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Test Ghost Recon Predator (PSP) : 3/10 sur JeuxVideo.fr



Sortie le 30 Septembre 2010 , PSP

Les +

  • Des graphismes fonctionnels

Les -

  • Tout le reste...
La note de jeuxvideo.fr
3.0
bof
La note des internautes
6.0

(258 votes)
Publiée le 08/10/2010 à 16:10, par Benoit

Test de Ghost Recon Predator : tactique de poche en mousse

Fiche jeux : Ghost Recon Predator
Pour des raisons de limitations techniques évidentes, la PSP n’est pas la plateforme de prédilection des shoots tactiques. Parmi les quelques jeux du genre qui se sont risqués malgré tout sur la console, voici venir Ghost Recon Predator, portant sur ses épaules des attentes que le joueur attache logiquement à la licence. Réussite ? Que nenni !

Après une première adaptation de la licence Ghost Recon relativement bien négociée sur la portable de Sony, Ubi Soft délègue ce nouvel épisode à Virtuos, une équipe chinoise inconnue au bataillon. Pour quel résultat? Allons droit au but : ce jeu est le fruit d’une fourberie qui peine à camoufler un opportunisme sauvage sous une cosmétique aussi convaincante que mensongère.

Le scénario n’est pas le résultat d’une intuition créatrice fulgurante, mais il a le mérite d’être fonctionnel. Petit résumé des évènements : une flottille américaine naviguant au large du pays est prise d’assaut par une force inconnue. Les Ghosts, unité d’élite incarnée par le joueur, sont envoyés dans la jungle afin d’identifier le groupe responsable. C’est dans le contexte de cette histoire vue et revue que le joueur déboule, prêt à en découdre avec les terroristes du cru. De toute façon, la narration, réduite à son plus simple appareil (un pavé en début de mission et de rares cut-scenes rudimentaires) n’est clairement pas au centre des préoccupations.

Smells Like Ghost Recon

Ghost Recon Predator
La première impression n’est pourtant pas mauvaise. Le jeu affiche une 3D agréable pour la console : les textures sont fonctionnelles, les arrières plans de montagne et de jungle plantent convenablement le décor, et les petits cours d’eau assorti d'effets lumineux comme le lens-flare au soleil couchant produisent régulièrement la jolie image qui fera bien sur la jaquette. L'animation des trois membres de l'équipe est décente (celles des ennemis l'est beaucoup moins), et les niveaux ont une taille raisonnable pour un jeu PSP, suffisamment longs pour ne pas paraître chiches, et suffisamment courts pour permettre une session de jeu dans le métro. Techniquement, cela fonctionne.

Ghost Recon Predator
Si l’on s’en tient strictement au compte d’apothicaire, force est d’admettre que la variété des environnements est également au rendez-vous, avec de la petite jungle défraichie, une ville qui fait d’ailleurs plus mexicaine que sri-lankaise, des complexes industrialo-militaires (vous pensiez sérieusement y échapper ?), et un palais de style hispanique. Mais cela n’empêche pas un tenace sentiment de répétition de s’installer dans la mesure où les mêmes textures et modèles sont répétés sans état d’âme. L’interface est conforme à la licence, de même que la modélisation des personnages. Rien à dire, malgré ces relents de version discount, l’enveloppe extérieure vend bien son produit screenshot-ready : ça sent le Ghost Recon.

« Rien ne transcende l’impression de ne prendre part qu’à de pures séances de tir au pigeon »

Ghost Recon Predator
Incontestablement, l’aspect tactique a apporté beaucoup au genre parfois si bourrin, linéaire et scripté du « jeu de tir », invitant à une lecture approfondie et intelligente des niveaux. Dans un bon tactical shooter, les parties se suivent sans se ressembler et varient du tout au tout selon les choix du joueur. De fait, ce nouveau Ghost Recon ne réussit pas du tout le mélange et ne ressemble qu’à un vulgaire jeu d’action générique à la 3ème personne, tant le côté tactique du titre semble complètement à la ramasse, d’une pauvreté et d’une impraticabilité affligeante. Certes, on peut gérer sommairement le positionnement de ses équipiers et leur attitude au combat (« repos » ou « feu à volonté »), mais du fait de leur I.A. dramatiquement défaillante, ils passeront leur temps à déjouer vos prévisions, jusqu’à vous mettre des bâtons dans les roues en se faisant tuer comme les premières bidasses venues.

Ghost Recon Predator
Le jeu n’incite jamais à une utilisation réfléchie des équipiers, et l’on se retrouve quasi systématiquement à ne devoir compter que sur soi-même. Pour varier les séquences de jeu, les différents objectifs de mission ne sont d’aucun secours, puisqu’il suffit en général d’appuyer sur « carré » à proximité d’objets ou de PNJ en surbrillance, sans que rien ne varie dans le contexte pour compliquer la tâche. Ne parlons pas de l’objectif « tenir un point stratégique contre un flot de terroristes », qui se résume à un arrivage très clairsemé d’ennemis complètement aphasiques, loin du flux tendu et de la nervosité annoncés.

Au final, il ne reste plus vraiment au titre que ses séquences de tirs croisés, pendant lesquelles le joueur a le choix entre fusils d’assaut et snipers. On peut également utiliser une arme de poing, des grenades et un capteur de mouvement pour repérer l’ennemi. Le combat de proximité, rendu brouillon par une I.A. totalement à la ramasse, et la balistique bidon des fusils d’assaut à distance nous ont fait « préférer » le gameplay au sniper. Quelque soit l’arme choisie, rien ne transcende l’impression de ne prendre part qu’à de pures séances de tir au pigeon, ce qui en soit est déjà lassant et ne suffit pas à tenir la distance plus de quelques missions. Mais ce qui vient mettre un coup d’arrêt à l’expérience du joueur, et qui nous paraît proprement intolérable, c’est l’indigence générale avec laquelle ce gameplay déjà réduit à une peau de chagrin est servi par des développeurs sans scrupules.

Shooter sans conscience n’est que ruine de l’arme

Ghost Recon Predator
Parmi les nombreux éléments à charge : les niveaux de difficulté. Ils ne sont pas déterminés comme il se devrait par un réglage de l’I.A., mais uniquement par la quantité de dégâts occasionné par une blessure, un grand classique du jeu médiocre. L’intelligence artificielle est strictement la même à tous les niveaux : d’une invariable débilité, offrant régulièrement des scènes horripilantes (ou bien assez drôle, c’est selon) comme lorsque l’ennemi se fige sur place dans une frénésie burlesque, ou lorsqu’il se met à tirer dans un mur pendant de longues secondes plutôt que de le contourner. Globalement, les séances de shoot confinent à l’absurde, et ce ne sont pas les pauvres améliorations par gain de point d’XP à la fin des niveaux, sans incidence aucune sur le gameplay, qui nous distrairont de notre exaspération. Vous l’aurez compris, les symptômes de l’adaptation commerciale réalisée sans passion sont légion.

Bande-annonce #2

Ghost Recon Predator : Bande-annonce #2


Le problème n’est pas tant que le jeu soit mauvais, car un mauvais jeu peut se rater sur la base des meilleures intentions. Le problème ici, c’est qu’il s’agit d’une entreprise opportuniste visant à leurrer par la jaquette et la licence les joueurs mal renseignés. Misant sur une technique correcte pour vendre un jeu médiocre sous-traité par un studio chinois sans passion pour le sujet, nous voilà face à une arnaque typique, emblématique de la pire tendance des gros éditeurs : faire passer une bouse un peu apprêtée pour la nouvelle version d’une de leurs grosses licences. En ce qui nous concerne, nous ne trouvons rien de pire qu’un jeu mal intentionné pas complètement nul : la duperie n’en est que plus fourbe et efficace.

Conclusion

Adaptation complètement inutile de la franchise Ghost Recon, se ratant sur tous les enjeux valables, cet épisode sous-titré Predator n’est qu’un vulgaire moteur à capture d’écran jouable. Entre les innombrables bugs d’I.A., les ennemis au comportement neurasthénique et les séquences de shoot indiscernables les unes des autres, nous ne voyons rien à sauver de ce jeu, et surtout pas sa technique « cache-misère ». Pour le coup, nous vous invitons chaudement à ne pas donner raison au plan marketing d’Ubisoft lorsqu’il passe par des petites arnaques de ce genre…

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Les avis des internautes

Note moyenne des internautes : 6.0
1 BONNE RAISON D'Y JOUER
L'avis de : Anonyme
Très bon
Ghost Recon Predator ....................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................
1 BONNE RAISON DE NE PAS Y JOUER
L'avis de : Anonyme
A éviter
a evité avec un petit commentaire nullllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll
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