flechePublicité

Test Hotline Miami (PC, Mac) : 8/10 sur JeuxVideo.fr



Sortie le 23 Octobre 2012 , PC Sortie le 19 Mars 2013 , Plus de tests sur Mac

Les +

  • BO électro fabuleuse
  • Retry instantané
  • Feu d’artifice de violence
  • Tension permanente assurée
  • Jouissif, mais pas stupide
  • Hautement rejouable
  • En français (PS3/Vita)

Les -

  • Difficile à manier
  • Bugs de collision
La note de jeuxvideo.fr
8.0
tres bon
La note des internautes
7.9

(43 votes)
Publiée le 26/10/2012 à 16:10, par Maxence

Test de Hotline Miami : FUCK YEAH !

Hotline Miami, c'est une sorte de GTA II et Vice City croisé avec Manhunt, le tout en pixel art sur fond d'acide (la musique et la drogue).

Fort d’une cote de popularité assez hallucinante dans le milieu indé, Hotline Miami s’ouvre via GOG et Steam aux réflexes aiguisés des joueurs. Partis pris esthétique et ludique couillus, violence exacerbée et musique acide font du titre du duo de Dennaton Games un plaisir sadomasochiste assez difficile à retranscrire avec des mots. On se repliera du coup vers cette jolie accroche d’Indiegames.com : « Le jeu vidéo n’aura peut-être jamais son Citizen Kane, mais il peut déjà être fier de son American Psycho ». Touché.

Du Rockstar en pixel art, mais en plus violentRetour au sommaire
Hotline Miami
Avec sa 2D vue du dessus, Hotline Miami rappelle forcément les premiers GTA, tandis que ses mises à mort d’une violence inouïe et l’intransigeance de son gameplay évoquent les éreintants niveaux finaux du sublime Manhunt. Pourtant, Hotline Miami n’a rien d’un jeu Rockstar. Bien plus barré que le dernier rêve érotique des frères Houser, le titre de Dennaton Games propose une action débridée au principe simple, de ceux dont dépend uniquement l’exécution. Comme tout bon die & retry, l’objectif est de sortir indemne d’un niveau sans se faire toucher. Un seul impact, et c’est la mort.

Hotline Miami
Du coup, les dizaines d’ennemis qui jonchent les tableaux sont autant de cibles à prendre au sérieux. Défoncer une porte pour mettre le premier au sol, lancer sa barre à mine pour gérer le second, récupérer une batte qui traine pour les exécuter violemment avant de gérer les trois suivants, alertés par le bruit, à l’aide du fusil à pompe du mec qui vient de tapisser le mur du contenu de son crâne, ça fait un joli cinq hits combo : voilà décrites quatre secondes de Hotline Miami. Moins millimétré qu’un VVVVVV, il fonde sa difficulté sur la capacité du joueur à réaliser une suite d’actions tendues sans craquer, et ce malgré une visée à la souris pas vraiment commode.

Évidemment, le challenge évolue avec le temps : les gardes sont parfois accompagnés de clébards agressifs, les mecs te oneshot à travers les vitres, certains molosses ne peuvent être stoppés qu’à l’arme à feu… On ne voit qu’une partie du niveau, chaque pas en avant rimant bien souvent avec retry. Un quart de seconde plus tard, nous voilà repartis au début du tableau, prêt à en découdre de nouveau, la suite du niveau dans un coin de la tête. De véritables gimmicks se créent au fur et à mesure des restarts, la pure intuition de violence cédant régulièrement la place à de cruciales réflexions tenant à l'efficacité des manœuvres inlassablement répétées. C'est un fait : la maîtrise complète des mécaniques d'un stage se termine irrémédiablement par sa complétion.

Rage & RetryRetour au sommaire
Hotline Miami
Parce que si Hotline Miami est difficile, il n’en est pas pour autant impossible. La bonne frustration mobilise le joueur, tendu d’un bout à l’autre de son run. Le game design tend à offrir une symbiose parfaite entre les bruits de claviers et les clics de souris, les beats acides d’une BO où chaque loop est fabuleuse, l’enchaînement des assassinats et la violence de ceux-ci. Réussir a rarement été aussi rétributif : +1 en self confidence, je lâche mon uzi pour un parpaing. Plus rien ne peut m’arriver. Mort. Retry. Je vais prendre le katana, cette fois.

Hotline Miami
Des armes à la pelle, dont certaines à l’efficacité insoupçonnée (la brochette au parpaing, une évidence), des masques d’animaux hideux à débloquer permettant de s’offrir une capacité spécifique (aller plus vite, voir plus loin, instant-kill un ennemi derrière une porte en l’ouvrant…) : Dennaton Games a suffisamment bossé son jeu pour que même le scénario terminé, on ait envie d’y revenir. L’histoire de ce junkie lambda, transformé en tueur à gages par des coups de fils anonymes, a beau être une petite merveille concoctée par le rejeton démoniaque de David Lynch et Rob Zombie, Hotline Miami n’en reste pas moins un jeu de scoring.

Bande-annonce #4 : les masques



On garde toujours en tête l’idée de s’octroyer les faveurs de l’exigeant ranking de fin de niveau, et on est du coup un peu frustré lorsque le jeu nous met des bâtons dans les roues. On s’accommode bon gré mal gré de la précision fluctuante du système de visée, moins des problèmes de collision, des plantages, bugs et autres incohérences d’IA qui nous font matraquer la touche R avec rage. Recommencer un niveau entier (on a un checkpoint par étage, chaque niveau en comptant au moins deux) parce qu’un ennemi a disparu derrière un mur après une collision de porte foireuse, que l’on ne peut boucler le niveau et que la touche R ne fonctionne que quand on est mort, forcément ça énerve. Tout comme ce type qui te oneshot de dos alors que ton hachoir était destiné à lui offrir une cure de slimfast instantanée, où ces putains de tigres invincibles après une attaque lors du combat de boss final. Oui, parce qu'il y a des combats de boss épiques aussi.

Hotline Miami est le polisson du jeu vidéo. Plus intransigeant avec les joueurs qu’avec lui-même – en témoignent les bugs qui pullulent – le slasher 2D éclabousse le genre die & retry d’une énorme dose d’hémoglobine et se propulse en tête des jeux que l’on se conseillent entre gamers avisés, sourire en coin et clin d’œil entendu. Parfois frénétique, souvent réflexive, l'action est d'une telle brutalité que le magnifique pixel art pastel crado ne suffit pas à la décrédibiliser. Hotline Miami nous offre d'un côté une vision complètement surréaliste des 80's infréquentables, mais il nous ouvre surtout l'esprit vers un game design de sale gosse irrévérencieux qui a quand même appris des leçons du passé. Un bon glaviot bien dégueux à la face des productions ludiques toujours plus lisses et policées, ça fait sacrément du bien de temps en temps.

Hotline Miami
Hotline Miami
Hotline Miami
Hotline Miami
Hotline Miami
Hotline Miami
Hotline Miami
Hotline Miami
Hotline Miami
Chargement des commentaires...
( les afficher maintenant )

Les avis des internautes

Note moyenne des internautes : 7.9
1 BONNE RAISON D'Y JOUER
L'avis de : Citrine
Très bon
Une pure bombe Pourquoi JOUER à ce jeu ? Parce que c'est une bombe sur tout les aspects, oui même les graphismes. Bon sauf les controles mais ca se patche.
flechePublicité

LES OFFRES

Playlist Hotline Miami

Partenaires Jeuxvideo.fr

Idées cadeaux JV

Tests

Grand Theft Auto 5

Grand Theft Auto 5

Joueurs confirmés | Xbox 360 , PS3 , PS4 , Xbox One
flechePublicité
flechePublicité