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Test Gray Matter (Xbox 360) : 8/10 sur JeuxVideo.fr

Sortie le 02 Décembre 2010 sur Xbox 360 Sortie le 09 Décembre 2010 sur PC

Les +

  • Un scénario admirablement écrit
  • Des personnages attachants et complexes
  • Visuellement splendide
  • Musicalement toujours juste
  • Traduction française de qualité
  • Intelligent et captivant

Les -

  • Très forte linéarité
  • Rigidité des personnages
  • C'est bien parce qu'il faut en mettre...
La note de jeuxvideo.fr
8.0
tres bon
La note des internautes
-
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Publiée le 14/12/2010 à 16:12, par Jean-Marc

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Gray Matter le test magique et cérébral sur PC et Xbox 360

Gray Matter célèbre le retour de Jane Jensen sur la scène aventureuse. Sa nouvelle production est un petit bijoux que nous vous détaillons dans ce test.

Gray Matter
Il aura fallu attendre sept ans avant de pouvoir de nouveau s’amuser avec un jeu d’aventure issu de l’imagination fertile de Jane Jensen. La créatrice de la série Gabriel Knight s’était absentée de la scène du point & click et de nombreux admirateurs de ses histoires qui mélangent réalité et fantastique, le tout saupoudré d’un brin d’ésotérisme ainsi que d’une narration solide, attendaient avec une impatience non feinte son retour. C’est chose faite avec ce Gray Matter dont la genèse fut des plus mouvementée et sur laquelle nous ne reviendrons pas, tout ayant déjà été dit dans notre preview. La grande Dame du jeu d’aventure sait-elle toujours autant nous concocter de belles et profondes histoires ?

Une bonne dose de matière grise
Tout commence par une soirée diluvienne sur les routes de Grande-Bretagne. Sam Everett, notre héroïne, cherche sa route au guidon de sa moto. Les intempéries taquines la guident sur la mauvaise route. Cherchant son chemin, trempée, elle se retrouve devant l’entrée d’une imposante bâtisse. Une jeune femme attend pour y entrer, mais elle doit rapidement y renoncer. Sam en profite pour se faire passer pour elle et pénètre alors dans le manoir en tant que nouvelle assistante du Docteur Styles. L’aventure commence pour elle le lendemain matin.

Gameplay #1 - Morceaux choisis du chapitre 6

Gray Matter : Morceaux choisis du chapitre 6 avec le Dr Styles sur Xbox 360


Pour son retour à l’aventure, Jane Jensen ne cherche pas à révolutionner le genre et c’est un titre point & click très classique reposant sur les fondamentaux du genre qui nous est proposé. Le premier chapitre de cette histoire sert essentiellement à initier le joueur au maniement de ce genre de jeu. Ainsi, nous déplaçons Sam ou le Dr Styles selon les chapitres, en cliquant sur sa destination, nous ramassons des objets, les combinons dans la barre d’inventaire apparaissant en haut, les utilisons dans l’environnement ou sur les personnages rencontrés. Il est également possible d’afficher tous les points d’intérêt, une carte des lieux à visiter et le récapitulatif des différents objectifs de chaque chapitre.

Gray Matter
Sur Xbox 360, la maniabilité a dû être revue. En effet, nous n’allions pas nous amuser à balader notre pointeur sur tout l’écran à la recherche des points particuliers, cela aurait été particulièrement fastidieux. Sur cet aspect, la souris est imbattable. Du coup, les petits gars de Wizarbox ont pensé à un menu circulaire qui permet de sélectionner les endroits où agir. Ce menu radial simplifie quelque peu les choses puisqu’il est ainsi quasiment impossible de passer à côté d’une interaction. Il se révèle également peu précis dans la mesure où les éléments présents dans le menu ne figurent pas toujours à la même position selon l’endroit où se situe notre personnage à l’écran. Il demande alors un petit temps d’adaptation même si en de nombreuses occasions, la flèche de sélection pointe directement sur l’élément le plus évident du moment. Le stick sert alors à déplacer Sam ou Styles, sur les tableaux prenant plus d’un écran ou sur ceux vraiment surchargés en points intéressants afin d’avoir accès aux éléments les plus proches. Mais au final, cette solution est assez confortable et on trouve vite ses repères.

Gray Matter
Ce n’est donc pas par son approche du genre que Gray Matter va se démarquer du reste de la production aventureuse de cette année 2010. Son scénario, par contre, s'avère particulièrement captivant et la narration riche, profonde et adulte démontre que Jane Jensen n’a rien perdu de son talent. Avec Gray Matter, nous abordons des questions concernant la nature de la réalité. À savoir comment la puissance de l’esprit humain participe à la construction du monde que nous prenons pour acquis. Mais également qu’il y a une grande part d’illusion, que la réalité n’est peut-être que ce que nous imaginons ou que l’on veut nous faire voir. Le jeu propose également une représentation du deuil de manière émouvante, voire poétique. C’est au travers de huit chapitres intrigants et mystérieux, qui dévoilent peu à peu le mystère tout en posant à chaque fois de nouvelles interrogations, que nous sommes tenus en haleine. Le tout s’appuie sur des personnages charismatiques, attachants, aux personnalités bien marquées, qu’ils soient principaux ou secondaires ainsi que sur des dialogues qui tombent justes. L’antagonisme des deux personnages centraux fait mouche même si finalement, ils ne sont pas si différents l’un de l’autre.

Sam Everett ne manque pas de Styles
La progression dans l’histoire est très linéaire malgré la présence de grandes lignes directrices représentant autant d’objectifs à atteindre pour passer au chapitre suivant. Des objectifs bonus facultatifs permettent d’en apprendre un peu plus sur certains points de détails et ne servent réellement qu’à obtenir un succès sur Xbox 360. Même s’ils sont tous étroitement liés, chaque but peut être résolu sans se soucier des autres. En plus d’enquêter sur les étranges évènements survenant sur le campus d’Oxford, Sam cherche à percer les énigmes du Daedalus Club, qui représente une deuxième intrigue imbriquée. Les défis rencontrés tout au long de l’aventure ne sont pas bien compliqués (sauf les rébus vraiment hermétiques) et particulièrement bien intégrés. La palme revenant sans conteste au chapitre huit qui est dans sa grande partie, une gigantesque énigme absolument géniale. Cette linéarité poussée à l’extrême se ressent dans la nécessité d’accomplir certaines actions anodines pour pouvoir avancer.

Gameplay #2 - Morceaux choisis du chapitre 2

Gray Matter : Morceaux choisis du chapitre 2 avec Samantha sur PC


Gray Matter
Pour rester dans le domaine des énigmes, en plus de celles inhérentes à l’histoire, nous trouvons celles directement liées à Sam. Car notre héroïne est une magicienne et ses talents de prestidigitatrice seront souvent mis à l’épreuve. Elle ne se sépare jamais de son livre dans lequel figure toute une série de tours qu’il conviendra de mettre en pratique ponctuellement. En face de certaines situations, il faut alors choisir quel tour est le plus pertinent puis le mettre en œuvre au moyen d’une interface dédiée. Cette fenêtre d’action permet de déplacer un objet, de le manipuler et de distraire l’attention de notre cible. Bien réalisées, ces phases sont assez amusantes et viennent renouveler de façon originale et intéressante les mécaniques traditionnelles de ce genre de jeu.

Gray Matter
Des personnages bien travaillés, une thématique intéressante, une intrigue captivante, des énigmes originales, jusqu’à présent Gray Matter est une belle réussite. Il ne reste plus qu’à voir si la réalisation sublime le tout. La première chose concerne les temps de chargements qui étaient catastrophiques sur la preview. Ces derniers sont devenus très raisonnables et ne plombent pas l’ambiance. Une ambiance torturée, prenante, cohérente, soignée tout au long du jeu et particulièrement bien mise en valeur par des décors sublimes aux nuances chaleureuses et aux tons gothiques. Chaque tableau est presque une œuvre d’art bénéficiant de diverses animations relativement discrètes et suffisantes même si certains lieux sont trop statiques malgré la présence de divers personnages traversant les environnements. Chaque fin de chapitre est ponctuée d’une superbe cinématique constituée d’artworks de qualité à la patte artistique indéniable.

Gray Matter
Gray Matter
Gray Matter

Les personnages sont très bien modélisés et s’intègrent à la perfection dans les décors. Si leurs animations continuent encore et toujours d’être assez rigides, il n’en demeure pas moins qu’elles sont très correctes. Les dialogues en anglais sous-titrés en français passent bien et la traduction réalisée par Words Of Magic est toujours d’une grande qualité, permettant de bien comprendre même les aspects les plus pointus et techniques des descriptions médicales du fonctionnement du cortex cérébral. Samantha est drôle et cynique à souhait dans ses remarques et si le jeu se veut très sérieux, on apprécie la seule vraie pointe d’humour à la toute fin de l’aventure qui ponctue le terme comme dans un bon film. Le tout nous retient facilement pendant une bonne quinzaine d’heures ce qui est bien au-dessus de la moyenne des dernières productions aventureuses. Terminons sur la qualité exemplaire des thèmes musicaux toujours en accord avec le déroulement de l’histoire et les ambiances mises en place.

Conclusion
Gray Matter nous propose une histoire passionnante, mature, solide, bien racontée, cohérente et aux charmes indéniables, qu’ils soient visuels ou narratifs. Tout est fait pour absorber l’aventurier corps et âme dans une histoire aux multiples ramifications malgré une très forte linéarité. Ses personnages attachants et riches se dévoilent progressivement dans toute leur complexité. Jane Jensen sait raconter des histoires et nous en redemandons.



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