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Test God Of War : Ascension (PS3) : 7/10 sur JeuxVideo.fr



Sortie le 13 Mars 2013 , PS3

Les +

  • Réalisation sublime
  • Décors gigantesques et pleins de vie
  • Retour des énigmes
  • Un gameplay encore affiné
  • Multijoueur complet et équilibré
  • Des cartes multi bien construites…

Les -

  • Scénario en retrait
  • Moins de boss marquants
  • Murs invisibles
  • Multi parfois brouillon
  • … mais peu nombreuses
La note de jeuxvideo.fr
7.0
bon
La note des internautes
8.2

(177 votes)
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Publiée le 08/03/2013 à 18:03, par Maxence

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Vidéo-Test de God of War : Ascension sur Playstation 3

God of War se met au multijoueur avec Ascension, bien plus qu'un simple spin-off en ligne de la franchise.

God of War 3 est une sorte d’exutoire suprême dont la scène d’introduction fait encore aujourd’hui figure de masturbatoire intergalactique. Avec Ascension, Santa Monica Studio et Sony avaient intérêt à viser haut – et juste – pour ne pas décevoir les joueurs souhaitant épuiser leur PS3 avant de passer à la suite. Des modes multijoueurs que l’on n’attendait pas laissaient pourtant à craindre que cette énième préquelle aux aventures principales de Kratos soit désinvestie et prétexte : en revenant aux fondamentaux de la série, Ascension semble finalement avoir fait un choix payant.

Kratos fait du tobogganRetour au sommaire
God Of War : Ascension
God of War : Ascension s’intéresse aux évènements antérieurs aux premiers épisodes de la série (Chains of Olympus PSP et God of War PS2), le temps où Kratos fracassait les coffres d’orbes plutôt que de les ouvrir délicatement. Sous l’emprise d’Arès, le Fabien Barthez de l’Olympe a massacré sa famille lors d’un raid classique – destruction, torture, viol – sur un village quelconque. Décidé à botter le train du Dieu de la Guerre et donc de se défaire de son emprise, il sera capturé par les Erinyes, trois Furies qui tenteront de le faire revenir au bercail. Voilà, c’est tout. Pas de révélation fracassante ni de frère caché : Ascension la joue service minimum niveau scénario et malgré de biens jolies cinématiques et une progression en flashbacks qui induirait en temps normal une importance certaine de la progression dramatique, cet épisode s’affirme uniquement comme un chassé-croisé un peu idiot entre Kratos et Mégère, Tisiphone et Alecto.

God Of War : Ascension
C’est quand la sensation que le néo-multijoueur a pris le pas sur l’aventure solo que cet épisode nous rassure : sans jouer la surenchère vis-à-vis de l’exaltant troisième volet, Ascension se veut tout à fait solide et conforme aux mécaniques originales de la série. Le premier bon point est le retour franc des séquences de réflexion qui venaient équilibrer les versants « aventure » et « action » de la franchise avant que le dernier épisode PS3 en date ne balaie tout ça d’un revers de lame du destin. On ne se contente plus de tirer des leviers pour activer de gigantesques mécanismes, il faut maintenant se creuser un (tout) petit peu la tête pour progresser. En ce sens, l’amulette permettant de faire vieillir ou rajeunir les éléments du décor jouera son petit rôle, même si le côté scripté de son utilisation l’empêchera de trop perdre les joueurs en route.

Vidéo-Test de God of War Ascension



Même délire avec le pouvoir d’ubiquité, qui permet à Kratos de se dédoubler pour activer différents mécanismes en même temps, mais dont l’utilisation très balisée n’entache pas l’intérêt réflexif. Ces deux nouvelles fonctionnalités ont d’ailleurs également leur importance dans la partie combat : le dédoublement permet de respirer un peu en pleine échauffourée quand l’amulette immobilise un ennemi pendant de précieuses secondes. Ces options font partie d’un assemblage de possibilités constituant le gameplay le plus équilibré et jouissif qu’ait connu la série. La base reste la même – coup faible, coup fort, saut, combos simples, esquive et garde – mais quelques ajustements viennent dynamiser la sauce qui ne manquait pourtant pas de piquant jusqu’alors.

Ascension au dangerRetour au sommaire
God Of War : Ascension
La touche R1 sert désormais à la chope, qui peut s’enchainer aussi bien de près qu’à distance et au sol comme en l’air pour des combos plus aériens que ceux de God of War III. Si on ajoute les quatre élémentales (qui se greffent aux Lames du Destin) disposant chacune de leur magie, la Rage que l’on active en enchainant les coups sans se faire toucher ou encore la possibilité de contrer (garde + croix) un adversaire à la Metal Gear Rising pour ensuite le bouler comme il se doit, on obtient un mélange enlevé qui fait parfois passer Kratos pour un Dante sous kétamine. On a même des armes secondaires (marteau, lance, grenade) si jamais l’envie de changer d’instrument se fait sentir. La progression de nos ustensiles et autres pouvoirs est comme d’habitude millimétrée ; elle colle parfaitement avec la montée en puissance et le nombre des ennemis, forcément plus coriaces sur la fin que les malheureuses larves qu'on lamine en tout début d’aventure.

God Of War : Ascension
Les gros ennemis et autres sous-boss se terminent toujours en QTE, parfois remplacés par des mini-jeux simplissimes, pour une mise en scène de la violence toujours aussi ancrée dans l'explicitement gore. Kratos n’était pas vraiment un enfant de chœur avant de s’en prendre à Zeus, et il le fait savoir en arrachant, déchirant, découpant et écrasant tout ce qui se présente à lui. On regrettera malgré tout que la campagne reste très « sage » dans son déroulement. On a bien quelques moments enlevés, comme ce plan séquence hallucinant de longueur à dos de serpent ou ce gigantesque boss qui sert carrément de niveau au début de l’aventure, mais aucune rencontre n’atteint le niveau de malice ou de brutalité des saynètes du troisième volet. Santa Monica continue pourtant de jouer avec les perspectives et les échelles, n’hésitant jamais à zoomer sur la musculature parfaite du héros juste avant de le montrer gros comme une fourmi dans un décor que l’on découvre alors gigantesque. Le tout, en jeu, évidemment.

God Of War : Ascension
Le cadre de l’action est vraiment traité comme un roi par le studio californien. Le plaisir fou qu'il prend à assembler judicieusement les ensembles a peu de mesure dans le jeu vidéo, tout comme sa capacité à varier les environnements et les textures. Les effets de manche de la mise en scène servent d’ailleurs avant tout à mettre en avant la parfaite maîtrise de la Playstation 3 par le développeur. Effets de transparence, animation permanente des vastes décors, particules en suspension et pouvoirs magiques se superposent et se mélangent avec brio pour ce qui constitue à n’en pas douter l’une des expériences visuelles les plus marquantes de la console. On n’avait jamais vu autant d’efforts fournis par un studio pour étaler son savoir-faire technique.

Mégalo, Santa Monica ? Sans doute un peu, même si le problème des murs invisibles idiots n’a pas été réglé depuis le dernier volet. Ne pas laisser le contrôle de la caméra au joueur offre en intérêt de mise en scène ce qu’il enlève en puissance de contemplation, mais n’explique pas que Kratos ne puisse franchir un simple muret ou accélérer la descente d'un escalier. Une aberration que l'on retrouve d'ailleurs en multijoueur, ce qui a le don d’agacer lorsque l’on tente d’échapper à plus de deux ennemis. Terminons sur cette campagne en évoquant sa durée de huit heures dont on se serait peut-être contenté si elle n’avait pas été un peu étirée en longueur par quelques affrontements étonnamment longs et difficiles pour la série. Tant mieux pour le challenge, dira-t-on poliment.

Kratos fait des petitsRetour au sommaire
God Of War : Ascension
Au sortir de cette partie de la galette, les plus valeureux pourront tenter l’expérience multijoueur à moins que le New Game + et ses artefacts craqués (magie illimitée, rage permanente etc.) ne les aguiche en premier. Les habituels défis post-solo ont été remplacés par deux modes en ligne, un solo (!!) et un coopératif qui vous opposent à différentes vagues d’ennemis. Pratique pour prendre quelques niveaux avant de se lancer dans le grand bain du compétitif : pour sa première incursion dans le multijoueur, la série God of War a fait les choses bien niveau progression et personnalisation. Dieu (Arès, Hadès, Poseidon ou Zeus), arme (lance, épée, marteau), armure (plastron, casque, jambières), magie, objet, relique, couleur de peau et d’armure : votre personnage ne ressemblera pas à priori, dans son look ou son style de jeu, à celui d’un autre.

God Of War : Ascension
La crainte de voir huit Kratos se bourriner comme des cons évacuée (on ne peut pas incarner le héros du solo), on peut se lancer dans l’un des trois modes différents utilisant les quatre grandes cartes ou les quelques petites arènes disponibles. Le plus intéressant est indéniablement la Faveur des Dieux (en 4vs4 ou 2vs2), dans lequel il s’agit de s’approprier et conserver des zones bien précises tout en molestant les adversaires et en utilisant les particularités de chaque décor. Coffres, objets, pièges, armes fixes et sources de soins et de magie peuplent harmonieusement les lieux tandis qu’un énorme dispositif peut à certains moments être activé pour prendre l’avantage. Vous avez sans doute vu le cyclope du niveau désertique, auquel on peut ajouter la Gorgone géante des marais ou encore l’ascenseur du dédale.

Il est aussi rentable en stricts termes comptables de terrasser l’équipe adverse que de remplir les objectifs, ce qui offre des parties équilibrées et surtout la possibilité pour les moins skillés de participer activement à la victoire en laissant les brutes combattre pour elles. Le match à mort (8 ou 4 joueurs) est forcément un peu plus bourrin, mais dans tous les cas l’action devient presque illisible lorsque trois combattants se rencontrent. Entre la garde, le contre, la fuite et l’esquive, difficile de savoir exactement quelle réponse apporter à l’attaque d’un adversaire si un autre déclenche en même temps l’un de ses coups spéciaux (avec cooldown pour ne pas abuser) ou sa magie, souvent accompagnés d’effets lumineux obnubilant. A plus de trois, ça devient carrément n’importe quoi d’autant que la caméra fixe ne s’adapte jamais à l’ampleur de l’action. Brutal et amusant, surtout lorsque l’on cale un super finish sur une brutasse qui nous terrorise depuis le début de la manche, le multi d'Ascension peut également devenir brouillon et donc frustrant.

Du gameplay maison en multijoueur



God Of War : Ascension
Sans figurer parmi les multijoueur de référence sur Playstation 3, force est malgré tout de reconnaître que la partie en ligne de God of War : Ascension s'en tire plus qu'honorablement, un défi pas forcément gagné d'avance compte tenu des standards imposés par une concurrence toujours plus acharnée chez les voisins FPS et TPS. Il faut dire que Santa Monica en a ici aussi soigné la réalisation, pas aussi tape à l’œil qu'en solo mais tout à fait propre et surtout bien animée. Si le framerate a tremblé à certains moments de l'aventure (version debug, à confirmer sur la version finale), il n'a jamais bougé en ligne. La bêta a du aider Sony à peaufiner ses infrastructures, qui semblent également bien tenir la route niveau latence. Ce n'est pas forcément à cela que l'on voit un bon multi, mais ça peut aider à reconnaître les mauvais.

Si certains titres se perdent à vouloir courir deux gameplay en même temps, God of War : Ascension réussit à maintenir un niveau de qualité satisfaisant dans les deux versants de son contenu. Santa Monica Studios nous avait ceci dit habitué à plus grandiloquent pour la campagne : le scénario d'Ascension est trop timide et les rencontres moins inoubliables qu'en 2010, deux déceptions compensées par la justesse de la réalisation qui affiche et anime majestueusement de sublimes et gigantesques décors tout en multipliant les angles de caméra audacieux. Avec le retour en force des énigmes, on tient donc une aventure plus posée et parfaitement maîtrisée niveau gameplay, notamment grâce aux ajustements bien sentis effectués sur le système de combat. La partie multijoueur ne plaira quant à elle certainement pas à tout le monde, notamment avec ses problèmes de lisibilité, mais l'effort fourni pour varier les situations et les approches est cohérent avec l'univers et le résultat suffisamment équilibré pour contenter ceux qui daigneront y jeter un œil. Santa Monica Studios a bien fait de ne pas donner dans la surenchère avec God of War : Ascension, qui offre sa propre approche de la recette d'origine. Une bonne pioche sur la console de Sony.
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Les avis des internautes

Note moyenne des internautes : 8.2
1 BONNE RAISON D'Y JOUER
L'avis de : Anonyme
Très bon
excellent trop peu de jeu comme celui la helas. tout y est graphisme gameplay action aventure plateforme les plus beaux QTE du monde des jeux videos juste une histoire pas exceptionnel mais ce n est finalement qu un detail au reste acheter sans hesiter c est une valeur sure
Cet avis vous a-t-il été utile ? oui (2) / non (1)
1 BONNE RAISON DE NE PAS Y JOUER
L'avis de : Anonyme
A éviter
Mauvais très mauvais Franchement je m'attendais à plus long, l'histoire n'y est pas du tout, cela ne nous explique en rien sont passer, en faite un clair on répare la grande statue et le jeu est fini, personnellement a la fin j'ai cru que c'était que la moitié.
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