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Test Dragon Age : Inquisition (PS4, PS3, Xbox 360, Xbox One) : 8/10 sur JeuxVideo.fr



Sortie le 21 Novembre 2014 , PS4 , PS3 , Xbox 360 , Xbox One , Plus de tests sur PC

Les +

  • Ouverture du monde réussie...
  • Richesse de contenu
  • Action/tactique au choix
  • Narration de qualité
  • Artisanat utile et bien fait
  • Direction artistique superbe

Les -

  • ...malgré quelques restrictions
  • Chargements un peu long
  • Interface peu pratique
  • Gestion de caméra perfectible
  • Quelques bugs mineurs
  • Multi sans grand intérêt
La note de jeuxvideo.fr
8.0
tres bon
La note des internautes
8.0

(148 votes)
Publiée le 12/11/2014 à 16:11, par Nerces

Test de Dragon Age Inquisition : ménager la chèvre et le chou

Plutôt que de retourner à Dragon Age Origins ou Dragon Age 2, BioWare a opté pour une sorte de troisième voie tentant de concilier les deux orientations.

Lancée il y a déjà cinq ans, la franchise Dragon Age s'est d'abord illustrée en s'inspirant d'un grand classique, Baldur's Gate, avec le succès que l'on connait. Pourtant, moins de deux ans plus tard, le studio BioWare a choisi de changer sensiblement de registre pour verser dans l'action tout azimut avec Dragon Age 2. Moins ouverte et bien plus tournée vers l'action, cette suite ne pouvait servir de base pour le troisième opus de la franchise. Sur quel pied allait donc danser ce Dragon Age Inquisition ? BioWare allait-il revenir sur une base « baldurienne » ou partir dans une direction nouvelle ?

Vestiges du passé...Retour au sommaire
Un jeu de rôle, qu'il soit orienté action ou combat tactique, se doit de disposer d'un solide scénario afin de captiver son auditoire. Plutôt à l'aise dans cet exercice, BioWare a choisi une option originale afin que les nouveaux de Dragon Age puissent raccrocher les wagons. Le studio passe effectivement par un site web - dragonagekeep.com - pour nous raconter toute l'histoire des deux premiers opus. Mieux, quelques questions nous sont posées à différents moments clefs afin de reproduire les choix opérés durant les deux aventures. Intéressant et somme toute bien fichu, le concept ne souffre que d'une seule critique : il dévoile l'intégralité des scénarios précédents... Spoilers garantis, forcément !

Dragon Age : Inquisition
Cette séquence introductive est proposée par BioWare au moment même de la création du personnage de Dragon Age Inquisition. Là, de manière très classique, on peut opter pour un humain, un elfe, un nain ou un qunari. Cinq classes sont également disponibles (mage, deux types de guerrier et deux types de voleur) avant que l'on puisse en venir à la personnalisation véritable du héros. Ce dernier outil permet de modifier en détail le visage de notre avatar, mais on regrette qu'il ne soit pas possible d'avoir pareille influence sur sa silhouette. De la même manière, BioWare ne nous permet pas non plus de modifier les caractéristiques de notre héros ou de changer ses compétences de base.

Une seconde introduction peut alors commencer afin d'expliquer les problèmes que connait aujourd'hui le monde de Thédas. Alors que Templiers et Mages - en guerre durant Dragon Age 2 - étaient sur le point de signer un traité de paix, une formidable explosion vient tuer toute l'assemblée... à l'exception notable de notre héros. Une explosion qui a laissé une faille béante dans le ciel de Thédas et qui pose d'évidentes questions. Qui en est à l'origine ? Quels risques pour la population ? Pourquoi notre personnage est-il le seul survivant ? La partie débute alors que nous venons d'être fait prisonnier par une certaine Cassandra. Chercheuse de son état, elle nous croit coupable, mais reconnaît aussi un étrange lien entre la faille et une marque sur notre main...

Choix et conséquences (VOST FR)


Infaillibles faillesRetour au sommaire
Ladite marque est le véritable point de départ de l'aventure. Suite à l'intervention du magicien Solas, nous apprenons effectivement qu'elle semble en mesure de refermer les plus petites failles qui se sont matérialisées en différents endroits d'Orlais et de Férelden, les deux principales régions de Thédas... De nouveau en froid, les Templiers et les Mages ne semblent pas vouloir se préoccuper de cette menace alors que divers démons s'en prennent pourtant à la population. Après avoir réunit un conseil de guerre miniature, Cassandra décide donc de mettre en place l'Inquisition, une institution dont nous allons bientôt devenir la figure de proue.

Dragon Age : Inquisition
Dans un premier temps, l'objectif est simple : parvenir à rassembler toutes les bonnes volontés afin que notre Inquisition gagne en puissance et en moyens. Un objectif qui passe bien sûr par l'exploration de nombreuses régions et nous touchons ici au caractère « monde ouvert » de Dragon Age Inquisition. À la discrétion du joueur, il est ainsi possible d'arpenter diverses régions plus ou moins vastes et les plus grandes peuvent nous occuper durant quinze à vingt heures. Certaines personnes semblent enthousiastes à l'idée que l'Inquisition prenne les choses en main alors que d'autres sont à convaincre. De nombreuses quêtes secondaires nous sont alors proposées, mais aussi de simples « missions » d'exploration, des découvertes et des éléments à collectionner.

Dragon Age : Inquisition
Quand on pense quêtes secondaires, on pense logiquement à des objectifs qui ne sont pas indispensables pour progresser dans le scénario principal. Il y a bien sûr des quêtes de ce type dans Dragon Age Inquisition, mais pas seulement. Ainsi, un système de « puissance de l'Inquisition » a été mis en place par BioWare afin de signifier le développement de notre groupe. Certaines quêtes - même secondaires donc - permettent justement de gagner quelques points de puissance. Dans le même ordre d'idée, ces missions annexes peuvent faciliter le travail du joueur en augmentant son capital « expérience » et en débloquant divers éléments de gameplay : nous pensons ici aux campements qui sont autant de moyens d'avoir des zones de repos au plus près de l'action.

De la puissance de l'InquisitionRetour au sommaire
Quel est l'intérêt réel de cette « puissance de l'Inquisition » ? Nous l'avons dit, elle représente le développement de notre noble institution, mais en termes de gameplay, elle permet surtout de débloquer de nouvelles zones, de faire progresser le scénario principal du jeu. Notre « puissance » grandissant, on est à même de rencontrer d'autres factions, de convaincre différents partis de nous rejoindre. En début de partie, l'un des premiers lieux ainsi débloqués est la ville de Val Royeux où l'on va découvrir que les Templiers ne sont définitivement pas enclins à s'occuper de l'inquiétante faille. La puissance est aussi et surtout l'occasion de découvrir le Conseil de guerre.

Dragon Age : Inquisition
Il s'agit là de développer une composante un peu plus stratégique en autorisant le joueur à envoyer des représentants accomplir diverses missions. En retour, et en fonction de la personne dépêchée sur place, nous obtenons différentes récompenses... Tout est donc une question de priorités. Un aspect du jeu qui évolue également via les compétences débloquées pour l'Inquisition en tant que groupe. Là encore, en fonction de notre « puissance » et des quêtes accomplies, on déverrouille des aptitudes destinées à rendre nos envoyés plus efficaces. Ce système de progression s'ajoute bien sûr à celui, plus classique, de nos héros. Nos héros ? Nous n'avons pour le moment évoqué que notre avatar principal, mais il n'est pas seul dans sa quête.

Dragon Age : Inquisition
La chercheuse Cassandra est toujours disponible de même que Solas le magicien et Varric le voleur. Ces trois personnages sont là depuis le début de l'aventure et constituent le groupe initial, mais à mesure que l'on convainc la population, d'autres aventuriers peuvent se joindre à nous et chaque fois que nous retournons à un campement, il est possible de modifier son casting. Tous nos aventuriers - héros principal compris - évoluent en fonction des missions accomplies, des ennemis massacrés, des mystères levés. Des points d'expérience sont ainsi à répartir au travers de cinq arbres de compétences par personnage. Sur ce point, Dragon Age Inquisition déçoit quelque peu. En effet, si les compétences obtenues sont très efficaces, les arbres seront un peu léger pour les rôlistes émérites.

Quelques phases d'exploration, quelques combats


Interface consoleRetour au sommaire
Plus gênant, l'interface d'attribution de ces points n'est pas un modèle d'ergonomie : on sent ici l'influence console, dans le mauvais sens du terme, et il faut constamment jongler entre les arbres alors qu'il n'est même pas possible de voir toutes les compétences - pourtant pas si nombreuses - d'un seul coup. Nous touchons ici à un problème en réalité plus large car c'est l'intégralité de l'interface du jeu que l'on peut critiquer... et plus particulièrement la partie inventaire. Dans un jeu de rôle, on passe généralement beaucoup de temps sur cet aspect de nos personnages et Dragon Age Inquisition nous pousse à le faire au travers d'un artisanat aussi développé qu'il est intéressant.

Dragon Age : Inquisition
Hélas, l'inventaire est affiché sous forme de liste peu lisible et qui ne permet d'avoir qu'une petite dizaine d'articles à la fois à l'écran. Guère plus pratique, une barre permet de jongler entre les différentes catégories d'objets et on perd finalement beaucoup lorsque l'on trie son équipement. Si cela se comprend sur consoles, on regrette aussi que sur PC, il ne soit pas possible d'user du glisser / déposer pour jouer avec les objets et nous ne parlons même pas de comparer les articles déjà équipés par nos personnages ! Après quelques heures, on s'habitue et quelques réflexes se mettent en place, mais rien en revanche ne peut venir au secours de l'imposant HUD que l'on doit se coltiner tout au long du jeu : le suivi de quête prend par exemple bien trop de place. Espérons qu'une mise à jour retouche cela.

Dragon Age : Inquisition
C'est d'autant plus dommage qu'un tel HUD ne permet pas de profiter comme il se doit de la réalisation technique de Dragon Age Inquisition. BioWare avait pourtant mis les petits plats dans les grands en adoptant le Frostbite 3 et le moteur graphique conçu par DICE est dans l'ensemble plutôt bien exploité par le studio canadien. On pourra critiquer le rendu des chevelures, le grain de la peau ou la définition de certaines textures, mais dans l'ensemble le talent artistique des graphistes de BioWare fait la différence : le survol d'un majestueux dragon est quelque chose de très impressionnant alors que la luxuriance de la végétation est tout à fait remarquable. Évoquons enfin la variété des environnements et les ambiances globalement très réussies.

Ambiance et scénario de grande classeRetour au sommaire
Des ambiances qui soulignent avec un certain talent toutes les phases de jeu : la musique sait se faire discrète durant les phases d'exploration pure et plus solennelle au moment de prendre de graves décisions. En combat, les compositeurs ont joliment fait varier les plaisirs afin que l'on se sente toujours poussé par la bande son, mais sans tomber dans le grandiloquent ridicule. Malgré la multitude d'ouvertures vers l'exploration et la découverte, les combats représentent toujours et encore une part très importante de l'aventure. Encensé pour le côté tactique de Dragon Age Origins, mais vertement critiqué pour le « grobillisme » de sa suite, BioWare a tenté cette fois de ménager la chèvre et le choux via le choix de la difficulté.

Dragon Age : Inquisition
Les deux premiers niveaux consacrent un gameplay davantage tourné vers l'action pure où il n'est finalement pas nécessaire de basculer entre les différents personnages de notre groupe pour l'emporter. Une orientation qui devrait ravir les amateurs de combats plus nerveux que tactiques, mais qui pêchent toutefois du côté de la difficulté. Une difficulté sensiblement augmentée sur les deux derniers niveaux et il faut cette fois jouer de la pause active ainsi que de la vue tactique pour l'emporter. On peut alors clairement définir les tâches de chaque membre du groupe, imposer des déplacements et des attaques précises. Il faut en revanche faire avec une vue pas idéale, qui ne « se dézoome » pas suffisamment.

Dragon Age : Inquisition
En essayant ainsi de jouer sur les deux tableaux, BioWare ne convaincra pas totalement les puristes, mais il faut reconnaître que le studio s'en sort avec les honneurs. Dragon Age Inquisition ne revient donc pas réellement aux sources de la franchise tout en évitant le naufrage du second opus et on peut globalement dire que les amateurs des deux styles devraient y trouver leur compte. Quelques problèmes de caméra sont parfois à signaler - peu importe le style adopté - et certains affrontement peuvent tourner au grand n'importe quoi pas très lisible. Dans l'ensemble cependant, on prend un vrai plaisir à taillader du vilain-pas-beau et quelques combats prennent des dimensions tout simplement épiques.

Dragon Age Inquisition impressionne par la richesse de son scénario, la variété des objectifs proposés et son système de progression très convaincant. BioWare fait une fois de plus étalage de ses talents de narrateur, et ce, même si certains passages sont moins inspirés ou que le ton parfois un peu trop solennel ne gêne l'immersion. Côté gameplay, BioWare ne fait pas complètement table-rase du passé et cherche plutôt à concilier deux styles de jeu : « action/aventure » avec des combats nerveux et « tactique » à l'aide d'un mode de vue particulier. Globalement convaincants, ces deux modes font le job et garantissent une immersion suffisante pour que le joueur ait toujours envie d'aller de l'avant. On regrettera surtout une interface par trop typée console et un mode multijoueur anecdotique composé de quelques cartes à faire en coopératif. Pas exactement la suite d'Origins que certains appelaient de leurs vœux, Inquisition fait bien plus que nous réconcilier avec la franchise !

Test PC réalisé sur une machine à base de Core i7 4 GHz, 16 Go de mémoire vive et GeForce GTX 780 Ti. Le jeu semble à son aise à partir d'un processeur double-cœur 3 GHz, épaulé par 4 Go de mémoire vive et une GeForce GTX 560.

Dragon Age : Inquisition
Dragon Age : Inquisition

Dragon Age : Inquisition

Les avis des internautes

Note moyenne des internautes : 8.0
1 BONNE RAISON D'Y JOUER
L'avis de : Anonyme
Moyen
dragon age inquistion ce jeux a une jouabilter médiocre,des personnages qui font du corps a corps alors qui sont fait pour des attaque a distance,des créatures qui apparaisses pendant que vous combatter un dragon (ce qui est déjà pas aisée).l'histoire est plaisante et le graphisme de bonne qualiter
1 BONNE RAISON DE NE PAS Y JOUER
L'avis de : Anonyme
Bof
Un bon jeu, mais sur console. Un jeu pensé pour les consoles. L'interface est faite pour une manette. La comparaison avec l'oeuvre originale (DA:O, même si il faudrait remonter aux Baldur's Gate...) met facilement en évidence l'orientation console de la série. Et c'est bien triste. La camera tactique est une parfaite horreur. Rien a voir avec les vues aériennes des premier et deuxième volets. Ains suite ...
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