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Test Dead Space (Xbox 360, PS3) : 8/10 sur JeuxVideo.fr



Sortie le 23 Octobre 2008 , Xbox 360 , PS3 , Plus de tests sur PC

Les +

  • Réalisation de grande classe
  • Bande son exceptionnelle
  • Immersion sans faille (inventaire...)
  • Level design de qualité
  • Système de jeu élaboré
  • Bon challenge
  • Séquences dans l'espace réussies
  • Armes et bestiaire variés
  • Couper des membres ? Bonne idée !

Les -

  • Scénario convenu
  • Dirigisme, et objectifs prétextes
  • Design des monstres peu inspiré
  • Héros désespérément muet
La note de jeuxvideo.fr
8.0
incontournable
La note des internautes
9.0

(475 votes)
Publiée le 27/10/2008 à 13:10, par Maxence

VidéoTest de Dead Space : un Survival dans les étoiles

Dead Space
Il ne devait s’agir que d’une banale mission de réparation. L’USG Ishimura, gigantesque vaisseau/ville habité de milliers de personnes, n’émet en effet plus de signal. Si je suis de la partie, c’est autant grâce à mes capacités de technicien qu’au message reçu par la femme de ma vie, présente à bord et qui m’invite à la retrouver. Atterrissage en catastrophe, première rencontre étrange, cette mission a tout du traquenard de base. De toute façon, il est trop tard pour reculer. Lançons-nous corps et âmes dans cette aventure qui, je vous le promets, ne laissera personne indifférent. Dead Space, ou le Survival-Horror vu par Electronic Arts.

Isaac de noeud


Le début de l’aventure, réalisé avec le moteur du jeu, est révélateur de l’expérience que propose Dead Space. L’intrigue est ultra classique, heureusement servie par une mise en scène de grande classe. Sans aucun mouvement de caméra exceptés ceux réalisés à l’aide du stick droit autour de notre personnage, nous découvrons le vide infini qui sera notre terrain de jeu pendant une dizaine d’heures ou plus. Premier constat : le jeu est magnifique. L’absence totale d’aliasing et les lumières célestes au rendu exceptionnel nous plongent déjà dans la peau d’Isaac Clarke, le bougre impliqué malgré lui dans cette galère. Il ne nous faut de plus que quelques secondes pour savoir que le doublage est de qualité, servit par des acteurs convaincus au ton juste. Nous n’avons pas encore eu l’occasion de bouger un orteil, et déjà le sentiment de participer à quelque chose de grand est prépondérant. Mais Dead Space est un paradoxe. Nous connaissons cette intrigue et ce personnage qui reste muet, ces twists scénaristiques ne nous sont pas inconnus, même ces immenses couloirs de ferrailles nous rappellent d’autres expériences passées. On pourrait voir en Dead Space un de ces aspirateurs à références, mélangeant stupidement les styles pour un résultat sans saveur. Raté, c’est tout l’inverse.

Vidéo #31 - VidéoTest dans l'espace

VidéoTest dans l'espace

Dead Space
Dead Space
Dead Space


Resident Evil, Half Life, Silent Hill, Doom, Bioshock et même Serious Sam, les références vidéo-ludiques sont nombreuses. La vue épaule, le Nemesis qui nous suit une partie de l’aventure, les affres de la solitude, la lampe torche qui constitue le seul rapport à la réalité du joueur… Les exemples sont nombreux, tant les créateurs de Dead Space semblent avoir décidé de rendre hommage aux jeux qu’ils ont aimés. Si on ajoute à cela des références cinématographiques très marquées, regroupant un peu de tous les longs métrages spatiaux et de l’œuvre de John Carpenter (Ghost of Mars, Vampire…), on obtient un melting pot original heureusement savamment dosé. Mais EA n’a pour autant pas été avare en trouvailles. L’absence de HUD (interface indiquant la vie, les munitions…) à l’écran est un des gros vecteurs de l’excellente immersion procurée par le titre. Les infos s’affichent sur un écran qui apparait devant notre héros, sans pour autant mettre le jeu en pause. Impossible donc de prendre le temps de choisir la bonne ration de soin en plein combat sous peine de se faire déchiqueter. La jauge de vie se situe dans le dos d’Isaac, suivant son épine dorsale d’un liquide bleu turquoise on ne peut plus cybernétique. Tout l’écran est ainsi réservé à l’action, au frisson et à l’horreur. De même, une multitude d’enregistrements audio, vidéo et textuel jonchent les niveaux, contribuant à immerger un peu plus le joueur dans la bulle Dead Space.

Vidéo #27 - Combat


Dead Space
Dead Space
Dead Space


Survival sauce barbecue ?


Dead Space
Comme tout bon Survival qui se respecte, la quête sera difficile. Les rations de soins et les munitions sont limitées, de même que l’inventaire. Il faudra donc faire des choix cruciaux tout au long des douzes chapitres qui composent l’aventure pour ne pas se retrouver trop rapidement sur le carreau, surtout qu'un systéme de customisation des armes et de l'armure bien pensé vous obligera à un minimum d'économie et de bon sens pour être efficace. Aidés de vos deux pouvoirs, la télékinésie et la possibilité de stopper ennemis comme objets avec votre « stase », mais surtout de votre arsenal qu’il faudra acquérir à la sueur de votre front, il va vous falloir une bonne dose de courage pour arpenter les sombres et sinueux couloirs de l’USG Ishimura. Impossible de se perdre néanmoins, la carte illisible étant rapidement oubliée au profit de la simple pression sur le stick droit indiquant d’un trait bleu au sol le chemin à suivre vers l’objectif suivant. Si on craignait que cette possibilité ne gâche le plaisir de la découverte, force est de reconnaitre que cette aide s’avère bien pratique, évitant de fastidieux allers retours pour des objectifs de missions prétextes à nos balades dans l’obscurité. Car Dead Space est un jeu linéaire. Pas ou peu d’errements inutiles, si ce n’est pour fouiller les innombrables pièces d’un vaisseau gigantesque aux parties reliées par un tramway futuriste. Les niveaux sont incroyablement bien construits et cohérent, une relative variété des environnements venant apaiser nos craintes de répétitivité des espaces. Ce fait masque relativement bien le peu d'inspiration et d'intérêt des objectifs, qui ne retiendront que très peu notre attention.

Vidéo #28 - Jeu de gravité



Dead Space
Hôpital, serre, machinerie, les lieux visités restent globalement tous dans les mêmes tonalités, chacun ayant néanmoins ses propres spécificités de composition, verticale ou horizontale. De plus, aux espaces clos succèdent de vastes pièces pleines de mécanismes avec lesquels il faudra jouer pour avancer. De nombreuses séquences vous permettent même de défier la gravité, un peu à la manière de Prey. Il faudra apprendre à voir les environnements d’un autre œil, même si globalement le niveau des énigmes est assez peu élevé. Les séquences dans l’espace, où l’air vous manquera rapidement si vous n’y prêtez pas attention, sont à ce titre de pures merveilles de sensations. Sons étouffés, battements de cœur pour seule compagnie, il vous faudra rapidement trouver la bonne issue pour ne pas périr dans le vide intersidéral. Car on meurt beaucoup dans Dead Space. La principale cause de ces multiples morts est bien évidemment la présence d’une foultitude de monstres. Si on peut tout à fait trouver à redire sur leur design assez quelconque, difficile de critiquer le choix des développeurs de devoir trancher certains membres (plutôt que de viser bêtement la tête). Chaque type de monstre ayant sa spécificité physique, il sera nécessaire, et ce même en plein combat, de choisir le bon type d’arme et de viser correctement. Pas évident quand une dizaine de monstres vous attaque en même temps.

Hymne à la proie


Qu’on se le dise, ces combats ont ceci de rassurant qu’ils nous permettent clairement d’identifier et de situer l’ennemi. Il n’est d’ailleurs pas certain que les séquences les plus stressantes soient ces affrontements. Un bruit, une ombre, un sentiment vous prendra insidieusement aux tripes et tendra vos nerfs jusqu'à les faire rompre. Anthologique, cette séquence ou un homme se tape inlassablement la tête contre un mur, dos à vous, avant de mourir dans un râle informe, ou cette femme qui ricane pendant une bonne minute avant de se tirer une balle en pleine tête. Sans danger pour votre corps, ces passages seront un véritable fléau pour votre esprit. La gestion du rythme est parfaite, on enchaine les phases calmes et les purs moments de boucherie avec logique, le stress et la tension restant quoiqu’il en soit toujours bien présents. On signalera d’ailleurs le remarquable travail d’EA sur les éclairages et l’interactivité avec les décors. On bouscule objets et corps sans même s’en rendre compte, créant d’horrifiques cohues sonores du plus bel effet tandis que le travail sur l’obscurité et l’ombre, remarquable, nous immerge un peu plus dans l'horreur.


Vidéo #29 - Shoot et apesanteur


Dead Space
Dead Space
Dead Space


Mais ce qui nous a indéniablement le plus marqué dans l’aventure, c’est sa bande son. Discrète ou enflammée, elle retranscrit parfaitement chaque sentiment ressenti dans le jeu. Peur ou excitation sont parfaitement accompagnés de sonorités parfois métalliques, parfois corporelles, pour un mélange qui frôle la perfection des bandes originales de la série Silent Hill. Jamais le silence n'aura été aussi bruyant dans un jeu vidéo. Difficile de trouver à redire sur la réalisation de ce Dead Space, tant graphique que sonore. Le jeu est incroyablement propre, et si quelques ralentissements (sur PS3) et quelques bugs viennent se glisser ça et là, on ne peut qu’applaudir l’équilibre visuel et auditif trouvé par EA. Tout n’est pas parfait cependant. Outre le côté dirigiste de l'aventure, le héros muet agacera les amateurs de dialogues enflammés, le scénario convenu et les personnages caricaturaux ne combleront pas les amateurs de bons récits et l'intégration des ennemis dans le décor pas vraiment réussie pourra perturber l'expérience de jeu globale. Les combats au corps à corps feront également ressortir le côté pataud d’Isaac, incapable de se retourner rapidement, contribuant par moment à une certaine frustration devant l'échec. Heureusement, les points de sauvegardes et autres checkpoints sont suffisamment nombreux pour pallier ce léger désagrément. On passera rapidement outre ces quelques écueils pour profiter complètement de la claque en pleine face que nous met Dead Space au niveau de l'ambiance.

Conclusion


Quand on pense à tous les jeux et films auxquels Dead Space renvoie directement ou non, difficile de cerner le titre d’Electronic Arts. Disons qu’il s’agit d’un (très) habile mélange entre System Shock 2, Silent Hill 2 et Resident Evil 4, le tout teinté d’Alien et d’Event Horizon côté cinéma. Mais loin de se contenter de n’être qu’un simple mix, Dead Space possède sa véritable identité qui le propulse au rang de titre majeur de cette fin d’année. Graphismes, design (sauf pour les monstres), bande son, système de jeu et maniabilité forment un tout parfaitement rôdé et cohérent, posant sans aucun doute les bases de la nouvelle évolution du Survival Horror. Tourné vers l’action, sans pour autant négliger les sensations propres au genre auquel il se dit appartenir, Dead Space réussit là ou le dernier Alone In The Dark échoue. Une expérience unique et haletante, qui nous passe à la moulinette avant de nous recracher dans l’infini spatial, où seuls nos battements de cœur nous raccrocheront, pour quelques secondes encore, à la vie. Une excellente surprise, que l'on attendait pas forcément à ce niveau.

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Les avis des internautes

Note moyenne des internautes : 9.0
1 BONNE RAISON D'Y JOUER
L'avis de : matonium
Très bon
dead space ou comment remplir une couche "confiance" rare sont les jeux ou je frissonne, mais là je reconnait que j'ai moulte fois trembler!!! un pur chef d'oeuvre (oui je le pense) d'oppression, une aventure qui ne laisse que peu de répit, hormis le temps de se changer aprés des combats acharnés. Un inventaire super bien pensé qui ne gâche en rien le champ de vision, des armes bien pensées jubilatoire à utiliser (alors suite ...
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