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Test Gravity Rush (Playstation Vita) : 8/10 sur JeuxVideo.fr



Sortie le 13 Juin 2012 , Playstation Vita

Les +

  • Un gameplay en apesanteur jubilatoire
  • Direction artistique fabuleuse
  • Excellente bande-son
  • Level design ouvert et inspiré

Les -

  • Caméra souvent perdue
  • Quelques temps de chargement un peu long
  • Jouabilité gyroscopique des scènes de glisse agaçante
La note de jeuxvideo.fr
8.0
tres bon
La note des internautes
8.4

(357 votes)
Publiée le 22/06/2012 à 13:06, par Virgile

Test de Gravity Rush : la PlayStation Vita décolle enfin ?

Avec Gravity Rush, la PS Vita tient un grand jeu d'aventure, original, jouissif et superbement réalisé.

A l'origine, Gravity Rush devait prendre son envol sur PlayStation 3 avant que sa petite sœur ne soit finalement choisie pour accueillir la nouvelle perle de Keiichiro Toyama (à l'origine du premier Silent Hill et de Siren). Un choix salvateur pour la portable de Sony qui voit son catalogue s'enrichir d'un grand jeu, de ceux qui font la différence et marquent l'histoire d'une console.

Gravity Rush : les lois de l'apesanteurRetour au sommaire
Gravity Rush
Le joueur y est invité à prendre en main la destinée de Kat, jeune gravitéenne amnésique échouée dans la cité de Hekseville. Sans la moindre idée de ce qu'elle peut bien faire là, Kat découvre avec stupeur qu'elle possède le fantastique pouvoir de s'arracher à la gravité pour virevolter à toute vitesse dans le ciel et les bas-fonds d'Hekseville. Accompagné d'un chat cosmique pas franchement loquace mais lié à ses pouvoirs, Kat aura fort à faire pour sauver sa ville adoptive de la tempête gravitationnelle qui la menace et des Nevis qui en sont tout droit sortis, tout en faisant la lumière sur son passé et l'origine de sa formidable puissance.

S'il ne brille pas par l'originalité de son scénario, Gravity Rush nous emporte dans son univers grâce à sa narration façon bande-dessinée interactive, ses personnages hauts en couleurs ou encore sa direction artistique proprement géniale. C'est tout cela qui, en premier lieu, attise la curiosité du joueur. Gravity Rush est aérien de sa mise en scène virevoltante à la légèreté de son design. Mais c'est évidemment in-game que le jeu délivre les sensations les plus pures.

Bande-annonce #9 - Lancement du jeu



Hekseville est un environnement relativement ouvert permettant d'expérimenter en toute liberté l'ivresse des sommets et l'adrénaline d'une chute libre interrompue à quelques centimètres du sol. Le jeu de Toyama parvient à communiquer ce rush mentionné dans le titre grâce, notamment, à l'excellente animation de Kat qui se retrouve violemment projetée dès qu'elle a recours à son pouvoir. Ce sentiment d'une puissance difficilement contrôlable doit aussi, bien entendu, à des mécaniques de jeu intuitives.

Gravity Rush
Il suffit ainsi d'une pression sur la touche R pour arracher Kat à la pesanteur et d'une seconde pour la projeter ensuite dans la direction souhaitée. Mais une fois en vol les choses ne sont pas aussi simples qu'on pourrait l'imaginer. Il n'est pas question ici de diriger Kat comme un avion de chasse. Tout juste peut-on influencer sa trajectoire mais jamais la changer brusquement. Pour cela, il faut s'immobiliser un instant et pointer une autre direction avant de repartir. Dit comme cela, la manœuvre peut sembler pénible mais il n'en est rien. Il faut comprendre que Kat ne vole pas à proprement parler mais se projette en état d'apesanteur.

« Cette gymnastique de subites projections espacées de changements de directions devient tout à fait naturelle »
Au fil de la progression, cette gymnastique de subites projections espacées de changements de directions devient tout à fait naturelle et seules les séquences de glisses exploitant maladroitement la gyroscopie demeurent un problème tout au long de l'aventure. En même temps que le joueur s'aguerrit, Kat gagne de nouveaux pouvoirs comme la possibilité de déclencher de violentes accélérations ou celle de glisser sur n'importe quelle surface. Car même en état d'apesanteur notre héroïne peut prendre appui sur le sol ou les murs, la tête en haut ou en bas. Si bien qu'entre ses furieux rushs aériens et ce mépris des règles les plus élémentaires de la gravité, l'impression de liberté communiquée par le jeu est simplement jubilatoire.

Pour autant, il n'est tout de même pas possible de faire ce que bon nous semble ou, plutôt, aussi longtemps qu'il nous plaît. Vous vous en doutez, l'usage des pouvoirs de Kat est conditionné par une jauge. Celle-ci se vide d'abord très rapidement puis, au fil de la progression, beaucoup moins jusqu'à ce qu'on finisse par ne plus trop y prêter attention. D'autant qu'il est possible d'accélérer sa recharge en faisant évoluer une caractéristique de Kat.

Monter les échelonsRetour au sommaire
Gravity Rush
Car Gravity Rush se teinte de nombreux éléments issus du RPG, en premier lieu en ce qui concerne l'évolution de son héroïne. Ainsi, le monde est riche de gemmes qui, en nombre suffisant, permettent à Kat de renforcer ses caractéristiques mais aussi ses compétences, pour la plupart de combat. Des techniques de corps à corps plus ou moins puissantes accompagnées d’habilités plus spectaculaires comme la possibilité d'arracher des objets à la gravité, pour les transporter ou les projeter. Enfin, Kat compte également une attaque spéciale dévastatrice parmi ses compétences. Précieuse, elle ne pourra être utilisée que rarement puisqu'elle consomme le cœur de la jauge qui ne se recharge que très lentement.

Ces quelques compétences martiales ne sont pas de trop pour coller des roustes aux innombrables Nevis se dressant sur le chemin de Kat. De formes très diverses, ces créatures ont été malmenées par Dame Nature qui leur a collé à toutes un ou plusieurs points faibles rougeoyants et le plus souvent exposé au premier coup de pied venu. Ceci étant, cette faiblesse un peu trop évidente a le mérite de préserver la clarté des séquences de combat. Mais revenons-en à l'évolution de Kat.

En guise de points d'expérience, les gemmes se collectent de plusieurs façons. D'abord en fouinant les moindres recoins de Hekseville, en accomplissant les missions rythmant l'aventure mais aussi en relevant les très nombreux défis annexes jalonnant les différents quartiers de la ville. Des défis à plusieurs niveaux de réussite qui devraient longuement occuper les accros à la performance.

Elle est libre Kat, y'en a même qui disent qu'ils l'ont vu volerRetour au sommaire
Gravity Rush
En progressant, Kat gagne de nouvelles compétences et attaques spéciales devenant ainsi de plus en plus agile et dangereuse. Pour le joueur, cela se traduit par un sentiment de liberté et de puissance sans cesse plus grand. Un crescendo qui doit aussi beaucoup au level-design qui va s'ouvrant de plus en plus. D'abord meurtrie et rabougrie, la cité de Henksville retrouvera peu à peu toute son animation et sa grandeur à mesure que ses quartiers lui seront rendus par les exploits de Kat. Et c'est le terrain de jeu du joueur qui gagne alors en complexité et en immensité.

Hekseville se change peu à peu en un monde à l'architecture bigarrée, chaque quartier ayant sa propre identité. Nous en revenons à la direction artistique du jeu : Project Siren a superbement concrétisé l'intention de Toyama qui cherchait à marier les visions qu'il garde de planches de Moëbius à une approche plutôt japonaise des personnages. Et que dire des compositions de Kohei Tanaka (le grand monsieur derrière les BO de l'anime One Piece ou encore de multiples épisodes de Sakura Taisen) ? Magiques, épiques, les qualificatifs sont innombrables.

Cette fabuleuse direction artistique est épaulée par une réalisation qui fait vraiment honneur à la PlayStation Vita. Il n'y a quasiment rien à reprocher sur le plan technique en dehors de quelques temps de chargement un peu longuets. Ah si, une chose : la caméra qui se retrouve larguée lors de certains changements de pesanteur. Et c'est assez fréquent pour en devenir un défaut.

Gravity Rush ce n'est ni plus ni moins que dix belles heures de jeu vidéo et plus si affinité. Le studio Project Siren nous livre là une expérience inspirante et jubilatoire portée par une direction artistique tout simplement somptueuse. Et il le fait parce qu'il n'épuise pas un gimmick en trois séquences de jeu mais va au bout de ses intentions, qu'elles soient ludiques ou artistiques. D'un côté nous avons un gameplay savamment architecturé autour du pouvoir gravitationnel de Kat et de l'autre une direction artistique très inspirée et concrétisée par une réalisation très solide, en dépit de quelques soucis de caméra et une poignée de temps de chargement longuets. Offrant quelques purs moments de bravoure tout au long d'une aventure prenante, bien racontée et pas avare de challenges à relever, Gravity Rush est un passage obligé pour tous les possesseurs de PlayStation Vita. Et quand nous disons tous, c'est tous.

Gravity Rush
Gravity Rush
Gravity Rush
Gravity Rush
Gravity Rush
Gravity Rush
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Les avis des internautes

Note moyenne des internautes : 8.4
1 BONNE RAISON D'Y JOUER
L'avis de : Anonyme
Très bon
TRES BON Peu répétitif, violent, intelligent, beau, jouissif.... Tout les adjectifs mélioratifs peuvent qualifier ce titre. On ne s'en lasse pas et l'intérêt monte au fil de l'histoire. Un vrai bijoux vidéoludique qui mérite de se trouver entre les mains de tous les heureux possesseurs de la PS Vita.
1 BONNE RAISON DE NE PAS Y JOUER
L'avis de : Anonyme
Bof
Un début si prometteur, c'est dommage Le graphisme, la jouabilité est génial. Le seul hic c'est que le jeu est très court et que la fin est littéralement baclé nous n'avons même pas la fin de l'histoire,
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