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Test Dragon Quest : L'Odyssée Du Roi Maudit (PS2) : 9/10 sur JeuxVideo.fr



Sortie le 13 Avril 2006 , PS2

Les +

  • Un mythe arrive enfin en France
  • Une esthétique soignée
  • La durée de vie
  • L'impression de liberté
  • Le cycle jour/nuit
  • L'humour
  • La musique composée par Sugiyama
  • La documentation agréable et en couleur
  • Fichiers de sauvegarde illimités

Les -

  • Un RPG vielle-école
  • Chargements fréquents
  • Etapes de sauvegarde un peu lourdes
La note de jeuxvideo.fr
9.0
incontournable
La note des internautes
8.6

(497 votes)
Publiée le 21/04/2006 à 11:04, par Damien

Test de Dragon Quest 8 - L'Odyssée du Roi Maudit : Mythe au logis

La saga Dragon Quest arrive enfin en France avec ce huitième opus, baptisé : L'Odyssée Du Roi Maudit. Chronique d'un sérieux prétendant au titre de meilleur RPG de l'année.

dragon quest top
Jeudi 13 avril 2006. À priori, mis à part le chiffre un peu malchanceux, un jour tout à fait comme les autres. Sauf, qu'il accueille la sortie d'une saga vénérée dans tout l'archipel nippon, et cela, depuis 1986, la saga Dragon Quest. Ayant perdu son « VIII » qui rappelle la triste absence des sept précédents épisodes, le bébé de Square Enix et Level-5 arrive en France et compte bien conquérir les joueurs les plus avides d'aventure.

Un amour de dragon

L'histoire de l'épopée Dragon Quest débute il y a déjà 20 ans. Enix, développeur et éditeur de Jeux Vidéo japonais, a été le premier à vouloir implanter sur son territoire le « virus » RPG ou jeu de rôle (très en vogue aux États-Unis). Alors que les ordinateurs se nourrissaient déjà des mythiques Ultima I (1980) et Wizardry (1981), les consoles, telle que la NES de Nintendo, en étaient dépourvues. Pour réussir dans sa périlleuse quête, Enix avait choisi un auteur de manga très prometteur qui connaissait un succès de plus en plus retentissant avec [logiciel:88802 DragonBall] (1984). Ainsi débuta l'aventure Dragon Quest qui a lancé une telle vague d'enthousiasme, que le territoire nippon n'a plus pu se passer de RPG. D'où notamment la naissance d'autres titres comme Final Fantasy de Squaresoft. Depuis, la saga Dragon Quest a toujours dépassé celle des Final Fantasy en terme de ventes, et chaque nouvel épisode créé un mouvement de folie sur l'archipel.

À tel point que, depuis Dragon Quest III (qui avait suscité un taux d'absentéisme énorme dans les écoles japonaises dès sa sortie en 1988), l'État nippon a instauré une loi interdisant la sortie d'un nouvel opus de Dragon Quest un jour de semaine (du lundi au vendredi donc) ! Rappelons enfin qu'en 2003, Squaresoft et Enix ont fusionné pour donner naissance à l'entreprise Square Enix. Ce qui a pu donner un événement impensable auparavant et ô combien symbolique : pour sa sortie américaine, Dragon Quest VIII était accompagné de la démo jouable de Final Fantasy XII. En France, c'est Ubisoft qui a eu l'opportunité et le courage de distribuer Dragon Quest, pour la première fois sur nos terres, avec des textes entièrement traduits en français. Ce qui n'était pas le cas de Star Ocean Till The End Of Time par exemple, aussi édité par Square Enix sur PS2. En tant que courageux petits joueurs français, nous allons plonger dans un monde unique mêlant innovation et tradition, poésie et humour, sobriété et long plaisir de jeu.

Dragon Quest : l Odyssée Du Roi Maudit
Dragon Quest : l Odyssée Du Roi Maudit
Dragon Quest : l Odyssée Du Roi Maudit
Dès le début de l'aventure, l'immersion est totale. On est rapidement submergé par l'ambiance du titre.


L'histoire d'un roi maudit qui ne dit mot

De prime abord, le jeu surprend par sa trame scénaristique. L'histoire sur le fond n'est pourtant pas tellement originale : « il était une fois un roi, une princesse, un valeureux soldat et un méchant sorcier. Ce dernier jette une malédiction et sème la terreur ». Mais le plus étonnant, c'est qu'on rentre directement dans l'aventure sans autres d'explications qu'un très court flashback, lequel pose, en plus, davantage de questions que de réponses sur votre quête. Le héros sous notre contrôle, tout comme les personnages qui l'accompagnent, nous est totalement inconnu et rien ne nous prouve d'emblée qu'il y ait un rapport entre le flashback et le début de l'aventure. Heureusement, dès les premières phrases de dialogue, qui suivent la petite partie de tutoriel (avec explications des commandes de base), on commence à déceler des liens, des explications, et on entre plus profondément dans le cœur de l'histoire. Le tout reste cependant encore bien obscur, ce qui nous oblige à continuer. Je vais quand même me risquer à expliquer quelques bribes du scénario afin de ne laisser personne dans le noir absolu.

Tout d'abord, l'histoire se déroule dans un univers d’heroic-fantasy, il y a fort longtemps. Un méchant légèrement déjanté et habillé comme un Fou, répondant au nom de Dhoulmagus, a eu la subtile idée de s'emparer d'un sceptre aux pouvoirs extraordinaires dans le château de Trodain. Sauf que le sceptre en question, créé par des sages des temps anciens, déclenche une terrible malédiction sur tout le royaume lorsque Dhoulmagus le sort du sceau qui le maintenait inactif. Décidément malchanceux ce jour-là, le roi Trode se voit transformé en repoussant petit monstre vert et sa fille, la princesse Médéa, est changée en pouliche. Comme si son château détruit et ses sujets changés en pierre ne suffisaient pas. Seul le héros, pourtant près des lieux du drame, n'a subi aucune transformation, ce qui laisse présager de nombreux doutes sur sa nature de rescapé. Heureusement, ce dernier sera épaulé par Yangus, un ancien brigand au look ravageur, qui semble étonnamment soumis aux ordres du héros. Nos deux compères seront, au cours de l'aventure, rejoints par Jessica, une fille de famille bourgeoise prédisposée à la magie, et Angelo, un chevalier templier plus intéressé par les jeux et les filles que par l'Église qu'il défend. Toute cette joyeuse troupe part à l'assaut de l'immense univers de Dragon Quest : L'Odyssée Du Roi Maudit.

Dragon Quest : l Odyssée Du Roi Maudit
Dragon Quest : l Odyssée Du Roi Maudit
Dragon Quest : l Odyssée Du Roi Maudit
Dans la peau d'Angelo, Yangus ou Jessica, vous n'aurez aucune excuse pour vous ennuyer.


En quête d'un mythe

La série de Square Enix avait fondé sa réputation sur le respect de la tradition, ce qui signifie en d'autres termes : dans chaque épisode, il y a le même thème musical (toujours composé par le talentueux Sakaguchi), le même genre de château, avec le même type de commerce, des commerçants identiques et toujours le système de la confession auprès d'un prêtre pour sauvegarder. Le système de combat, assez similaire à ce qui a pu exister dans les premiers Final Fantasy, est lui aussi d'époque. Là où les derniers titres comme Final Fantasy XII prônent des affrontements en temps réel, de plus en plus proches des RPG massivement multijoueur (MMORPG), DragonQuest VIII (désolé, c'est plus court !) mise sur le tour par tour classique. L'aspect visuel (en vue interne) des phases précédant les attaques, trahit un système relativement basique où l'on ne voyait que les ennemis à l'écran (et pas les héros). Ce système était déjà présent dans DragonQuest VII sur PSOne, tout comme dans les autres précédents épisodes depuis le premier volet de la série.

Certains le trouveront un peu austère et vieillot, d'autres se rassureront avec une prise en main très rapide et un mode de fonctionnement simple, mais incroyablement riche. En effet, tout est mis en œuvre pour que chaque combattant soit personnalisé en fonction des goûts et des exigences du joueur en terme stratégique. Par exemple, bien qu'elle ait des prédispositions à la magie, Jessica peut très bien devenir une redoutable combattante, pour peu que l'on améliore ses capacités à l'arme blanche ou au fouet. Inversement, Angelo qui représente un redoutable épéiste ou archer, peut très bien se cantonner à lancer des sorts. Cependant, il ne faut pas perdre de vue que chaque personnage a des caractéristiques de base propres (force, endurance, agilité, points de vie, points de magie) qui joueront également un rôle important dans la balance. Après, rien ne vous empêche d'acheter des équipements, ou de créer des équipements adaptés via l'alchi-marmite. L'alchi-marmite (assez proche du principe d'alchimie dans Dark Chronicle, également réalisé par Level-5) permet de combiner certains objets de notre inventaire en suivant des recettes, que l'on aura trouvées dans les bibliothèques des habitants du royaume. Au final, il s’agit d’obtenir un élément que l'on ne pouvait se procurer, souvent à moindre coût et sans devoir parcourir toute la carte à sa recherche. Une multitude de possibilités s'ouvre à nous et laisse présager d'une durée de vie assez impressionnante.

Dragon Quest : l Odyssée Du Roi Maudit
Dragon Quest : l Odyssée Du Roi Maudit
Dragon Quest : l Odyssée Du Roi Maudit
Les différents donjons, l'alternance jour/nuit et la possibilité de contrôler Munchie, offrent une grande variété du titre.


Un pur plaisir de joueur

Ce n'est pas parce que la saga n'avait jamais vu le jour dans certains pays (comme la France, snif !), que Square Enix allait se reposer sur ses lauriers et ne proposer aucune nouveauté. Premièrement, on note que les améliorations de la version américaine ont été conservées. Les cinématiques (réalisées avec le moteur du jeu) sont doublées par d'agréables voix anglaises, alors qu'aucune voix n'était présente dans la version japonaise. Ensuite, les menus ont subi un sérieux lifting et sont bien plus colorés et soignés. Seul petit souci : le menu principal (hors combat), accessible avec la touche rond, prend comme sur la version US, la totalité de l'écran. Ce qui induit, lors de la sélection de l'option alchi-marmite ou lorsque l'on veut lire le récapitulatif de l'aventure (durée de la partie, nombre d'ennemis rencontrés, etc.), des temps de chargement, assez courts mais tout de même présents. Dommage, car sinon les temps de chargement sont vraiment peu ennuyeux dans les phases d'exploration sur la carte, ou même, dans les divers donjons. Ensuite, ce Dragon Quest VIII adopte quelques nouveautés dans le système de combat comme l'intimidation qui fait fuir les ennemis les plus faibles pour éviter que l'on s'ennuie à les battre, et surtout le fait que l'on voit enfin nos héros combattre durant les phases d'action. Les scènes de combat (visibles sur des angles de caméra différents et aléatoires) rendent les combats bien plus dynamiques, et du même coup bien plus attrayants pour le public européen, non habitué à la certaine austérité de la série.

Ce qui m'amène à un autre point capital : les sensations de jeu. Certes il ne s'agit pas là d'une « bombe technique » (même si la distance d'affichage est vraiment impressionnante, de nombreux éléments sont visibles et animés à l'écran, l'aliasing et le scintillement sont peu gênants), ce Dragon Quest est une « bombe de finesse ». Chaque ville, chaque bâtisse a sa personnalité. Les différents paysages, les donjons et les grottes recèlent d'une foultitude de détails : l'herbe et les branches des armes bougent, certains animaux errent librement (il n'est pas rare de croiser des vaches, des moutons ou des papillons). Les couleurs sont justes et incroyablement harmonieuses. Quant au character design du célèbre Akira Toriyama, il est tout simplement exemplaire (à part si on est vraiment allergique au style manga) : les personnages (amis comme ennemis) sont souvent drôles tout en restant attachants. Les clins d’œil à Dragonball sont nombreux autant dans la ressemblance de certains personnages (le héros, M. Morry par exemple), dans les quêtes (la première quête vous impose d’aller récupérer une boule de cristal !), que dans le système de tension (sorte de concentration augmentant la force) qui transforme le héros en une sorte de super guerrier, dès qu’il atteint le niveau 100. Les animations, souvent amusantes et relativement simples, sont du même acabit : elles font mouche. Tout ce travail a été sublimé par le graphisme en Cel-Shading, réalisé par les développeurs de Level-5, qui donne l'impression de jouer dans un véritable dessin animé. Les effets d'ombre et lumière liés notamment à l'alternance jour/nuit du titre, comme globalement tous les autres effets spéciaux, laissent rêveur.

De ce fait, il n'est pas rare que l'on s'arrête, pendant quelques minutes en haut d'une colline ou au milieu d'une place, pour contempler ce mélange d'inspirations artistiques, encore une fois incroyablement juste en terme de goût et de finition. Il y a même des joueurs névrosés qui, plusieurs nuits d'affilée, ne font que regarder le ciel (grâce à la vue à la première personne) et suivent les mouvements de la lune, laquelle s'efface progressivement en compagnie des étoiles, sous un ciel bleu azur, pour rendre sa place au soleil (qui a dit « moi » ?!)… Et si on y ajoute la possibilité de bouger la caméra, aussi bien verticalement qu'horizontalement, la carte du monde réellement immense (que l'on peut traverser comme bon nous semble à terre, sur mer ou dans les airs) et une musique tout simplement épique : l'immersion est totale. Quant au plaisir de jeu, il est unique. Cela faisait bien longtemps que l'on n’avait pas été aussi bien servi en matière de RPG sur PS2. Bon, tout cela pour dire, qu'il est difficile de résister à l'ambiance si particulière (poétique diront certains, bien typée manga diront les autres) qui se dégage. Heureusement, car le titre promet de nous occuper un long moment.

Dragon Quest : l Odyssée Du Roi Maudit
Dragon Quest : l Odyssée Du Roi Maudit
Dragon Quest : l Odyssée Du Roi Maudit
Dragon Quest : L'Odyssée Du Roi Maudit va vous redonner le goût de l'aventure !


Et ça continue encore et encore… c'est que le début…

D'accord, d'accord. Je savais bien, dès le début, que je n'allais pas pouvoir expliquer tous les composants de ce Dragon Quest dans ce test. Sachant que le titre propose un challenge d'une bonne centaine d'heures, c'est assez compréhensible. Mais à ce point-là ! C'est simple : il y a un nombre fou de choses à faire, et bien plus passionnantes que de regarder la lune ! Il y a de quoi faire, on l'a vu, au niveau de l'évolution des personnages (gagner de l'expérience, améliorer leurs aptitudes, acquérir ou créer de nouveaux équipements), mais c'est également le cas au niveau des défis proposés. De nombreuses quêtes principales et quêtes annexes sont à accomplir. La plus longue des quêtes annexes est certainement celle de l'Arène des monstres célèbres, où nous pouvons rallier à notre cause la plupart des monstres qui sont visibles dans le royaume. Une fois qu'ils sont de notre côté, on peut réaliser une petite équipe de combattants qui aura pour missions d'affronter (sans aucune intervention de votre part) une succession d'équipes adverses. Au final, après ces combats « pokémonesques » réussis, on remporte des prix très intéressants.

Quelques minijeux sont aussi de la partie, comme le Casino, qui comprend les classiques machines à sous et roulette. D'autres éléments rendent l'ensemble encore plus varié, comme le fait de pouvoir jouer Munchie (une sorte de petite souris), de l'utiliser comme attaque spéciale en lui donnant du fromage, mais aussi le fait de pouvoir changer à tout moment de personnage (parmi les quatre héros) pour l'exploration, les quelques sorts bien pratiques tels la téléportation, l'inventaire extensible, l'alternance jour/nuit qui influe sur la nature des ennemis, sur les dialogues et la présence des différents personnages non jouables (NPC), etc. Bref, tout un programme que les amateurs d'aventure au sens large, et bien sûr que les férus de RPG, doivent découvrir de toute urgence. Enfin, un petit conseil d'ami : si vous finissez le jeu une première fois, n'oubliez pas de sauvegarder à la fin du générique pour découvrir tout ce qu'il vous reste encore à faire (rappelez-vous l'intertitre de ce paragraphe !)…

Conclusion

Cela semblait impensable il y encore quelques mois, mais il est là et bien là. Dragon Quest VIII a changé de nom et a amélioré un peu sa parure. Il n'en garde pas moins la même essence qui fait la renommée de la série. Abouti aussi bien en terme de graphisme, d'esthétisme au sens le plus large, de musique, de gameplay (bien que plus tout jeune) et de durée de vie, Dragon Quest : L'Odyssée Du Roi Maudit est le RPG à posséder en 2006. Level-5, Square Enix et Ubisoft nous ont préparé le meilleur moyen de faire connaissance avec la série. Il ne reste plus qu'à attendre les prochains volets de la saga et voir ce que la « concurrence » d'autres titres, comme Rogue Galaxy et Final Fantasy XII, pourra apporter. En tout cas, les fans ne pourront être que ravis de cette nouvelle vague de RPG sur PS2, qui démarre sous les meilleurs auspices.



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Les avis des internautes

Note moyenne des internautes : 8.6
1 BONNE RAISON DE NE PAS Y JOUER
L'avis de : Anonyme
A éviter
Mauvais Dragon quest est un très mauvais jeu, un scénario bateau, il ne fait que porter un nom d'une longue série, ce qui lui donne l'impression d'être un bon RPG. Le gameplay est vraiment mauvais, il n'y a rien à en tirez de ce jeu. Il existe tellement de bon RPG, donc zappez ce jeu.
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