GTA Liberty City Stories, le vice du portage ?
Si le vol, la drogue et le meurtre sont votre passe-temps favoris, alors bienvenue à Liberty City où la mafia locale vous tend les bras pour vous faire sombrer dans vos plus bas instincts.

Le vice du portage bâclé
30 euros, c'est le prix qu'un possesseur de Playstation 2 devra débourser pour s'offrir le dernier Grand Theft Auto : Liberty City Stories. Non, Take-Two n'a pas décidé de brader sa licence phare mais uniquement d'être honnête avec le public. En effet, il ne faut pas se mentir : la version PS2 ressemble comme deux gouttes d'eau à celle disponible depuis plusieurs mois sur PSP. De ce fait, il est inutile pour ceux qui l'on déjà sur la portable de Sony de mettre la main à la poche. On regrette de plus l'absence du mode multijoueur. Pourquoi a-t-il été supprimé ? C'est une excellente question que l'on se pose encore. En franchissant la barrière de la console 128 bits, le jeu est tout de même devenu plus lisse grâce à une meilleure résolution ainsi qu'un champs de vision nettement supérieur, c'était d'ailleurs l'un des défauts de la version PSP. Ce qui est tout de même un peu frustrant dans ce genre de situation, c'est qu'on a un peu l'impression de revenir quelques années en arrière. Grand Theft Auto : San Andreas avait introduit de nouveaux éléments dans le gameplay comme la possibilité de nager ou encore celle de personnaliser le héros en faisant par exemple de la musculation. De bonnes idées que l'on aurait aimé voir réapparaître dans cet opus. Mais on ne va pas trop en demander puisque ce Grand Theft Auto : Liberty City Stories est finalement un remix de Grand Theft Auto 3, c'est d'ailleurs ce qui avait été annoncé à la base.
Les nombreux fans de la série reconnaîtront tout de suite Liberty City, la ville de GTA III, qui a tout de même bénéficiée de quelques ajouts notables, mais rien de bien folichon. Il faut attendre plusieurs heures de jeu avant de pouvoir passer sur le pont et déambuler sur le reste de la carte, toujours aussi vaste. Mais , encore une fois, bien moins que San Andreas. Le scénario commence 3 ans avant les événements de GTA III. La trame nous fait vivre la vie de Tony Cipriani, un mafieux qui vient tout juste de sortir de prison. S'en suit une histoire de vengance classique et notre ami Tony se retrouve bien vite plongé dans le milieu en travaillant pour Salvatore Leone. L'homme en noir vous confie alors diverses missions comme vendre de la drogue, tuer l'un de ses rivaux, ou encore protéger des prostitués. Attention puisque le jeu est toujours interdit au moins de 18 ans. Naturellement, Tony peut tuer des passants, s'acharner sur eux et voler n'importe quelle voiture. Les véhicules présents sont d'ailleurs très nombreux comme des scooters, des motos, des voitures de sport, des taxis ou même les camions de pompiers.



Vol, drogue, meurte : bienvenue à Liberty City
Les sensations de conduite sont toujours aussi bonnes, le tout combiné à une prise en main immédiate qui n'a pas changée. On s'amuse donc souvent à parcourir la ville en slalomant avec une superbe moto. Dommage que le clipping trop présent fasse parfois apparaître une voiture fantôme. Un traditionnel clipping presque obligatoire étant donné que GTA utilise un système de streaming pour éviter les temps de chargement, ce qui est agréable il faut bien le reconnaître. D'un point de vue technique, on ressent beaucoup de saccade, notamment lorsque les véhicules sont nombreux. Etrangement, le jeu est tout de suite plus fluide lorsque l'on prend une moto. En fait, depuis GTA III, ce sont toujours les mêmes défauts qui reviennent et cela ne semble pas perturber les joueurs. Un bon point par contre, les environnements et les décors sont variés et surtout bien détaillés. On prend rapidement du plaisir à tout découvrir. Le joueur peut, s'il le souhaite, ne pas suivre les missions et se balader, tuer, voler où faire ce qui lui plait. En outre, le scénario est bien construit, on se prend donc vite à l'addiction du vice. D'autant plus que chaque mission est différente, mais toujours dans le même ton de violence. Tout comme dans les autres opus, la carte nous permet d'identifier la mission, son hôtel (pour sauvergarder) ou encore la boutique d'armes, celle que préfère un bon tueur. On finira par une petite note musicale, grâce aux radios que l'on peut changer à tout moment, et qui offrent une bande sonore de qualité avec des morceaux connus et de nombreux genres comme du RAP, de la techno, du Rock,...



Conclusion
Vous êtes fans de GTA, vous n'avez pas joué à la version PSP ? Eh bien sautez dessus alors. Même s'il garde ses défauts et que l'on ne peut que regretter l'absence de nouveautés, cet opus conserve les mêmes ingrédients qui font le succès de cette série. Il offre de plus un nouveau challenge pour les amateurs. Néanmoins, il est totalement inutile de l'acquérir si vous l'avez déjà bouclé sur PSP, vous pouvez garder vos 30 euros et commencer à économiser pour Grand Theft Auto 4.
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