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Test DMC - Devil May Cry : Definitive Edition (PS4, Xbox One) : 8/10 sur JeuxVideo.fr



Sortie le 10 Mars 2015 , PS4 , Xbox One

Les +

  • DA audacieuse
  • Gameplay riche de possibilités
  • Bestiaire varié et hargneux
  • Bande-son tonitruante
  • Sombre, violent, drôle, provoc'
  • 1080p, 60 fps : un confort de jeu optimal
  • Gestion libre du lock bienvenu
  • Contenu enrichi...

Les -

  • ... mais pas suffisamment pour remettre le couvert
  • Caméra pas toujours sur les rails
  • Synchronisation labiale encore perfectible
La note de jeuxvideo.fr
8.0
tres bon
La note des internautes
7.9

(14 votes)
Publiée le 10/03/2015 à 11:03, par Virgile

Test de DmC - Definitive Edition : même joueur joue encore ?

1080p, 60fps, quelques modes supplémentaires, une gestion manuelle de la caméra, et hop, emballez c'est pesé !

Après s'être vu ravir sa couronne par l'impitoyable Bayonetta, il était temps pour Dante de se remettre un peu en question. Et pour cela, il fallait un œil nouveau sur le personnage. Cet œil, Capcom l'a trouvé chez Ninja Theory qui, en trahissant - pour le meilleur - l'identité visuelle de la série tout réformant en partie le gameplay séculaire de la série, accouche d'un opus plein de rage, d'audace, de violence, de vannes et d'insultes. Fuck yeah !

DMC - Devil May Cry : Definitive Edition
DmC - Definitive Edition (PS4 / Xbox One)
: Un peu plus de deux ans après la sortie du jeu original, Capcom nous fait le coup de la réédition sur la nouvelle génération de consoles, comme beaucoup d'autres éditeurs avant lui. Et comme on en a désormais l'habitude, la liste des arguments de cette Definitive Edition tient sur un post-it. Ce qui ne signifie pas pour autant qu'ils ne présentent aucun intérêt.

Techniquement, déjà, le titre a un peu plus de tenue que son modèle de la génération précédente. Avec sa résolution en 1080p et la fluidité rarement contredite de ses 60 images par secondes, cette Definitive Edition offre un confort de jeu nettement rehaussé. On pourrait la comparer à la version PC du titre tournant sur une bonne bécane. Encore que Capcom a manifestement dépoussiéré ses assets pour assurer un rendu plus flatteur à l'ensemble. Dommage toutefois que certains problèmes déjà rencontrés sur l'original n'aient pas été résolus par Capcom. On pense notamment à quelques désynchronisations labiales sur certains dialogues ou encore une caméra pas toujours à son aise. Ce dernier reproche est néanmoins tempéré par l'ajout bienvenu d'une gestion manuelle du lock permettant ainsi de pallier les errances du cadrage.

Côté modes de jeux, Capcom s'est montré déjà un peu plus généreux même si, on ne va pas se mentir, les nouveautés de cette édition relèvent plus du bricolage facile que du contenu amoureusement concocté. De nouveaux modes de difficulté pour les tueurs de démons que le challenge de base fait bailler aux corneilles, un Turbo accélérant significativement la vitesse du jeu ou encore un mode Palace Sanglant pour le chapitre consacré à Vergil et consistant en une succession de missions aux conditions de réussite diverses et variées. Bref, pas de quoi redécouvrir le titre sous un jour nouveau mais les complétistes forcenés apprécieront peut-être.

Enfin, dernier argument de cette réédition : le DLC La Chute de Vergil. Là encore, il s'agit d'un grand classique toujours bon à prendre, dans la mesure où cet épilogue à l'aventure de Dante nous permet de mieux comprendre la trajectoire pyschologique de son frangin après leur affrontement final. Bref, se pose maintenant la question fatidique : à qui se destine cette édition définitive ? Réponse : à celles et ceux qui n'auraient pas encore consommé leurs retrouvailles avec Dante. Pour 40 euros, ces derniers pourront se régaler avec cet excellent titre dans les meilleures conditions possibles. Quant aux autres, il n'est nullement besoin de repasser en caisse compte tenu du peu d'améliorations apportées par Capcom.

DMC - Devil May Cry : Definitive Edition
DMC - Devil May Cry : Definitive Edition
DMC - Devil May Cry : Definitive Edition

Passes d'armes et plateforme avec Vergil



Dante est si bien que ...Retour au sommaire
DMC - Devil May Cry
Quand Ninja Theory a eu l'outrecuidance de se pointer avec son nouveau design de Dante, ses cheveux noirs, son look et son arrogance de petit merdeux, l'indignation s'est saisie d'à peu près tous les fans de la planète. Fallait-il être un peu obtus pour s'insurger de cette volonté - de Capcom - de revisiter un personnage resté égal à lui-même depuis quatre épisodes. Oui, nous l'affirmons sans trembler des genoux : le look Catherine Lara en trench coat rouge ça commençait à bien faire.

On a aussi pu entendre quelques réactions ulcérées face à la vulgarité et le côté crâneur de ce nouveau Dante. C'est oublier un peu vite que ce DmC, outre le fait qu'il s'agit d'un reboot trafiquant allègrement le background de la série, met en scène une espèce de Dante adolescent, provocateur, auto-destructeur et fornicateur de première. Ce n'est que bien plus tard qu'il deviendra le héros que nous connaissons tous.

DMC - Devil May Cry
Pourchassé par les démons régnant en maître sur la ville de Limbo City, Dante finira ceci dit par laisser de côté sa vie de pourceau pour filer un coup de main à Kat et Vergil, membres de l'Ordre, une organisation luttant contre la mainmise des démons et de leur seigneur, Mundus. Avant cela, Vergil l'aura aidé à faire toute la lumière sur ses origines et sur le sort que Mundus a réservé à leurs parents. Juste ce qu'il fallait pour donner à Dante une bonne raison de botter le cul du grand patron.

Et c'est donc parti pour une bonne douzaine d'heures de castagne tout au long des vingt missions que compte l'aventure. Un compteur que les plus téméraires n'auront aucun mal à doubler étant donné les quelques réjouissances annexes concoctées par Ninja Theory. À commencer par une vingtaine de missions spéciales à dénicher dans les niveaux et seulement accessibles après avoir mis la main sur la clef correspondante (de cuivre, argent, or ou ivoire). À cela s'ajoutent quatre niveaux de difficulté assez déments à débloquer. Bref, de quoi bien remplir vos soirées et weekends dans les semaines à venir.

L'obsession du Triple A... euh S pardonRetour au sommaire
Et vous vous imaginez bien que pour tenir le rythme sur une durée aussi confortable, il faut un gameplay qui tienne sacrément bien la route. Ça tombe bien, Ninja Theory et Capcom Japan (qui a supervisé les choses de très près) ont bien besogné leur sujet. Exit les différents styles en vigueur depuis DMC 3, le gameplay en combat est désormais architecturé autour de trois types d'armes et donc d'attaques : normales, angéliques et diaboliques. Dante peut changer d'armes angéliques et diaboliques via la croix directionnelle puis il suffit de maintenir la pression sur une des deux gâchettes pour attaquer avec l'une ou l'autre tandis que Rebellion, la fameuse épée héritée de Sparda, est assignée aux assauts neutres. À tout cela s'ajoute deux types de grappin, encore une fois angélique et diabolique, permettant à Dante d'attirer un ennemi à lui ou de se propulser à sa rencontre. Côté attaques à distance, en plus de la célèbre paire de flingues Ivory et Ebony, le tueur de démons verra son arsenal étoffé de deux autres pétoires au fil de sa progression. Enfin, le surpuissant Devil Trigger fait son retour, mettant tous les ennemis à l'écran à la merci de la folie destructrice de Dante une fois déclenché.

Dmc devil may cry playstation 3 ps3 1313483782 014
Tout cet attirail et les différentes propriétés d'attaque afférentes ouvrent un vaste horizon de possibilités de combo. Car, à l'instar des quatre styles de Dante dans DMC 4, les deux types d'armes de corps à corps et les trois pétoires peuvent se succéder d'un simple recours à la croix directionnelle et ce, en plein combo. Cela demande parfois quelques contorsions, mais avec un peu de pratique et pas mal d'imagination, il y a vraiment de quoi concocter des enchaînements virtuoses. D'autant que ce DmC met clairement l'emphase sur le combat aérien.

Les plus inventifs et besogneux profiteront d'ailleurs du mode Entraînement pour expérimenter les combinaisons les plus folles. Un passage obligé pour qui voudrait maîtriser les quelques possibilités de cancel proposées par le système de combat. Et cela est d'ailleurs vivement encouragé puisque le système de notation de style fait évidemment son retour.

Plus le combo est long est varié, plus il fait grimper l'appréciation. À l'inverse, bourrer la même technique à la chaîne est systématiquement sanctionné d'une dégradation de votre note de style. Moody's is watching you. Il y a donc tout intérêt à ne pas jouer le gros cancre, puisque la note de style conditionne pour une bonne part celle de fin de niveau. Et cette dernière est capitale puisqu'elle détermine votre récompense en points à dépenser ensuite pour acquérir de nouvelles techniques pour chacune des armes. Bref, dans DmC tout est question de style et le jeu nous donne les armes pour briller.

DMC - Devil May Cry
Mais aussi puissant soit-il, Dante doit faire face à une armée de démons parfois redoutables. Le bestiaire imaginé par Ninja Theory est ainsi fort de styles et physionomies variés en plus d'être d'un tempérament particulièrement hargneux. Qui plus est, certaines créatures ne sont sensibles qu'aux assauts angéliques ou diaboliques nous obligeant à jongler entre les deux natures de techniques. Profitons-en d'ailleurs pour louer le talent de Ninja Theory dans la conception d'une poignée de boss fights franchement mémorables.

L'autre versant du gameplay de DmC, moins attendu celui-là, est axé exploration et plateforme. Cela peut paraître étrange, mais ces séquences de jeu sont nombreuses et, fort heureusement, plutôt cool à jouer. Grâce aux deux grappins évoqués plus haut et à un dash aérien acquis assez tôt dans l'aventure, le jeu nous oppose bien souvent des parcours chaotiques et haut perchés. Sans être redoutables, ils s'avèrent juste assez délicats et variés pour garder vivace l'intérêt du joueur.

L'enfer du décorRetour au sommaire
En clair, ce gameplay revisité ne souffre d'aucune fausse note sans pour autant atteindre la sophistication d'un Bayonetta. En revanche, côté direction artistique, ambiance et réalisation, ce DmC enfonce sans problème la production de Platinum Games. L'essentiel de l'aventure se déroulant dans les Limbes, revers démoniaque du monde des humains, Dante trace sa route au cœur d'environnements hostiles au point de sans arrêt lui barrer la route.

DMC - Devil May Cry
Ainsi, un environnement jusqu'alors simplement perverti par les forces démoniaques se reconfigurera bien souvent dans le chaos et l’éclat d'un mouvement de destruction et de reconstruction. Les panoramas deviennent alors agressifs et déstructurés, manifestant leur hostilité pour Dante. Les Limbes sont un univers extrêmement vivant ou rien n'est jamais figé. Et, visuellement, le rendu est assez fantastique. D'autant que l'univers de DmC s'avère d'une variété et d'une richesse évitant de fait toute monotonie visuelle.

Cette direction artistique audacieuse repose d'ailleurs sur une réalisation de bonne tenue. En dépit de son âge avancé, l'Unreal Engine 3, appuyé par d'autres outils performants comme l'indéboulonnable Havok ou Morpheme pour l'animation des personnages, prouve qu'entre de bonnes mains il est toujours capable de grandes choses. Modélisation des personnages comme des monstres soignée, animations faciales très convaincantes et fluidité de chaque instant : sans être le plus beau jeu du moment, DmC dispose d'une assise technique solide. Et cela devient assez rare pour être salué.

DMC - Devil May Cry
Seule la caméra parfois capricieuse et quelques accès disques étrangement longs et laborieux viennent ponctuellement entacher ce bilan très positif. Ah si, autre chose : le doublage français, tout à fait honnête au demeurant et servant un script souvent drôle et incisif, n'est malheureusement pas aidé par une synchronisation labiale régulièrement aux fraises. Le reste de l'ambiance sonore est quant à elle irréprochable : les pistes musclées de Noisia et Combichrist accompagnent dynamiquement l'action selon ce qui se déroule à l'écran. Une vraie réussite.

Si elle a pu soulever quelques craintes compte tenu de précédentes réalisations pas toujours très convaincantes, la confiance accordée par Capcom à Ninja Theory s'est avérée payante. Réputé pour ses directions artistiques audacieuses, moins pour son talent dans la conception de gameplay sophistiqués, le studio anglais livre pourtant là un titre archi solide à tous points de vue. Il parvient surtout à donner un souffle nouveau à une franchise qui commençait à en avoir bien besoin. Ce nouveau Dante, qui de petit con arrogant et dépravé finira par se réaliser en tant que sauveur, évolue dans un univers sombre et violent dont la richesse visuelle force le respect et qui mériterait donc d'être développé par de prochains titres. Il n'y a plus qu'à espérer que cette fructueuse collaboration entre Capcom et Ninja Theory jette les bases d'un nouveau cycle pour la série.

Test PC réalisé sur une machine à base de Core i7 3,6 GHz, 6 Go de mémoire vive et GeForce GTX 680. Le jeu semble à son aise à partir d'un processeur double-cœur 3 GHz, épaulé par 2 Go de mémoire vive et une GeForce 9800 GTX.

Vidéo-Test de DmC : Devil May Cry



DMC - Devil May Cry
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Tous les commentaires

  • a-k-h
    13/03/2015 14:10:22

    Je suis le seul à trouver que le visage de Dante a un air de ..Gérard !! *_* Sinon très bon jeu que j'ai bien dosé sur PC (superior version), visuellement époustouflant et au gameplay fort agréable ! Petit bémol sur les boss où on est je trouve un peu trop assisté mais rien de grave !  Je vais pas m'y remettre j'attends le prochain avec impatience !

  • Turel
    13/03/2015 13:37:49

    MrFurieux Turel NeWin Je me souviens à l'époque, je voyais " Ces "censuré" de NT, ont osé touché à Dante, mon idole"  Déjà quand tu vois que des personnes considèrent un personnage de jv comme leur idole, je sais pas, c'est pas normal à mon avis.

  • MrFurieux
    13/03/2015 08:46:14

    Turel NeWin Le problème c'est pas le nom ou le look, c'est les gens.... :/

  • Turel
    12/03/2015 14:50:28

    NeWin Moi, c'est celui du 3 que je trouve p'tit merdeux, après les goûts et les couleurs, ca se discute pas. C'est surtout le nom DMC qui a fait bloquer les fans de l'androgyne aux cheveux argentés. Un autre nom, et il y a pas eu tout ce bashage au sujet d'une couleur de cheveux, ou autre.

  • MrFurieux
    12/03/2015 13:19:48

    NeWin Il t'a énervé hein ce Dante hein, ce petit con à qui on a envie de foutre des baffes..? On peut donc dire que c'est une franche réussite de côté là, puisqu'il semble que c'est exactement comme cela que les devs ont voulu le faire... Pour ce qui est de la DA, question de gouts, ca se discute pas. Après pour le gameplay, je le trouve pas vraiment simplifié, différent certes, mais pas simplifié. Il y a des tas de techniques avancées (suffit de chercher un peu sur le net) , de variations qui en font un gameplay très riche et parfois assez complexe.  Je suis pas d'accord avec toi, donc, j'ai trouvé qu'en plus d'être un très bon BTA, c'était aussi un très bon Devil May Cry... Le comparer à Darksiders n'a pas de sens à mon avis Je pense qu'on assiste là au syndrôme du "c'était mieux aaaaavang" !  Cela dit, no offense hein, je respecte ton avis ;) Et je me demande bien ce que va être de Devil May Cry 4 Special Edition....

Les avis des internautes

Note moyenne des internautes : 7.9
1 BONNE RAISON D'Y JOUER
L'avis de : archnophobia
Très bon
C'est Pour Quand DmC 2? Rien a dire. bien meilleur que tout les enciens DMC. Mais faut jouer pour comprendre.
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