flechePublicité

Test Evolution GT (Nintendo DS) : 7/10 sur JeuxVideo.fr



Sortie le 23 Juin 2008 , Nintendo DS
Publiée le 18/08/2008 à 00:08, par NadBen

Test de Evolution GT

Sorti sur PC et PS2 en 2006 sans vraiment marquer les esprits, Evolution GT (parfois appelé Corvette Evolution GT) fait son entrée sur le circuit des softs DS. Les simulations de course n’étant pas légion sur la portable de Nintendo, les développeurs de Firebrand Games espèrent bien briguer la pole position avec ce titre. Mais il semble difficile de croire qu’Evolution GT constitue une révolution en la matière.

Faîtes évoluer votre carrièreRetour au sommaire
faites-evoluer-votre-carriere
image 1
Après avoir rempli le réservoir de la DS, en l’occurrence avec la cartouche d’Evolution GT (moins chère qu’un plein d’essence par les temps qui courent), reste à prendre le volant en main. Oubliez l’écran tactile, le stylet et autre microphone, cette simulation de conduite à l’ancienne fait fi des gadgets et se concentre sur le principal, la conduite.



En solo, le choix entre le mode carrière et les traditionnels « contre la montre » et « course rapide » s’offre à vous. Le mode carrière, le mode principal, affiche quatre niveaux de difficulté mais il faut tous les enchaîner en commençant en mode « débutant » pour débloquer les niveaux « amateur », « pro » et « vétéran ». Votre carrière de pilote commence donc forcément en bas de tableau.



Le système reste le même concernant les véhicules, la progression conditionne les choix possibles. Evolution GT comporte cinq catégories de voitures au total, allant de la compacte citadine à la voiture préparée pour la course, en passant par la catégorie des roadsters, des coupés et des GT. Seuls les modes « Pro » et « Vétéran » disposent des bolides les plus évolués et il faudra réussir les deux épreuves de chaque catégorie en arrivant à l’objectif fixé.


Au total, le soft propose de conduire douze voitures différentes, de la petite Audi A3 à la grosse Corvette C6R, une majorité étant d’origine allemande à l’exception des écuries américaines Pontiac et Chevrolet et de la prestigieuse marque anglaise TVR.
La carrière de pilote s’étale sur plus d’une trentaine de courses au total, sur des circuits européens au nombre de huit. Elle vous mènera à Barcelone, Berlin, sur la côte d’Azur, à Milan, Londres, dans les collines de Toscane, les Highlands écossais et en Corse.




Ce mode carrière se révèle bien fourni avec sa trentaine de courses à gagner avant d’en voir la fin. On peut néanmoins lui reprocher son manque de variété en ce qui concerne le nombre de circuits, les mêmes reviennent en boucle inlassablement et on finit par pouvoir se passer du tracé sur l’écran du bas tant les enchaînements de virages restent en mémoire. C’est d’ailleurs une autre ombre au tableau, les circuits ressemblent parfois à des carrés dont on aurait un peu arrangé les angles, même s’ils deviennent plus complexes au fur et à mesure de l’évolution de la carrière. A l’image des courses, quelques véhicules supplémentaires n’auraient pas été superflus, le ratio douze voitures pour trente-deux courses n’étant pas exceptionnel.


Zéro de conduiteRetour au sommaire
zero-conduite
image 1
Evolution GT ne laisse pas le sentiment de gâchis que peut procurer un titre quand l’ensemble se trouve terni par quelques points négatifs, il s’avère décevant dans tous les domaines. Sa réalisation transpire la banalité, le soft se révèle lisse, sans trait particulier.


Graphiquement, les voitures apparaissent correctement modélisées et fidèles aux modèles réels, mais sans détails. La finition laisse à désirer, de l’aliasing survient ça et là et des lignes horizontales viennent parasiter l’écran. Il arrive aussi que le véhicule devant vous disparaisse, laissant juste les deux roues du côté gauche sur la route, bug amusant mais la première fois seulement.


Pour ce qui est de l’ambiance, rien ne vient égayer le tableau. La bande son agresse passablement les oreilles, entre le heavy metal répétitif qui accompagne les courses et les crissements de pneus qui irritent à la longue. Les collisions entre véhicules produisent un bruit qui ne rappelle en rien le froissement de la tôle mais se rapproche bizarrement du bruit entendu lorsqu’on heurte un élément du décor. Rassurez-vous, il n’est pas insurmontable de conduire sans quitter la piste, au contraire.



La conduite ne comporte pas d’écueils particuliers, elle se fait même facilement, la croix directionnelle et deux boutons suffisent. Les voitures répondent instantanément à la direction, à l’accélération et au frein, c’est même là que le bât blesse. Le réalisme à été oublié dans la jouabilité et les véhicules se comportent comme s’ils ne pesaient rien et étaient dépourvus d’inertie. La conduite ne procure aucune sensation, pas même une vague impression de vitesse et on se surprend à passer la course entière le doigt sur l’accélérateur, le relâchant lors des rares virages en épingle. La jouabilité trop simpliste d’Evolution GT l’affuble d’une trop grande facilité dans ce qui est sensé être le nerf du soft, le pilotage. Certains passages se trouvent même facilités lorsqu’on s’appuie sur des murs ou autres éléments du décor, le comble pour une simulation de conduite destinée aux aficionados du genre. Pour ceux-là, Evolution rimera avec déception.


Evolution GT ne comporte pas de défauts majeurs, il est juste empreint d’une médiocrité générale dans tous les aspects de sa réalisation. Le principal écueil dans le gameplay se loge dans la conduite, pourtant argument principal de ce genre de jeu. Celle-ci se trouve dépourvue d’intérêt et de réalisme tant elle s’avère insipide, rendant le coté simulation inexistant. Les passionnés de sport auto qui cherchent à retrouver des sensations de conduite sur leur DS, verront en Evolution GT un soft qui échoue à combler leurs attentes.
flechePublicité

LES OFFRES

Playlist Evolution GT

Partenaires Jeuxvideo.fr

Idées cadeaux JV

Tests

Grand Theft Auto 5

Grand Theft Auto 5

Joueurs confirmés | Xbox 360 , PS3 , PS4 , Xbox One
flechePublicité
flechePublicité
Before(ins, s); })();