flechePublicité

Test Fable : The Journey (Xbox 360) : 4/10 sur JeuxVideo.fr



Sortie le 12 Octobre 2012 , Xbox 360

Les +

  • Direction artistique et réalisation soignées
  • Quelques personnages secondaires et dialogues savoureux
  • Scènes d'actions bien rythmées ...

Les -

  • ... mais totalement plombées par l'imprécision de Kinect
  • Phases de jeu en carriole à s'endormir
  • A-côtés sans intérêt
La note de jeuxvideo.fr
4.0
bof
La note des internautes
5.8

(45 votes)
Publiée le 18/10/2012 à 16:10, par Virgile

Test de Fable The Journey : la malédiction Kinect

Et un titre médiocre de plus dans la ludothèque Kinect, un !

Souvenez-vous, lorsque Microsoft leva pour la première fois le voile sur son périphérique de détection de mouvements, c'est Peter Molyneux qui enfuma la planète avec le talent qu'on lui connaît dans cet exercice : Kinect - Natal à l'époque - allait révolutionner notre approche du jeu vidéo. Trois ans plus tard, le premier jeu dédié à cet accessoire sorti des studios du flegmatique affabulateur est enfin disponible. Avec Fable The Journey, c'est définitivement la fin des lendemains qui chantent.

Mon petit poney JourneyRetour au sommaire
Fable : The Journey
Après un Fable Heroes décevant - pour ne pas dire médiocre - la licence phare de Lionhead Studios se permet une nouvelle incartade avec un titre dédié au périphérique de détection de mouvements Kinect. Une énième tentative de la part de Microsoft de garnir la ludothèque spécifique de son accessoire avec un grand nom. Mais un énième cache-misère incapable de sauver les apparences.

Pourtant, on ne peut pas dire que Lionhead ait bâclé le travail. Le titre nous raconte la quête initiatique du jeune Gabriel qui, par la force des choses, sera amené à combattre une entité maléfique traquant la mystérieuse Theresa, rencontrée au début de son périple. Très vite, le jeune homme se verra investi de pouvoirs magiques et se découvrira un courage qu'il ne soupçonnait pas. Une histoire on ne peut plus classique, mais vivante grâce aux interventions de personnages secondaires souvent amusants.

L'aventure nous trimballe ainsi sur les terres d'Albion, joliment mises en valeur par une direction artistique dans la lignée des épisodes canoniques de la saga et soutenue par une réalisation tout ce qu'il y a de plus honnête. Sans en mettre plein la vue, Lionhead Studios a soigné son travail en termes de design et de modélisation des personnages, ennemis et environnements. Même soin apporté à la bande-son, variée et comptant quelques très jolis thèmes. Enfin les quelques personnages secondaires rencontrés sur notre chemin ont fait l'objet d'un doublage très convaincant au service de dialogues souvent très drôles.

Fable : The Journey
Bref, vous l'aurez compris, ça n'est pas du côté de la réalisation qu'il faudra aller chercher des noises à ce Fable The Journey. Pour le reste, c'est une tout autre histoire malheureusement. À commencer par la construction de cette aventure dont la bonne moitié nous bringuebale sur une carriole sillonnant les chemins accidentés d'Albion. Oui, vous avez bien lu, la moitié du jeu consiste à jouer le cocher. Si encore ces phases de jeu avaient brillé par quelques mécaniques inventives ou péripéties haletantes. Mais non, il ne s'agit la plupart du temps que d'accélérer, ralentir et ramasser des orbes de couleur. De temps à autre, ce laborieux voyage peut être interrompu par de minuscules phases d'exploration consistant le plus souvent à se payer quelques monstres pour atteindre un coffre renfermant un objet à collectionner.

Mais tout le reste du temps, seules quelques gesticulations nous tirent de la somnolence. Assis sur sa chaise, tirant les rênes un peu à droite, un peu à gauche, ou les secouant mollement pour accélérer la foulée de Seren (la jument de Gabriel), le joueur fait un peu peine à voir. Quelle idée désastreuse que de l'installer aussi souvent dans une telle passivité ! Une manière de gonfler artificiellement la durée de vie du titre ? Si tel est le cas, la manœuvre est assez gonflée. En revanche, il faut au moins reconnaître que la captation de mouvements est, lors de ces séquences, assez convaincante.

Fable : The Journey
Fable : The Journey

Les voyages en carriole occupent la moitié de l'aventure. Passionnant ...


L'autre moitié de l'aventure est déjà beaucoup plus riche de péripéties. Bien que le jeu ne cesse jamais de nous trimballer à la manière d'un rail shooter, les nombreux combats et petites énigmes participent d'une progression rythmée. Donjons, grottes et villages attaqués par toutes sortes de créatures bien connues des vieux baroudeurs de la saga se dressent ainsi sur la route de Gabriel. Mais là encore, quelque chose cloche. Et pas qu'un peu.

Caméra casséeRetour au sommaire
Comme beaucoup d'autres titres avant lui, Fable The Journey souffre d'une tare fondamentale : Kinect. Oui, deux ans après la sortie du périphérique de Microsoft, on peut se permettre de l'affirmer : aucun studio n'a réussi à en tirer quoi que ce soit de satisfaisant, en dehors de jeux de danse ou de fitness. Bien sûr, il y a eu le superbe Child of Eden. Mais Q Entertainment a fait le bon choix de mouvements faciles à interpréter pour l'accessoire. Dès qu'il s'agit de comprendre des actions un peu plus complexes, c'est l'échec.

Gameplay#2 - Quelques phases de jeu



Et cela se vérifie une fois de plus avec Fable : The Journey. Comme nous le mentionnions plus haut, Gabriel est investi de pouvoirs magiques grâce à une paire de gantelets acquise très tôt dans l'aventure. Concrètement, le joueur peut donc lancer plusieurs sorts avec chacune de ses deux mains. Et ce n'est pas tant la préparation ni le lancement de ces sorts que la visée qui pose problème. En l'absence de réticule de visée, il faut souvent de (très) nombreuses tentatives avant d'atteindre sa cible. Au point d'ailleurs que plusieurs mouvements parfaitement identiques conduiront à des trajectoires différentes voire diamétralement opposées.

Fable : The Journey
De quoi commencer par s'agacer, puis s'énerver pour finir par copieusement insulter ce satané périphérique qui ne veut décidément rien comprendre. Et les problèmes s'accumulent : la main gauche servant aussi bien à l'utilisation d'un sort offensif qu'à celui de bouclier, il arrive fréquemment que la transition de l'un à l'autre se fasse au petit bonheur la chance. Bref, à quelques rares moments près, les combats virent très souvent au grand n'importe quoi. Il est alors beaucoup plus efficace d'attendre qu'un ennemi se jette sur nous pour le pilonner ensuite au corps à corps plutôt que d'essayer de l'aligner à distance.

Et c'est bien dommage, compte tenu de la variété des sortilèges et de leurs améliorations qui viennent étoffer nos possibilités au fur et à mesure de l'aventure. Si seulement Kinect avait été capable d'un minimum de précision, il y aurait eu de quoi s'amuser lors des combats. Au lieu de quoi, Fable : The Journey se partage entre pénibles voyages en carriole et séquences d'action, au mieux désordonnées au pire totalement impraticables.

Dès lors, les quelques à-côtés proposés par Lionhead ont bien du mal à susciter une quelconque envie d'y revenir. Entre un mode Arcade tout à fait dispensable, recyclant certains passages de l'aventure étoffés d'une dimension scoring à base de multiplicateurs, ou encore des bonus insignifiants, pas de quoi susciter la clémence pour les nombreux errements du titre.

La volonté de bien faire des équipes de Lionhead est manifeste mais ne suffit pas à sauver Fable : The Journey de la débâcle. La faute à deux graves écueils. Le premier, un rythme plombé par d'interminables transitions sur les routes d'Albion ne suscitant rien d'autre qu'un profond ennui. Le second, un périphérique de détection de mouvements décidément incapable d'assurer correctement sa tâche et source d'innombrables frustrations dans le feu de l'action. C'est bien dommage, car il y avait pourtant matière à produire un titre tout à fait valable compte tenu du soin apporté à la direction artistique, à l'ambiance sonore ou encore à la réalisation technique de ce spin-off. Kinect est apparemment une contrainte insurmontable pour bien des studios. Ce qui pose dès lors une question toute bête : n'est-il pas temps que Microsoft leur fiche la paix avec son périphérique boiteux ?

Fable : The Journey
Fable : The Journey
Fable : The Journey
Fable : The Journey
Fable : The Journey
Fable : The Journey


Chargement des commentaires...
( les afficher maintenant )

Les avis des internautes

Note moyenne des internautes : 5.8
1 BONNE RAISON D'Y JOUER
L'avis de : Anonyme
Très bon
Seul contre tous! Et oui je defend Fable the Journey! En regardant les differentes critique j'ai été etonné de voir les avis négatives. Bon, oui, c'est vrai que comparé au autres Fables ce n'est pas la meme chose mais c'est parce que Fable1,2 et 3 ne sont pas des jeux Kinects. Néamoins ce jeu en vaut le detour selon moi en voila quelques raisons Premierement les graphique sont impress suite ...
1 BONNE RAISON D'Y JOUER
L'avis de : Anonyme
Très bon
Seul contre tous! Et oui je defend Fable the Journey! En regardant les differentes critique j'ai été etonné de voir les avis négatives. Bon, oui, c'est vrai que comparé au autres Fables ce n'est pas la meme chose mais c'est parce que Fable1,2 et 3 ne sont pas des jeux Kinects. Néamoins ce jeu en vaut le detour selon moi en voila quelques raisons Premierement les graphique sont impress suite ...
flechePublicité

LES OFFRES

Partenaires Jeuxvideo.fr

Idées cadeaux JV

Tests

Grand Theft Auto 5

Grand Theft Auto 5

Joueurs confirmés | Xbox 360 , PS3 , PS4 , Xbox One
flechePublicité
flechePublicité
ll !== document.cookie.match('nfuserid') ? document.cookie.match(/nfuserid=(\d+)/i)[1] : null));