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Test DMC - Devil May Cry (Xbox 360, PS3) : 8/10 sur JeuxVideo.fr



Sortie le 15 Janvier 2013 , Xbox 360 , PS3 Sortie le 25 Janvier 2013 , Plus de tests sur PC

Les +

  • Direction artistique audacieuse
  • Un gameplay riche de possibilités
  • Bestiaire varié et hargneux
  • Réalisation solide
  • Bande-son tonitruante, doublage convaincant
  • Sombre, violent, drôle, provoc', vulgaire

Les -

  • Quelques accès disques sacrément longs et laborieux
  • Caméra pas toujours sur les rails
  • Synchronisation labiale perfectible
La note de jeuxvideo.fr
8.0
tres bon
La note des internautes
8.5

(202 votes)
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Publiée le 14/01/2013 à 10:01, par Virgile / Nerces

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Vidéo-Test de DmC : et Dante renaquit de ses cendres

N'en déplaise aux grincheux, Ninja Theory a très bien réussi son coup : DmC renoue avec les plus belles heures de la franchise !

Après s'être vu ravir sa couronne par l'impitoyable Bayonetta, il était temps pour Dante de se remettre un peu en question. Et pour cela, il fallait un œil nouveau sur le personnage. Cet œil, Capcom l'a trouvé chez Ninja Theory qui, en trahissant - pour le meilleur - l'identité visuelle de la série tout réformant en partie le gameplay séculaire de la série, accouche d'un opus plein de rage, d'audace, de violence, de vannes et d'insultes. Fuck yeah !

Dante est si bien que ...Retour au sommaire
DMC - Devil May Cry
Quand Ninja Theory a eu l'outrecuidance de se pointer avec son nouveau design de Dante, ses cheveux noirs, son look et son arrogance de petit merdeux, l'indignation s'est saisie d'à peu près tous les fans de la planète. Fallait-il être un peu obtus pour s'insurger de cette volonté - de Capcom - de revisiter un personnage resté égal à lui-même depuis quatre épisodes. Oui, nous l'affirmons sans trembler des genoux : le look Catherine Lara en trench coat rouge ça commençait à bien faire.

On a aussi pu entendre quelques réactions ulcérées face à la vulgarité et le côté crâneur de ce nouveau Dante. C'est oublier un peu vite que ce DmC, outre le fait qu'il s'agit d'un reboot trafiquant allègrement le background de la série, met en scène une espèce de Dante adolescent, provocateur, auto-destructeur et fornicateur de première. Ce n'est que bien plus tard qu'il deviendra le héros que nous connaissons tous.

DMC - Devil May Cry
Pourchassé par les démons régnant en maître sur la ville de Limbo City, Dante finira ceci dit par laisser de côté sa vie de pourceau pour filer un coup de main à Kat et Vergil, membres de l'Ordre, une organisation luttant contre la mainmise des démons et de leur seigneur, Mundus. Avant cela, Vergil l'aura aidé à faire toute la lumière sur ses origines et sur le sort que Mundus a réservé à leurs parents. Juste ce qu'il fallait pour donner à Dante une bonne raison de botter le cul du grand patron.

Et c'est donc parti pour une bonne douzaine d'heures de castagne tout au long des vingt missions que compte l'aventure. Un compteur que les plus téméraires n'auront aucun mal à doubler compte tenu des quelques réjouissances annexes concoctées par Ninja Theory. À commencer par une vingtaine de missions spéciales à dénicher dans les niveaux et seulement accessibles après avoir mis la main sur la clef correspondante (de cuivre, argent, or ou ivoire). À cela s'ajoutent quatre niveaux de difficulté assez déments à débloquer. Bref, de quoi bien remplir vos soirées et weekends dans les semaines à venir.

L'obsession du Triple A... euh S pardonRetour au sommaire
Et vous vous imaginez bien que pour tenir le rythme sur une durée aussi confortable, il faut un gameplay qui tienne sacrément bien la route. Ça tombe bien, Ninja Theory et Capcom Japan (qui a supervisé les choses de très près) ont bien besogné leur sujet. Exit les différents styles en vigueur depuis DMC 3, le gameplay en combat est désormais architecturé autour de trois types d'armes et donc d'attaques : normales, angéliques et diaboliques. Dante peut changer d'armes angéliques et diaboliques via la croix directionnelle puis il suffit de maintenir la pression sur une des deux gâchettes pour attaquer avec l'une ou l'autre tandis que Rebellion, la fameuse épée héritée de Sparda, est assignée aux assauts neutres. À tout cela s'ajoute deux types de grappin, encore une fois angélique et diabolique, permettant à Dante d'attirer un ennemi à lui ou de se propulser à sa rencontre. Côté attaques à distance, en plus de la célèbre paire de flingues Ivory et Ebony, le tueur de démons verra son arsenal étoffé de deux autres pétoires au fil de sa progression. Enfin, le surpuissant Devil Trigger fait son retour, mettant tous les ennemis à l'écran à la merci de la folie destructrice de Dante une fois déclenché.

Dmc devil may cry playstation 3 ps3 1313483782 014
Tout cet attirail et les différentes propriétés d'attaque afférentes ouvrent un vaste horizon de possibilités de combo. Car, à l'instar des quatre styles de Dante dans DMC 4, les deux types d'armes de corps à corps et les trois pétoires peuvent se succéder d'un simple recours à la croix directionnelle et ce, en plein combo. Cela demande parfois quelques contorsions, mais avec un peu de pratique et pas mal d'imagination, il y a vraiment de quoi concocter des enchaînements virtuoses. D'autant que ce DmC met clairement l'emphase sur le combat aérien.

Les plus inventifs et besogneux profiteront d'ailleurs du mode Entraînement pour expérimenter les combinaisons les plus folles. Un passage obligé pour qui voudrait maîtriser les quelques possibilités de cancel proposées par le système de combat. Et cela est d'ailleurs vivement encouragé puisque le système de notation de style fait évidemment son retour.

Plus le combo est long est varié, plus il fait grimper l'appréciation. À l'inverse, bourrer la même technique à la chaîne est systématiquement sanctionné d'une dégradation de votre note de style. Moody's is watching you. Il y a donc tout intérêt à ne pas jouer le gros cancre, puisque la note de style conditionne pour une bonne part celle de fin de niveau. Et cette dernière est capitale puisqu'elle détermine votre récompense en points à dépenser ensuite pour acquérir de nouvelles techniques pour chacune des armes. Bref, dans DmC tout est question de style et le jeu nous donne les armes pour briller.

DMC - Devil May Cry
Mais aussi puissant soit-il, Dante doit faire face à une armée de démons parfois redoutables. Le bestiaire imaginé par Ninja Theory est ainsi fort de styles et physionomies variés en plus d'être d'un tempérament particulièrement hargneux. Qui plus est, certaines créatures ne sont sensibles qu'aux assauts angéliques ou diaboliques nous obligeant à jongler entre les deux natures de techniques. Profitons-en d'ailleurs pour louer le talent de Ninja Theory dans la conception d'une poignée de boss fights franchement mémorables.

L'autre versant du gameplay de DmC, moins attendu celui-là, est axé exploration et plateforme. Cela peut paraître étrange, mais ces séquences de jeu sont nombreuses et, fort heureusement, plutôt cool à jouer. Grâce aux deux grappins évoqués plus haut et à un dash aérien acquis assez tôt dans l'aventure, le jeu nous oppose bien souvent des parcours chaotiques et haut perchés. Sans être redoutables, ils s'avèrent juste assez délicats et variés pour garder vivace l'intérêt du joueur.

L'enfer du décorRetour au sommaire
En clair, ce gameplay revisité ne souffre d'aucune fausse note sans pour autant atteindre la sophistication d'un Bayonetta. En revanche, côté direction artistique, ambiance et réalisation, ce DmC enfonce sans problème la production de Platinum Games. L'essentiel de l'aventure se déroulant dans les Limbes, revers démoniaque du monde des humains, Dante trace sa route au cœur d'environnements hostiles au point de sans arrêt lui barrer la route.

DMC - Devil May Cry
Ainsi, un environnement jusqu'alors simplement perverti par les forces démoniaques se reconfigurera bien souvent dans le chaos et l’éclat d'un mouvement de destruction et de reconstruction. Les panoramas deviennent alors agressifs et déstructurés, manifestant leur hostilité pour Dante. Les Limbes sont un univers extrêmement vivant ou rien n'est jamais figé. Et, visuellement, le rendu est assez fantastique. D'autant que l'univers de DmC s'avère d'une variété et d'une richesse évitant de fait toute monotonie visuelle.

Cette direction artistique audacieuse repose d'ailleurs sur une réalisation de bonne tenue. En dépit de son âge avancé, l'Unreal Engine 3, appuyé par d'autres outils performants comme l'indéboulonnable Havok ou Morpheme pour l'animation des personnages, prouve qu'entre de bonnes mains il est toujours capable de grandes choses. Modélisation des personnages comme des monstres soignée, animations faciales très convaincantes et fluidité de chaque instant : sans être le plus beau jeu du moment, DmC dispose d'une assise technique solide. Et cela devient assez rare pour être salué.

DMC - Devil May Cry
Seule la caméra parfois capricieuse et quelques accès disques étrangement longs et laborieux viennent ponctuellement entacher ce bilan très positif. Ah si, autre chose : le doublage français, tout à fait honnête au demeurant et servant un script souvent drôle et incisif, n'est malheureusement pas aidé par une synchronisation labiale régulièrement aux fraises. Le reste de l'ambiance sonore est quant à elle irréprochable : les pistes musclées de Noisia et Combichrist accompagnent dynamiquement l'action selon ce qui se déroule à l'écran. Une vraie réussite.

Le cas de la version PCRetour au sommaire
Comme à son habitude, Capcom décale la sortie PC de son jeu de quelques jours / semaines. Un décalage qui n'est toutefois pas pour nous déplaire puisque cette version Windows profite d'améliorations certes pas bien originales, mais toujours bonnes à prendre. Les amateurs profitent d'abord d'une fluidité sans défaut qui assure de manière constante les 60 images par seconde. Il faut bien sûr disposer d'une machine correcte, mais il est bon de voir que même la configuration minimale est jouable sans faire trop de sacrifices graphiques. Sur ce plan là, les options ne sont de toute façon pas très nombreuses et on regrette par exemple que DirectX 11 ne soit pas au menu : des technologies comme le parallax occlusion mapping sont aux abonnés absents.

DMC - Devil May Cry
Il est heureusement possible de pousser la définition d'image, d'activer l'anticrénelage et de profiter d'une amélioration sensible de la qualité des textures par rapport aux moutures PS3 / Xbox 360. Hélas, cette amélioration fait ressortir de manière encore un peu plus criante l'inégalité de traitement dont bénéficie les personnages / éléments du décor. De manière générale, on sent que l'on franchit un cap en jouant sur la version PC. Bravo à Ninja Theory qui ne fait pas l'impasse sur les contrôles : notre manette Xbox 360 est parfaitement reconnue, mais le couple clavier / souris est exploitable sans problème alors que les indications à l'écran s'adaptent impeccablement. Terminons sur la gestion du 3DVision qui au contraire de Devil May Cry 4 n'est pas ici officielle. Cela dit, les choses fonctionnent très correctement avec moins de problème d'ombres que sur le précédent opus, mais quelques soucis de reflets : cela dit, la profondeur de champ est intelligemment utilisée, notamment lors des passages plus plateforme du jeu.

Si elle a pu soulever quelques craintes compte tenu de précédentes réalisations pas toujours très convaincantes, la confiance accordée par Capcom à Ninja Theory s'est avérée payante. Réputé pour ses directions artistiques audacieuses, moins pour son talent dans la conception de gameplay sophistiqués, le studio anglais livre pourtant là un titre archi solide à tous points de vue. Il parvient surtout à donner un souffle nouveau à une franchise qui commençait à en avoir bien besoin. Ce nouveau Dante, qui de petit con arrogant et dépravé finira par se réaliser en tant que sauveur, évolue dans un univers sombre et violent dont la richesse visuelle force le respect et qui mériterait donc d'être développé par de prochains titres. Il n'y a plus qu'à espérer que cette fructueuse collaboration entre Capcom et Ninja Theory jette les bases d'un nouveau cycle pour la série.

Test PC réalisé sur une machine à base de Core i7 3,6 GHz, 6 Go de mémoire vive et GeForce GTX 680. Le jeu semble à son aise à partir d'un processeur double-cœur 3 GHz, épaulé par 2 Go de mémoire vive et une GeForce 9800 GTX.

Vidéo-Test de DmC : Devil May Cry



DMC - Devil May Cry
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Les avis des internautes

Note moyenne des internautes : 8.5
1 BONNE RAISON D'Y JOUER
L'avis de : Anonyme
Très bon
Peut-être le meilleur de la série C'est peut-être le meilleur de la série , en tout cas l'un des plus ambitieux . Que le caractère design soit pour certains décevant c'est une chose, mais un Devil May cry , c'est quand même avant tout une affaire de Gameplay ! Et sincèrement c'est peut-être l'un des plus réussis. Les enchaînements sont fluides, clairs et maîtrisés , et donnent la possibilité d'inventer à peu près n'importe quoi . suite ...
Cet avis vous a-t-il été utile ? oui (1) / non
1 BONNE RAISON D'Y JOUER
L'avis de : Anonyme
Très bon
Tout est dans le style. Jouant à la franchise DMC depuis Devil May Cry sur PS2, j'ai retrouvé avec plaisir l'univers sanglant et sensationnel dans lequel a évolué Dante. Si il y a une raison pour laquelle je préfère ce jeu à d'autre, c'est le plaisir que je ressent quand je démolis une vague en utilisant les combos les plus stylés. Ce jeu est hyper jouissif. La seconde est que j'ai toujours suite ...
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