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Test Far Cry 4 (PS4, Xbox One, PS3, Xbox 360) : 8/10 sur JeuxVideo.fr



Sortie le 18 Novembre 2014 , PS4 , Xbox One , PS3 , Xbox 360 , Plus de tests sur PC

Les +

  • Monde ouvert très riche
  • Enjeux de la guerre civile
  • Durée de vie remarquable
  • Varié à tous les niveaux !
  • Perso haut en couleurs
  • Réalisation soignée

Les -

  • Trop proche de Far Cry 3
  • Temps de chargement longuet
  • Multijoueur dispensable
  • Limitations du coopératif
  • De très rares ralentissements
La note de jeuxvideo.fr
8.0
tres bon
La note des internautes
6.5

(301 votes)
Publiée le 14/11/2014 à 15:11, par Nerces

Test de Far Cry 4 : le même... en mieux !

Avec Far Cry 4, Ubisoft Montréal affine le concept de Far Cry 3 et le transpose dans un environnement sensiblement différent.

Pratiquement deux ans jour pour jour après nous avoir fait vibrer avec Far Cry 3, Ubisoft Montréal remet le couvert. « Remet le couvert » est l'expression la plus juste dans la mesure où ce quatrième opus de la franchise - mais le troisième développé par Ubisoft - est calqué sur son prédécesseur. Progression, exploration et gameplay reprennent des mécaniques mises au point pour Far Cry 3. De prime abord, seul le cadre de nos exploits change, mais troquer les plages de sable fin des îles Rook pour le relief vallonné du Kyrat est-il suffisant pour nous faire replonger ?

Un jeu Kyrat pas sa cible ?Retour au sommaire
Far Cry 4 s'ouvre alors qu'Ajay Ghale - notre futur meilleur pote pour tout le reste de l'aventure - revient en Kyrat. Il transporte avec lui les cendres de sa mère pour les disperser dans son pays natal qu'elle avait fuit après le meurtre de son mari. Kyrat était alors en proie à une violente guerre civile... Des années plus tard, le conflit n'est pas terminé, bien au contraire. Sauvé par le Sentier d'Or - la rébellion - au moment d'un contrôle d'identité ayant mal tourné, Ajay est plus ou moins contraint de rejoindre le mouvement... fondé par son propre père et qui vise à renverser Pagan Min, tyran aussi paranoïaque et narcissique qu'il est décoloré.

Cette guerre civile est l'occasion de revenir à quelque chose de plus proche - niveau thématique - de Far Cry 2 et les développeurs d'Ubisoft ont fourni un très gros effort d'intégration pour que l'ensemble du jeu fasse sens, que toutes les activités proposées aient une certaine cohérence. De fait, on se retrouve en début de partie à ne connaître qu'une toute petite partie de Kyrat - le sud-est - mais l'intégralité de la carte est d'ores et déjà accessible. Alors que Far Cry 3 découpait son univers en deux zones, deux îles clairement distinctes, il n'est pas ici question de limiter la progression du joueur par un artifice aussi grossier. La seule limitation concerne donc le niveau de difficulté qui va croissant.

Au commencement de Far Cry 4, le Sentier d'Or est dirigé par deux personnages aux caractères diamétralement opposés : Amita et Sabal. Progressiste, la première est prête à de nombreux sacrifices pour subvenir aux besoins de la population de Kyrat, quitte à se lancer dans le trafic de drogue. De prime abord, Sabal semble plus « propre sur lui », mais il prône un retour strict aux traditions quitte à marier de force les plus jeunes filles du pays. Si l'opposition tourne un peu à la caricature - d'autant qu'Ubisoft ne nous permet pas de choisir de voie médiane - elle a aussi l'avantage de clarifier les enjeux. De plus, contrairement à ce que proposait Far Cry 3, on a ici d'avantage l'impression de vivre l'histoire d'un pays.

L'histoire du jeu (VOST FR)


Une guerre sans civilitéRetour au sommaire
L'opposition entre Amita et Sabal est aussi l'occasion d'orienter la progression du joueur et l'évolution du scénario. Ainsi, il nous est régulièrement proposé des missions à effectuer pour le compte du Sentier d'Or. Des missions que l'on repère aisément sur la carte de Kyrat et qui nous invite à choisir entre la « méthode Amita » et la « méthode Sabal ». Prenons l'exemple de cette ancienne briqueterie transformée en usine de traitement de l'opium : Sabal souhaite sa destruction pure et simple quand Amita nous demande seulement d'en chasser les forces de Pagan Min. Au travers de ce choix, on fait passer le Sentier d'Or sous le commandement de l'un ou de l'autre et on modifie le déroulement des missions suivantes.

Bien sûr, il ne s'agit toutefois que des missions du scénario principal de Far Cry 4. À la manière de son prédécesseur, il propose lui aussi tout un tas d'activités annexes. Certaines sont bien sûr liées à la guerre civile et à l'oppression constante dont la population est l'objet. Ainsi, des habitants nous demandent d'assassiner des responsables de l'armée de Pagan Min, mais on peut aussi détruire / détourner les convois qui traversent les routes du pays. Des activités de chasse, d'exploration ou anti-propagande sont également possibles. Même si tout cela sent un peu le réchauffé depuis Far Cry 3, la variété n'est pas feinte et on se laisse très vite (re)prendre au jeu de la découverte sachant que chaque type de mission permet de débloquer de nouveaux contenus.

Comme ce fut le cas avec Far Cry 3, une page de l'interface est d'ailleurs dédiée à cette progression sur de multiples niveaux. Le tout est parfaitement organisé et permet de se lancer dans telle ou telle activité en connaissance de cause. On peut aisément laisser de côté le scénario principal si on souhaite - par exemple - partir à la « découverte » de la faune « kyratienne » histoire d'obtenir quelques peaux. Peaux qui serviront par la suite à la confection d'un sac à dos de plus grande contenance ou d'un holster capable de stocker plus d'armes. Pour vous donner une toute petite idée de l'ampleur de la chose, sachez que nous avons passé les douze premières heures de notre aventure en ne répondant qu'une seule fois à l'appel du Sentier d'Or.

« Kolossal »Retour au sommaire
De fait, il est très difficile d'évaluer la durée de vie de Far Cry 4. De manière très schématique, disons qu'Ubisoft fait aussi bien que sur Far Cry 3 avec un scénario principal d'au moins 20-25 heures. Cette durée de vie peut cependant être doublée si l'exploration est un minimum votre truc, voire triplée ou quadruplée pour les « complétistes ». Plus encore que sur Far Cry 3, Ubisoft parvient à maintenir les joueurs en haleine pendant aussi longtemps grâce à une cohérence de tous les instants. Bien sûr, nous ne sommes pas à l'abri de quelques « couacs », mais dans l'ensemble, Far Cry 4 impressionne par la justesse de son univers et la qualité de sa conception.

La topographie du pays est particulièrement intéressante et les développeurs ont profité du passage à la nouvelle génération pour rendre les environnements encore plus riches. Comme à son habitude, Ubisoft a méchamment « pipeauté » ses captures d'écran, mais le rendu graphique du jeu reste très impressionnant et on apprécie en particulier la densité de la végétation, le mouvement des branches d'arbres ou les animations de toutes les bestioles que l'on ne manque pas de croiser. Les regards des différents protagonistes et l'expressivité des visages sont eux aussi remarquables tandis qu'un soin tout particulier a été apporté aux architectures et à la conception des niveaux.

Tout n'est cependant pas parfait et puisque nous parlions des regards, on ne peut s'empêcher de regretter que le rendu de la peau et, dans une moindre mesure celui des cheveux, soient moins réussis. De la même manière et dès lors que l'on profite du buzzer - une espèce de mini-hélicoptère - on se rend compte des limites du moteur Dunia. Celui-ci ne peut effectivement pas gérer cette richesse environnementale sans « tricher » un petit peu. Du coup, à partir du moment où l'on prend de la hauteur, le clipping et les différents niveaux de textures sautent aux yeux... Rien d'exceptionnel et surtout rien de révoltant alors que l'immersion est par ailleurs absolument remarquable.

Tour d'horizon en 8 minutes


Joyeuse bande de sociopathesRetour au sommaire
Une immersion qui se paye au final principalement du côté des temps de chargement. Far Cry 4 emploie une technique de sauvegarde par checkpoints qui nous téléporte quelques instants / minutes avant notre mort. Hélas, cette téléportation implique de repasser par la case chargement et on se retrouve - comme au premier lancement du jeu - à attendre une bonne quinzaine de secondes sur PlayStation 4. Heureusement, en cours de partie il n'y a aucun chargement sauf lors de séquences particulières comme l'Himalaya ou Shangri-La. Du coup, les temps de chargement dépendront principalement de votre propre talent de trompe-la-mort... et du niveau de difficulté retenu !

S'il pouvait paraître un peu fade par rapport à l'effrayant Vaas de Far Cry 3, Pagan Min est un méchant finalement tout à fait honorable. De plus, il compense ses faiblesses par une galerie de personnages plus variée. On peut ainsi compter sur des individus tels que Rabi Ray Rana ou le duo Reggie et Yogi pour nous faire sourire. Longinus et Willis font partie de ces donneurs de quêtes, mais jouent davantage la carte du mystère. Ils sont plus inquiétants. On regrette en revanche que certains des personnages principaux soient un peu expédiés. C'est notamment le cas de Noore ou De Pleur dont on profite finalement pas bien longtemps... Les scénaristes auraient peut-être pu leur trouver une place plus importante.

Des scénaristes qui n'avaient cette fois pas la contrainte d'un mode coopératif à gérer en plus. Ubisoft n'a pas décidé de supprimer cette option, mais par rapport à Far Cry 3, le coop est maintenant complètement intégrée à la campagne solo. Pour ce faire, il suffit de lancer le jeu en mode « connecté » et de rejoindre / d'inviter un ami. Notez bien que contrairement à ce que proposait Far Cry 3, il n'est donc plus possible de jouer en coopératif à quatre : la limite est fixée à deux joueurs. De la même manière, cette coopération passe forcément par Internet et Ubisoft n'a pas jugé bon ou n'a pas été en mesure d'intégrer de mode en écran partagé... Dommage, à deux joueurs, la solution aurait pourtant été idéale.

Encore du multi ?Retour au sommaire
Dans le faits, cette coopération reprend l'intégralité des activités du mode solo à l'exception des missions du Sentier d'Or. En gros, à l'exception du scénario principal du jeu. Il est donc possible d'attaquer les avant-postes des forces de Pagan Min, de détourner ses convois, de libérer les tours de communication, d'assiéger les forteresses. Tout cela se fait exactement comme si nous étions seul... sauf que nous sommes deux. Notez bien que lors des attaques à deux joueurs, les forces adverses semblent exactement les mêmes : la difficulté devrait donc être moins élevée en coopératif. C'est sans doute pour cette raison qu'Ubisoft a choisi de limiter l'impact de la coopération sur la progression solo.

Il faut ici bien distinguer le cas où nous hébergeons la coopération du cas où nous rejoignons la partie d'un ami. Dans ce second cas, nous ne garderons que les bénéfices en expérience, en compétences et en argent une fois la partie terminée : de retour sur notre jeu solo, les avant-postes capturés et les tours de communication libérées seront à refaire. Il s'agit ici de respecter la progression du scénario principal des deux joueurs et tant pis si cela limite forcément l'impact et l'intérêt d'une telle coopération. À côté de ce mode de jeu, Ubisoft a une fois encore décidé de proposer des affrontements compétitifs. En 5 vs. 5, ce multijoueur repose sur des modes de jeu finalement on ne peut plus classiques (capture de drapeau, domination...) et ne tire son intérêt que de l'opposition de style entre les deux factions.

Le clan du Sentier d'Or dispose d'un équipement moderne comme on en a l'habitude dans les FPS alors que les Rakshasa versent dans le mystique : téléportation, invocation... Si cela ne suffira sans doute pas à faire de ce multi une référence du genre, gageons que cela permette de retrouver quelques amis eux aussi aux prises avec la campagne solo. Une campagne qui reste sans surprise le cœur de Far Cry 4 et pour laquelle on regrette finalement un certain manque d'audace de la part de développeurs. Ces derniers se sont d'ailleurs sentis obligés d'ajouter des séquences « extérieures » (Himalaya, Shangri-La) comme s'ils avaient peur que le Kyrat ne se suffise pas à lui-même.

Calqué sur le modèle de son prédécesseur et affublé de quelques « Ubisofteries » comme ces tours de communication qui viennent dévoiler une portion de la carte, Far Cry 4 semblera trop sage à de nombreux joueurs. Il est vrai que l'écart entre le 3 et le 4 est moins perceptible qu'entre le 2 et le 3. Pourtant, écart il y a et ce quatrième opus est tout à la fois plus travaillé et plus cohérent. Malgré certains écueils - l'opposition trop caricaturale à la tête du Sentier d'Or par exemple - l'utilisation du prétexte de la guerre civile est bien exploité et ses enjeux sont à milles lieues des atermoiements des gosses de riches de Far Cry 3. La géographie de Kyrat est le terrain de jeu idéal pour une exploration plus aboutie alors que la galerie de personnages vaut le détour. Si vous vous êtes lassé de Far Cry 3 après 7-8 heures de jeu, il n'est pas utile de retenter votre chance, mais pour les autres, Far Cry 4 mérite assurément l'investissement.

Far Cry 4
Far Cry 4

Far Cry 4

Les avis des internautes

Note moyenne des internautes : 6.5
1 BONNE RAISON D'Y JOUER
L'avis de : Darksith82
Très bon
Mission accomplie Apres une vingtaine d'heure ce jeu me plait de plus en plus. On voit que l'héritage de Far Cry 3 est conservé, le gameplay est très facile a prendre en main. Par contre la confection des seringues me semblait plus simple sur FC3, là L1+R1 + selectionner la seringue + R2...heu..il y a avait pas moyen de faire plus simple. Les armes sont tjrs aussi fun, la conduite des suite ...
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