (rouge ou bleue) lequel doit arriver avant l'autre sur la ligne d'arrivée.
À quoi servent les autres participants, me direz-vous ? Tout simplement à aider directement ou indirectement leur poulain qu'il puisse atteindre son but. Quitte à faire des queues de poisson au Coin-Coin adverse ou à le pousser contre un obstacle, afin de lui faire perdre du temps. Sinon, il est aussi possible de protéger le Coin-Coin de son équipe en gênant les adversaires qui en ont après lui. Jouable en 4 contre 4 dans le meilleur des cas, ce mode offre pour le coup une expérience de jeu assez différente des autres modes solo et s'avère bien fun. Il est préférable cependant qu'un maximum de participants dispose d'un micro-casque : cela simplifie la phase où l'on choisit qui va prendre le Coin-Coin et rend les choses bien plus amusantes au global.
Bon, c'est bien beau tout ça... Mais le titre est-il amusant ? Est-il bien conçu et agréable à l'oeil ? Eh bien, on est tenté de répondre : « Oui, plutôt ». En effet, pour le peu que l'on ne soit pas allergique aux titres arcade bien sûr, on se laisse vite prendre au jeu et le plaisir est au rendez-vous. La prise en main est assez simple (une gâchette pour accélérer, une autre pour freiner, un bouton pour le boost, un autre pour le saut) et le fait que les premiers engins à disposition soient très maniables nous met en confiance. On gagne assez aisément les défis au début et on commence à déceler petit à petit les subtilités du jeu. En outre, étant donné qu'il n'y a pas d'armes ou d'objets de soutien pour se débarrasser plus facilement des adversaires (comme dans un Mario Kart ou un WipEout par exemple), la notion de pilotage et la connaissance des tracés sont - comme nous avons commencé à le dire plus haut - très importants. La présence de passages secrets, assez nombreux (qui demandent parfois de ramasser une sorte de clé en pleine course pour en dévoiler l'accès) permettra d'accroître notre avance ou de rattraper nos concurrents... du moment que l'on passe ce chemin « bis » sans encombre, bien entendu.
De même, il faudra utiliser à bon escient la jauge de boost (qui s'épuise en fonction de notre pression sur la touche dédiée) ainsi que le saut, utilisable du moment que ladite jauge n'est pas vide. Et n'oublions pas l'aquaplanning (qui fonctionne comme l'aspiration dans les courses de voiture), qui nous permettra de rattraper le bolide devant nous en restant sur sa trajectoire. Les caractéristiques de l'engin marin sont également importantes à prendre en compte afin d'arriver à répondre au mieux aux exigences des tracés. N'oublions pas non plus que nous sommes sur l'eau et qu'il faut faire avec les paramètres « physiques » de ce milieu. Les développeurs de cette mouture HD ont en effet fourni un travail plutôt abouti dans ce domaine. Certes, nous sommes dans un jeu d'arcade, cependant on sent bien la densité de l'eau, le sens des courants (parfois contraires), la force des vagues - surtout lorsque des évènements imprévus, aux répercussions importantes, interviennent -. Notre vaisseau pourra s'engouffrer en grande partie dans l'eau suite à saut de très haut, ou pourra même chavirer si l'on négocie mal certains passages. Bref, les sensations sont plutôt bonnes et on se prend vraiment au jeu. D'autant que les titres du même genre demeurent extrêmement rares.
À ce gameplay plaisant s'ajoute une réalisation tout à fait honorable. Les zones ne sont pas forcément très nombreuses (il y en 8 au total) mais elles s'avèrent suffisamment vastes, variées et agréables à regarder pour nous inviter à revenir. Paris, Séoul, le Lac Powell au Colorado, la zone 51 et d'autres lieux plus fictifs comme Babylone, Asgard ou l'île aux monstres (que votre humble serviteur apprécie tout particulièrement) feront voyager virtuellement les joueurs n'ayant pas pu partir en vacances... même les autres d'ailleurs. Les environnements sont assez vivants, les choix colorés paraissent bons et la mise en scène des courses se révèle judicieuse. Certains éléments perturbateurs (comme un reptile qui surgit des fonds marins, une énorme statue d'Asgard qui tape dans l'eau ou encore un arbre qui tombe devant nous) interviendront ponctuellement afin de surprendre/gêner les pilotes, en dynamisant l'ensemble par là même. La visibilité s'avère satisfaisante (l'effet de transparence de l'eau est justement bienvenu lors des grosses vagues), et cela, dans les trois vues disponibles. D'autres petits détails, comme les quelques éléments destructibles ou l'évolution des vaisseaux en course (qui déploient leurs équipements nécessaires au boost lorsque la jauge est disponible ou les rétractent si cette dernière se retrouve vide), qui servent parfois un tantinet le gameplay mais sont souvent purement « gratuites », témoignent également d'une certaine envie de bien faire.
Pourtant, Hydro Thunder Hurricane n'est pas non plus exempt de reproches au niveau technique. « Vraiment près d'être beau de loin, mais loin d'être vraiment beau de près » : c'est un petit peu ce que l'on peut dire de lui en résumant. Les textures sont assez basiques, on note aussi l'apparition tardive de certains éléments de décor, quelques soucis de synchronisation verticale et une vitesse d'animation (framerate) non constante. Rien de rebutant cela dit : le titre reste tout à fait « regardable » et la qualité du gameplay ainsi que la vitesse du jeu font que la plupart des intéressés pourront fermer les yeux sur ces quelques défauts. Le framerate est par ailleurs globalement suffisant pour que l'on puisse prendre du plaisir, que ce soit seul ou à plusieurs, en ligne ou en écran partagé.
D'autant que le rendu de l'eau (je l'avais malicieusement gardé pour la fin) est vraiment bon, au niveau des reflets par exemple, de la transparence ou encore des mouvements. On apprécie également les effets d'éclaboussures, les petits bruitages très « arcade » et les quelques appréciations du commentateur (parfois teintées d'humour) qui contribuent à nous mettre dans l'ambiance... à nous « immerger » dirais-je même, afin de sortir un énième jeu de mots de ma hotte. Au final, seul le prix (1200 points Microsoft soit environ 14 euros) pourra sensiblement freiner les ardeurs, compte tenu du contenu (c'est le dernier jeu de palabres, je le jure) un peu chiche, surtout en multi, de cet agréable remake.



Hydro Thunder Hurricane reprend les bases de son aîné, à savoir un gameplay assez accessible ainsi que technique, des sensations aquatiques rares et plaisantes, des tracés variés riches en embranchements et une mise en scène agréable. Il en résulte un bon jeu, honnête techniquement qui plus est, qui pourra satisfaire un certain nombre de nostalgiques mais aussi de nouveaux venus. Son contenu un peu chiche, surtout en multi, sa fluidité un brin imparfaite et son prix assez élevé viennent un tantinet ternir le tableau et pourront refréner (temporairement) certains joueurs. Cependant, il faut dire qu'en cette période estivale, un titre aussi « rafraîchissant » n'est clairement pas de refus...









Hurry, Hurray, Hurricane !

Mis à part la jauge de « boost » (qui permet d'accélérer davantage), les quelques objets de collection et ceux permettant d'ouvrir des chemins bis, ce sont vraiment le pilotage et la connaissance des circuits qui nous aideront à décrocher la médaille d'or. Les participants finissant chaque défi (dont la nature sera évoquée plus bas) dans les trois premières places gagneront des crédits. Ces derniers sont distribués proportionnellement au rang (Or, Argent, Bronze) et s'avèrent essentiels afin de débloquer de nouvelles zones de jeu, des challenges ou des bolides inédits. Libre à nous de lancer les défis déjà disponibles dans l'ordre que l'on souhaite, pour engranger les crédits nécessaires dans le but de déverrouiller ceux qui nous manquent encore.
« La course, le slalom et le derby » (non, ce n'est pas le nom d'un Western !)
On dénombre trois types de défis pour la partie solo : la course, le slalom et le derby. Le premier nous demande fort logiquement de devancer tous nos adversaires (au nombre de 15) sur la ligne d'arrivée ; précisons que, comme dans un F-Zero, on prend le départ en dernière position. C'est classique mais toujours agréable. Le second nous invite à faire un contre-la-montre en suivant une succession de portes circulaires, chacune nous donnant un peu de boost. À l'inverse, si l'on manque une porte, on écope d'un malus de temps et on se voit privé de ce précieux turbo (jusqu'à la prochaine porte passée). S'il semble moyennement intéressant de prime abord, le Slalom se révèle au contraire capital pour arriver à dénicher les passages/bonus secrets ainsi que pour améliorer ses temps. Ce type d'épreuves permet aussi de se rendre compte que les chemins annexes sont plutôt nombreux ; ce qui atténue la lassitude de concourir fréquemment sur les mêmes circuits.

Au passage, il n'y a pas vraiment de « niveaux de difficulté » comme on l'entend généralement. En effet, ce sont les véhicules qui font que l'on aura plus ou moins de facilité à atteindre nos objectifs (à part en slalom, où les variantes des parcours joueront aussi ce rôle) : les bateaux de rang « Novice » sont assez aisés à manipuler, mais demeurent globalement moyens en tout (Accélération, Vitesse Max, Contrôle Aérien notamment). Alors que ceux du rang « Pro » et « Expert » peuvent avoir une ou plusieurs de ses statistiques à fond et rapportent plus de crédits en cas d'arrivée sur le podium. La vidéo exclusive qui suit vous propose de jeter un oeil sur les différents types de défis énoncés plus haut, en vous montrant en mouvement les principales composantes de son gameplay.
Gameplay #6 - Diverses phases en vidéo exclu
Diverses phases de gameplay en vidéo exclusive
A jeu qui mouille rien d'impossible
En plus de ces challenges en solo, Hydro Thunder Hurricane détient tout de même des modes multijoueurs... pas très nombreux malheureusement. On ne dénombre effectivement que de la course simple et un mode étrange du nom de « V.I.C. » pour un usage online et seulement de la course dans la rubrique écran partagé (supportant jusqu'à 4 participants). On ne reviendra pas sur le mode Course en ligne qui est identique à celui du solo, sauf que 8 participants au maximum sont du voyage au lieu de 16. Plus original, le V.I.C., signifiant « Very Important Coin-Coin » - eh oui, il fallait oser ! - propose aux joueurs, répartis en deux équipes, de choisir un de leurs membres (des pilotes quoi, pas des parties du corps humain) pour qu'il prenne les commandes d'un vaisseau « Coin-Coin ». Chaque équipe dispose d'un Coin-Coin à sa couleur (rouge ou bleue) lequel doit arriver avant l'autre sur la ligne d'arrivée.

« On se laisse vite prendre au jeu et le plaisir est au rendez-vous »
Bon, c'est bien beau tout ça... Mais le titre est-il amusant ? Est-il bien conçu et agréable à l'oeil ? Eh bien, on est tenté de répondre : « Oui, plutôt ». En effet, pour le peu que l'on ne soit pas allergique aux titres arcade bien sûr, on se laisse vite prendre au jeu et le plaisir est au rendez-vous. La prise en main est assez simple (une gâchette pour accélérer, une autre pour freiner, un bouton pour le boost, un autre pour le saut) et le fait que les premiers engins à disposition soient très maniables nous met en confiance. On gagne assez aisément les défis au début et on commence à déceler petit à petit les subtilités du jeu. En outre, étant donné qu'il n'y a pas d'armes ou d'objets de soutien pour se débarrasser plus facilement des adversaires (comme dans un Mario Kart ou un WipEout par exemple), la notion de pilotage et la connaissance des tracés sont - comme nous avons commencé à le dire plus haut - très importants. La présence de passages secrets, assez nombreux (qui demandent parfois de ramasser une sorte de clé en pleine course pour en dévoiler l'accès) permettra d'accroître notre avance ou de rattraper nos concurrents... du moment que l'on passe ce chemin « bis » sans encombre, bien entendu.

Une réalisation au-dessus du niveau de la mer ?
À ce gameplay plaisant s'ajoute une réalisation tout à fait honorable. Les zones ne sont pas forcément très nombreuses (il y en 8 au total) mais elles s'avèrent suffisamment vastes, variées et agréables à regarder pour nous inviter à revenir. Paris, Séoul, le Lac Powell au Colorado, la zone 51 et d'autres lieux plus fictifs comme Babylone, Asgard ou l'île aux monstres (que votre humble serviteur apprécie tout particulièrement) feront voyager virtuellement les joueurs n'ayant pas pu partir en vacances... même les autres d'ailleurs. Les environnements sont assez vivants, les choix colorés paraissent bons et la mise en scène des courses se révèle judicieuse. Certains éléments perturbateurs (comme un reptile qui surgit des fonds marins, une énorme statue d'Asgard qui tape dans l'eau ou encore un arbre qui tombe devant nous) interviendront ponctuellement afin de surprendre/gêner les pilotes, en dynamisant l'ensemble par là même. La visibilité s'avère satisfaisante (l'effet de transparence de l'eau est justement bienvenu lors des grosses vagues), et cela, dans les trois vues disponibles. D'autres petits détails, comme les quelques éléments destructibles ou l'évolution des vaisseaux en course (qui déploient leurs équipements nécessaires au boost lorsque la jauge est disponible ou les rétractent si cette dernière se retrouve vide), qui servent parfois un tantinet le gameplay mais sont souvent purement « gratuites », témoignent également d'une certaine envie de bien faire.
Pourtant, Hydro Thunder Hurricane n'est pas non plus exempt de reproches au niveau technique. « Vraiment près d'être beau de loin, mais loin d'être vraiment beau de près » : c'est un petit peu ce que l'on peut dire de lui en résumant. Les textures sont assez basiques, on note aussi l'apparition tardive de certains éléments de décor, quelques soucis de synchronisation verticale et une vitesse d'animation (framerate) non constante. Rien de rebutant cela dit : le titre reste tout à fait « regardable » et la qualité du gameplay ainsi que la vitesse du jeu font que la plupart des intéressés pourront fermer les yeux sur ces quelques défauts. Le framerate est par ailleurs globalement suffisant pour que l'on puisse prendre du plaisir, que ce soit seul ou à plusieurs, en ligne ou en écran partagé.
D'autant que le rendu de l'eau (je l'avais malicieusement gardé pour la fin) est vraiment bon, au niveau des reflets par exemple, de la transparence ou encore des mouvements. On apprécie également les effets d'éclaboussures, les petits bruitages très « arcade » et les quelques appréciations du commentateur (parfois teintées d'humour) qui contribuent à nous mettre dans l'ambiance... à nous « immerger » dirais-je même, afin de sortir un énième jeu de mots de ma hotte. Au final, seul le prix (1200 points Microsoft soit environ 14 euros) pourra sensiblement freiner les ardeurs, compte tenu du contenu (c'est le dernier jeu de palabres, je le jure) un peu chiche, surtout en multi, de cet agréable remake.



Conclusion :
Hydro Thunder Hurricane reprend les bases de son aîné, à savoir un gameplay assez accessible ainsi que technique, des sensations aquatiques rares et plaisantes, des tracés variés riches en embranchements et une mise en scène agréable. Il en résulte un bon jeu, honnête techniquement qui plus est, qui pourra satisfaire un certain nombre de nostalgiques mais aussi de nouveaux venus. Son contenu un peu chiche, surtout en multi, sa fluidité un brin imparfaite et son prix assez élevé viennent un tantinet ternir le tableau et pourront refréner (temporairement) certains joueurs. Cependant, il faut dire qu'en cette période estivale, un titre aussi « rafraîchissant » n'est clairement pas de refus...









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