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Test Duke Nukem Forever (PS3, Xbox 360) : 5/10 sur JeuxVideo.fr



Sortie le 10 Juin 2011 , PS3 , Xbox 360 , PC , Sortie Aout 2011 sur Mac

Les +

  • Le Duke et ses répliques cultes
  • Le 50ème degré omniprésent
  • Une bonne variété d'armes et d'ennemis
  • Le rayon rétrécissant
  • La deuxième moitié du jeu

Les -

  • Le manque d'unité et de cohérence
  • Les graphismes pauvres et dépassés
  • Les animations saccadées
  • Le level-design très clos
  • Une première moitié barbante
La note de jeuxvideo.fr
5.0
moyen
La note des internautes
4.5

(2 votes)
Publiée le 17/06/2011 à 19:06, par Cyril

Vidéo-Test de Duke Nukem Forever : Un Duke toujours aussi beauf, pour un jeu assez bof

15 ans qu'on l'espérait... Le Duke aura su se faire attendre. Si après tout ce temps l'ivresse est encore présente, le flacon accuse son âge.

Nous ne reviendrons pas dans ce test sur les quinze interminables années de galère écoulées depuis le commencement de la gestation de Duke Nukem Forever. Il est inutile de vous rappeler les innombrables péripéties qui l’ont fait changer de mains si souvent, ni la déception des fans de Duke à chaque report. Or en l’an de grâce 2011, un jeu qu’on croyait destiné à ne jamais atterrir dans nos mains est enfin à leur portée. The King is back. Et il nous dirait certainement que « plus c’est long, mieux c’est Baby ». On aimerait bien le croire, pourtant comme d'habitude, son ego surdimensionné l’empêche de prendre conscience de la déception qu’il causera à ses fans, et à plus forte raison aux nouveaux venus.

Espèce d'enf****, pas les filles, pas dans ma ville !Retour au sommaire
Duke Nukem Forever
Quelle ville plus adaptée au Duke et à son goût immodéré pour l’argent et les filles que Las Vegas ? C’est donc dans la cité du vice qu’il a bâti son empire, érigé à la seule et unique gloire de lui-même, gravitant autour du Duke Nukem Museum, siège de son QG secret. C’est bien sûr l’endroit qu’ont choisi les aliens pour attaquer la Terre. Vomis d’un vortex apparu dans le ciel de Vegas, leur plan est simple : enlever les femmes de la ville pour quelques sombres desseins. Inacceptable pour Duke, qui part botter le derrière des envahisseurs.

Duke Nukem Forever
Centré autour de la capitale du Nevada, le scénario le conduira de casino en casino, via le Strip, jusque dans la région environnante, notamment le barrage électrique Hoover, pour soutenir les forces de l’EDF, logique. L’Earth Defense Force (Forces de Défense Terrestres) tient au fil du jeu le rôle peu enviable de chair à canon, en tombant toujours les premiers sous les coups de cornes de nos ennemis porcins.

Vidéo-Test de Duke Nukem Forever


Du Duke pur jusRetour au sommaire
Duke Nukem Forever
Car le bestiaire bien connu des connaisseurs de la série n’a pas franchement changé en quinze ans. Les troupes les plus communes sont toujours constituées des fameux Porcoflics. Plus ou moins gras, plus ou moins blindés et plus ou moins bien armés, ces cochons humanoïdes n’hésitent pas à venir tâter des poings de Duke au corps à corps avec une bonne charge. Parfois même munis de téléporteurs et de jetpacks, ils s’avèrent dangereux du fait de leur nombre. Les Octacerveaux sont également de la partie. Plus retorses, ces pieuvres volantes renvoient les roquettes et crachent des boules électriques. Le jeu compte bien sûr son lot de boss grands comme des immeubles de six étages. Bref, pas de quoi effrayer le Duke.

Duke Nukem Forever
Lui non plus n’a rien perdu de sa superbe. Toujours aussi macho, frondeur, badass et grossier, il ne manque jamais d’accompagner chaque action d’une réplique culte (la voix du doubleur de Shwarzy dans la VF colle tout à fait au personnage, on regrette juste qu'il n'y ait pas d'option pour choisir celle de la VO). On lui retrouve aussi tout l’arsenal dont il disposait dans Duke Nukem 3D, dont le fameux rayon rétrécissant, arme clé de cet épisode. Sur tous ces points, Duke Nukem Forever ne déçoit pas par manque de variété. Les “mots d’esprit” du Duke se renouvellent tout au long de l’aventure, et on dénombre bon nombre de flingues (shotgun, lance-roquettes, mines et TNT, rayon gelant, mitraillettes...).

Trop de rétro tue le rétroRetour au sommaire
Duke Nukem Forever
Mais reprendre trait pour trait une recette vieille de quinze ans, était-ce réellement une bonne idée ? La réponse aurait peut-être été un oui franc si le jeu ne conservait pas au passage les pires attributs des FPS rétro. En premier lieu, et parce qu’il s’agit d’une des plus grosses déconvenues, le moteur graphique semble ressurgir d’une hibernation de cinq ou six ans. Affichant des textures au mieux assez pauvres, au pire franchement laides, il est de surcroît affublé d’un aliasing omniprésent. Du coup, on reste d’autant plus pantois devant les chutes de framerate que s’autorise le jeu à la moindre surenchère d’explosions à l’écran. Les versions consoles, optimisées à la va-vite, parachèvent ce tableau avec un retard d’affichage des textures fréquent. On sera plus indulgent avec les effets visuels, notamment d’explosion, qui s’ils n’impressionnent pas, restent en cohérence avec l’univers du jeu et de ses prédécesseurs par leur aspect assez cartoon.

Duke Nukem Forever
On a aussi peine à croire que les animations saccadées des personnages, et les nombreux bugs de collisions, soient un choix artistique. A bonne distance des PNJ ou des effets d’ombre, ils peuvent sembler évoluer à dix images par secondes, tandis que même des animations à moitié scriptées n’empêchent pas les porcoflics de se coincer dans les décors, ou de sauter de manière parfaitement incohérente. L’ensemble du jeu manque cruellement de fluidité, et même le Grand Duke ne peut pas grimper à une échelle ou sprinter sans avoir la tremblote.

Un manque de fluidité qui rend la maniabilité parfois malaisée. Testé sur console, Duke Nukem Forever porte les stigmates d’un portage mal fait. La visée au stick est bien mal dosée, comme les déplacements rendus particulièrement ardus par le framerate balbutiant. On peste contre ces fréquentes phases d'inspiration plate-forme, qui viennent souvent ponctuer la progression. La version PC évite heureusement la plupart de ces griefs.

Duke Nukem Forever
Duke Nukem Forever
Duke Nukem Forever

Un jeu patchworkRetour au sommaire
Duke Nukem Forever peut-être comparé à un alliage imparfait (même si d'après ses propres dire il possède des « boules en acier trempé »). 3D Realms avait posé les bases du scénario et du level design, puis fondu et refondu l’ensemble maintes et maintes fois, avant de le refiler à Gearbox pour qu'ils le façonnent du mieux qu’ils pouvaient. Sans surprise, le résultat porte les fissures dues à cette fabrication mouvementée, manquant de liant et de cohérence. A l’image d’un niveau se déroulant dans un club de strip-tease. Sans rapport aucun avec l’histoire, il fait office d’interlude avant la reprise du scénario principal. Une digression parfaitement injustifiée. Globalement le morcellement du scénario ne laisse jamais le temps de pénétrer pleinement dans l’aventure.

Duke Nukem Forever
En effet, chaque niveau est subdivisé en trois ou quatre portions, extrêmement inégales. Parfois longues de cinq minutes, parfois d’une quinzaine, certaines mettent Duke aux prises avec une fournée d’ennemis, tandis que d’autres ne permettent que d’en rencontrer une poignée. Corrects sur PC, les chargements sur console suscitent l’exaspération par leur longueur, parfois pour afficher uniquement deux salles et trois couloirs avant le prochain loading. A ce propos, un game over se traduit systématiquement par un rechargement complet du niveau, aussi long que la première fois. Exaspérant !

Duke Nukem Forever
S’il n’est pas question de chercher la cohérence dans l’expérience Duke Nukem Forever, il faut lui reconnaître une bonne variété de situations dans lesquelles est placé le joueur. Le fardeau de la logique, Duke n’en a cure. Du coup il peut à peu près se permettre de faire ce qui lui chante. Ramasser des étrons dans les toilettes ? Pas de soucis. Conduire un Monster Truck, jouer au flipper ou soulever des altères, voilà autant de choses réalisables dans le jeu, qui invitent à la recherche de tout un tas d'interactions souvent délirantes avec son environnement. Citons à titre d’exemple des sortes de bulbes aliens situés dans La Ruche, dont la ressemblance de forme et de texture avec des seins siliconés ne manque pas d’être notée par ce cher Duke. Plus que la satisfaction de profiter d’une réplique décalée de notre héros, ces découvertes procurent des points d’ego. Ces derniers remplacent la traditionnelle barre de vie. Dommage que les développeurs aient cédé à la mode actuelle, en la concevant comme une jauge remontant automatiquement au bout de quelques secondes sans encaisser de balles. Une fausse note étant donné l’inspiration rétro de Duke Nukem Forever.

Un plaisir qui se dessine sur la longueurRetour au sommaire
Duke Nukem Forever
Si globalement, on relève des environnements restreints et cloisonnés, n’offrant qu’un seul et unique chemin à suivre, l'agencement des niveaux va en s’améliorant dès la moitié du jeu. Sorti des décors insipides des casinos, l’antre de la reine des aliens est un moment charnière de l’histoire, qui par la suite gagne en variété. Plus réussis esthétiquement, et comportant enfin autre chose qu’une suite de saynètes impossibles à zapper et de portes coincées à forcer lors d’une séquence de QTE, ils s’offrent un second souffle grâce à l’astuce du rétrécissement. Duke réduit à l’échelle d’un Action Man se faufilera au cœur des tuyauteries et des conduits d’aération, et déboulera dans les cuisines d’un burger, qui du fait de cette nouvelle perspective est sans doute l’environnement le plus ouvert du jeu, lorgnant du côté du genre plate-forme. Ça n’a l’air de rien, mais c’est fun, même si la maniabilité dont nous avons déjà souligné les défauts ne s’y prête qu’à moitié.

Duke Nukem Forever
Comme à l’ancienne, on débloque quelques bonus sympathiques au fil de l’aventure, notamment cette vieille mode disparue des cheats codes activables à l’envi. Le mode grosse tête, les munitions illimitées ou l'invulnérabilité peuvent ainsi être activées pour refaire les niveaux. Un agréable vent de nostalgie souffle sur ce titre. Par contre, on déplore le choix étonnant de Gearbox de ne pas laisser la possibilité de porter plus de deux armes. Encore un choix maladroit, qui montre qu’à vouloir ménager la chèvre et le choux, le moderne et l’ancien, le jeu se perd un peu.

Duke Nukem Forever
Finissons en détaillant les modes en ligne du jeu, qui peuvent permettent de rallonger quelque peu la durée de vie du titre. Rien que de très classique à l’horizon, puisqu'on a droit à du Dukematch, Team Dukematch, Roi de la Colline et enfin Capture the Babes. Des appellations qui parlent d’elles-mêmes, en remplaçant juste les drapeaux par la gent féminine. Pur défouloir, le online souffre d’un framerate hésitant et d’un gameplay à l’ancienne bien loin des standards actuels. Il faut par contre souligner les bonnes idées destinées cette fois-ci aux versions consoles, avec choix des serveurs, nombre de joueurs, carte en cours et Ping.

Multipliant les références et les blagues potaches, Duke Nukem Forever fait forcément sourire même les plus réfractaires à l’humour beauf omniprésent. Le plaisir coupable de s’amuser comme un gosse à latter les bijoux de famille des porcoflics arrive à scotcher le joueur durant la dizaine d’heures que compte le jeu, à plus forte raison pour les fans de la première heure. De quoi partiellement oublier les énormes tares techniques du jeu, qui nous ramènent plus de cinq ans en arrière en terme de level-design et de graphismes. Faire revivre Duke avec succès après tant d’années ne nécessitait pas de s’enfoncer à ce point dans le piège du rétro à outrance, en résulte un titre qui n’est plus du tout en phase avec son temps. Très décousu mais gagnant en variété passée la moitié de l’aventure, Duke Nukem Forever est à l’image de sa note, moyen.



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