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Test Dragon Quest 7 (Nintendo 3DS, Playstation 1) : 8/10 sur JeuxVideo.fr



Sortie le 07 Avril 2008 , Playstation 1

Les +

  • Un jeu culte et sous-estimé
  • Ergonomie complètement revue
  • La fin des combats aléatoires frustrants
  • Équilibre du jeu repensé
  • Tellement plus beau que l’original
  • Musiques orchestrales extraordinaires

Les -

  • Une longueur déroutante pour certains
  • Les bruitages, toujours comme du crachat
  • La sauvegarde volatile un peu capricieuse
La note de jeuxvideo.fr
8.0
tres bon
Niveau d'attente
des lecteurs de Jeuxvideo.fr
Elevé
(Attendu par 99% des lecteurs)
(336 votes)
Publiée le 01/03/2013 à 16:03, par Daniel

Test import de Dragon Quest 7 3DS : le temps retrouvé

Douze ans et des poussières, Dragon Quest VII revient après un long voyage, encore plus beau et mélancolique qu’il ne l’était dans nos mémoires.

Dragon Quest 7
Ce qui compte dans les voyages, c’est souvent l’étonnement du retour. Dragon Quest 7 est une anomalie géniale, un cas à part à la limite du hors-sujet. Quand les RPG se veulent épiques, grandiloquents, en métaphore filée de la résistance face à la dictature et l’oppression, DQVII ne promet rien d’autre que la simplicité d’un voyage. L’histoire de gamins qui partent en expédition pour explorer leur monde. Et... C’est... Tout. Voilà pour le concept.

La recherche du temps perduRetour au sommaire
En 2000, Enix avait décidé de faire l’aventure la plus limpide qui soit. Jouant avec les nerfs des aventuriers les plus pressés, l’histoire prend un malin plaisir à ne prendre aucun raccourci, n’esquivant aucun aller-retour. Il n’y a quasiment pas l’ombre d’une ellipse dans Dragon Quest 7, à tel point qu’il gardé la réputation de RPG essoufflant voire éreintant. Ils ne sont pas nombreux, ceux qui en sont venus à bout, encore moins ceux qui s’y sont replongés. Les nouveaux arrivants dans l’univers Dragon Quest sont prévenus.

Dragon Quest 7
Pour les autres, jouer à une telle aventure, une décennie plus tard, c’est se battre contre ses propres souvenirs. « Ai-je vraiment fait tout ça ? ». Et parfois « Bon Dieu, mais comment j’ai fait à l’époque ? ». Jamais évident comme les RPG d’aujourd’hui qui vous prennent par la main pendant 30 heures "avec la direction à prendre indiquée par une petite flèche scintillante”, Dragon Quest 7 va au contraire essayer d'aliéner son auditoire, pourtant conquis par ses imposantes musiques orchestrales. DQVII va user le joueur comme jamais. Tout doucement, quitte à se répéter. Où il peut s'écouler deux ou trois heures sans le moindre combat. Le temps tout comme la narration sont ici décompressés, à l'extrême.

Bande-annonce #1 - Un trailer japonais



Le RPG "terroir"Retour au sommaire
La trame de Dragon Quest 7 s’étale d’île en île, qui apparaissant au fur et à mesure de l'exploration. D’abord la découverte du passé qui vient avec son cortège de tragédies et de problèmes à résoudre. Puis le trek ramènera les héros dans le présent. La même île a ressurgi des entrailles du temps et de l'océan, avec tous les vestiges, les descendants et parfois une certaine mélancolie. “L’élu”, comme on le désigne dans le monde de Dragon Quest, répare les incohérences du continuum espace-temps tout en devenant acteur de l’Histoire. Un village pétrifiée, une ville hypnotisée, des égouts empoisonnés par un démon, chaque îlot devient un mini-drame, parfait pour le format portable. À croire qu’il était destiné à rencontrer la 3DS.

Dragon Quest 7
Dans le jeu original, on pouvait tourner des heures. Pour découvrir des îles, il fallait réunir les morceaux de tablettes brisées comme un puzzle. Et ses morceaux, tous primordiaux dans un jeu aussi linéaire que Dragon Quest, étaient parfois planqués avec une banalité déconcertante : sous un pot, une petite pièce toute discrète, posée par terre dans une chambre... Et souvent aucune indication pour les trouver. Heureusement, sur 3DS, une fonction “élément de tablette suivant” indique textuellement la prochaine direction conseillée. Mieux, elle propose un radar qui clignote façon DBZ quand on se trouve dans une zone qui en contient un fragment. Quand bien même, on reste archi moins bien guidé que dans n’importe quel RPG moderne, parfois bloqué parce qu’on n'a pas parlé à un gus isolé dans sa cabane qui devait actionner un bidule qui débloque le soldat sur le pont qui, à son tour... bref. L’apogée du RPG old school.

Et pourtant, même avec des intrigues aussi simples, DQVII va rappeler à son joueur que finalement, toute cette aventure n’a que peu d’importance. Discrètement, Enix s’était autorisé un anticlimax génial, un tournant scénaristique vraiment déconcertant, conservé dans ce remake. Rien de lacrymal, pas une mort atroce ni un “ce n’était qu’un rêve” paresseux, mais on n'en dira pas plus, histoire de ne pas gâcher la surprise. Mais tout cela prend tout son sens une fois bouclé. Ça vaut le coup.

« La route est longue mais la pente est moins forte »Retour au sommaire
Dragon Quest 7
C’est étonnant de voir comment 10 ans de savoir-faire peuvent transcender une même aventure. Là où la PSOne faisait tout simplement son job avec des personnages tout rabougris et sans chargements, la version 3DS embellit tout. Chaque personnage a les vêtements correspondant à son job. Gabo, le petit sauvageon court à dos de loup apprivoisé. Tant de petits détails... C'est TROP mignon. Il y a désormais une vraie mise en scène qui fait qu’on enchaîne les heures d’exploration.

Car jamais RPG n’avait duré aussi longtemps. Sur 80 heures de jeu de ma première partie (j'en parlais dans le Japan Game Center n°1 : Dragon Quest, l’Eden du Japon), il faudra monter en expérience. Beaucoup. C’est la partie mécanique de l’aventure : des va-et-vient dans un tout petit endroit riche en monstres juteux. À l’époque, je l’avais fait en regardant une chaîne télé du coin de l’œil. Aujourd’hui sur 3DS, il n y a plus besoin de se donner le mal. La progression a été adoucie. Les jobs grimpent assez vite. Et en plus, les combats aléatoires ont disparu : on choisit désormais ses ennemis sur la carte de jeu, à la DQIX. Adieu le stress des départs.

« Fini l’ère des "clones" où toute son équipe était un véritable couteau suisse »

Dragon Quest 7
Ne perdons pas de temps à expliquer les combats les plus simples de l'univers, c’est la même chose que dans le VI, le VIII et même le IX, un bon vieux système de jobs qui a fait ses preuves, mais qui a été un peu repensé. Fini l’ère des "clones" où toute son équipe était un véritable couteau suisse capable de toutes les magies. Il faudra orienter ses professions judicieusement compte tenu de ses modifications. C'est encore mieux qu'avant.

Sur 3DS, pour boxer dans la cour des grands, il faut proposer du Street-Pass. Celui de DQVII est assez malin : chaque joueur croisé échangera une tablette avec à la clef, à chaque fois un donjon, un boss et aussi un objet rare. On pourra même éditer, à partir d’un moment, ses propres tablettes ou encore les échanger aléatoirement sur internet ; idéal pour se retrouver avec un niveau trop difficile et des boss imbattables. Et comme d’habitude, Square-Enix propose aussi de télécharger des petits bonus. Ici, des personnages incarnés par les membres de l’équipe, tous dotés de tablettes aux monstres bien costauds, idéal pour se faire humilier dès le début de l'aventure. Pour les affamés, "l'après" fin du jeu sera encore plus longue, plus tordue encore.

Dragon Quest 7
Plaire à ceux qui ne connaissent pas était le plus facile. Mais les autres ? Dragon Quest 7 était le premier épisode à annoncer le retour de la saga en Occident après une longue absence. Ce fut logiquement le premier « Draque » de nombreux gamers et il ne faut jamais sous-estimer l’impact nostalgique "de la première fois". Au Japon, ce fut le premier épisode indépendant d’une série dont tous les chapitres s’inscrivaient dans des "trilogies" avec toute l’ambition que ça implique. De fait, le VII est un peu “l’épisode oublié” alors qu’il détient à ce jour le record des ventes d’un Dragon Quest de salon. Dix ans plus tard, l’évidence frappe comme un coup de boomerang revenant après avoir frappé une rangée d'ennemis : oui, le voyage vaut la peine d’être fait une deuxième fois. Cette simplicité rustique de tous ces petits drames finit par émouvoir à nouveau, touchante comme un carton de photos retrouvé un jour de grand nettoyage.

Dragon Quest 7 est assurément une destination idéale et inhabituelle pour partir en voyage. Résoudre des micro-conflits, des problèmes locaux, en traversant le passé et le présent n’a jamais été aussi captivant, une fresque plus qu'une traversée épique. Entièrement refait et repensé, il est toujours admirable de voir avec quel déluge de modestie un Dragon Quest nous embarque dans une aventure, fière de n’utiliser que les effets les plus minimalistes qui soient pour toucher l’âme du joueur. Et celui-là, plus que tous les autres. Finalement, c'est un jeu qui nous rappelle qu’en restant, on ne fait qu’exister. Car voyager, c’est vivre.

gif : petite Flèche orange
Test réalisé à partir d'une version import japonaise.

Dragon Quest 7
Dragon Quest 7
Dragon Quest 7
Dragon Quest 7
Dragon Quest 7
Dragon Quest 7
Dragon Quest 7
Dragon Quest 7
Dragon Quest 7
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Les avis des internautes

Note moyenne des internautes : 8.0
1 BONNE RAISON D'Y JOUER
L'avis de : Anonyme
Très bon
absolument magnifique étant un adepte absolut des Dragon Quest il me tarde de pouvoir enfin retrouver ce titre déja cultissime sur ps1!!! Enfin sur 3ds. ayant deja refait un nombre incalculable de fois les autres titres sur ds, je peux vous assurer qur ce Dragon Quest est pour tout les adeptes du jore un jeu à ne surtout pas manquer!!
1 BONNE RAISON D'Y JOUER
L'avis de : enzo.revillon
Bon
bon! dans les plusieur dragon quest que jai jouer c'est le meilleur
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