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Test GalGun (Xbox 360, Xbox 360) : 7/10 sur JeuxVideo.fr



Sortie le 14 Septembre 2010 , Xbox 360

Les +

  • Unique !
  • Drôle et Délirant !
  • Bizarrement, même pas vulgaire

Les -

  • Des fantasmes made in Japan très ciblés
  • Répétitif
  • Pas de gun possible
  • Bon, très stupide
La note de jeuxvideo.fr
7.0
bon
Niveau d'attente
des lecteurs de Jeuxvideo.fr
Moyen
(Attendu par 65% des lecteurs)
(48 votes)
Publiée le 17/02/2011 à 15:02, par Nathan

Gal☆Gun, notre test import : frippon ou free porn ?

En devenant par accident un super-playboy, un jeune garçon va devoir traverser une école remplie de filles surexcitées pour déclarer sa flamme à celle qu'il aime. Le petit plaisir solitaire de la Saint Valentin.

Tenzô n'a pas de chance dans la vie. Il est ignoré par toutes les filles, y compris par l'élue de son cœur. Patako, un ange au visage de lolita qui débute dans le métier, le prend en pitié et lui tire une flèche d'amour. Mais la maladroite lui injecte seize fois la dose de bogossitude requise, transformant Tenzô en playboy ultime. Hypnotisé par son sex appeal, les filles de son lycée lui sautent alors toutes dessus pour lui déclarer leur amour, quelque chose qui n'arrive pas dans la vraie vie à part quand elles regardent la Warpzone.

Qui veut épouser Tenzô ?
Malheureusement, ce qui ressemble à un cadeau divin dont rêvent tous les ados va se révéler être un fardeau. Les lycéennes, toutes folles de lui malgré elles, deviennent de vraies furies, agressant ses oreilles de leurs cris stridents, lui balançant des lettres d'amour au visage aussi vigoureusement que des obus ou carrément en le percutant de tout leur corps. Le pire pour Tenzô, c'est que ce fardeau ne durera qu'une journée, après quoi plus il redeviendra encore plus transparent qu'avant. Il faut faire vite, il n'aura qu'une journée pour traverser l'école et convaincre la fille de ses rêves. Et pour se défendre, il va devoir balancer des phéromones qui vont littéralement faire jouir les filles qui l'approcheront de trop prêt, les mettant K.O. Le pied. Il n'y a plus que sur X360 japonaise, un marché si particulier transformé en véritable cimetière des éléphants, qu'on trouve ce genre d'absurdité. Car GalGun en est une tout du long.

Comme toute console en fin de carrière, la machine de Microsoft est devenue le dernier bastion des jeux dit «alternatifs », que ce soit la niche des amateurs de boulettes de shoot them up ou le rendez-vous des adeptes de jeux d'aventures érotiques. GalGun est frappé d'une recommandation pour les plus de 17 ans mais soyons franc, tout ce qu'on y voit tombe largement dans le registre du SFW « Safe For Work ». Les joueurs devront donc se contenter de situations équivoques et de plans fripons sur les culottes. Mais à tout hasard, si Maman est alertée par les différents cris de filles en chaleur qui s'échapperaient de la chambre de fiston, un bouton permettra de faire basculer ses rangées d'orgies dans un faux rpg 8 bit aussi simplement que la touche « anti-patron » de MSN. « Tu fais quoi, chéri ? Moi, oh rien, je rejoue à des vieux jeux collector. » Bravo, Tanaka, encore plus discret que les revues planquées sous ton futon.

« Une fois la jauge hormonale pleine, on pourra décharger son « Dokidoki » au cours d’une superbe scène dans une véritable zone d'hyper-espace de l'amour où tout est rose avec des cœurs. »
Petit regret de gamer, GalGun est un jeu de tir à l'ancienne qui se joue uniquement au pad. Et on vous voit arriver : il n'est pas compatible avec Kinect, bien que l'idée ait traversé tous les esprits libidineux. On ne pourra pas non plus utiliser un flingue sur la jupe des filles, imaginez un peu l'image déplorable du jeu qui a déjà dû affronter les remontrances de Microsoft qui exigeait de rendre le jeu moins sulfureux... sans se rendre compte de la petite bombe qu'ils avaient entre les mains. Dans son fonctionnement, GalGun n'est rien d'autre qu'un jeu de tir très simple, loin derrière les nouveautés de Namco, plutôt inspiré par Operation Wolf ou House of The Dead.

Il sera possible de zoomer pour sniper les zones érogènes de chaque fille qu'on finira par bien connaitre tant le jeu se répète. « Ecstasy Shot », c'est le headshot des pervers. Et puis, une fois la jauge hormonale pleine, on pourra décharger son « Dokidoki » au cours d’une superbe scène dans une véritable zone d'hyper-espace de l'amour où tout est rose avec des cœurs. Et bien évidemment, si on a assez de doigté, on finira par faire jouir la cible. Et méfiez vous de ne pas abuser des bonnes choses car ce n'est pas parce que ses fesses sont réceptives à vos phéromones qu'il faut oublier les autres parties de son corps. Attention, cette phrase peut aussi servir de protip dans la vraie vie avec des filles aux cheveux moins colorés.

Comme tout bon jeu de tir, GalGun va se répéter, encore et encore. Mais ce qui est étonnant, c'est la profondeur et le soin apporté à cette production pourtant modeste. Arroseur arrosé, on y trouve de vraies séquences de discussions comme dans un classique « digital comics » japonais. Un jeu fripon à la sauce « orgasmotron » qui revient à sa source, GalGun reste ghetto jusqu'au bout. Il n'oublie pas d'où il vient. Mieux encore, Tenzô aura le choix entre 4 filles aux caractères bien distincts.

Chacune a ses petites préférences, ses hobbies ou ce qu'elle n'aime pas chez un homme en plus de la guerre et de l'intolérance. Kaname la brune (comprendre aux cheveux violets) est exorciste à ses heures mais déteste les pervers. Akira est le garçon manqué. Cette « Sporty Spice » aime les sportifs donc il va falloir répondre que vous faites vos pompes tous les matins même si ce n'est pas vrai. Kaoruko est la lolita chipie, la petite princesse qu'on aime détester. Enfin Aoi joue de la musique mais reste très sensible à l'apparence, forcément, c'est la plus jeune. Ces drôles de filles offrent chacune deux fins, une normale et une « happy ending » que vous aurez sans doute mérité, coquin.

GalGun
GalGun
GalGun


Il y a une diversité inattendue, c'est vrai, dans cet ovni X360. Mais aujourd'hui, pour être un grand jeu, il faut des boss mémorables. Ceux de GalGun sont inégaux mais réjouissants. On pourra, entre autres, se servir de ses phéromones pour délivrer Kaoruko de la cage suspendue à un hélicoptère qui est en train de l'enlever. Et puis il y a les mini-jeux où l'on doit aider l'une ou l'autre. Tenir l'échelle à Kaede qui doit ranger des livres à la bibliothèque sans que ça bouge... «Non mademoiselle, je vous assure, je n'ai pas vu votre culotte rose. » Poser comme mannequin en classe d'art sans s'endormir devient aussi une épreuve qui va obliger de bourriner sur le bouton de tir.

Mais le plus emblématique, c'est sans doute ce quota « hentaï » avec cette plante géante et son lot imparable de tentacules qui vont maintenir votre pauvre étudiante préférée à quelques mètres du sol, toute vulnérable. Il ne faudra pas trop hésiter entre votre désir d'en voir plus et l'envie de la libérer car le timing est aussi serré que les tentacules qui lui emprisonnent les mains et les pieds.

Sextoys Story
Les amateurs de fétiches divers et variés seront peut-être déçus par ces filles qui au final se ressemblent toutes, habillées dans le même uniforme à quelques détails près. Les amoureux des bas olé-olé, des jupes fendues et bien serrés ou mieux des bottes seront déçus : le jeu suit à la lettre les lubies purement nippones dont nous matraquent ces reportages binaires qui nous infligent forcément la phrase « Japon-terre-de-contraste » avant de faire des plans de coupe sur une geisha et des néons d'Akihabara.

Il y a bien 3 femmes mûres dans le jeu, les professeurs sexys qu'on aurait bien voulu avoir quand nous étions nous-mêmes au lycée mais pas de quoi faire marcher une machine à fantasme abreuvée par un Youporn occidental. Aussi, l'équipe de GalGun a décidé d'en faire un peu plus en proposant des DLC aussi absurdes que le jeu lui-même, habillant toutes les élèves en maillots de bain avec masque de plongée ou en soubrette. C'est la porte aux fantasmes les plus fous, aux DLC de tous les possibles. Amoureux du bondage, connaisseurs des femmes-chats, collectionneurs de filles-robots, patience ! Peut-être qu'après les guerrières-samouraïs, votre tour viendra.

Conclusion
GalGun serait tout simplement pathétique s'il n'assumait pas sa stupidité XXL. Il est facile d'être déçu quand on a un pitch aussi improbable que costaud et pourtant... C'est presque un miracle mais ce qui aurait dû n'être qu'un petit jeu sans conséquence arrive à s'élever aussi surement que Tenzô fait monter le plaisir chez les jeunes filles. Alors, à tous les otakus hypnotisés par les lolitas aux cheveux colorés sur leurs divx fansubbés à l'arrache, à tous ceux qui essayaient tant bien que mal de voir sous les jupes des filles dans l'escalier, aux collectionneurs de figurines qui bravent héroïquement la poste, le taux de change désastreux et les douanes pour faire venir leur précieux en France, et enfin à tous les romantiques qui, durant l'intercours, n'ont jamais su avouer leur amour pour cette jolie fille toujours au premier rang, ce jeu vous est dédié. GalGun vient sonner le début de la récrée dont vous êtes le héros.

GalGun
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Les avis des internautes

Note moyenne des internautes : 6.9
1 BONNE RAISON D'Y JOUER
L'avis de : Anonyme
Très bon
Rien de tel que ce jeu pour se mettre de bonne humeur. C'est joli, mignon. Un jeu qui rend le sourire et dont on aimerait en avoir plus !
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