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Test Homefront (PC) : 5/10 sur JeuxVideo.fr



Sortie le 15 Mars 2011 , PC , Plus de tests sur PS3 , Xbox 360

Les +

  • Quelques bons passages en solo
  • Multijoueur prenant
  • Multijoueur bien pensé

Les -

  • Solo bien classique
  • Solo très court
  • Multi léger en contenu
  • Réalisation datée
  • IA aux fraises
La note de jeuxvideo.fr
5.0
moyen
La note des internautes
10.0

(1 votes)
Publiée le 15/03/2011 à 18:03, par Maxence

Video-Test d'Homefront : cinglante déception

Avec Homefront, THQ prouve que des moyens de communication démesurés et un scénario volontairement polémique ne suffisent pas à garantir la qualité d’un jeu.

Dans un futur proche, la Corée du Nord envahit une partie de la planète, imposant son modèle de pensée liberticide et implacable à toutes les nations colonisées. Contre toute attente, les Etats-Unis peinent à enrayer l’avancée communiste de l’APC et voient toute une partie de leur territoire colonisée. Jacobs, que vous incarnez, commence l’aventure prisonnier des troupes asiatiques avant d’être rapidement sauvé par l’embryon de résistance qui se met en place à Montrose, dans le Colorado. Dis comme ça, ça en jetterait presque…

Un scénario qui en fait trop...Retour au sommaire
Homefront THQ
L’objectif est clair : rallier San Francisco et les troupes américaines qui s’y massent pour lancer la contre-offensive. Ce scénario catastrophe aurait pu se suffire à lui-même ; malheureusement, les développeurs de Kaos Studios (Frontlines) ont décidé d’enrober leur titre d’un maximum de pathos : exécutions sommaires des civils (jetés dans des fosses communes), exactions en tout genre... Les coréens sont vilains, et il faut les punir pour cela.

Homefront
Dès lors, Jacobs n’aura de cesse de sauver (littéralement) la veuve et l’orphelin dans une campagne vraiment très brève : quatre heures de jeu suffiront en effet pour en voir le terme en normal. On aurait pu être indulgent sur cette durée riquiqui si l’aventure avait été exaltante. Rien d’« over the top » pourtant dans ce mode solo, qui enchaine les couloirs et les séquences déjà-jouées comme d’autres multiplient les soirées open bar.

Vidéo-Test d'Homefront : l'Amérique est en danger ...

Homefront : Vidéo-Test d'Homefront : l'Amérique est en danger !


Assez mou dans son gameplay, peu aidé il est vrai par des ennemis cons comme la lune, Homefront retranscrit bien mal l’isolement et la peur que sont censés ressentir les résistants face à l’oppresseur. Il faudra attendre la première séquence de Goliath, un véhicule tout terrain automatisé pour qui l’on marque les cibles à abattre, pour être un minimum grisé par le déroulement des opérations.

« 
Le solo d'Homefront n'a rien d'épiqueRetour au sommaire
 »
Homefront
Rarement furieux, jamais intimiste
, Homefront ne concrétise ni son potentiel survie ni sa volonté d’impliquer le joueur dans un conflit à grande échelle. Mise à part la dernière mission, grandiose dans sa mise en scène, et une petite virée dans la campagne américaine rafraîchissante quoique diablement classique, la banlieue américaine en ruine qui sert de cadre à la majeure partie de l’aventure n’a vraisemblablement pas inspirer les développeurs plus que cela.

Homefront
Kaos s’est en effet contenté du récital classique des FPS militaires d’aujourd’hui : séquence de snipe, petite phase d’infiltration, carnage aux commandes de la tourelle d’un véhicule ou encore d’un hélicoptère de combat apportent une fois encore un peu de variété entre deux passages de shoot terrestre très classique dans le fond comme dans la forme. Pas déplaisants à jouer, ces différents passages n’ont néanmoins rien de vraiment transcendant non plus. Contrairement à ce que les différentes bande-annonces pouvaient laisser croire, le solo d'Homefront n'a rien d'épique.

Premières minutes de jeu sur Xbox 360

Homefront : Premières minutes de jeu sur Xbox 360


Malgré ses tentatives pour imprimer un rythme haché pas déplaisant, notamment lors de séquences non armées présentant différentes zones de jeu, Homefront ne parvient jamais à totalement convaincre. L'IA, on l'a dit, mais surtout les dialogues dégoulinant de patriotisme et la réalisation en dents de scie sortent sans arrêt le joueur qui tente tant bien que mal de s'immerger dans un univers au potentiel certain. Graphiquement daté, le FPS de THQ souffre également de la présence marquée de scintillement et surtout de nombreux bugs, qu'ils soient d'affichage, de collision ou de scripts.

Le multi relève le niveauRetour au sommaire
Homefront
Pas bien beau malgré sa propension à enchainer les couloirs étroits, Homefront nous ramène qui plus est quelques années en arrière avec des environnements statiques qui manquent de vie et restent irrémédiablement indestructibles. Un gros point noir pour un FPS qui aurait du miser, en solo comme en multijoueur, sur le dynamisme certain de décors en ruines qui ne tiennent qu'à un fil jusqu'à ce qu'une roquette vienne en disperser les morceaux. Aussi laid en multi qu'en solo, Homefront nous a néanmoins nettement plus accrochés en ligne que lors de la campagne.

Homefront
Avec son système de Battle Points, à utiliser en direct sur le champ de bataille pour acquérir véhicules et bonus divers (roquettes, drones, gilets par balle), et ses affrontements jusqu'à 32 joueurs en mode Contrôle au Sol, Homefront apporte cette fois-ci un peu de sang neuf au genre. Les cartes, peu nombreuses mais assez vastes et remarquablement construites, évolueront même au fil de la partie suivant quelle équipe à l'avantage. Centré sur l'infanterie en début de manche, le combat s'orientera vite vers l'utilisation de véhicules (jeeps, tanks, hélicoptères...) offrant un rythme et une intensité assez singuliers dans le genre.

Homefront
Homefront
Homefront
Les différents véhicules permettent au multijoueur d'Homefront de prendre une autre dimension


On regrettera quand même le nombre limité de cartes et de modes de jeu, le Battle Commander sympathique n'arrivant pas vraiment à complètement renouveler l'expérience de jeu (le Battle Commander, dirigé par l'IA, fixe des objectifs temporaires en plein combat). Pour le reste, Homefront est au niveau avec différentes classes à personnaliser à loisir, des tas de trucs à débloquer et différents défis qui vous pousseront peut-être à squatter le jeu pendant des heures. A noter que le mode Team Deathmatch est déjà un repère de campeurs en tout genre, l'absence d'objectifs à capturer ne poussant pas vraiment les nombreux snipers à bouger de leurs abris. Pas de quoi bouder son plaisir, réel dans cette partie du jeu malgré l'absence (très) regrettée de moteur physique permettant la destruction des bâtisses. C'est vraiment dommage.

Attention : Homefront utilise le système "Code de Combat" de THQ. Si vous achetez le jeu d'occasion, il sera nécessaire de payer 7,99 € pour accéder aux services en ligne du jeu au delà du niveau 5.

Conclusion
Attendu comme la nouvelle vague du FPS militaire moderne, Homefront déçoit cruellement avec sa campagne solo rachitique et bien loin d'être épique. Si le bilan s'équilibre un peu grâce au multijoueur, chiche en contenu mais bien pensé et diablement prenant, le résultat global n'est guère convaincant au final. Assez laid et très inégal, Homefront ne vaudra que pour ses joutes en lignes auxquels les aficionados du genre feraient bien de jeter un œil, mais guère plus.
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